Mon dieu... ça y est, nous y sommes, c'est la fin des caribous!
Fallait bien que ça arrive un jour, mais c'est vrai que je suis triste quand même =')

Donc voici la fin de cette belle aventure! (avec plus d'une semaine de retard, j'en suis bien consciente,
mais en même temps je me rattrape un peu avec la longueur et son contenu ;))

Je m'arrête de parler ici, et je vous retrouve en bas pour jacasser =D

Bonne lecture!


Chapitre 12

POV Tyler

Mais qu'est-ce-que j'étais en train de foutre, bordel ?

Je savais que cette idée de répèt' était mauvaise. Carrément stupide même. Mais lorsqu'en début de semaine, j'avais vu Britt et Dylan dégoulinants d'amour, mon agacement avait été tel que ma bouche s'était animée d'une vie propre. Finalement cette histoire de répét' s'était imposée comme le seul prétexte un tant soit peu crédible qui me fut venu à l'esprit. Je pouvais empêcher Britt de poser ses mains sur Dylan, pendant tout un week-end... Pourquoi aurais-je dû me gêner ?

J'avais pas cherché plus loin... Sur l'instant... Mais, à bien y réfléchir, il y avait une autre raison... J'avais dû me rendre à l'évidence que plus je rejetais Dylan, plus je désirais être près de lui et plus je le désirais, plus je le rejetais... Je comprenais très bien pourquoi on parlait de cercle vicieux... Ouais, je sais, j'étais tordu, mais c'était pas de ma faute. Enfin si... justement... Merde, il avait été mon meilleur pote pendant des années, ça pouvait pas s'effacer comme ça, sur un coup de tête. Alors, cette connerie de scène à préparer ensemble m'avait paru le plan idéal pour tenter de me rapprocher de lui...

Et puis... fallait quand même reconnaître que le visage défait de la blonde avait valu son pesant de cacahuètes. Enfin, c'était ce que je m'étais dit. Maintenant, je me demandais si c'était bien le cas. Putain ! C'était pour ça que j'avais proposé qu'on répète au studio et pas chez moi. Je voulais un endroit neutre. Et surtout, j'avais espéré que la présence d'autres personnes refrénerait nos ardeurs. Enfin, mes ardeurs. Manifestement, ça n'avait pas suffi. Pourquoi nos scènes se déroulaient-elles toutes dans le loft de Derek ? Ce fichu plateau était le plus reculé de tous !

Tout avait pourtant si bien commencé ! Enfin...non, pas totalement, étant donné que Britt s'était sentie obligée de ramener son cul là où elle ne devait pas. Mais bon, finalement elle était partie assez vite et nous avions pu nous mettre à bosser dans une ambiance... pas spécialement géniale mais, au moins, on ne s'insultait pas toutes les trente secondes. Je trouvais donc qu'on s'en sortait pas si mal. D'autant que durant les heures que nous venions de passer ensemble, j'avais – la plupart du temps – réussi à bloquer mon cerveau avant qu'il ne se mette à fantasmer lorsque ma peau touchait la sienne. Et, pas une seule fois, je ne l'avais imaginé à poil ! Une grande réussite, donc.

Il ne nous restait qu'une toute petite scène à répéter et nous pouvions rentrer chez nous. Il était pas loin de l'heure du dîner, je commençais à avoir la dalle. Une seule petite scène! Et là, tout avait dérapé. Ce couillon s'était retrouvé avec le haut complètement trempé, on se serait cru à un concours de tee-shirts mouillés. En beaucoup plus intéressant puisque la clim' était un peu trop fortement réglée et que le corps de Dylan s'en révéla parfaitement conscient. Alors moi, tel un ado en manque, j'avais perdu tous mes moyens et je m'étais retrouvé bien trop proche de lui, avec l'irrésistible envie de me jeter sur sa bouche. C'est en fermant les yeux qu'il avait porté le coup de grâce à ma lucidité puisque je m'étais approché suffisamment près de son visage si tentant, pour que mes lèvres effleurent les siennes, électrisant mon corps entier.

Ce fut sans doute ce qui me ramena les deux pieds sur Terre et me fit reculer brusquement. Ma raison luttant contre mon traître de corps qui voulait absolument rester tout contre Dylan, offert là, devant moi. Il fallait que je m'en aille. Il fallait... Putain, j'avais presque embrassé mon ex-meilleur ami, sur qui je fantasmais depuis des semaines ! J'avais un très gros problème. Le pire, était que j'avais aimé ça. Tellement aimé, qu'à cet instant, le seul mot qui tournait en boucle dans mon esprit était « Encore !». Mais je ne pouvais pas. Non. Fallait que je parte. Tout de suite. Avant de faire une connerie que j'allais amèrement me reprocher.

Je me détournai alors, fuyant son regard perdu qui ne le rendait que plus attirant. La sortie. Vite. Mais je ne pus faire deux pas que sa main se posait déjà sur mon avant-bras, me retenant avec force. Je me figeai, incapable du moindre mouvement tandis que sa paume glissait lentement le long de mon bras. Un frisson me parcourut. Lorsque sa main atteignit mon poignet, il le pressa légèrement et me tira vers lui, m'obligeant à lui faire face. Mes yeux plongèrent alors dans ses billes chocolat et je pus y lire... du désir. Alors, ma conscience tomba dans le coma. Ne dit-on pas qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets ?

