-Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, of course-

Hello à toutes!

Me revoilà !

Ca me fais plaisir de revenir par ici. A nouveau, je vous présentes mes excuses pour touuut ce temps.

! Voici enfin le chapitre 5 !

Comme je l'ai dis, il apportent certaines réponses mais également quelque questions..

On se retrouve plus bas.

Enjoy !


-Je me relevai tout d'un coup, en poussant un cri qui venait de loin dans ma gorge, comme si je criais depuis longtemps, en écho.

Après m'être frottée les yeux, mon regard chercha l'heure. Où étais-je ? Serait-ce la 7ème fois où il me serait apparu en rêve ?

8h00.

J'étais chez moi, dans mon lit.

Je devais me rendre au travail dans une heure, grand maximum, compris-je.

Que s'était-il passé ? Un moment, j'étais avec Edward dans la réalité et à un autre, il disparaissait dans mes rêves.

Etais-je totalement folle ?

Pourquoi n'était-il plus là, pourquoi suis-je chez moi et plus dans sa si belle chambre, avec lui.

Au fond, je ressentis que tout cela avait été une image de mon imagination.

Etais-je si solitaire que mon propre moi intérieur s'était inventé une vie ?

Tant de questions sans réponse aucune… Je ne distinguais plus la réalité du rêve.

Je m'étais réveillée tout à coup dans mon propre lit alors que j'étais certaine d'être ailleurs. Chez lui en l'occurrence ?

C'est quoi ça encore ?!

Je plongeai mes mains dans mes cheveux, les serrant dans mes poings comme si cela allait m'aider à trouver des réponses.

J'allais avoir besoin d'un avis extérieur et je ne voyais qu'Alice comme potentielle psychologue par défaut.

Courant sous ma douche, je fis couler l'eau chaude sur mon corps

Baissant les yeux sur mon corps nu, je me demandais si réellement, cet homme de mon imaginaire, m'avait touchée.

L'ardeur dans son regard me revint en mémoire.

Je ne comprenais plus rien. Un café m'éclaircirait certainement les idées.

Après ma douche, j'étais toujours dans les vapes.

Avant toute chose, je devais m'apprêter pour le boulot.

Je me mis devant la fenêtre de ma chambre et jetai un coup d'œil. Le temps ne me semblait pas horrible dehors, juste dans ma tête.

Je ne veux même plus y penser.

Je secouai la tête.

Devant mon armoire, je regardai le fouillis que j'y avais laissé.

Je sortis une robe-pull noire que je mis avec des bas noirs et des petites bottines un peu usées.

Cela reflétait mon humeur : sombre et usée.

Je me ruai en bas et me fis rapidement un café et y ajoutai du lait.

Enfournant un brownie trouvé dans ma bouche, je pris mon sac et allai à ma voiture.

Avant de démarrer, je regardai partout autour de moi. Qui sait ? Peut-être était-il là, quelque part ?

N'importe quoi.

Je mis mon sac sur le siège passager et cessai de réfléchir.

A mi-chemin, au feu rouge où je l'avais vu la première fois ailleurs qu'en rêve, j'allumai la radio et fixai droit devant moi, le cœur serré.

Une fois sur le parking du Caliente, je nous revis comme dans un flashback.

Je détournai mon regard et filai à l'intérieur.

J'avais besoin de mon Alice.

A l'intérieur, je ne la trouvai pas.

Seulement Jake, discutant avec le Chef cuisto' pour le menu de ce soir.

- Salut les gars, dis-je en feignant d'être enthousiaste.

Ces paroles furent les premières que je prononçais depuis mon réveil et je n'étais pas certaine de vouloir en dire d'autres.

Ils me saluèrent distraitement.

Je parti déposer mes affaires à l'arrière, passant à côté du cagibi où il m'avait fait l'amour.

Aucune larme ne devait couler aujourd'hui, ni demain. En tout cas, pas tant que je n'aurais pas compris de quoi il retournait.

Je m'en fis la promesse.

