Chapitre 8
POV Dylan
« Allô ? Allô ? »
Seule l'absence de son me répondit. Je fixai quelques secondes mon portable, me demandant s'il buguait encore - ça lui arrivait souvent - et le reportai à mon oreille, appelant de nouveau Tyler. En vain. Je raccrochai et tentai encore une fois mais tombai directement sur sa messagerie. « Salut, vous êtes bien sur le portable de Tyler, si vous laissez un message, j'vous rappellerais peut-être. Bye ! » Hum. Il captait peut-être pas. On sait jamais chez Ian. Il avait beau avoir une superbe maison, il habitait dans le trou du cul du monde. Oui, bon, à à peine vingt minutes, mais il était le seul dans son coin paumé, les opérateurs de réseau n'avaient pas dû sentir le besoin de s'y implanter.
J'abandonnai l'idée de l'avoir au téléphone et, après un coup d'œil à l'horloge murale, décidai de rentrer chez moi. J'étais totalement crevé, la nuit avait été courte. Lorsque je m'étais réveillé, j'avais eu la mauvaise surprise de me retrouver seul dans le salon. Et j'avais paniqué. Je ne me souvenais pas avoir vu Tyler sortir de la salle de bain et j'avais cru qu'il s'y trouvait toujours. Quel abruti j'avais été de le laisser seul sous une douche alors qu'il était à l'ouest. Je m'étais alors précipité dans la salle d'eau, soulagé de n'y trouver qu'une serviette trempée, oubliée dans une flaque d'eau. J'étais alors reparti dans le salon et avais entrepris de fouiller l'ensemble de l'appartement. Rien. Et je n'avais pas trouvé son portable, ce qui voulait dire qu'il avait été assez lucide pour sortir avec.
Après avoir tenté de l'appeler au moins cinq fois, le portable sonnant à chaque fois dans le vide, j'avais recommencé à paniquer, mais cette fois-ci pour une toute autre raison : et s'il se rappelait, pour une fois, de la soirée ? Et s'il se souvenait de son comportement, et du mien ? Et si...
J'avais alors fait les cent pas dans son appartement, tentant de me rassurer tant bien que mal. Bien sûr qu'il ne se rappelait de rien. Franchement, en général il oubliait toujours tout après une cuite. Alors, quelle était la chance - ou la malchance dans ce cas présent - qu'il n'ait pas perdu la mémoire ? Aucune ! Enfin, moins de un pour cent... Et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de me ronger les sangs, de redouter la réaction qu'il aurait en réalisant ce qui s'était passé la veille. Il ne serait pas forcément en colère... Enfin, peut-être... Ce qui m'inquiétait le plus, si les images de la soirée restaient ancrées dans sa tête, c'est ce qui adviendrait de notre amitié. Une relation comme la nôtre, ça pouvait pas résister à un truc pareil... Si ?
J'avais fini par m'asseoir. Tourner en rond dans la pièce n'amènerait à rien et ça me donnait plus mal à la tête qu'autre chose. J'avais alors repris mon portable et décidé de l'appeler à nouveau. Même si le moment devait être gênant, j'avais besoin de savoir ce dont il se souvenait. Et lorsqu'il avait enfin décroché, j'avais failli pleurer de soulagement. Surtout quand je m'étais rendu compte qu'il n'avait que de vagues souvenirs de la soirée. Je l'avais rassuré comme je pouvais, on avait discuté et puis la conversation avait été coupée.
Je cherchai quelques minutes ma chemise avant de me souvenir qu'elle n'était plus que de l'histoire ancienne. Son cadavre gisait au pied du lit, les boutons éjectés sous les meubles durant l'assaut de la folle. Un frisson de dégoût me parcourut à l'évocation de ce souvenir. Je me dépêchai d'enfiler un tee-shirt appartenant à Tyler avant de prendre mes clés, les siennes, et de sortir de l'immeuble. Je retrouvai ma voiture et entrepris de rentrer chez moi. J'avais hâte de me doucher pour me débarrasser de l'odeur de sexe qui semblait coller à ma peau.
