Bonjour =)

Ralala, que demander de plus que cette pluie diluvienne? Le ciel gris/noir, cette fraîcheur automnale,
cette envie de se suicider... Ca m'avait manqué!

Bref, revenons en à nos moutons! Bêêêh dans ce chapitre j'ai décidé de tenter un nouveau POV, vous m'direz ce que vous en pensez...
si vous vous en rappelez... Vous comprendrez arrivées à la fin du chapitre 9...

Ah aussi, grande nouvelle, je vous présente la seule, l'unique, la génialissime... Catouchka! Qui a su corriger ce dernier chapitre :)
Merci merci merci merci merci merci merciiii (j'arrête là parce que, faut pas qu'elle prenne la grosse tête tout de même!)

Je vous souhaite une bonne lecture mes amies !
(et amis? Je ne sais toujours pas... De toutes façons j'ai décidé que le féminin primait sur le masculin, donc voilà. Voilà!)

On se retrouve en bas ;)


Chapitre 9

POV Ian

Je regardais alternativement Tyler et Dylan depuis une bonne minute déjà, mais personne ne semblait vouloir bouger. Tyler fixait un point à côté de son meilleur ami tandis que ce dernier l'observait, ouvrant et fermant la bouche comme s'il voulait parler mais qu'il se ravisait à chaque seconde.

Je ne savais pas vraiment ce qu'il s'était passé cette fameuse nuit. Tout ce dont j'étais à peu près certain, c'était que Tyler semblait dans la même ignorance que moi. Contrairement à Dylan.

Hier, après notre « découverte photographique », Tyler s'était isolé pendant une bonne heure. J'avais eu beau frapper à la porte, il m'avait ignoré. Lorsqu'il était enfin sorti, j'avais dû le harceler pour qu'il m'explique enfin ce que Dylan lui avait dit au téléphone - plus précisément : j'avais posé quelques questions, Holland l'avait harcelé. Il nous avait finalement avoué que Dylan lui avait menti. Il lui avait affirmé qu'il ne s'était rien passé d'exceptionnel. D'où le choc quand il avait vu la photo. Tyler avait eu l'air tellement désemparé que je lui avais proposé de rester chez moi pour la nuit. Bien sûr, il avait refusé. Holland et moi l'avions alors observé, vaguement inquiets, reprendre sa moto et sortir de mon allée pour rentrer chez lui.

Ce matin, je lui avais envoyé plusieurs textos, tous restés sans réponse. Lorsqu'il était enfin apparu sur le plateau, je m'étais fait la réflexion qu'il avait sûrement passé une très mauvaise soirée et une nuit encore plus exécrable pour avoir les traits aussi tirés et le teint aussi pâle. Je m'étais aussi demandé s'il avait pu, enfin, avoir une conversation avec son partenaire de galère mais, vu leurs échanges minimalistes durant le tournage des scènes et l'air catastrophé de Dylan, j'avais ma réponse.

Et voilà que je me retrouvais dans une situation plus que délicate, chargé de faire l'intermédiaire entre ces deux-là. Je lançai un regard légèrement énervé à Holland qui se trouvait à quelques pas de nous. Celle-ci me fit un sourire d'excuses avant d'observer à nouveau les deux hommes. C'est alors que Dylan se décida enfin à parler.

« Écoute Ty', c'est pas c'que tu p- »

Il s'interrompit brusquement lorsque Tyler braqua son regard sur lui. Dire que ce regard était furieux serait un euphémisme. Notez qu'on pouvait le comprendre : pile le genre de phrase à ne pas dire dans ce type de situation. Peu disposé à stagner entre le marteau et l'enclume, je fis discrètement quelques pas en arrière et rejoignis Holland. Celle-ci les fixait dans l'attente manifeste d'une confrontation. On aurait pu croire qu'elle regardait un film particulièrement palpitant. Je roulais des yeux et elle me gratifia de son air « Bah quoi ? Faut bien profiter, non ? Au fait, t'aurais pas du pop corn ? »

En voyant Dylan s'approcher lentement de Tyler, je pris la décision d'attraper le bras de Holland et de la tirer vers l'arrière du décor. Elle protesta tout d'abord vivement mais arrêta de rechigner lorsque je posai un doigt sur mes lèvres et un autre sur les siennes, lui intimant de garder le silence. Je collai alors mon oreille contre le mur en carton épais qui nous séparait des deux gus. Je la vis sourire du coin de l'œil et, rejetant sa chevelure rousse en arrière, elle m'imita.