Je ne savais que faire alors je comptais laisser la journée suivre son cours, en oubliant ma mélancolie.

Un son retentit alors. Celui que la porte faisait quand quelqu'un entrait dans l'établissement.

La voix de mon lutin préféré se fit entendre et j'en fus tant heureuse que, sans finir d'accrocher mon tablier à ma taille, je courus à sa rencontre.

-Il faut qu'on parle !

Nous avions dit la même chose au même moment mais pas du tout en usant le même ton.

J'étais morose tandis qu'elle était extrêmement joyeuse.

Alice fronça les sourcils un instant puis poursuivit, avec moins d'audace dans sa voix, comme pour ne pas me blesser.

-Jasper et moi... On a passé la nuit ensemble.

J'allais lui demander en quoi cela changeait de d'habitude, qu'avait-il fait de si fou pour qu'elle soit dans cet état mais elle me prit de court et parla.

-Il m'a dit qu'il m'aimait ! Il l'a dit, il l'a dit !

Le lutin se jeta dans mes bras et je fis un pas en arrière à cause de la puissance de son geste et l'attrapai au vol.

Mon cœur se gonfla de joie pour elle.

Elle passa la matinée à m'expliquer tout dans les moindres détails tout en faisant des allers- retours entre la salle et la cuisine, pour servir les petits déjeuners aux clients.

A chaque fois qu'on se croisait, elle ajoutait quelque chose.

Ally m'expliqua comment il lui avait fait l'amour, comment il lui avait fait ressentir son amour avant de le lui dire.

Cela réussit à me rendre plus heureuse. J'étais déjà beaucoup moins triste.

Je ne pensais plus à mon dilemme jusqu'à ce que elle me le rappelle.

-Et toi, alors, ça m'a totalement échappé ! Tu avais mauvaise mine, et moi je me suis emportée dans mon histoire. Tu as l'air d'aller mieux. Excuse-moi, je t'écoute. Dis-moi tout !

Tous ses mots s'étaient enchainés si vite que j'en ris.

-Calme-toi ! Plaisantai-je encore.

Elle me sourit. Je me rendis alors compte que ma morosité s'était échappée, ce qui me fit plaisir.

L'horloge dans l'arrière cuisine indiquait qu'il était midi passé. J'allais profiter de la pause pour tout lui raconter.

Assises toutes les deux sur les tabourets de l'ancien bar, derrière, à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes, je débutai alors mon récit.

Je lui racontai alors tout ce qui s'était passé après que lui et moi ayons couché ensemble dans le cagibi, qu'il savait quelque chose, qu'il semblait me connaître.

Que quand nous étions allés sur le parking, je lui avais posé une question et que tout le reste était un trou noir.

Je lui exposai également que, après ce soi-disant trou noir, je m'étais réveillée chez lui, ou du moins dans une chambre qui semblait être la sienne.

Qu'un homme qui semblait effrayé par Edward, nous avait servi le petit déjeuner.

-Il semblait avoir peur d'Edward, tu sais.

-Continue, m'encouragea-t-elle.

-Eh bien, plus rien. Après ce petit déj', je pense que nous avons à nouveau fait l'amour puis... Plus rien.

-Plus rien ?

-Je me suis réveillée dans ma chambre, seule, ajoutai-je.

Elle haussa un sourcil.

-Moi, tout me paraît clair Bells. Sourit-elle, comme si ce n'était pas un problème.

Allais-je avoir des réponses ?

Mon cœur se mit à battre à tout rompre, j'étais suspendue aux lèvres de mon amie.

-Je pense que, étant donné que tu as déjà beaucoup rêvé de lui avant votre première rencontre, tu l'avais déjà rencontré. On ne peut rêver de quelqu'un qu'on n'a jamais vu. J'ai lu ça quelque part !

-Alice, je suis sérieuse.

Elle sourit à nouveau, de toutes ses dents.

-Mais moi aussi ! Bon, laisse-moi finir.

Je lui fis signe de poursuivre, curieuse mais amusée par son comportement de « professeur Cullen ».

