Bonsoir =)
Pfiou ça fait longtemps que j'ai pas posté. Enfin, non pas tellement, mais étant donné que j'avais pris un rythme de publication soutenu, c'est tout comme :) Mais bon, va falloir vous habituer, je vais de moins de moins écrire : je passe mes oraux début juillet alors j'vais devoir vraiment bosser =\ (si j'y arrive!)
Bref! Donc voici le chapitre 4, j'ai eu du mal à l'écrire, ce fut long, et dur et... c'est super bizarre comme phrase xD Non vraiment, j'ai ramé pour écrire. J'espère que vous aimerez, y'a énormément de description, il se passe pas beaucoup de chose mais c'était nécessaire. Et puis je vous ai mis un petit cadeau pour vous récompenser d'avoir mis tant de reviews, j'étais super heureuse de voir que tant de monde suive et aime ce que j'écris!
Tant que j'y suis, merci à Max : Oui, peut-être, qui sait... On l'apprendra dans quelques chapitres ;)
Bonne lecture à vous tous, on se retrouve en bas!
PS: Cette histoire est classée M, ce n'est pas pour rien, ne lisez pas le passage en gras si vous ne voulez pas avoir chaud ;)
PS 2: J'ai mis les POV, je les dédie à deux personnes qui se reconnaîtront =D
Chapitre 4
POV Dylan
Je me réveillai avec la douce sensation d'avoir bien dormi. Gardant les yeux fermés, je m'étirai, bras et jambes tendus au maximum tel un chat. Ce fut lorsque mon pied ne rencontra aucune résistance à la place de Britt que je me rendis compte que celle-ci était vide. J'ouvris les yeux, appréciant la pénombre de la pièce, et jetai un coup d'œil à côté de moi pour m'assurer qu'elle était bien partie. Je m'enroulai alors dans les draps, les bras en croix, bien décidé à profiter au maximum de ce samedi matin. Y'avait pas à dire, être seul dans un grand lit, c'était le top du top. Alors que je roulai sur le matelas, ma joue frôla un papier sur l'oreiller voisin. Je me relevai légèrement sur le ventre, les coudes posés devant moi, et récupérai la feuille froissée.
« Je suis partie chez ma sœur pour le week-end (au cas où, comme d'hab', tu ne t'en souviennes pas...). Y'a du linge à étendre dans la machine. Et oublie pas le chat.
Court. Concis. Même pas un smiley ou un bisou de fin. Bon, elle m'en voulait encore. Et elle insinuait que je me rappelais jamais de rien. C'était totalement faux ! Enfin... presque. Bon, ok, je me souvenais plus, ce matin, qu'elle devait partir chez sa sœur, mais hier je m'en étais souvenu ! Sinon j'aurais jamais proposé à Tyler qu'on se voie, j'étais pas suicidaire non plus...
Alors que je relisais le message, je me souvins vaguement l'avoir entendu se lever, mais j'étais à ce moment là bien trop pris par mon rêve avec un beau gosse brun pour me servir ne serait-ce que d'un neurone. Je froissai la feuille et lançai la petite boule de papier à travers la pièce, visant la panière à linge. Flûte. Raté. Mais ça c'était juste parce que j'étais pas encore bien réveillé.
Je jetai un regard au réveil sur la table de chevet de Britt. 9H20. Trop tôt pour se lever un samedi matin, trop tard pour espérer se rendormir. Je restai quelques minutes allongé sur le dos, fixant le plafond sans le voir, mon cerveau empli des images de mon rêve de la nuit.
J'étais à une soirée, chez Ian peut-être, je ne savais pas trop. Tout ce dont j'étais sûr c'était que j'étais dans un jacuzzi, seul, et que de nombreuses personnes dansaient à quelques mètres sur une musique assez forte pour que l'eau en frémisse. Je fermai les yeux quelques secondes, dans un état de béatitude total, mais les rouvris rapidement en sentant des vaguelettes frapper mon torse, signe que quelqu'un était rentré dans la grande baignoire. Je regardai alors devant moi et pus voir Tyler me lancer un sourire ravageur depuis le coin opposé au mien.