Les premières secondes nous n'entendîmes que le son de nos respirations puis :

« Faut vraiment que je t'explique Ty'. »

La voix tremblante de Dylan accompagnait des bruits de pas. Il tentait sûrement de s'approcher un peu plus de Tyler.

« Oui, vas-y. Explique moi donc. » La voix claqua dans l'air, sarcastique. La froideur du ton me donna presque envie de me cacher dans un trou de souris. Pauvre Dylan. Les bruits de pas cessèrent immédiatement. La voix continua « Dis moi pourquoi y'avait une fille avec nous samedi soir alors que tu m'as juré qu'il ne s'était rien passé. Vas-y, dis moi ! »

Dylan mit quelques secondes avant de répondre.

« Je te jure qu'il ne s'est rien passé. (…) Ou presque. Trois fois rien ! » ajouta-t-il précipitamment, sa voix partant dans les aigus. Puis il se tut encore quelques instants et j'en profitai pour jeter un œil vers Holland à mes côtés. Elle se rongeait les ongles, les yeux écarquillés par le stress. En voilà une qui devait se mordre les doigts – au sens strict comme au figuré – d'avoir provoqué cette situation.

« Accouche Dylan ou je te jure que ça va mal se passer. »

« Oui. Oui. (…) Tu l'as draguée quand tu dansais, t'étais complètement bourré et t'as voulu la ramener à la maison. Enfin, chez toi. Et je t'ai laissé faire, je me disais que que... que ça te changerait les idées après ton problème avec Brittany... » Il semblait supplier Tyler, l'implorant de croire en ses bonnes intentions.

Nous entendîmes Tyler commencer à parler mais Dylan l'en empêcha.

« Oui je sais, t'emmener en boîte et de te laisser picoler c'était peut-être pas l'idéal mais- »

« Qu'est-ce-qu'il s'est passé ensuite ? Pourquoi je suis à poil sur cette putain de photo, bordel de merde, alors qu'il ne s'est soi-disant « Rien passé » ? » On pouvait discerner, dans son ton, les guillemets encadrant les derniers mots.

« Eh bien, je vous ai laissés seuls tous les deux pendant quoi, cinq minutes ? Pas plus ! Et quand je suis revenu vous étiez en train de... » Il laissa sa phrase en suspens et je me rapprochai davantage du mur, comme si c'était encore possible, pour ne pas en perdre une miette. Une vraie commère...

« En train de ? »

« Elle te suçait ! Voilà ! » lança Dylan, comme pour s'en débarrasser. Bon, au moins, c'était dit. « Et c'est là que j'ai fini par réagir. Je lui ai demandé de partir mais elle voulait plutôt que je... participe. » Malgré la tension générée par la situation, je ne pus m'empêcher de sourire au ton employé par Dylan. on imaginait très bien sa grimace à l'évocation de cette idée. « Elle m'a enlevé ma chemise, elle était tellement speed qu'elle a arraché plusieurs boutons ! On peut dire que tu l'avais bien chauffée, aussi. On a presque failli se battre mais j'ai quand même réussi à la foutre dehors à coups de pieds au cul. Cette salope a profité du moment où je m'apprêtais à t'aider à te relever pour prendre une photo et voilà. »

Silence.

« J'ai eu Brittany au téléphone. » lança Tyler, changeant totalement de sujet.

« Quoi ? » fit Dylan, aussi perdu que nous.

