Hey !
Me revoilà avec un nouveau chapitre, z'êtes heureux ? J'ai été prise d'une frénésie d'écriturage ce soir, j'espère que ça vous plaira et qu'il n'y a pas trop de fautes (n'hésitez pas si c'est le cas, dites le moi!)
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont posté un commentaire. Merci, vraiment, on se rend pas compte comme ça, mais chaque review met du baume au cœur à l'auteur =)
Merci donc aux guests, Max, Soume77 et Lovehoe, à qui je ne peux malheureusement pas répondre, et merci aux followers.
Je tiens à préciser que je ne connais absolument pas la vie des acteurs, et que je n'ai rien contre les petites copines de nos deux mâles. Mais pour le bien de cette histoire, elle n'auront pas la vie facile xD
On se retrouve en bas ?
Bonne lecture =)
Chapitre 2
POV Dylan
Lorsque nous arrivâmes dans mon appartement, personne ne parlait. Et franchement, ce silence était plutôt gênant. Je savais exactement ce qui se passait dans sa tête et je pouvais pas lui en vouloir de faire la gueule. Après tout, je lui avais dit que j'allais arrêter. Et je lui avais bien évidemment menti. En même temps, on arrêtait pas de parler à son meilleur ami, comme ça, sans donner d'explications ! Ça se faisait tout simplement pas. Et moi, je faisais pas ce qui se faisait pas.
En général.
Le plus drôle dans cette histoire - enfin, le moins déprimant - c'était que le principal concerné ne se doutait de rien. J'avais été assez prudent sur ce point, je voulais pas non plus attirer trop l'attention sur nous, c'était déjà assez le cas comme ça.
Tout avait commencé de la façon la plus débile qui soit. En fait, avec Tyler, on délirait souvent en disant qu'on allait se faire un steak. Je vous explique : depuis presque le début du tournage de la série, le net pullulait d'histoires et d'images très.. équivoques concernant nos deux personnages. On savait pas pourquoi, mais les fans avaient tendance à vouloir créer une histoire d'amour entre Stiles et Derek.
Bon. Pourquoi pas. Du coup, on déconnait souvent sur l'acronyme qu'ils avaient donné à notre « couple » : le sterek, qu'on avait décidé de raccourcir en « stek » et donc qui était forcément devenu un steak. On faisait semblant de se draguer, même des fois devant les caméras, ce qui agaçait légèrement Britt. Ouais, ok, un peu plus que légèrement. Mais on s'en foutait (moi le premier) et on avait continué à jouer le jeu « sex-friend », ce qui faisait rire les autres acteurs de la série.
Puis un jour, alors que je glandais chez moi, ma copine étant partie en virée shopping avec Holland et le tournage de la première saison venant tout juste de se terminer, je m'étais retrouvé devant un site prônant le sterek, et dont les images était vraiment plus qu'osées. Hélas, au lieu de fuir l'écran de mon ordi comme la peste, j'avais bêtement cliqué sur le lien menant à une histoire appelée « lemon sterek » ou un truc du genre. Bon, pour ma défense, j'avais été intrigué par le titre. Franchement, ça voulait dire quoi ce truc de citron, que je retrouvais un peu partout ?
Eh bien, laissez-moi vous dire que j'ai compris assez rapidement ! Et comme je suis super bizarre et un peu con, j'ai lu jusqu'au bout. Et vous imaginez la suite... (bande de cochons!). Non je me suis pas retrouvé en train de me faire une gâterie devant mon écran, mais bon... c'était pas loin. Et là... ben j'ai cliqué sur un autre lien, et puis un autre, et encore un... Et j'ai ainsi passé toute l'après-midi sur ces sites de sterek, des fois à regarder des vidéos nous mettant en scène de façon super réaliste, me demandant à chaque minute pourquoi, bordel de merde, je continuais. Sur le coup, je crois m'être dit que c'était comme lorsqu'on ralentit devant un accident sur l'autoroute : c'est horrible et, réellement, on a pas envie de voir ça, mais on regarde quand même, hypnotisés.
Lorsque Britt était rentrée le soir, et qu'elle m'avait innocemment demandé ce que j'avais fait de ma journée, j'avais eu l'air un peu con à rougir comme un puceau pris en flagrant délit de branlette. Elle m'avait regardé de travers et m'avait fait un petit sourire. « Si tu t'es fait un porno, je veux pas le savoir ! » m'avait-elle dit. Et j'avais explosé de rire. Le stress, sûrement. Parce que, pour moi, c'était bien pire que ça. Parce que lire des « lemons » ayant pour couple phare mon meilleur ami et moi, c'était le summum du glauque.