Abandonnant toute bienséance, je saisis son visage en coupe et me rapprochai à nouveau, jusqu'à ce que nos respirations s'entremêlent. À l'instant où mes lèvres recouvrirent les siennes, un feu d'artifice explosa devant mes paupières closes. Un déluge de sensations m'envahit et je dus poser une main contre le mur derrière Dylan pour ne pas tomber. C'était... irréel. Mais bien trop bon pour que ce ne soit qu'un rêve. Du moins je l'espérais. J'avais l'impression de flotter, tout en tentant de supporter mon corps qui se faisait de plus en plus pesant. Jamais je n'avais pensé que cette répétition finirait ainsi. Enfin, si... Mon cerveau l'avait souvent imaginé durant mes nuits agitées, surtout depuis quelques jours. Mais voilà, ça n'avait été que des fantasmes et, comme le nom l'indique, ça n'était pas censé se réaliser. Là, tout était bien trop soudain et j'avais du mal à m'acclimater. Cependant, j'étais trop déconnecté de la réalité pour savoir si ce que nous étions en train de faire était une bonne chose. D'ailleurs, même si je l'avais su, pour le moment, je m'en foutais royalement.

Une des mains de Dylan vint se poser sur mon col et tira fortement dessus, me collant contre son corps et le coinçant de ce fait entre le mur et moi. Notre baiser se fit plus urgent, comme si nous avions peur que quelqu'un surgisse pour nous interrompre. Vaguement inquiet, je fronçai les sourcils en me faisant la réflexion que c'était tout à fait possible, mais les dents de Dylan me mordillèrent la lèvre inférieure et je perdis le fil de mes pensées dans un léger gémissement. Gémissement qui le rendit plus téméraire car sa langue força le passage de mes lèvres pour venir s'enrouler autour de la mienne. La plupart du temps, je n'appréciais pas spécialement le « french kiss ». Tout cet échange de salive ne me tentait pas trop. Mais là, c'était...c'était...indescriptible. Là, c'était Dylan. Et son goût me parut le meilleur qui soit.

Tandis que nos bouches apprenaient à mieux se connaître, je sentis ses mains s'accrocher à mon pull et le soulever brusquement, m'obligeant à cesser notre baiser et à lever les bras pour l'enlever. Alors que ma peau brûlante de désir entrait en contact avec son tee-shirt humide et glacé, une once de lucidité reprit le dessus sur la folie. Je posai mes paumes sur son torse et appuyai légèrement pour me dégager de son étreinte torride.

« Non...attends. » Dylan tenta de me ramener vers lui, les sourcils arqués de confusion, mais je déviai la main qu'il tendait vers moi. « Je peux pas... »

« Putain Tyler... » Si ma voix était peu assurée, celle de Dylan était ferme et rauque et je pus sentir sa faim de moi rien qu'en entendant ces mots. Ma raison perdit du terrain. « Stop. Arrête de changer d'avis, Ty', tu vas me rendre taré. »

Il passa une main agacée et tremblante dans ses cheveux. S'adossant au mur un court instant, il poussa un profond soupir avant de se redresser pour faire quelques pas précipités dans la pièce.

« Je sais que t'en as envie (...) Et que moi, j'en ai envie aussi. Tellement envie... » Sa voix était teintée d'un étrange mélange d'amertume et de désir. « Tu... tu peux même pas imaginer à quel point ç'a été difficile pour moi de me retenir d'aller trop loin. Dans cette boîte de nuit... Putain, toi, tu te souviens pas du regard que tu posais sur m– »

« Si. » Dylan se retourna vivement et me fixa, clairement surpris par ma réaction. Bordel, fallait vraiment que j'apprenne à la fermer...

« Comment ça, « Si »? » Dylan se rapprocha de moi à pas lents, attendant une réponse qui tardait à venir.

« Je... » Je me raclai la gorge et tentai de reprendre contenance. « J'ai... quelques souvenirs de cette soirée-là. » Le regard ébahi de Dylan se teinta de colère et j'eus l'irrépressible envie d'aller me cacher dans un trou de souris.

« Tu savais !?» Je l'entendis avancer dans ma direction et il s'arrêta à une vingtaine de centimètres. « Depuis tout ce temps. » Sa voix se faisait de plus en plus basse, ne présageant rien de bon pour mon matricule. En dépit de cela, tout mon corps se tendit d'envie. Putain Tyler, tu crains. « Et tu m'as laissé tout seul, dans la merde, malgré tout ?! Pourquoi ?» Sa voix se brisa sur le dernier mot et je dus me faire violence pour ne pas l'apaiser d'une étreinte réconfortante.

La rancœur et l'effarement se mêlaient à travers ses mots et mon cœur se serra de honte. Ses paroles me touchaient d'autant plus qu'elles me rappelaient la triste vérité, le connard que j'avais été. Et soudainement, je pris peur. Peur qu'il me rejette comme je l'avais rejeté. Malgré toute l'ironie de la situation, je sus que je ne pourrais pas le supporter. Je lui fis face à nouveau et le peu d'assurance dont j'avais réussi à me draper faillit partir en fumée lorsque je croisai son regard dégoûté. Allez, putain lance-toi... Comme un pansement qu'on arrache !

