Une odeur appétissante exhalait de la pièce, une odeur si séduisante qu'elle enchanterait les papilles les plus capricieuses. Les plats se succédaient, plus succulents les uns que les autres. Une dinde farcie étreignait chaleureusement des pommes de terres avec sensualité, non loin une multitude de légumes essayaient de reproduire la splendeur d'un arc-en-ciel. Ces plats recouvraient une immense table, ornés d'innombrables couverts, assiettes et verres. Des paroles animées, des rires accompagnaient le repas. Hermione, quant à elle, essayait tant bien que mal de se rendre invisible. Ce qui était bien difficile parmi toute ces chevelures rousses. Pendant un bref instant, elle s'était demandée s'il ne s'agissait pas d'une secte ou d'une sorte de mafia. Allaient-ils la teindre en rousse ?Voire même, l'obligeraient-ils à faire partis de la République officielle de Roussie ? Cette pensée la fit rire. Quelle triste destin se serait que de finir roussifiée ! Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres.

Intriguée, attentive, elle se laissait imprégnée par les conversations que menaient la famille Weasley, tel était, si elle l'avait bien compris, le nom de cette curieuse famille. Hormis, Madame Weasley, la mère de famille qui tentait de lui faire avaler l'équivalence de son poids, aucun des autres Weasley ne semblaient avoir remarqués sa présence.

La brunette était assise, entre deux rouquins, l'un était très sérieux et semblait avoir un balais coincé dans le postérieur, l'autre ne cessait de jouer avec une figurine de dragon, s'amusant à l'attraper avec un mini lasso crée par sa baguette. A côté de lui, deux rouquins identiques, des jumeaux racontaient toute sorte de blagues faisant rire Ron, le jeune homme brun ainsi que la rouquine qui les avaient regardé tirer. Au bout de la table se tenait, un homme plus âgé, à l'air aimable qui semblait être le père de famille. Il conversait avec un jeune homme roux au visage défiguré. Une jeune femme blonde se tenait à ses côtés. Une petite fille du nom de Lily et un petit garçon nommé Albus remplissaient les deux dernières chaises.

Hermione apprit que Arthur, le père ainsi que Percy, son voisin au balais coincé, travaillaient au ministère de la magie. La rouquine, Ginny était la mère des deux enfants et semblait l'épouse du brun, Harry... Hermione s'étouffa lorsqu'elle entendit que la savoureuse viande qu'elle mangeait était mariné à la bouse de dragon.

Soudain, une centaine de prunelles, lui semblait-il, s'était tourné vers elle. Les joues de la brunette se recouvrirent d'une teinte rose. Un sourire amusé étirait les lèvres de Ron.

Madame Weasley la présenta d'un ton chaleureux. Ainsi, on l'appelait la-fille-du-coin-de-rue-qui-surprend-les-meurtres. Hilarant.

Soudain, une abominable explosion retentit. Une dizaine d' hommes robustes apparurent. Des sorts se mirent à voler dans tout les sens. Des cris s'élevèrent. Et une fois de plus, avant qu'elle n'eut le temps de comprendre ce qu'il se passait, elle sentit sa gorge perdre haleine, ses poumons se vider.

Elle atterrit brutalement mais ne percuta pas le sol de son corps retenu par le bras de Ron. Son regard d'un bleu orageux la fixait.

-Tu restes là. Tu ne bouges pas.

Il transplana.

Où voulait-il qu'elle aille ? Sa baguette était tombé de sa poche lorsqu'il l'avait attraper par le bras, la porte de la pièce dans laquelle elle se trouvait était sûrement fermé et non elle n'avait certainement pas envie de savoir à quel nombre d'étages se trouvait la pièce.

Son cœur se serra, une lutte acharnée se déroulait à cette instant chez la famille Weasley et elle était impuissante. Y avait-il des blessés voire même des morts ? Avaient-ils épargnés les enfants ? Elle n'en savait rien.

Le temps ne cessait de fuir, le sable de couler. Toujours aucunes nouvelles tandis que les heures s'enchaînaient les unes après les autres.

Voulant se changer les idées, car malheureusement elle ne pouvait rien faire d'autre, elle admira la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle était assez grande et joliment aménagé. C'était un salon. Elle fit le tour de la pièce. Son regard s'arrêta sur une photo. Deux hommes se tenaient bras dessus bras dessous brandissant ce qui lui semblaient un diplôme. Ainsi, le rouquin était un auror. L'homme qu'il avait tué était-il un mangemort ? Curieuse et ravie, elle vagabonda dans l'appartement fouillant chaque recoin. Et oui quelle idée de la laisser seule ici, c'était à ses risques et périls. Elle trouva plusieurs albums datant de l'époque de Poudlard. Ainsi, elle apprit qu'il avait été gardien dans l'équipe de Griffondor. Quelle idiote ! C'est vrai que le visage du brun lui disait quelque chose ! C'était le célèbre Harry Potter.