J'avais donc décidé de ne plus m'approcher d'un ordinateur pendant quelques jours et, à la reprise du tournage de la saison 2, trois semaines plus tard, j'avais presque oublié. Bien évidemment, tout m'était revenu en pleine face lorsque j'avais croisé le regard rieur de mon meilleur pote, qui discutait alors avec l'autre Tyler. Et j'avais dû m'enfuir, rouge de honte, pour m'enfermer dans les chiottes les plus proches. Ouais, j'avais eu la trique. Et pas juste la petit bosse qu'on aperçoit presque pas, non mon bon monsieur, plutôt le putain de chapiteau qui veut pas décamper. Et, comble de la honte, Tyler était entré dans les toilettes alors que je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire. Bon, je vous passe les détails, mais essayer de ne pas penser à quelqu'un alors que cette même personne vous parle, c'est un peu, voire carrément, impossible. J'avais dû prétexter une envie de vomir pour qu'il me laisse enfin tranquille, et j'étais resté dix bonnes minutes assis contre un mur de la cabine des toilettes, attendant que ça passe.
Ce jour-ci avait été une véritable torture. Je m'obstinais à ne rester près de lui que le minimum vital pour les scènes qu'on tournait, et j'abrégeais toutes les conversations qu'il entamait. Et, à chaque fois, ma poitrine se serrait en voyant le regard blessé qu'il posait sur moi. Le jour suivant, même scénario, et le soir, lorsque je l'avais aperçu me regarder de loin, ne semblant pas savoir s'il devait venir me dire au revoir ou pas, la peine troublant son regard, j'avais pris sur moi. Ce n'était pas de sa faute si je n'arrivais pas à contrôler mon corps et, en aucun cas, il ne devait en souffrir. Alors je l'avais rejoint et fait comme si de rien n'était, comme si je ne l'avais pas fui durant deux longs jours. Et il n'avait rien dit, rien demandé. Heureusement, parce que je me sentais totalement incapable de me justifier.
Et puis le problème avait disparu. Au fil des jours, mon corps s'était calmé et, finalement, j'étais passé au-dessus de ça. Ce n'était pas parce que j'avais réagi bizarrement une ou deux fois que ça devait devenir une habitude ! On avait repris notre train-train habituel, laissant tout de même un peu de côté notre jeu de séduction. Ce qui avait ravi Britt.
Malheureusement, un jour... Le jour fatidique... Enfin la nuit fatidique, plus précisément. Je m'étais réveillé, en sueur, aux côtés de ma copine, le prénom de Tyler au bord des lèvres. Et je me souvenais encore du rêve que j'avais fait cette nuit-là. En même temps, je continuais à le faire, encore aujourd'hui.
On était un jour de tournage et il faisait super chaud. Enfin, je le présumais, puisque Tyler était torse nu. Et il était rentré dans ma loge, une bouteille d'eau à la main, des gouttes de sueur perlant sur sa poitrine. Il s'était approché de moi, avait posé la bouteille sur une table et m'avait fixé, les mains posées sur les accoudoirs, de part et d'autre de mon corps. Enfin, au bout de ce qu'il m'avait paru être des heures, il se penchait et m'embrassait. D'abord tendrement, puis ses lèvres se faisaient plus dures et il me relevait de mon siège pour mieux me plaquer contre un mur. Et, alors qu'il commençait à déboutonner mon jean, je me réveillais. Toujours. Comme si mon subconscient m'empêchait d'imaginer au délà. Et, réellement, je l'en remerciais. Je ne pensais pas pouvoir agir normalement avec Tyler le jour, tout en faisant des rêves érotiques nous mettant en scène la nuit...
Enfin bref, j'avais donc commencé à rêver de Tyler, de plus en plus souvent. Et Britt avait remarqué quelque chose. Forcément, elle était pas con non plus. J'esquivais la plupart du temps les câlins qu'elle voulait me faire, ne l'embrassais plus aussi souvent qu'avant etc etc... Et une nuit, alors que je me réveillais encore une fois en sursaut, je l'avais trouvé en train de me fixer, les yeux écarquillés. Apparemment, je n'avais pas été discret sur ce coup là. Elle ne m'avait pas lâché des yeux durant une minute entière, et je n'avais pas osé bouger, de peur de.. je sais pas de quoi, mais je savais juste que si je faisais ne serait-ce qu'un geste, j'allais le regretter.
Puis elle s'était levée, sans un mot, avait pris son oreiller et était partie dormir dans le salon. Juste comme ça. Le lendemain, elle n'avait rien dit et avait continué à se comporter comme si rien n'était arrivé la nuit précédente, à tel point que je m'étais moi-même demandé si je n'avais pas rêvé. Mais ça avait recommencé, plusieurs fois. À chaque fois que je me réveillais, je la trouvais en train de me regarder, les yeux légèrement dans le vague, comme si elle réfléchissait à... je sais pas à quoi mais ça faisait légèrement flipper. Pas qu'elle me fixe, bon... si... ça aussi, mais surtout le fait qu'elle ne dise rien. À sa place je... j'ignore ce que j'aurais dit mais j'aurais au moins fait quelque chose. Mais elle non.