« C'est pas c'que tu crois. » Je dus retenir la baffe que ma main semblait vouloir me donner. Mais quel imbécile ! Dylan me regarda avec pitié, une grimace au bord des lèvres. Toutefois, il me sembla entrevoir une lueur amusée au fond de ses yeux. « Enfin si, c'est tout à fait ce que tu crois. J'suis tellement désolé. »

Je m'arrêtai de parler quelques secondes, lui laissant l'occasion de m'engueuler, mais il se contenta de croiser les bras et de me fixer, un sourcil levé. Démerde-toi, abruti, semblait-il me dire. Ok...

« Quand tu m'as expliqué ce qui s'est passé cette nuit-là... » me lançai-je après quelques secondes de réflexion. « … je me rappelais juste de quelques trucs... pas grand chose hein, mais j'avais une petite idée du déroulement de la soirée, de la fille et... » Je pris une inspiration et lâchai plus bas « ...et de mon comportement vis-à-vis de toi. »

Pas de réaction. Même pas un clignement de paupières.

« Et j'ai rien dit parce que... Parce que... »

« Parce que t'es un connard sans couilles ? »

« Voilà ! » Avisant ses sourcils qui disparurent sous ses cheveux, je me repassai la réplique de Dylan, secouai la tête et me repris. « Enfin, non, c'est pas tout à fait ça... Je... (…) J'avais peur, c'est tout. » finis-je dans un murmure.

« « C'est tout ? » » imita Dylan en prenant une voix geignarde. Eh ! Comme si ça me ressemblait... « Et moi, j'avais pas la trouille peut-être ? ». Il se remit à arpenter la pièce à grands pas et je ne pus que l'observer, sans bouger. A vrai dire, lorsqu'il s'énervait, il faisait un peu peur. Mais juste un peu, hein ! « Putain, tu te rends compte de ce que tu m'as fait, là ? Je me suis retrouvé tout seul, comme un con, à supporter tes crises de colère de gamin capricieux alors que j'avais sauvé ton beau p'tit cul d'une succube prête à tout. » Je dus me retenir pour ne pas sourire alors qu'il venait de complimenter mon cul. Mais c'était pas le moment de le contrarier davantage. Je me reconcentrai sur sa diatribe, m'apercevant que j'avais loupé quelques phrases. « ...-loperie de photo ! Et tout ça parce que t'arrivais pas à trouver une once de courage ! Putain tu m'as vraiment traité comme une merde Ty' » conclut-il en stoppant brusquement ses enjambées et en me fixant d'un regard douloureux.

Et bien sûr, comme je ne savais toujours pas comment fermer ma grande gueule, je ne pus m'empêcher de grommeler.

« Ouais, enfin... t'avais pas l'air si malheureux que ça quand t'exhibais ton bonheur conjugal après tes parties de jambes en l'air avec ta pétasse. » Les mots étaient sortis sans filtre et je m'étonnai moi-même de la violence qu'ils dégageaient. Étrangement, Dylan ne parut pas s'en offusquer car un sourire coquin illumina son visage. Son changement d'attitude me prit au dépourvu.

« Serait-ce de la jalousie que j'entends-là, Monsieur Hoechlin ? »

Il haussa un sourcil et pencha la tête sur le côté, l'air mutin. Je me sentis piquer un fard. Putain, c'était dingue l'effet qu'il pouvait avoir sur moi rien qu'en sortant quelques mots. À part lui, jamais personne n'avait eu ce pouvoir.. Mais, me concernant, Dylan était toujours une exception. Mon exception. Alors, conscient d'abattre mes dernières défenses, je lui rendis son sourire et décidai d'entrer dans son jeu. De toute façon, il n'y avait plus rien à cacher. Ç'aurait été nier l'évidence.

« Peut-être bien. Qui sait ? » répondis-je d'un ton nonchalant, mes poings enfoncés dans les poches de mon jean. Son sourire s'élargit devant l'aveu et il s'approcha de nouveau.

« Bon... » Dylan posa sa paume à plat sur mon omoplate et, redevenu sérieux, il verrouilla son regard au mien lorsque je relevai vivement la tête. Je déglutis lentement, me demandant – avec une impatience nuancée d'appréhension, je devais l'admettre – ce qui allait bien pouvoir m'arriver maintenant que les dés étaient jetés. Après quelques secondes de silence, il se pencha vers moi, effleurant mes tétons de son tee-shirt toujours aussi froid. Sa bouche vint caresser le lobe de mon oreille et son souffle se perdit dans ma nuque. « ...Maintenant que cette question est réglée, on peut peut-être reprendre là où on s'est arrêtés ? »

Il dut prendre ma non-réaction pour un assentiment – avec raison – car il laissa vagabonder une main légère sur mon torse, toujours nu, y faisant naître des frissons au fur et à mesure de sa progression. Il évita soigneusement de passer sur les deux boutons de chair qui pointaient dans sa direction. Lorsque son pouce frôla mon nombril, mes abdominaux se contractèrent, me coupant la respiration qui, l'instant d'après, repartit de plus belle. Je sentis, tout contre ma joue, ses lèvres s'étirer en un sourire paresseux alors qu'il continuait sa promenade, joignant même l'autre main qui partit se balader dans le bas de mon dos.

« Dylan... » murmurai-je lorsque sa main alla s'amuser avec la ceinture de mon jean. Mes soupirs se faisaient de plus en plus présents, de plus en plus rauques. « Je pense pas que... »

Ce que j'avais eu l'intention de dire ? Aucune idée, j'avais perdu le fil de mes pensées au moment où Dylan s'était légèrement éloigné de moi pour enlever rapidement son tee-shirt transparent et le jeter dans un coin d'ombre. Il s'était alors rapproché de moi et je m'étais senti enfin complet lorsque sa peau froide était venue se réchauffer au contact de la mienne.