« Et tu sais ce qu'elle m'a dit ? »

« J- »

« Elle m'a dit qu'elle était heureuse pour moi, qu'elle l'avait toujours su. » Il se stoppa quelques secondes puis prenant une voix de crécelle, dans une tentative d'imitation de son ex-copine : « ''Son regard sur toi ne trompait pas, Ty'' (…) Pourquoi crois-tu qu'elle m'a dit ça Dylan ? Hein ? »

« Euh, tu- »

« Je suis pas pédé, Dylan. » Il cracha ces mots sur un ton venimeux. Je n'avais jamais entendu Tyler parler comme ça, et j'étais totalement désolé pour Dylan qu'il en fasse l'expérience. « Il me semblait que toi non plus d'ailleurs. »

« Je ne le suis pas ! »

« Est-ce-que tu te rends compte que c'est de ta faute si elle m'a quitté ? » continua-t-il en ignorant totalement la remarque que Dylan s'était empressé de faire dès que Tyler lui en avait laissé l'occasion. « Elle m'a largué parce qu'elle pensait, non pardon, parce qu'elle était certaine que je tenais plus à toi qu'à elle. Que j'en pinçais pour toi, bordel ! » Il y eut un bruit sourd, comme si quelqu'un venait de frapper un mur ou quelque chose du genre.

« Calme toi Tyler... »

« Que je me calme ? C'est une blague ? » A nouveau ce bruit, plus un autre, comme du verre brisé. « Tu viens de gâcher ma vie et tu veux que je me calme ? »

« Écoute Ty', je m'excuse pour la photo, je te jure que je vais faire le nécessaire pour- »

« Je m'en balance de cette putain de photo. Elle a été photoshopée, elle vaut que dalle. »

« Mais alors pourquoi t- »

« Tu m'as menti, Dylan. » La voix de Tyler venait de descendre de plusieurs octaves d'un coup et il semblait abattu. « Et tu as foutu en l'air mon couple. Je veux plus te voir. »

« Quoi ? »

« J'me tire. »

« Mais- Attends ! Tyler ! Tyler ! »

POV Holland

Les pas de Tyler longèrent le mur derrière lequel nous nous trouvions et nous le vîmes surgir du plateau quelques secondes plus tard. Il ne nous adressa qu'un bref coup d'œil avant de sortir d'un pas décidé. Mais malgré la rapidité de la chose, je remarquai ses poings se serrant sporadiquement. La douleur faisait briller ses yeux.

Ian et moi échangeâmes un long regard avant qu'il ne hoche la tête et se mette à courir après son ami. Je passai une main dans mes cheveux et soufflai un bon coup. Bien, allons-y. Je montai les quelques marches menant à Dylan et le trouvai les bras ballants et le regard vide. Un tic agitait sa paupière gauche et il ne réagit pas lorsque je m'approchai de lui pour lui poser une main, que j'espérais réconfortante, sur l'épaule. Et ben... On n'était pas dans la merde !

***[...]***

POV Dylan

Je mis environ le double du temps habituel pour rentrer chez moi. Je m'étais perdu à trois reprises dans des ruelles que je connaissais pourtant par cœur. La conversation que j'avais eue avec mon meil-.. avec Tyler - m'avait fait l'effet d'un coup de poignard et depuis, j'avais l'impression d'étouffer. Comme si l'eau d'un torrent me frappait perpétuellement la cage thoracique. Je soupirai longuement en ouvrant ma porte et hésitai quelques instants à me rendre directement dans ma chambre pour éviter tout contact humain. Je me ravisai lorsque j'entendis le son de touches de clavier que l'on maltraite. En suivant le bruit, je tombai sans surprise sur Britt dans le salon, face à l'ordinateur. Elle se tourna vers moi en m'entendant arriver et me sourit légèrement. Je mis du temps à lui répondre j'avais l'impression qu'un siècle s'était écoulé depuis que ses lèvres s'étaient étirées ainsi pour la dernière fois. Du moins lorsqu'elle me regardait.

« Tu rentres tôt ! Ta journée s'est bien passée ? » me demanda-t-elle presque joyeusement.

« Hm... » fut la seule réponse que je pus donner. Je me vautrai sur un fauteuil, attrapant le magazine people d'aujourd'hui qui traînait sur la table basse, espérant qu'elle comprenne que je n'avais aucune envie de discuter.