***[...]***
À peine arrivé, je fonçai directement dans la salle de bain, ignorant le regard mauvais de Choupette qui avait apparemment faim. Elle avait attendu plus de vingt-quatre heures, elle pouvait bien attendre quinze minutes de plus. Tandis que l'eau chaude délassai mes muscles, j'entendis mon fixe sonner. Plusieurs fois. Je fronçai les sourcils : qui pouvait bien nous appeler un dimanche après-midi ? Je sortis plus rapidement que prévu de sous la douche, m'enroulai dans un drap de bain et allai appuyer sur le bouton clignotant du téléphone m'indiquant qu'il y avait des messages.
« Vous avez neuf nouveaux messages. »
Je haussai haut les sourcils devant un chiffre aussi élevé. Ça, c'était super bizarre. Un miaulement plaintif à mes pieds attira mon attention et je suivis la chatte rousse dans la cuisine pour la nourrir alors que la voix mécanique me faisait part de l'heure du premier message. Aujourd'hui à neuf heures donc.
« Eh... C'est Tyler. » fit la voix hésitante de Posey. « Euh... Je sais pas si t'es au courant... enfin... va voir sur internet d'accord ? Je te l'envoie... et euh... tu me rappelles ok ? »
… ça c'était le genre de message qui faisait carrément peur... Je versai des croquettes au chat qui se précipita dessus tandis que le message suivant se faisait entendre.
« C'est quoi ce bordel Dylan ? Faut vraiment que vous arrêtiez vos conneries, ça va trop loin là. Bon. A demain. »
Oulà, il était vachement remonté le Russell. Je quittai la cuisine pour me rendre dans le salon où je me penchai sur le bureau et mis en marche l'ordinateur. Posey m'avait parlé de mail, fallait que je sache ce dont il retournait.
« Dylan... Rappelle moi. Immédiatement. »
La voix de Holland claqua tel un coup de fouet. Un très mauvais pressentiment m'envahit soudain. J'insultai nerveusement ma boîte mail qui ramait, c'était franchement pas le moment. J'accédai enfin à ma boîte de réception au son des autres messages vocaux, plus ou moins inquiétants, mais semblant tous parler de la même chose. Ce n'est que lorsque j'ouvris la pièce jointe envoyée par Tyler que je compris. Putain de merde...
Un vertige me prit et je dus m'asseoir pour ne pas tomber. C'était cette connasse de Cynthia. Je l'avais vue tripatouiller un truc avant de la virer de l'appartement mais je n'avais pas tilté, sur le coup. Elle nous avait pris en photo. Cette putain de connasse de merde nous avait pris en photo ! Et franchement, si avec ça, Tyler n'allait pas s'imaginer des trucs, c'était un coup de bol monstre. La photo nous montrait, Tyler allongé de tout son long sur le lit me regardant d'un air vague, et moi, de dos, penché sur lui. Et le peu de vêtements - voire l'absence, pour Tyler- ne laissait que peu de place à l'imagination. Ou, au contraire, beaucoup... Putain mais pourquoi avait-il fallu que je me retourne vers lui alors qu'elle était encore dans l'appartement ?
J'étais toujours en train de me maudire lorsque j'entendis les clefs tourner dans la serrure et quelqu'un entrer. Britt...
***[...]***
« Allez Dylan, sors de là... Tout le monde t'attends... »
« Non, je t'assure, j'me sens pas super bien... »
« Dylan... » gronda Hayley.
« Bon... Ok, deux minutes encore. »
J'entendis ses pas s'éloigner et la porte claquer. Je reposai mon crâne contre la paroi de la cabine des toilettes et soupirai longuement. Ce début de semaine allait parfaitement avec le week-end que j'avais passé : ils étaient tous les deux totalement merdiques.