« Tu ne penses pas que quoi ? »

Je dus me répéter sa phrase au moins deux fois pour qu'elle fasse enfin sens. En même temps, Dylan venait de poser sa bouche contre mon cou et je pouvais sentir sa langue venir par petites touches à la rencontre de la fine peau qui s'y trouvait. Pas le genre de moment où mon cerveau tourne à plein régime. Devant l'absence de réponse, il continua, entre deux baisers.

« Tu penses... qu'on devrait... arrêter ? »

Hein quoi ? Non ! Oui ! Attendez... Je fronçai les sourcils, me demandant si ce n'était pas exactement ce que je voulais dire avant qu'il ne se dessape. Je tentai de me souvenir de ce que j'avais en tête mais son nez dans ma nuque ne m'aidait pas, mais alors pas du tout. Toutefois, je devais réagir, je le sentais. Je le repoussai légèrement et mon regard trouva le sien. Je faillis fléchir devant son intensité, mais je me repris. Je n'étais pas ce genre de mec qui réfléchissait avec sa queue, j'étais au-dessus de tout ça. Il me donnait l'occasion de stopper cette folie avant que ça n'aille trop loin, il fallait que je la saisisse. Je hochai alors la tête pour lui dire que, oui, on devait tout arrêter.

« Non... »

Non ? Note à moi-même : apprendre à coordonner ma bouche avec l'ensemble de mon corps... Cependant, le sourire que Dylan m'offrit supplanta mon dépit. Il prit ma nuque dans ses mains et plaqua sa bouche contre la mienne en gémissant lorsque j'entrouvris les lèvres instantanément pour l'accueillir. Au bout de quelques secondes d'un silence, agrémenté de soupirs et de bruits feutrés de froissements de tissus, je pris conscience de ma passivité certaine dans notre étreinte. Ayant abandonné tout espoir de revenir à une situation plus... normale, je décidai de poser mes paumes sur les hanches de Dylan pour le rapprocher un peu plus de moi, et je fus récompensé par un gémissement plus sonore que les autres. Alors, enhardi, je me fis plus insistant et mes mains allèrent se caler confortablement sous ses fesses, l'obligeant à se mettre sur la pointe des pieds pour ne pas tomber. Une de ses jambes se releva légèrement et se verrouilla sur ma hanche, pressant nos bassins l'un contre l'autre. Je pus ainsi sentir qu'il était au moins aussi excité que moi.

Une plainte sortit d'entre ses lèvres gonflées d'avoir trop été mordillées – je plaide coupable – et il commença à se frotter contre moi, cherchant le plus de contact possible malgré nos vêtements. J'eus soudainement l'impression qu'il me baisait, là, contre ce mur, et mon érection se fit encore plus dure. Il fallait que je calme absolument le jeu si je ne voulais pas jouir dans les prochaines secondes. Je tentai de ralentir quelque peu notre baiser, ma langue caressant doucement la sienne au lieu de lui faire brutalement l'amour. Mais Dylan ne semblait pas de cet avis car il grogna et accéléra le rythme, allant même jusqu'à pincer un de mes tétons tout en collant un peu plus son entrejambe à la mienne.

« Haan Dylan... Putain... »

Ma main dans son dos s'agrippa à sa nuque et ma tête se pencha en arrière, tentant de reprendre pied pour éviter... que notre étreinte ne se finisse abruptement. C'était trop bon. Mille fois mieux que durant mes délires nocturnes. Dylan profita de ce mouvement pour embrasser mon menton, puis mon cou, jusqu'à se pencher pour remplacer ses doigts qui continuaient à maltraiter mon téton maintenant ultrasensible. Je failli jouir sur le champ en sentant une langue mutine se promener sur la pointe de celui-ci. Alors vous imaginez lorsqu'il y ajouta ses dents... Je gémissais de plus en plus fort, me retenant de ne pas venir de toutes mes forces. Heureusement – ou malheureusement ? – il finit par délaisser mon torse pour se reconcentrer sur mon visage où il déposa une multitude de baisers.

Puis, tout alla très vite : après m'avoir plaqué sur un autre mur puis contre un des piliers de la salle, Dylan me poussa sur le bureau face à la baie vitrée du loft. Je m'y allongeai de tout mon long, une main sous ma tête et l'autre perdue dans ses cheveux alors qu'il se positionnait à califourchon au-dessus de moi. Sa bouche revint se mouvoir sur la mienne et mes gémissements se firent plus urgents lorsqu'il commença à bouger son bassin contre le mien. Au bout de quelques minutes, il créa un vide entre nos deux corps en s'installant à quatre pattes sur le bureau, les genoux de part et d'autre de mes hanches. J'allais pour protester mais je m'abstins quand je compris qu'il s'affairait à déboucler la ceinture de mon jean. Ses doigts qui effleuraient fugitivement mon érection durant le processus, me faisaient haleter. J'avais tellement envie de lui, envie de ses mains sur moi, de sa bouche... Lorsque ma ceinture alla s'échouer quelque part à côté du bureau, il déboutonna mon pantalon et tira fermement dessus, laissant apparaître mon boxer déformé, preuve de mon désir pour lui. Il me sourit et passa la langue sur ses lèvres d'un air gourmand tandis qu'il se penchait sur mon érection prisonnière du dernier morceau de tissu. Et alors que je sentais son souffle chaud et fébrile à travers mon vêtement, je perdis pieds.