Ses yeux brillaient et il avait les joues légèrement rougies, comme s'il revenait... d'une partie baise... Je fronçai les sourcils et commençai à me lever, jaloux mais surtout énervé d'être jaloux que quelqu'un d'autre puisse profiter de son corps. Mais je n'eus pas le temps de sortir une jambe du jacuzzi que Tyler m'avait rejoint et posé une main sur ma hanche, provoquant un frisson tout le long de mon corps. Il le remarqua et sourit un peu plus. Il appuya sa paume pour me faire rasseoir et se pencha vers moi.
« Il n'y a que toi que j'aie envie de baiser Dylan. » me dit-il au creux de l'oreille dans un murmure brûlant, ayant apparemment lu dans mes pensées. Sa voix rauque partit directement entre mes jambes, réveillant une certaine partie de mon anatomie. Je tournai la tête sur le côté, gêné par l'effet qu'il avait sur moi. Il en profita pour partir à l'assaut de ma gorge, frottant son nez contre celle-ci, effleurant de ses dents ma carotide, comme s'il avait l'intention de me mordre, tel un vampire.
Je posai mes mains sur ses épaules, le repoussant légèrement.
« Arr-ête Tyler, y'a du monde... » le réprimai-je dans un léger gémissement, luttant entre mon envie de lui et la peur d'être découvert.
Il regarda autour de nous, feignant la surprise, puis connecta de nouveau son regard gris-vert au mien.
« Du monde ? Où ça ? »
Effectivement, il n'y avait plus personne autour de nous. On avait changé de lieu. Nous étions maintenant dans une chambre intime. Il me sourit à nouveau, me faisant fondre, et passa la langue sur ses lèvres, de façon tellement aguichante que je ne pus retenir un gémissement. Gémissement qu'il captura en m'embrassant brutalement, me plaquant contre la paroi du jacuzzi.
Puis tout s'enchaîna très vite. Je sentis très distinctement son membre dur venir frotter contre le mien, nos maillots de bain ayant eux aussi disparus. Avaient-ils d'ailleurs existé? Il m'emprisonna les hanches contre les siennes, enroulant ses jambes autour de mon bassin, accentuant la friction entre nos deux sexes. J'avais agrippé sa nuque de mes deux mains, gémissant dans sa bouche alors que ses coups de boutoir devenaient de plus en plus violents. Je passai les bras sous ses aisselles, agrippant ses omoplates pour coller le plus possible nos torses. Je voulais me fondre en lui, ne plus jamais m'en séparer.
« Dylan... J'ai tellement envie de toi... », me chuchota-t-il en tremblant, grognant lorsque je m'arc-boutai contre lui.
« Oui... oh oui... » Impossible pour moi de dire autre chose, la chaleur de son sexe contre le mien, sa langue jouant avec les bouts de chair rose de mon torse... c'était trop pour moi.
Au bout de quelques secondes intenses, seulement rythmées par nos grognements et le clapotis de l'eau, je sentis une de ses mains se faufiler entre nos corps, s'emparant habilement de ma verge durcie. Il se mit à effectuer de rapides va-et-vient.Je me sentais venir, ma vue se troublait et s'obscurcissait de plus en plus. Je le pris alors à mon tour en main, appréciant le poids de son sexe dans le creux de ma paume. Et, pendant que je massai toute sa longueur à un rythme soutenu, il murmura mon prénom d'un ton pressant. Une fois, deux fois. Puis une litanie de gémissements sortit de sa bouche, de plus en plus forts, agrémentée par mon prénom.
Je sentis sa verge pulser entre mes doigts et, au moment où il explosait sur mon torse, il m'agrippa les cheveux de sa main libre et enfouit sa langue profondément dans ma bouche, étouffant par ce geste son long feulement de délivrance. Puis il me mordit la lèvre violemment et cela suffit pour me faire jouir à mon tour dans un long jet nacré qui alla se perdre dans les vagues du jacuzzi.