« Moi j'ai toujours pas de nouvelles pour la suite de la saison 2. » Bon, soit le message n'était pas passé, soit elle s'en foutait royalement. Je penchai pour la seconde solution. Elle fit pivoter le fauteuil du bureau pour être face à moi. « Je sais pas si j'ai envie que mon personnage revienne... J'ai déjà pas mal de boulot avec Disney... »

« C'est pas mal d'avoir un contrat dans une série » m'obligeai-je à répondre. Pour une fois qu'elle semblait de bonne humeur, je n'allais pas tout gâcher, j'en avais assez fait aujourd'hui. « T'as forcément du boulot pendant pas mal de semaines. Surtout que la tienne commence à bien marcher. Mais je pense que- »

« … Que ? Que quoi ? … Dylan ? »

Je ne répondis pas. Pas vraiment par choix, mais surtout parce que ma gorge s'était nouée. Je venais de tomber sur un des articles du torchon que je tenais entre les mains. Et je ne pus empêcher mes yeux de le parcourir vivement.

« Le sterek, enfin une réalité ?

Depuis dimanche, des milliers de fans de la série Teen Wolf ont défilé sur la page twitter d'une jeune femme ayant passé la soirée avec les deux jeunes acteurs. Dylan O'brien et Tyler Hoechlin ont été aperçus dans une boîte de nuit samedi soir et auraient apparemment passé la nuit en charmante compagnie1. Ces jeunes comédiens n'ont jamais hésité à déployer tout leur charme pour attirer de plus en plus de fans, créant ainsi le « sterek2 », néologisme formé à partir des prénoms de leurs personnages dans la série : Stiles et Derek. Mais le jeu ne supplanterait-il pas la réalité ? C'est ce que nous laisse penser cette photo, montrant les deux hommes... dans une position ne laissant que peu de place à l'imagination ! Auraient-ils dépassé le cap de l'amitié pour partager les mêmes draps ? D'autant plus qu'aucun démenti n'a, jusqu'à ce jour, été publié... A suivre ! »

L'article continuait sur la page suivante, évoquant à grand renfort de photos et de dessins le couple que nous avions créé de toutes pièces. Et, parmi les « pièces à conviction » que les journalistes avaient récupérées, trônait la fameuse photo dont ils parlaient tous. Je la fixai quelques secondes, tentant d'identifier des traces de retouches. Et, en effet, mon dos y était parfaitement lisse alors que j'avais en réalité une belle cicatrice au niveau de l'omoplate. Cicatrice qui était généralement effacée sur les images et vidéos publiées. La fille avait même cru bon d'enlever mes grains de beauté, pourtant nombreux. Enfin, les yeux de Tyler étaient beaucoup trop verts pour que cela soit naturel.

Hélas, même trafiquée, l'image nous montrait bien, lui et moi, dans une situation qui ne devrait pas être. Holland avait bien proposé l'idée de désamorcer la rumeur en programmant une interview interview pour faire croire à une nouvelle mise en scène d'un « sterek » en bonne et due forme. Malheureusement, même en supposant que cette manœuvre fonctionne, cette photo m'aura en fin de compte fait perdre mon meilleur ami.

N'entendant plus aucun bruit dans la pièce, je levai les yeux du journal et croisai le regard fuyant de Britt. Et alors le désarroi laissa place à la colère.

« Pourquoi tu dis rien ? » demandai-je, énervé par son manque de réaction.

Surprise par mon ton froid, elle releva la tête et me fixa, attendant la suite. Ce qui m'agaça encore plus. Elle ne pouvait plus me faire croire qu'elle n'était pas au courant. Pas quand l'évidence s'affichait sous nos yeux.