POV Dylan

Au début, mon cerveau ne réussit pas à analyser ce qui était en train de se produire. Mais lorsque j'appuyai mes paumes sur le bureau pour me redresser et que je croisai le regard embué mais pourtant horrifié de Tyler, je réalisai. Les commissures de ma bouche commencèrent alors à se relever d'elles-même, jusqu'à ce qu'un énorme sourire n'envahisse mon visage. Et lorsque Tyler ouvrit la bouche plusieurs fois d'affilée, tel un poisson rouge, je ne pus qu'exploser de rire. Il me fixa quelques secondes, toujours avec ce même regard perdu, comme incapable de vraiment croire à ce qu'il venait de se passer. Mon rire redoubla devant son expression ahurie et je m'affalai sur lui, mes bras ne réussissant plus à me porter sous les assauts de mon hilarité. Celle-ci finit par le sortir de sa transe. Je l'entendis grommeler et un violent coup de poing m'atteignit à l'épaule, me faisant basculer sur le bureau à côté de lui. Le meuble tressauta sous la violence de l'impact et je grimaçai lorsque mes omoplates grincèrent de protestation. Malgré la douleur, mon visage arborait toujours un large sourire et quelques petits rires spasmodiques me secouaient encore. Tyler tourna rapidement la tête vers moi, ses sourcils se rejoignant au-dessus de son nez lui donnant un air revêche. Il me donna un coup de pied dans le mollet et je tombai sur le sol, m'écrasant sans aucune dignité sur le béton du décor.

Au bout de quelques secondes, je parvins à estomper les derniers trémolos qui faisaient vaciller ma voix et me relevai légèrement, m'aidant de mes bras car mes abdos étaient trop douloureux après cette quinte de rire. Accroupi au sol, je passai ma tête au-dessus du bureau, tentant d'accrocher le regard de Tyler. Celui-ci me tournait le dos, semblant faire la gueule. Bon. Ok, je le comprenais, moi aussi j'aurai agi comme lui si j'avais été à sa place. Voir un connard se mettre à rire alors que la situation ne s'y prête absolument pas, y'avait de quoi s'énerver. Surtout que, moi-même j'avais eu du mal à ne pas jouir devant le tableau particulièrement excitant qu'il m'avait offert. Du coup, je comprenais son incompréhension, si je pouvais dire. Mais bon, c'était vraiment trop drôle et j'avais pas pu me retenir...et puis le stress n'était sûrement pas pour rien dans cette crise de fou rire.

Je me hissai sur le bureau, posant mes fesses sur le rebord, et lui secouai l'épaule gentiment, comme pour m'excuser d'avoir perçu au mauvais moment tout le comique de la situation. Aucune réaction. Je me penchai au-dessus de lui, ignorant son mouvement de retrait et lui soufflai :

« Aller Ty... Je t'assure que c'était pas méchant... » Devant son manque de réaction, je continuai. « T'aurais vu ta tête, j'ai pas pu m'en empêcher... Tu sais bien que je suis con parfois. » Il grogna. « Bon, ok, je suis souvent con... Mais avoue que c'était plutôt drôle... »

Le rire dut se sentir encore dans ma voix car il grogna à nouveau et se tourna encore un peu plus de l'autre côté du bureau.

« Hm... Super marrant. »

Je m'approchai alors davantage et m'allongeai sur le meuble à côté de lui. Je partis enfouir mon visage dans le creux entre sa nuque et son épaule et inspirai largement pour m'emplir de son odeur boisée qui m'avait tant manquée depuis ces quelques semaines. Ma main se cala sur sa hanche nue et, ne rencontrant aucune résistance, je finis par me coller totalement à son dos. Après quelques minutes passées dans cette position, sans dire un mot, je retentai le coup.

« Tyler ? » murmurai-je, la bouche contre son épaule.

« Quoi ! ». Si ma voix n'avait été qu'un chuchotement, la sienne claqua dans le silence qui s'était instauré. Malgré son ton toujours un peu froid, je ne me démontai pas.

« Dis, tu me pardonnes ? » Je n'avais pas pu m'empêcher de prendre un ton taquin en posant ma question. Mais soit Tyler ne s'en rendit pas compte, soit ça ne le dérangea pas.

« Ça dépend. »

« De quoi ? » demandai-je, même si dans ma tête défilaient des dizaines de façons de me faire pardonner, aucune n'incluant bien sûr le moindre vêtement. Malheureusement, si moi je ne pensais qu'avec ce qui se trouvait entre mes jambes, Tyler n'était sans doute pas de ceux-là. Enfin, c'est ce que je pensais. Jusqu'à ce qu'il se tourne enfin vers moi et que je puisse voir dans ses yeux une lueur malicieuse qui ne me déplut pas. Mais alors pas du tout.

« De ce que tu es prêt à faire pour te faire pardonner. » Son sourire pervers me laissa coi quelques secondes avant que le mien lui réponde au centuple.