Et voilà... je me remettais à bander... En même temps, ce rêve avait été particulièrement hot. Nous n'étions jamais allé aussi loin.. enfin dans mes rêves ! Heureusement que Britt n'était plus là... Je pris mon portable et décidai d'envoyer un message à celui qui peuplait mes nuits. Lorsque je l'allumai, je reçus deux textos. Quand on parle du loup (garou)...
Tyler, vendredi, 22h20 :« Tu dors ? »
Tyler, vendredi, 23h50 : « kjdhfk^pl »
Okaiiii... Beaucoup moins loquace que dans mon rêve. Je souris légèrement et tapai rapidement ma réponse.
Moi, samedi, 9h35 : « Ouais je dormais ;). Et ben alors, tu t'es bourré la gueule ? »
Je décidai finalement de me lever. J'étais pratiquement sûr de ne pas me rendormir et je détestais glander dans mon lit le matin. Contrairement à mon meilleur pote. Lorsqu'il n'avait pas encore Brittany dans sa vie, on passait souvent des soirées, voire des nuits, ensemble. Et lorsqu'il fallait se lever le lendemain « matin », c'était toujours un combat acharné pour le faire sortir du lit - ou de tout meuble sur lequel il était affalé. J'avais franchement l'impression d'être une mère qui galère à réveiller son gosse. Ou un ours. Oui, plutôt un ours, au vu des grognements auxquels j'avais droit. Je souris à la pensée qu'on allait enfin pouvoir se refaire une de ces soirées aujourd'hui, libérés de la contrainte « petite amie ».
Je levai le store et pus apercevoir de gros nuages noirs se profiler à l'horizon, n'annonçant rien de bien réjouissant. Lorsque j'ouvris la fenêtre pour aérer, je pus presque sentir le picotement de l'humidité sur ma peau nue, comme si des gouttelettes commençaient déjà à s'y former. Je refis le lit et ne tardai pas à refermer la fenêtre, n'ayant pas envie de nettoyer les dégâts que la pluie pourrait faire.
Je passai vite fait dans la salle de bain prendre une douche en essayant de faire abstraction des restes de mon rêve de la nuit dernière. En fin de compte, malgré le fait que je faisais souvent des rêves mouillés nous mettant en scène lui et moi, je n'avais jamais osé me toucher en les évoquant. De peur que ça empire, sûrement. Et, bien qu'une certaine partie de mon anatomie me suppliait d'agir, je retins mon geste et sortis de la douche. Ce n'était pas aujourd'hui que j'allais commencer à me branler en pensant à lui, surtout que j'étais censé le retrouver bientôt...
Après m'être habillé sommairement, j'allai m'étendre sur le canapé, livre en main, me préparant à bouquiner pendant quelques heures. Le temps que Tyler se réveille et me réponde. Dérangé par les cliquetis légers de la pluie contre les vitres, j'allumai la chaîne hi-fi et repris ma lecture au son d'un groupe de rock.
Ce fut au bout d'une heure et demie que je me rendis enfin compte que quelque chose clochait. J'étais trop bien installé, sans personne pour me déranger. Ce n'était pas normal. J'insérai le marque-page et posai mon livre sur la table basse. Tout en réfléchissant à la cause de cette étrange impression, je me levai et allai éteindre la musique. Et soudain, l'illumination ! Je partis en trottinant en direction du balcon et, avant même d'y arriver, j'aperçus la tronche désespéré d'un chat roux, trempé. Je voyais sa gueule s'ouvrir et se fermer et je pouvais presque entendre ses miaulements plaintifs et manifestement scandalisés. Oups !
Lorsque je lui ouvris, il fusa dans la pièce tel un éclair orangé et partit se faufiler entre les coussins du canapé, dégueulassant le tissu beige avec ses pattes pleines d'eau sale. Raaah.
« Putain Choupette, dégage ! »
Ouais, j'aimais pas spécialement les chats, et encore moins celui de Britt. Et, vu le regard que me lança la chatte, c'était réciproque. Moui, bah, je l'avais oubliée sous la pluie.. mais c'était un chat quoi . Un chat, ça vit dehors ! Je la chassai d'un « pchhht » sonore et elle fila en courant vers la cuisine, sans manquer bien sûr de me cracher dessus. Sale bête, va.