Lorsqu'hier, Britt était rentrée de sa virée avec sa sœur, elle m'avait fixé quelques secondes, avait posé ses sacs dans l'entrée et était partie se doucher. Comme ça, sans rien dire. Aucun mot ne fut échangé durant une bonne demi-heure elle traînait dans la salle de bain tandis que je me rongeais les sangs à imaginer de quelle façon elle allait rompre avec moi, jetant des coups d'œil de temps à autre à la photo maudite. Et puis, au bout d'un temps qui m'avait paru extrêmement long, elle était revenue dans le salon, une serviette autour du corps et une autre retenant ses cheveux, et s'était installée dans le canapé. Elle avait allumé la télé et l'avait regardée sans m'adresser ni une phrase ni un coup d'œil.
Je n'avais pas su ce que cela signifiait. Est-ce-que elle attendait la fin de son émission pour m'incendier ? Est-ce-qu'elle ne savait pas pour la photo ? À cet instant, je n'avais aucune idée de ce qu'elle pouvait bien penser et ça me stressait. Énormément. Au bout de quelques minutes gênantes - du moins de mon côté - j'avais fini par lui demander comment s'était passé son week-end. Elle m'avait raconté qu'elle et sa sœur avaient fait quelques courses avant de siroter des martini dans la piscine de son beau-frère. Son ton n'avait pas indiqué qu'elle était au courant de ce que j'avais fait de mon week-end, mais lorsqu'elle avait fini par se tourner vers moi et m'avait lancé « Et le tien ? », son regard ne trompait pas. Elle savait, elle avait vu la photo. Je m'étais alors empourpré et avait balbutié quelque chose à propos d'une balade en vélo et de jeux vidéo. Bon, ça n'était pas l'entière vérité mais presque... Presque.
Au bout d'une heure, Britt était allée s'isoler pour téléphoner à une amie et j'en avais profité pour tenter de téléphoner à Tyler. J'avais besoin de savoir ce qu'il avait vu et compris de cette foutue photo. Il fallait que je lui explique. Mais bien entendu, il n'avait jamais décroché. Que ce soit au troisième ou au vingtième appel. J'avais donc passé l'après-midi pendu à mon téléphone, appelant mon (ex?) meilleur ami sans relâche tout en ignorant les appels de Posey et Holland. Je ne voulais pas avoir à m'expliquer, je n'arrivais même pas à comprendre moi-même alors bon...
La nuit dernière, j'avais fait cauchemars sur cauchemars. Tantôt j'imaginais Tyler coucher avec Cynthia puis se tourner vers moi en me disant que tout était de ma faute, tantôt Britt m'annoncer qu'elle me quittait pour mon meilleur ami car c'était un bon coup et que, de toutes manière, j'avais demandé la pouf brune en mariage et que notre couple était donc brisé. Je n'avais pas arrêté de me réveiller, en sueur, au bord de la panique. Et lorsqu'était arrivé le matin, le stress de la journée à venir s'était ajouté à celui de ma nuit calamiteuse. Et j'avais eu raison d'avoir peur.
À peine arrivé dans le long couloir menant aux loges, j'avais croisé Arden et Melissa qui s'étaient interrompues, m'avaient dépassé en me dévisageant bizarrement, avant de reprendre leur conversation en chuchotant avec frénésie. Quelle discrétion ! Cette situation s'était renouvelée plusieurs fois et j'avais fini par m'enfermer dans ma loge par peur de croiser Holland ou Posey. Au bout d'une demi heure, il avait bien fallu que je sorte puisque nous commencions le tournage, et j'avais été pris en charge par les maquilleurs qui, heureusement, n'avaient pas changé leur comportement envers moi. Ils avaient même réussi à me faire sourire avec leur commentaires stupides et salaces concernant leurs aventures torrides du week-end. Puis était arrivé le moment fatidique : celui du face à face avec Tyler. Nous devions tourner la scène que nous n'avions pas réussi à finir vendredi soir et mon cœur s'était mis à battre à vive allure. J'aurais dû lui parler avant, lui dire ce qui s'était réellement passé. Mais c'était trop tard, et tout le monde avait pris place sur le plateau.