J'adorai ce Tyler coquin. Déjà, il m'avait étonné tout à l'heure en faisant le premier pas, mais là, j'allais en surprise en surprise. Et pas des mauvaises ! Toujours souriant, je me mordis la lèvre inférieure et baissai les yeux vers son boxer qui était à nouveau révélateur de son envie de moi. A cette vue, mon érection, qui s'était faite timide depuis quelques minutes, reprit de l'ampleur. Lorsque je relevai les yeux, je m'aperçus que – lui aussi – observait avec grande attention cette partie de mon anatomie et malgré le fait que je l'eus pris en flagrant délit de matage, il ne rougit pas – à vrai dire, le précédent quart d'heure devait avoir épuisé son quota de gêne. Non, à la place, il haussa un sourcil et se rallongea totalement sur le bureau, les bras derrière le crâne et les jambes relevées et écartées en une invitation largement explicite. « Bandant » n'était pas assez fort pour le décrire.

Je jetai un coup d'œil vers la porte du décor, me demandant vaguement si ce qu'on était en train de faire ne devrait pas se dérouler ailleurs, dans un endroit privé par exemple. Hélas, un grognement impatient me sortit de mes pensées et je souris à Tyler qui fronçait les sourcils – Derek aussi déteignait sur lui.

Je me relevai et allai me replacer à califourchon sur lui, reprenant ainsi la position que nous avions avant... « l'incident ». Je laissai mes mains caresser son torse offert et je fus pleinement récompensé lorsque Tyler ferma les yeux, bascula la tête en arrière et soupira d'aise. Cette fois-ci, je pris mon temps et allai titiller ses tétons qui durcirent immédiatement sous mes doigts tandis que ses soupirs se muaient en légers gémissements. Au bout de plusieurs minutes de ce traitement, je passai mes jambes par-dessus les siennes, me retrouvant entre ces dernières, bien décidé à aller, cette fois-ci, au bout de nos... péripéties.

Tyler ouvrit les yeux juste à temps pour me voir me pencher et glisser ma langue lentement à l'intérieur de son nombril. Il écarquilla les yeux et un hoquet de plaisir franchit ses lèvres. Hum... Je venais de trouver un point particulièrement sensible. Tandis que je simulai une lente et longue pénétration de ma langue dans cette zone, mes doigts vinrent s'accrocher à son jean et finirent ce qu'elles avaient entrepris de commencer tout à l'heure. Sans que ça soit prémédité, son sous-vêtement glissa le long de ses jambes, en même temps que le pantalon. Je ne m'en rendis compte que lorsque je fis littéralement face à la hampe dressée de Tyler.

Après quelques secondes de flottement durant lesquelles nous échangeâmes des regards timides, je finis par approcher ma bouche de son sexe plutôt... conséquent. Certes c'était inédit et un peu inquiétant mais qu'à cela ne tienne, j'avais pas fantasmé comme un malade sur ce mec pendant plusieurs mois pour m'arrêter si près du but. Tout en gardant mes yeux fixés aux siens, j'abaissai mon buste jusqu'à ce que mes lèvres frôlent l'objet de ma convoitise et j'entendis Tyler prendre une grande inspiration puis retenir son souffle. A vrai dire, j'arrêtai aussi de respirer, ne sachant pas vraiment comment m'y prendre. Je me refusai à repenser aux pipes qu'on avait pu m'administrer pour y chercher l'inspiration, je mis donc mon cerveau sur pause et me lançai, à l'instinct. Et le gémissement de pure luxure qui franchit les lèvres de Tyler lorsque ma langue alla à la rencontre de son gland suffit à me donner totalement confiance en moi.

J'entrepris alors de faire de lents aller-retours le long de sa verge, ma langue suivant les veines gonflées qui la parsemaient. A chaque fois que ma bouche revenait sur le haut de son sexe, je le suçotais légèrement, arrachant un gémissement étouffé à Tyler, avant de repartir rapidement vers le bas. Au bout de quelques secondes, je m'habituai à ce contact étrange et commençai même à y prendre du plaisir. Mon sexe battant douloureusement contre mon jean en était la preuve. Je tentai d'oublier mon envie de me branler violemment et me reconcentrai sur ma tâche. Après tout, je devais me faire pardonner...

Ma main vint d'elle-même à la rencontre de la base de son sexe que j'enserrai d'une poigne douce mais ferme. Je débutai un léger va-et-vient de celle-ci pendant que ma bouche s'affairait sur son gland rougi. Je ne bougeai plus la tête mais mes lèvres continuaient à aspirer, engendrant une pression assez forte qui le fit s'arc-bouter pour en recevoir plus. Cependant, ma main sur son sexe et l'autre sur sa cuisse l'empêchèrent de se surélever. Un grondement sortit de sa gorge et je souris, son sexe toujours emprisonné à l'intérieur de ma bouche. Au bout de quelques secondes de ce supplice qui semblait très agréable vu les gémissements qui m'arrivaient aux oreilles, je me remis à bouger sur sa longueur et mes doigts quittèrent l'intérieur de sa cuisse pour venir caresser ses bourses pleines. Je sentis une des mains de Tyler venir s'enfouir dans mes cheveux tandis que j'accélérai le rythme de mes succions, engendrant des soupirs rauques de plus en plus fréquents et sonores.

« Putain Dylan... »

Je luttai contre sa paume qui m'encourageait à engloutir quelques centimètres de plus et relevai la tête, abandonnant quelques instants le sexe lourd de mon presque amant. Tyler me fixa, les yeux vitreux mais incontestablement suppliants.

« Oui ? » demandai-je, un sourire apparaissant sur mes lèvres alors que l'expression de Tyler se faisait abasourdie. Il posa ses coudes sur le bureau et releva le haut de son corps.