Bon. Maintenant il était 11h30... Avec un peu de chance, « Monsieur » était levé... Hum... Peut-être pas, en fait. Surtout si, comme je le pensais, il s'était violemment torché hier soir. Je partis vérifier si Choupette avait encore à manger dans sa gamelle - je suis pas un monstre tout de même! - et elle feula lorsque je m'approchai de sa pâtée. Ouais, ok, pas touche, j'ai compris. Je lui fis une grimace - très mature, bien sûr - et repartis dans le salon, ne sachant trop quoi faire à part tourner en rond.
Sur un coup de folie, je décidai d'apprendre mon texte pour le prochain épisode. Pour une fois je n'allait pas être le golio qui débarque sans savoir ce qui devait se passer dans la série. Il faut avouer, hélas, que ça m'était arrivé assez souvent... Pourtant, après quelques minutes de lecture, j'abandonnai. Tant pis, on allait encore se foutre de moi, mais j'avais vraiment pas la tête à retenir quoi que ce soit. Au pire, j'improviserais ! Ce ne serait pas la première, ni la dernière fois.
Un coup d'œil dehors et j'aperçus un rayon de soleil. Allez, un petit jogging ne me ferait pas de mal ! Ça devait faire, quoi... un mois que j'avais pas bougé ! Fallait dire que le tournage était à lui seul un sport de combat et je rentrais souvent avec des bleus un peupartout. Britt me demandait d'ailleurs la plupart du temps si je m'étais pas fait agresser. Bah si, justement, et mon bourreau s'appelait Tyler et il se gênait pas pour me mettre à terre le plus souvent possible, me dominant de toute sa hauteur et... Oulà, pas de mauvaises images en tête, s'il-vous-plaît... Trop tard.
Je soupirai en me traitant d'obsédé et partis mettre ma tenue de sport en m'encourageant mentalement. Avant de démarrer, je vérifiai la météo : « Couvert mais sec entre 11h00 et 17h00 ». Parfait ! Je profitai d'avoir mon portable en mains pour envoyer un texto à Tyler - au cas où - et me mis en route en direction du parc.
***[...]***
Bon, c'était une très, très mauvaise idée. Lorsque je rentrai de mon jogging, j'étais trempé comme une soupe. Ne jamais faire confiance à la chaîne météo. Jamais ! Je passai une main dans mes cheveux pour les égoutter et grimaçai lorsqu'une petite pluie me dégoulina dessus. Fallait vraiment que je pense à me les couper, ça devenait urgent.
En passant dans le salon pour rejoindre la chambre, je croisai le regard satisfait et indubitablement moqueur de Choupette qui était affalée sur le canapé, une tache sombre d'humidité sous son gros corps obèse. Oui, j'étais sûr qu'elle se moquait de moi, cette chatte était vicieuse...
Après avoir repris une douche et m'être changé, je regardai à nouveau l'heure. Bon, midi trente, il devrait être levé maintenant ! Je lui envoyai un autre message en me faisant la réflexion que j'avais l'air d'être la petite amie soûlante qui ne peut pas s'empêcher de harceler son mec à coup de textos et messages sur son répondeur... On n'avait qu'à dire que c'était parce que je m'ennuyais... oui, voilà.
Au bout d'une demi-heure de glande, je ne résistai plus et lui expédiai un autre SMS, tout en me disant que j'étais vraiment bizarre à envoyer des textos sans arrêt... Mon ventre gargouilla et je partis regarder ce qui se trouvait dans le frigo. Un concombre esseulé avec un pot de mayonnaise... Bon bah... pizza ! Je commandai celle-ci par téléphone et patientai devant la télé pendant trente minutes. Lorsque elle fut arrivée et que je l'eus mangée, n'ayant toujours pas de réponse de Tyler, je décidai de l'appeler. On sait jamais, peut-être qu'il nous faisait un coma éthylique ou une connerie dans le genre.