Et un soir elle avait fini par se décider à me parler. J'avais enfin su pourquoi elle ne disait rien : elle ne savait pas. Elle ne savait pas que je rêvais de Tyler. Oh bien sûr, elle avait bien compris que ce n'était pas elle qui peuplait mes rêves mouillés, mais elle n'en savait pas plus. On en avait alors discuté pendant des heures, et j'avais fini par la persuader - ou presque, elle est pas stupide quand même, c'est pas ma copine pour rien - qu'il n'y avait qu'elle qui comptait et que je ne voyais personne. Réellement, sans être la vérité vraie, c'était pas faux non plus.
En même temps, j'étais sûr qu'elle se doutait de quelque chose, surtout concernant Tyler. Elle le fixait méchamment à chaque soirée que l'on passait à quatre, se demandant si ses hypothèses étaient totalement foireuses ou pas du tout, évitant le plus possible de lui parler, même quand ils n'étaient que tous les deux. Tyler me regardait souvent avec incompréhension ces fois-là, et je ne pouvais que hausser les épaules stupidement. Allez expliquer ça à votre meilleur ami !
Et enfin il y a quelques jours, elle m'a suggéré - comprenez « ordonné » - de passer moins de temps avec Tyler. Comme quoi je la délaissais au profit de mon meilleur ami. Bon, son explication était franchement pourrie, étant donné que je le voyais à peine une fois par semaine, puisque nous étions en vacances. Mais elle a insisté et j'ai promis, sachant très bien que j'étais en train de lui mentir. Je ne pouvais pas arrêter de lui parler, arrêter de le toucher, arrêter même de le voir. C'était tout bonnement inconcevable. Déjà lorsque je n'avais pas encore vu et lu tous ces « sterek », j'avais du mal à me contrôler, mais depuis...! Et lui qui croyait juste que j'étais quelqu'un de tactile... Absolument pas ! J'aime pas du tout toucher les gens, c'est limite maladif. Mais je me force lorsqu'il est là, fallait surtout pas qu'il comprenne qu'il n'y a qu'avec lui que je suis comme ça...
« Bon, tu te dépêches ? »
Je sursautai et me tournai vers la porte de la salle de bain. Ça faisait apparemment trop longtemps que je rêvassais en me brossant les dents, et ça lui plaisait moyen. Elle imaginait sûrement que je songeais à la personne qui hantait mes nuits... bah, elle avait pas tort.
Je me déplaçai légèrement sur le côté, lui permettant de prendre ses affaires de toilette et de se préparer pour la nuit. Tandis que je me rinçais la bouche, je continuai à l'observer, me demandant pourquoi je ne réussissais plus à me contenter d'elle. Elle était pourtant parfaite : belle, drôle et intelligente. Elle avait tout pour elle, ça c'était certain. Et je me trouvai vraiment stupide de ne pas savoir en profiter. Elle sentit mon regard sur elle et me fixa, interrogatrice. Je lui souris faiblement et secouai la tête avant de sortir de la pièce.
Arrivé dans notre chambre, je retirai un à un tous mes vêtements et me glissai sous les draps, soupirant de bien-être d'être enfin allongé. Faut pas croire, mais jouer dans cette série est totalement crevant ! Surtout quand je me fais plaquer contre un mur par... eh bien, à peu près tout le monde ! Être le bouc émissaire, même pour de faux, c'est épuisant.
Je sentis le matelas s'affaisser à côté de moi et posai mes yeux sur Britt qui me tournait le dos. Elle s'enfouit sous les draps, murmurant un « bonne nuit » à peine audible et sortit un bras du lit pour éteindre la lumière. Alors dans le noir complet, je m'autorisai une grimace de dépit. Si seulement j'étais un mec normal...
Voilà !
Qu'en dites-vous ? J'ai décidé de faire le point de vue de Dylan cette fois-ci. Changer de façon de parler m'a un peu fait bizarre mais ça me déplaît pas. Vous préférez quoi vous ? Je me dis qu'alterner un chapitre sur deux ça pourrait être un bon compromis =)
Qu'est ce que c'est compliqué de dire Tyler au lieu de Derek, et Dylan pour Stiles, je me perds ! Lol
J'espère que ça vous plaît toujours, je ne sais absolument pas quand je posterai une suite, étant donné que je suis quand même sensée travailler et que le chapitre 3 n'est ni écrit, ni imaginé. D'ailleurs, si vous avez des envies particulières, n'hésitez pas, je verrais ce que je peux faire ;)
Bisou à vous les petits caribous, et n'oubliez pas la petite review, c'est mon salaire après tout =) (eeeeh ça rime ! xD)
Daelys