« Pour-pourquoi tu t'arrêtes ? » L'urgence dans sa voix m'arracha un petit rire et je m'appuyai sur ses genoux pour amener mon visage tout près du sien.

« Tu m'as appelé... tu voulais quelque chose ? » continuai-je d'un air taquin, jubilant du pouvoir sexuel que j'exerçai sur lui.

Il plissa les yeux, et ses commissures s'étirèrent dans un sourire sensuel.

« Si je veux quelque chose ? » susurra-t-il près de mon oreille.

Mon sexe se tendit un peu plus dans mon boxer au son de sa voix et je réprimai une plainte. Bon, ok, je n'étais pas le seul à avoir du pouvoir sur l'autre dans cette pièce. Sa main agrippa ma nuque et me força à coller ma bouche à la sienne. Il m'embrassa langoureusement, goûtant par la même occasion sa propre saveur – ce qui ne parut pas le déranger plus que ça. Puis, il tira un peu sèchement sur mes cheveux pour fixer son regard au mien.

« Ce que je veux, c'est jouir profondément dans ta gorge. » Son ton sévère et la brusquerie dont il faisait preuve m'excitèrent encore plus si c'était possible. « Alors tu vas gentiment remettre ta jolie bouche sur ma queue et finir ce que tu as si bien commencé. »

Je faillis jouir à ses mots provocateurs mais me retins de justesse. Ma langue se faufila hors de ma bouche et passa rapidement sur mes lèvres soudain devenues sèches.

« Tout ce que Monsieur voudra. » dis-je dans un sourire pervers qu'il me rendit avant de reprendre ma bouche durant quelques secondes.

Alors que je me baissai à nouveau pour exaucer sa prière, j'entendis un bruit de pas dans le couloir de l'autre côté du décor et nous nous figeâmes, les yeux écarquillés.

« Dylan ? Chéri ? Tu es là ? »

Oh putain, c'était Britt ! Mais qu'est-ce-qu'elle foutait là celle-là ? Elle aurait déjà du être arrivée au chalet à cette heure-ci ! Mon regard passa vivement de Tyler à la porte d'entrée et, pris de panique, je me laissai tomber à côté du bureau, gardant une main sur la hanche de Tyler pour l'entraîner au passage. Ma bouche se tordit dans une grimace de douleur, d'abord lorsque mon dos rencontra – à nouveau ! – le sol, ensuite quand le genou de Tyler vint exploser ma main dans l'action. Je faillis laisser échapper un léger gémissement – beaucoup moins sympa que quelques secondes auparavant – mais heureusement Tyler eut le bon réflexe de me bâillonner d'une main tandis que l'autre me faisait signe de me taire. Facile à dire pour lui, j'avais amorti sa chute !

Nous tendîmes l'oreille, les pas se rapprochant de plus en plus de notre salle, et je me dégageai doucement de l'emprise de Tyler pour regarder où se trouvaient nos vêtements. Parce que, réellement, à quoi bon se cacher si nos frocs étaient en plein milieu de la pièce ? Je retins un soupir de soulagement en m'apercevant de notre chance : tous nos vêtements avaient atterri dans l'ombre ou derrière des meubles. Ils étaient donc invisibles depuis la porte d'entrée. Tyler dut suivre mon raisonnement car il m'adressa un regard éloquent accompagné d'un léger sourire. Tu l'as dit mon pote...

Les marches en bois menant à l'entrée du loft de Derek grincèrent, signe qu'elle se trouvait à moins de vingt mètres de nous. Puis la lourde porte coulissa et, grâce au mince espace entre le sol et le bas du bureau, nous pûmes voir des escarpins verts avancer sur le béton lorsque Britt fit quelques pas hésitants à l'intérieur de la pièce.

« Amour ? » appela-t-elle en se dirigeant vers le salon.

Tyler roula des yeux et je me forçai à ne pas rire. Même si la situation était censée être stressante, je ne pouvais m'empêcher de me sentir bien, là collé contre Tyler, tentant d'échapper au regard de ma copine. Et puis le fait que mon partenaire soit totalement à poil n'arrangeait rien. C'était totalement invraisemblable mais qu'y pouvais-je ? Ça devait sûrement être un trop plein de phéromones qui m'anesthésiait le cerveau...

Nous suivîmes le trajet de Britt à travers le loft et je vis Tyler fermer les yeux, priant certainement pour qu'elle n'ait pas la mauvaise idée de venir fouiner du côté de la baie vitrée. Mais, si y'avait quelqu'un là-haut, il ne l'entendit pas car les marmonnements de Britt se rapprochaient impitoyablement du bureau. Pourtant, la chance nous sourit car une voix bien connue retentit dans le silence oppressant – du moins de mon point de vue.

« Ils sont plus là. »

Les baskets noires de Holland apparurent dans notre champ de vision au moment même où Britt allait se pencher vers nous. Nous l'entendîmes émettre une exclamation de surprise et se déplacer vers l'entrée. Merci mon dieu.

« Sa voiture est toujours là pourtant. » Rétorqua-t-elle en s'avançant vers Holland. « J'ai fait demi-tour sur la route quand je me suis rendue compte que je ne lui avais pas laissé les clefs de l'appartement... » continua-t-elle, comme pour justifier sa présence ici à une heure si tardive.

Holland avança de quelques pas dans la pièce, se positionnant entre le bureau et ma petite amie.