Je m'étais tordu le cou durant les indications de Russell pour tenter d'apercevoir Tyler qui manquait toujours à l'appel. J'avais beau chercher, je ne le voyais nulle part. Soudain, un silence s'était abattu sur le plateau et je m'étais retourné lentement pour le voir s'avancer vers nous.
« Désolé, j'suis en r'tard » avait-il grommelé avant de prendre place à l'endroit que Russell lui indiquait, évitant de croiser mon regard mais aussi ceux des autres acteurs.
Puis nous avions commencé à tourner, et ce fut un des pires moments de ma vie. Vous avez déjà essayé de parler à quelqu'un se trouvant en face de vous sans le regarder tout en faisant semblant de le regarder ? Et bien laissez-moi vous dire que c'est horriblement difficile. Au début j'avais tenté de croiser son regard pour lui faire comprendre tout ce que je voulais lui dire par la simple pensée. Je n'aurais pas dû. Dès que ses yeux avaient accroché les miens, j'avais lu du mépris et de la douleur. C'était la première fois qu'il me fixait de la sorte et je n'avais pas pu le supporter. Alors j'avais fait tout mon possible pour ne plus croiser ses yeux verts, lourds de reproches. Et lorsque la pause était enfin venue, je m'étais précipité dans les toilettes, m'enfermant durant un bon quart d'heure. Et j'y étais toujours.
Je poussai à nouveau un long soupir et me relevai lentement. M'encourageant. Allez Dylan, c'était pas la mort, plus que quelques heures de supplice avant de pouvoir rentrer chez toi retrouver Britt. Cette pensée eut le don de me déprimer un peu plus mais je finis tout de même pas sortir de la cabine pour regagner le plateau.
POV Holland
Je souris légèrement à Arden qui venait apparemment de dire quelque chose de drôle – je ne comprenais jamais l'humour de l'asiatique, mais j'imitai les autres pour faire semblant – puis je me détournai du petit groupe d'acteurs afin de chercher Dylan, qui avait disparu depuis un bon quart d'heure. Bon, à vrai dire, je le comprenais un peu, au vu des regards plus ou moins amicaux que l'équipe lui lançait. J'avais essayé de lui parler durant les petites pauses entre chaque scène mais il évitait tout le monde. Même moi ! Mais où va le monde, je vous le demande.
En me dirigeant vers les toilettes des hommes, je croisai Hayley qui en sortait. Je haussai un sourcil et elle en fit de même lorsque nous nous croisâmes. Bon, vous l'aurez compris, nous ne nous apprécions que moyennement. Je la trouvais narcissique, imbue de sa personne et je savais, d'après mes sources - comprenez : Ian - qu'elle n'en pensait pas moins de moi. Mais à vrai dire je m'en fichais royalement. Je n'avais même pas besoin de prétendre l'apprécier pour le tournage puisque mon personnage n'était pratiquement jamais avec elle. J'espérais tout de même secrètement que Jeff décide de mettre Lydia avec Stiles pour pouvoir me défouler sur elle tout en faisant semblant de jouer la comédie. Enfin bref, je m'étais un peu perdue dans mes réflexions quand je faillis rentrer dans Dylan qui s'était enfin décidé à abandonner les toilettes.
« Ah enfin, je te cherchais ! » lui dis-je en l'agrippant par le bras pour l'emmener dans un coin p tranquille. « On doit parler. »
« Mais on nous attend pour- » tenta-t-il.
« Eh bien, ils attendront. »
Il sembla capituler et je souris intérieurement. Il ne pouvait rien me refuser, c'était un fait. Je l'entraînai sur le plateau de la prochaine scène – celui de la maison des Hale – et vérifiai que personne n'était aux alentours.
« Bon. Alors maintenant, explique moi tout. » ordonnai-je d'un ton sans réplique. Il me fixa quelques secondes, semblant peser le pour et le contre, avant de soupirer et de se lancer.