À la quatrième sonnerie, il décrocha et je poussai un soupir de soulagement, sans vraiment savoir pourquoi. Je me faisais vraiment trop de films. J'attendis qu'il parle mais je n'entendais que son souffle au bout du fil.
« Hey Tyler, t'étais mort ou quoi ? Ça fait vingt-mille fois que j'essaie de t'appeler. » Aucune réponse. « Ty' ? »
J'entendis alors un soupir déchirant et sa voix résonna enfin dans l'appareil.
« Elle est partie » murmura-t-il, comme s'il était prêt à pleurer. Alors là j'étais perdu, de quoi parlait-il ?
« Quoi ? »
« Brittany. Elle m'a quitté » continua-t-il en pleurant, me brisant le cœur. Merde. La salope.
« Ah. J'arrive. » Je pris rapidement les clefs de ma voiture, pestai lorsque Choupette choisit cet instant pour se loger entre mes jambes - elle ne vola pas son coup de pied, et me précipitai dans les escaliers de l'immeuble.
Durant le trajet jusqu'à son appartement, je ruminai toute cette histoire. Brittany, la copine (enfin, ex) de Tyler, lui avait demandé il y a quelques mois de faire une pause, disant qu'elle avait besoin de se retrouver avec elle-même pendant un temps, qu'elle devait réfléchir. Et franchement il avait respecté son choix. Bon, ok, il l'avait quelques fois appelée ou envoyé des petits messages par-ci par-là, mais rien de bien étouffant. Et puis, fallait le comprendre, presque deux ans qu'ils étaient ensemble, en plus il était vraiment amoureux - et ça me déprimait assez à vrai dire. Du coup, ça lui avait fait un choc, mais Tyler avait encaissé, sans rien dire. Et là elle venait de le quitter ? Mais quelle connasse !
À la base, j'aimais pas spécialement Brittany, elle avait cet air faux-cul que la plupart des actrices ont, avec ce regard « Je suis beaucoup mieux que toi, alors baisse les yeux ». Mais Tyler parvenait apparemment à voir au-delà et « C'était une personne magnifique ». Hmm... Mon cul !
Je me garai brutalement devant son immeuble et sortis les clefs de son appartement de ma poche avant de m'engouffrer dans l'ascenseur. Ouais, j'avais les clefs de chez lui. No comment. Arrivé sur son palier, je ne pris pas le temps de frapper et entrai directement, le trouvant affalé sur son canapé, les yeux dans le vide, son portable toujours dans la main. Il n'avait pas bougé depuis mon appel.
Je m'approchai doucement, ne voulant pas le brusquer, et m'assis à ses côtés sans rien dire. Aucune réaction. Il me faisait vraiment de la peine. Je l'avais rarement vu comme ça... Il était plutôt du genre à tout prendre du bon côté... Et tout ça pour une fille, franchement. Elle était même pas belle en plus.
Je levai une main et la posai sur son épaule, le secouant délicatement pour qu'il sorte de sa transe. Il sursauta et tourna la tête vers moi, ses yeux étaient secs maintenant mais je pouvais toujours y lire de la douleur. Il regarda quelques secondes ma main et, sans prévenir, se colla soudainement contre moi, logeant sa tête au milieu de mon torse. Je restai un instant les bras ballants, sans vraiment savoir quoi faire. Puis je me décidai à l'entourer de mes bras, fier de ma décision lorsque je l'entendis soupirer d'aise.
Nous restâmes un moment dans cette position puis je l'entendis murmurer :
« C'est vraiment une salope, hein ? »
Ah, bon, très bien. Il allait pas si mal que ça alors ! Je souris légèrement et commençai à lui frotter le dos de ma paume.
« Ouais »
« Ouais... Et tu vas pas me dire « Je te l'avais bien dis ? ». »
« Ça dépend, tu veux que je le dise ? »
« Ça dépend, tu veux que je te frappe ? »
« Non, ça va aller »
Il rit doucement et je sentis son corps vibrer contre le mien. Puis il dégagea sa tête qu'il releva légèrement, fixant son regard dans le mien, un léger sourire aux lèvres. Je ne pus empêcher mon cœur de battre un peu plus vite et un rougissement diffus gagna mon cou lorsque je me remémorais le rêve de cette nuit. Pas maintenant Dylan...