« Qu'est-ce-qui va pas chez toi bordel ? » Je jetai le magasine violemment sur la table, me relevai et m'éloignai d'elle, faisant des allées et retours dans la pièce. « Pourquoi est-ce-que tu dis jamais rien ? Tu sais... Tu sais que je rêve de quelqu'un d'autre et tu te tais. Putain tu vois une photo me montrant dans ce qui semble être une partie à trois et tu fais comme si de rien n'était. T'attends quoi pour me gueuler dessus ? Que je baise quelqu'un devant toi ? »

J'avais crié les derniers mots et l'écho de ma voix me vrillait les tympans. Je regrettais déjà de m'être énervé, surtout que je n'en avais pas le droit. Mais voilà, c'est elle qui aurait dû gueuler. C'est moi qui devais m'en prendre plein la tronche. Quelqu'un devait me remettre la tête à l'endroit, m'empêcher de faire ces conneries, m'empêcher de laisser mon esprit divaguer vers ces fantasmes extrêmes et obsessionnels. Mais j'avais l'impression de faire face à une statue. Pas d'émotions. Si, même ma copine – ma copine bordel ! – ne réagissait pas à ça, comment vouliez-vous que je fasse pour me sortir de là ?

« Tu as couché avec lui ? »

Cette phrase eut le don de me stopper net dans la diatribe que je me préparais à sortir.

« Quoi ? »

« Est-ce-que tu as couché avec Tyler ? Ou avec la pute de la photo ? »

J'en eus le souffle coupé. Britt n'était jamais vulgaire. Ou très rarement, et jamais quand elle s'adressait à quelqu'un. Surtout à moi. Si ma réponse restait bloquée dans ma gorge c'était, par dessus tout, à cause de ce regard. Tellement furieux. Tellement jaloux. Et j'avais beau m'en vouloir de provoquer chez elle une telle réaction, je ne pouvais m'empêcher d'en être heureux. Et de m'en vouloir d'en être heureux. Putain que ma vie était compliquée.

« Non. Non, bien sûr que non. » finis-je par répondre. « Il ne s'est rien passé... Je ne te tromperais jamais ma chérie. » ajoutai-je après quelques secondes d'hésitation.

Elle partit d'un léger rire, mais aucune joie n'y était perceptible. Je frissonnai.

« Arrête de mentir Dylan, je sais très bien que si t'avais pu te faire ton meilleur ami tu l'aurais fait, et qu'importe le fait qu'on soit ensemble. » Devant mon air hébété, elle soupira. « Me prends pas pour une conne, s'il-te-plaît. » Elle leva la main pour m'empêcher de parler. « Je sais très bien de quoi tu rêves la nuit. Si tu crois que j'ai gobé ton mensonge la dernière fois, tu te trompes, et lourdement. Ça fait des mois que ça dure. Certaines fois, je suis obligée de te réveiller pour que tu arrêtes de murmurer son prénom en gémissant. »

Un lourd silence suivit ses paroles et je sentis mon visage brûler de honte. Elle savait. Et depuis le début. Mais pourquoi n'avoir rien dit ? Pourquoi nous avoir laissés dans cette situation de non-dits ? Comment avait-elle pu le supporter ? Je m'imaginai un instant à sa place et grimaçai de colère. Si je l'avais entendu prononcer un autre nom que le mien en dormant, j'aurais explosé de rage. Elle dut suivre le cheminement de mes pensées car elle soupira de nouveau, lissa sa jupe et se leva pour venir se poster à quelques mètres de moi.

« Je t'aime Dylan. » J'ouvris les yeux en grand sous la surprise de cette déclaration. Bien sûr que je le savais mais, ni elle ni moi, n'étions du genre à le dire à voix haute. « Voilà pourquoi je n'ai rien dit. Je... Je voulais te garder près de moi. J'veux dire... on est bien ensemble, non ? Avant qu'on arrête de se comporter comme un couple, on était bien. Tu m'aimes n'est-ce pas ?

Cette question me prit de court mais je ne tardai pas à répondre sous son regard insistant.

« Oui, bien sûr. Bien sûr que je t'aime, Britt. »

Elle me sourit, cette fois plus sincèrement, et s'approcha de moi pour s'arrêter à moins d'un mètre.