« Samedi, Tyler s'est bourré la gueule en boîte parce que Brittany l'a largué. » Il attendit que je parle mais ne recevant aucune réponse – les histoires de cœur de son meilleur ami ne m'intéressaient pas spécialement – il continua. « Lorsque je l'ai retrouvé parmi la foule, il était en train de tripoter une fille sur la piste de danse. J'ai voulu qu'on rentre mais, je sais pas comment, on s'est retrouvé à amener la fille avec nous. »
« Celle de la photo ? »
« Celle de la photo », confirma-t-il d'un air maussade.
« Alors ce qu'ils disent est vrai ? Vous avez couché avec cette mocheté ? »
« Non ! » s'empressa-t-il d'infirmer, et mon cœur put repartir normalement. Bien, c'était en partie ce que je voulais entendre. « Mais... »
Mon portable, que j'avais dans la main depuis le début, se mit à vibrer et je regardai d'un œil distrait le message reçu. Ian. « Qu'est-ce-que vous foutez ? Tout le monde vous attend ! ». Je répondis rapidement – « Chez Derek. Ramène tes fesses et celles de Tyler. » – tout en encourageant Dylan à répondre.
« Mais ? »
Il hésita quelques instants avant de poursuivre.
« Mais, Tyler et elle ont fait des trucs dans la chambre quand j'essayais de me calmer dans la salle de bain. Je les ai interrompus avant qu'ils aillent trop loin, évidemment ! Et puis je l'ai foutue à la porte... mais elle a eut le temps de prendre une photo quand je la regardais pas. » finit-il en grimaçant.
« Et toi et Tyler ? » demandai-je posément, arrivant finalement au vrai sujet de notre conversation.
« Quoi, lui et moi !? »
« Vous avez... fait... quelque chose ? » dis-je d'un ton innocent.
Il se mit à rougir et je sus que j'avais vu juste. Dès le début, je m'étais dit que ces deux -là étaient bien trop proches pour que ce soit honnête. J'avais quelques fois tenté d'y faire allusion devant Dylan, mais celui-ci prenait tout le temps ça à la rigolade, en rajoutant même pour que ça paraisse absurde. Mais je voyais bien le changement qui s'opérait dans son regard lorsque son meilleur ami n'était pas loin : on avait l'impression qu'il s'illuminait, comme si Dylan rayonnait de l'intérieur. Et vous pouvez dire ce que vous voulez, on « irradiait » pas comme il le faisait pour un simple meilleur ami. Non, il y avait plus. Alors j'avais accepté un rendez vous avec Tyler. Il était célibataire à ce moment là, cela va de soi. Je voulais savoir si cette... « étincelle » existait aussi chez lui.
Bon, notre rendez-vous ne s'étant pas super bien passé, je n'avais pas pu aller jusqu'au bout de mon enquête, mais j'avais cru apercevoir un soupçon d'adoration dans ses yeux lorsque j'avais abordé le sujet D... Et depuis je m'étais tue, observant en silence le spectacle qu'ils m'offraient, spectacle qui allait largement dans le sens de mes conjectures. Enfin, aujourd'hui, j'avais une preuve.
« Non, non. Non... Bien sûr que non ! Je vois pas pourquoi tu dis ça. Je veux dire c'est... C'est mon meilleur ami et... » Il arrêta de balbutier en croisant mon regard sceptique, et le rouge de son visage augmenta d'un ton. Le vermeille lui allait à merveille*.
Il allait continuer à parler quand des bruits de pas derrière le décor l'interrompirent. Dylan me lança un regard interrogateur en levant un sourcil et je lui répondis en haussant les épaules. Puis Ian apparut, suivit de près par un Tyler à l'air morose. Dès qu'il eut franchit les quelques marches menant au plateau et qu'il croisa enfin le regard effaré de Dylan, il se figea et recula de quelques pas dans l'intention manifeste de prendre la tangente. Heureusement, Ian l'attrapa par le bras et le ramena parmi nous. Mon héros ! Il me lança un regard exaspéré et je souris innocemment. Que la fête commence...