Un bruit lourd retentit. Hermione saisit la lampe de chevet du rouquin et se précipita dans le salon. Certes, il y avait de grande chance qu'il s'agisse de Ron, mais il vaut mieux prévenir que soigner.

Elle pénétra dans le salon, prête à frapper. Ron s'appuyait sur une table. Hermione ne l'ayant pas vu, prise de panique lorsqu'elle l'aperçu, le frappa en pleine tête.

-Par Merlin ! Hurla t-elle lâchant la lampe. Je suis désolée.

Résultats : Une blessure superficielle sur le torse dû à un sort, une autre à la mâchoire dû à un coup de poing, et sûrement un traumatisme crânien dû à la brunette.

-Tu as de la force, tu sais, déclara t-il en se prenant la tête dans les mains. Il faut apprendre à la canaliser.

-Euuuuh...Vous avez de très jolies lampes de chevets, vous savez, murmura Hermione confuse, prête à recevoir la colère du rouquin.

Le rouquin la regarda bouche-bée avant d'éclater de rire.

-Tu as de l'humour, déclara t-il dans un sourire. J'aime ça.

Hermione sentit le rouge lui monter aux joues.

-Je vais chercher la trousse de secours qui est dans votre bureau, déclara t-elle avant de filer.

-Bonne idée, je...Comment sais-tu qu'elle se trouve dans mon bureau ? Mademoiselle ! Il sourit d'un air blasé, les femmes... Il s'assit sur le canapé

Hermione revint.

-Tu pourras remettre aussi la lampe là où tu l'as prise, déclara t-il en lui lançant un regard réprobateur.

-Que s'est-il passé ? Demanda t-elle. Alors qu'il retirait sa chemise ensanglanté. Elle rougit de nouveau s'asseyant près de lui. Un sourire amusé naquit sur le visage du rouquin. La perspicacité était l'un des atouts d'un auror, le fait de remarquer chaque détail également.

-Mais oui, change de sujet, déclara t-il amusé, moi aussi j'aimerais fouiller dans tes sous-vêtements.

Hermione pressa généreusement un coton imbibé de désinfectant sur la blessure du rouquin. Ses muscles se contractèrent, il grimaça.

-Tu me veux que du mal toi ? Se plaint-il.

-J'en conclu, qu'ils vous ont échappées et que personnes n'est gravement blessés, déclara t-elle en continuant à le soigner.

Il sourit.

-Oui, jusqu'à que tu me frappes, personne n'était gravement blessé, plaisanta t-il.

Elle grimaça.

-Que voulaient-ils ? Demanda Hermione s'appliquant à lui faire un bandage. Ses doigts glissaient sur la peau du rouquin, elle le sentit frissonner.

-J'ai tué un de leurs hommes, déclara Ron froidement, tu l'as vu.

Elle leva les yeux vers lui, abandonnant quelques secondes sa tâche.

-Pourquoi avez-vous fait cela ?

-Pas la peine d'insister, je ne te le dirais pas. Dit-il sèchement.

-Mais...

-S'il te plaît, si tu pouvais m'épargner le quart d'heure de supplication, je t'en serais très reconnaissant.

Un silence pesant s'installa. Hermione finit son bandage.

Puis, elle renversa doucement la tête du rouquin en arrière afin de pouvoir regarder sa mâchoire. Ses doigts tenaient son menton alors que de l'autre main, elle...

-Ta braguette, dit le rouquin.

-Pardon ! Rougit Hermione.

-Je voulais dire baguette dit-il en la lui tendant, le sourire au les lèvres.

-Très marrant, déclara t-elle, levant les yeux au ciel.

Elle murmura une incantation faisant hurler le rouquin.

-Bordel ! Tu pourrais être plus délicate, vociféra t-il.

-Désolé, je me suis trompé d'incantation, répliqua t-elle amusée.

-Très marrant.

Elle s'approcha davantage du rouquin passant ses doigts dans ses cheveux.

-Aiie, murmura t-il.

-C'est rien, vous n'aurez qu'un bleu dit-elle.

-Tu pourrais être plus délicate, répéta t-il.

-Ce sont les risques du métier. Avoua t-elle.

-Comment tu...?

-La photo, dit-elle en la désignant de la tête.

Il sourit.

-Les femmes...dit-il d'un air lasse.