Il leva un sourcil curieux, ouvrant la bouche. J'étais sûr qu'il allait me demander pourquoi j'étais aussi bizarre soudainement. Je me levai donc brusquement, échappant à la question. Je fronçai le nez :
« T'as fait boire du parfum à la tequila à ton canapé ou quoi ? Ça schlingue ici ! »
« Oh ta gueule.» grommela-t-il en réponse.
Il se leva à son tour et partit ouvrir le frigo à la recherche de nourriture. Il me lança un regard interrogateur derrière son épaule et je secouai la tête, répondant à sa question muette.
« J'ai déjà mangé, mais je t'en prie, fais comme chez toi. »
Après un regard rieur - fallait vraiment qu'il arrête ces regards s'il voulait que je me contrôle - il me tourna le dos et se prépara un club sandwich qu'il engloutis en quelques minutes. Puis il partit dans la chambre, traînant les pieds, et je le suivis. Arrivé dans la pièce, Tyler se débarrassa de ses chaussons et s'affala sur le lit. Il ferma immédiatement les yeux. Bah ouais, ça crève de se faire larguer. Je le fixai, appuyé au chambranle de la porte. Il était sur le dos, un de ses avant-bras sous la nuque et son tee-shirt s'était légèrement relevé, révélant un morceau de son ventre idéalement musclé. Comment vouliez vous que je ne craque pas pour lui ? Ce mec était un apollon vivant, du genre le dieu réincarné. Je l'avais jamais vu avec une sale tête, même après une gueule de bois en ayant dormi trois heures. C'était dégueulasse d'être aussi parfait.
Alors que je fantasmais sur l'homme en face de moi, celui-ci rouvrit les yeux et m'interrogea du regard. Je repris mes esprits et lui fit un large sourire, qu'il me rendit. J'y répondis en m'avançant vers le lit d'une démarche mi-sensuelle, mi-ridicule, les sourcils se haussant de manière suggestive. Il explosa de rire et mon palpitant tressauta encore une fois. J'adorais son rire. Je crois que c'est en partie pour ça que je l'.. que je fantasmais sur lui. Enfin non je.. bref.
Je le rejoignis donc et m'installai à la place vide sur le lit. Tyler se tourna sur le côté pour continuer à me fixer puis passa un bras en travers de mon torse. Oh putain, je savais qu'il était câlin lorsqu'il était pas dans son assiette, mais là c'était le pire du pire. Je me crispai quelques secondes, tentant d'empêcher toute mauvaise pensée d'atteindre mon cerveau. Ce qui était franchement compliqué puisqu'il se collait de plus en plus à moi. Au bout de quelques minutes, je sentis son corps devenir plus lourd et me rendis compte qu'il s'était endormi. Trop de stress. Je souris comme un niais et passai tendrement une main dans ses cheveux. Comment pouvais-je arrêter de penser à lui lorsque je vivais ce genre de moment avec lui ? Je fermai les yeux moi aussi, appuyai ma tête sur la sienne, mon corps se détendit et je glissai dans un sommeil léger, rempli de Tyler plus ou moins habillés.
Re re! Alors, qu'en avez vous pensé ? N'hésitez pas à m'écrire, j'adore vous lire, même les messages les plus courts =)
Le prochain chapitre sera mi-POVDylan mi-POVTyler je pense. Et il sera chaud chaud si tout se passe bien =D
Vous avez des envies/des idées pour la suite ? Je vous avoue que je ne sais pas exactement ce qu'il va se passer, alors je vous invite à participer à l'histoire. Allez, petites questions :
Voulez-vous faire apparaître un ou plusieurs acteurs de la série?
Préférez-vous Britt ou Brittany ?
Voulez-vous que Dylan et Tyler finissent ensemble ? Oui je sais, question stupide xD
Allez, à bientôt ?
Bisous!
Daelys