« Bien. Tu vois ? Je sais bien que si tu es attiré par un mec, je ne peux pas lutter. Et encore moins si ce mec c'est Tyler » ajouta-t-elle en roulant des yeux, ironique. « Ce n'est qu'une passade Dylan... J'veux dire, faut être honnête, toi et Tyler ? Ensemble ? Cette histoire de Sterek vous est montée à la tête.» finit-elle dans un petit rire.

Malgré son attitude presque désinvolte, je sentais comme une question sous-jacente. Son regard était presque suppliant. Elle voulait tellement croire à ce qu'elle disait. Elle voulait croire en nous. Et je le voulais aussi. Alors je hochai la tête lentement.

Ce simple geste parut lui suffire car elle vint se coller à mon torse, enroulant ses bras autour de ma taille. J'enfouis une de mes mains dans ses longs cheveux blonds et posai mes lèvres sur le haut de son crâne en un léger baiser. Elle releva la tête vers mon visage et je fis ce qu'elle attendait de moi : je me penchai et nos bouches se rencontrèrent à mi chemin. Elle ferma directement les yeux en soupirant d'aise et je me laissai aller. Après tout, c'était avec elle que je devais être. Avec elle que j'allais être, décidai-je soudain. Elle était parfaite, et malgré mes conneries, elle m'aimait. Que pouvais-je réellement demander de plus ?

Je laissai glisser ma main de sa nuque vers le bas de son dos et elle gémit en se collant un peu plus à moi. Ses doigts vinrent accrocher ma nuque pour approfondir notre baiser et je la laissai faire de bonne grâce. Cela faisait trop longtemps que je ne m'étais pas senti comme ça. Désiré. Et j'en avais besoin, là, tout de suite. Besoin de sentir un corps brûlant et gémissant entre mes bras, besoin de trembler d'un désir partagé. Et, plus simplement, besoin de réconfort. C'est avec cette pensée tourbillonnant dans ma tête que je pris fermement Britt par les hanches, la surélevant légèrement pour qu'elle puisse entourer ma taille de ses jambes. Je la plaquai durement contre la porte de notre chambre. Son gémissement, mélange de plaisir et de douleur, alla se perdre en moi. Cette brutalité, étonnante de ma part, ne sembla pas la gêner outre mesure car elle attrapa la main qui malmenait une de ses fesses pour la glisser entre ses cuisses écartées. Et lorsque je commençai à masser son sexe à travers son sous-vêtement humide, ses gémissements se transformèrent en râles de plaisir et notre baiser devint clairement sexuel. Elle fit aller et venir sa langue entre mes lèvres, comme si elle faisait l'amour à ma bouche. Et mon excitation monta encore d'un cran.

Je tournai alors la poignée de la porte et nous nous engouffrâmes dans la chambre pour nous jeter sur le lit. Rapidement, nos vêtements ne furent plus de la partie et seuls nos gémissements et soupirs se firent entendre dans l'appartement.

Nous baisâmes toute la nuit, et pas une seule fois le visage d'un autre ne fit irruption dans mes pensées.

Fin


Mdrr j'rigole me frappez pas xD Quoi c'est pas drôle? Mais si mais si =)

Alors là, avouez que vous vous attendiez pas à cette fin de chapitre hein ;)
Mais ne vous inquiétez pas, ça reste un Dyler. Il y aura tout de même une scène Dyler, même s'ils doivent pas finir ensemble...
AAAh stop! Pas les tomates, j'vous ai déjà dit que j'aimais pas ça! ;)

Non, plus sérieusement, qu'en avez vous pensé?
Comment imaginez vous la suite?
Putain d'bordel de merde comment ils vont pouvoir se sortir de cette merde? (ouais, j'suis vénère moi aussi!)
Vont-il pouvoir redevenir amis?
Le Ialland va-t-il jouer un rôle important dans ce rabibochage?
Britt va-t-elle mourir dans d'atroces souffrance pour ne plus être un obstacle ?

Tant de questions sans réponse...

Je vous invite à laisser vos commentaires ci-dessous, et je verrai ce que je peux faire
pour améliorer leur relation... Non non, ce n'est absolument pas du chantage! ;)

Bisou les caribou-garous, j'vous kiffe! Ouaich!

Daelys