-Et puis, moi je ne t'ai pas vue partir avec lui hein, ni seule, en fait. Réfléchis bien. Peut-être que tu es juste rentrée seule et que tu as rêvé de cette scène, et de chez lui.

J'allais répondre mais elle ajouta quelque chose.

-En plus, tu n'as pas beaucoup décrit ce Blake, je suis certaine que tu n'as pas vraiment mis de visage sur lui dans ton rêve. Tu n'aimes que les corps, pouffa-t-elle.

Je lui mis une tape sur l'épaule.

-Le seul moyen de savoir, c'est de demander à quelqu'un qui t'aurait vue partir.

Professeur Cullen avait énoncé une vérité.

Peu à peu, je me dis qu'elle avait peut-être raison. Tout cela pourrait expliquer tous ses trous noirs qui m'empêchent de recouper chaque situation, chaque « rêve ».

-Allons demander à Jake et son cousin !

Et je me précipitai vers eux, avec Alice à mon bras.

Elle se prenait pour une détective maintenant avec son air je-sais-tout-je-comprends-tout. Je croyais voir mon banquier.

Je m'approchai de Jake, assis, mais il me devança.

-Ta pause est finie, précisa-t-il d'un ton sec

-Tu n'es pas mon patron, souris-je faussement avant de reprendre, dis-moi, Jake, samedi tu m'as vue partir ?

-Ouais, répondit-il distraitement, derrière le comptoir. T'étais morte de fatigue, t'avais les cheveux dans tous les sens.

Il écrivait je ne sais quoi sur son calepin.

Je n'osais pas lui poser le reste de ma question. Il m'avait toujours mise mal à l'aise dans le passé.

Alice me donna un coup d'épaule en faisant mine de rien en nettoyant le comptoir, juste à côté de moi.

Aucune discrétion. Ris-je intérieurement.

Je lui fis les gros yeux et elle souffla brièvement en allant plus loin mais pas trop pour pouvoir entendre notre conversation.

Je me sentais comme une gamine.

-J'étais seule ? Questionnai-je, l'air de rien.

Il se tourna vers moi, étonné.

-Comme toujours, quoi. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es bizarre aujourd'hui.

J'allais lui dire que je n'avais rien mais il me coupa dans ma lancée. Décidément, c'était mon jour.

-Peu importe, sors de ta bulle. Les clients affluent beaucoup le lundi midi. Il y a lunch aujourd'hui.

Il repartit en cuisine.

Je restais là.

-Il a du culot ! Il m'a sorti « Sors de ta bulle ». Les hommes sont vraiment des cas !

-Franchement !? Rétorqua Alice, un sourcil relevé.

Mon sourire se fana.

J'étais dépitée.

Un rêve ? J'avais tout rêvé ! Enfin presque... Il y avait le moment dans le placard à balais qui était réel. Enfin, c'est ce que j'espérais.

Ally, qui s'était précipitée pour accueillir des clients, revint vers moi.

-Donc, tu es rentrée seule. Ca va ? S'enquit-elle, une main sur mon épaule.

-Oui, oui. Mais, je suis certaine que... Enfin, tu sais, dans le placard... Je me demande où il est allé ensuite.

-Aucune idée. Dis-toi que maintenant, au moins, tu sais ce qu'il se passe.

Elle n'avait pas tort.

-Je ne comprends pas comment tu fais pour ne pas me prendre pour une folle.

Ally partit en riant et j'allai vite débarrasser les tables que Jessica avait oubliées durant mon absence.


Alors, comment c'était ?

N'hésitez pas à me laisser un petit avis, les reviews ne prennent pas beaucoup de temps et me font très plaisir. :)

Sinon, comment vous imaginez la suite, comment croyez vous que ça va évaluer?

Un enorme, MASSIF merci à Sophie ma beta qui se retrouve toujours avec des montagnes de fautes. Tu reste la meilleure!

Bisous à toutes ! Et, c'est promis, à très bientôt.

Pixie' !