« Non, je les ai vus partir y'a une heure je dirais. Tyler a ramené Dylan chez lui, il me semble qu'il avait un souci avec le démarreur. »

Je haussai les sourcils en entendant ce mensonge qui faisait pourtant très vrai dans la bouche de Holland. C'était vraiment une bonne actrice. Tyler m'adressa un regard curieux mais je haussai les épaules – du moins, j'essayai. Je n'avais aucune idée de la raison qui poussait Holland à nous couvrir. Est-ce-qu'elle savait ce qu'il venait de se dérouler ici ? Est-ce-qu'elle savait que nous étions toujours là, nous cachant désespérément dans un mètre carré de cette même pièce ? J'eus ma réponse immédiatement après m'être posé la question : Holland s'avança vers le bureau et, d'un léger coup de pied, elle envoya ma ceinture – que je n'avais pas remarquée – en-dessous du meuble. Ok, elle savait.

Tyler soupira légèrement et je reportai mon attention sur le beau gosse nu qui se trouvait toujours au-dessus de moi. Ses bras tremblaient, la position que nous avions adoptée en tombant n'était pas de tout confort pour lui. Il se pencha vers moi et posa son front contre ma clavicule, permettant à ses avant-bras de se reposer quelques secondes. Je souris et enfouis une de mes mains dans ses cheveux, lui massant légèrement le crâne. J'étais bien conscient que la situation ne s'y prêtait pas – ou, du moins, plus – mais j'avais envie de le prendre dans mes bras, de le câliner et...

« Je ne pense pas qu'il aurait accepté ça. » reprit la voix dédaigneuse de Britt. « Dylan déteste Tyler. »

Tyler reprit appui sur ses paumes et, sans même le regarder, je savais qu'il m'adressait un regard jaloux et peiné. Je gardai ma main dans sa nuque et l'attirai à nouveau vers moi, cette fois-ci pour coller nos lèvres, tentant de le rassurer et de faire passer tout ce que j'aurais aimé lui avouer à travers ce baiser. Non, je ne te déteste pas. Bien au contraire. Je veux passer toutes mes journées avec toi, contre toi, en t-. Hmm, oui bon, mon cerveau commençait à divaguer et je m'aperçus vite que j'avais une bonne raison pour cela : Tyler n'avait toujours pas... enfin il était toujours... Sa queue appuyait joyeusement... eh bien... contre mon bas ventre... ! Je m'en rendis compte en même temps que lui et je lui adressai un grand sourire de prédateur.

« Ah ? Et bien écoute je te dis ce que j'ai vu. Ils sont passés nous voir avant de partir. »

« Nous ? »

« Pas que ça te regarde, mais oui, nous. Je répétais avec Ian pas loin. »

Ma main libre alla serpenter le long de son torse, lentement, s'attardant sur ses pectoraux bien dessinés et son nombril si sensible. Je pus apprécier le regard paniqué mais excité de Tyler. Comme pour dire « Non... Tu n'oserais pas » Et bien... Si.

POV Holland

Je repartis vers l'entrée de la pièce, Britt m'imitant.

« Tu sais, Tyler a gardé un double de la clef votre appartement, Dylan pourra toujours lui emprunter. » Je me fis violence pour ne pas sourire face à son regard jaloux et déconfit. La pauvre quand même... « Viens, je te raccompagne au parking. » finis-je en fermant la lourde porte du loft.

Au moment même où le « clic » de la serrure se fit entendre, je perçus nettement un gémissement provenant de l'intérieur de la pièce. Je jetai un regard à Britt qui s'éloignait déjà dans le couloir et levai les yeux au ciel tout en me congratulant chaleureusement. J'étais vraiment la meilleure.

The FIN


Pfiou pfiou pfiou... J'adore Holland lol

Alors, qu'avez vous pensé de ce dernier chapitre? Moi j'l'aime bien, tout compte fait (ouais parce que à la base je doutais un peu)
Finalement, tout est bien qui finit encore mieux!

Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont lu et ont laissé un/des commentaire(s) pour me soutenir (les autres... bein moins hein, on se comprend lol)
Je dis merci (à la vie) à Cathouchkaka, qui a supporté les coupures abruptes des parties de chapitre que je lui envoyais. Non parce que, si vous pensez que je suis sadique à la fin des chapitres, demandez lui comment je suis à l'intérieur même des chapitre xD A chaque passage de suspense, je coupais... Ma pauvre... Mais je sais qu'tu m'aimes quand même un peu =D

Concernant la suite, je vous laisse imaginer, je suis sûre que vous en êtes capables ;)
Sinon, je pense faire un épilogue (un truc bien cochon... Ahh vous êtes tout ouïe là!) Mais ce n'est pas sûr du tout étant donné que c'est ma première année en tant que prof et donc que j'ai pas mal de boulot.

D'ailleurs, soyez sympa avec votre prof de SVT sivouplé, surtout si elle est brune aux aux cheveux courts. Qui sait, c'est peut-être moi!

Pour mes autres fics, je tenterai d'écrire la suite de Back in Time mais là aussi, rien n'est sûr car j'ai perdu l'inspiration dès le début (et ouais, ça arrive) malgré vos commentaires très encourageants! Je réessaierai pendant les vacances de la Toussaint

Voilà je vous fait de gros gros bisous et vous dis peut-être à bientôt (enfin, dans tous les cas en RARs!)

Daelys