Chat-pot : C'est vrai que le mangemort du bar n'avait pas l'air très futé. ^^ Mais heureusement pour les gentils, les méchants ne sont pas que des gens intelligents. ;) Merci pour tes reviews. ;) Par contre, je risque de poster moins régulièrement ces temps-ci. Le prochain chapitre arrivera sûrement samedi prochain, même si j'essayerais d'être plus rapide. Bonne lecture. :)

Tout était sombre, pas un bruit ne brisait l'effroyable silence qui dominait. Cette quiétude troublante n'avait rien d'apaisant, bien au contraire, elle incitait l'appréhension et l'inquiétude à s'installer dans l'esprit du jeune homme. Le trouble avait envahit tout son être tel un poison se propage dans les veines jusqu'à chasser l'âme de son corps, dévorer l'être lui-même. Le néant, voilà tout ce qui s'étendait devant lui, rien, rien d'autre. Quel était cet endroit si obscure, si peu accueillant ? Que faisait-il ici à airer comme une âme en peine ? Où fuir ? Par où partir, s'enfuir ? Il n'en savait rien, il ne savait plus rien. Il ne faisait ni chaud, ni froid. Tout était neutre autour de lui, comme si le monde s'était écoulé laissant le vide derrière lui, le néant terrible et pesant. Que faire ? Attendre. C'est une vertu dit-on, mais en est-ce une, lorsqu'elle ne représente que l'impuissance d'agir ? N'est-elle pas la preuve de la faiblesse, de l'incapacité à lutter, à s'évader de cette prison dont il était le prisonnier.

La notion du temps s'était perdu. Il était incapable de délimiter le temps qui fuyait. Il avait essayer de compter mais bien vite cela l'avait ennuyé. Alors, il essaya de se souvenir, toutefois le néant dans son esprit fut bien pire que celui qui l'entourait. Pas même son nom ne revint à sa mémoire. Il n'était plus rien que cet esprit tourmenté avide de savoir, de comprendre, de vivre.

Soudain, un bruit retentit. Un bruit qui était le mélange d'un millier d'autre mais pour lui ce n'en était qu'un. C'était comme une explosion, c'était intense, comme la tête que l'on ressort de l'eau alors que l'on perdait son souffle, l'air s'engouffrant brutalement dans les poumons. Ce bruit était la vie, la vie qu'il saisissait à nouveau de ses mains.

Ses yeux s'ouvrirent doucement, aveuglés par la lumière du jour. Le monde qu'il avait quitté contraint à l'errance se dessina à nouveau autour de lui. Il était magnifique, bien que ce n'était qu'une chambre à St. Mangouste. Tout lui revint aussitôt, le port, Malfoy, le combat, ses blessures, sa souffrance, Hermione. L'abondance de ses souvenirs lui provoqua une migraine. La douleur dans sa poitrine l'envahit à nouveau. Une multitude de questions s'empara de lui. Combien de temps avait-il été inconscient ainsi ? Il ferma les yeux, incapable de les garder ouvert un instant de plus. Il était fatigué, son corps était un terrible fardeau.

Un vive échange de voix attira néanmoins son attention. L'une de ses voix était celle d'Hermione, il ouvrit instantanément les yeux. Elle était en colère. La voix de l'homme à qui elle s'adressait lui était familière toutefois il était incapable de l'identifier, ses sens étaient encore bien trop ébranlé pour cela. Il ne devait être pour lui qu'une simple connaissance contrairement à Hermione dont la voix était le bruit majeur qui l'avait arraché de son errance. De quel romantisme son esprit a fait preuve ! Pensa-t-il amusé.

-Je refuse ! Il n'en est pas question ! Je ne peux pas ! S'exclama-elle.
-Je n'ai que faire de ce que vous voulez, ce n'est pas une proposition, ni une question, c'est une affirmation, je vous l'impose, répliqua l'homme d'une voix autoritaire.
-Je n'ai pas confiance en lui comme...
-Vous vous y ferez. Vous n'avez pas le choix, votre avis est ce qui m'importe le moins, croyez-moi.
-Vous croyez que votre rend m'impressionne ? Déclara-t-elle avec assurance comme elle l'avait toujours fait. Je vous le répète, je refuse !
-Demain, et si vous ne venez pas, je vous ferais venir de force !
-Vos menaces ne m'atteignent pas !
-Alors pensez à lui.
-Et que pensez-vous que je fais?! S'énerva-t-elle davantage. Je ne fais que cela !
-Vous n'êtes qu'une bombe à retardement, vous blessez ce que vous touchez, regardez. Et là c'est impossible. Maintenant partez.

Elle ne répondit pas. Ils ne se saluèrent pas. Leurs pas s'éloignèrent. Que se passait-il ? Hermione était-elle en danger ? L'impuissance qui le clouait ainsi dans son lit le mettait hors de lui. Qu'avait-elle encore fait alors que lui ne pouvait bouger de son lit ? Cette femme le tuerait de son audace et de sa persévérance ! Bien qu'elle était très intelligente, elle ne mesurait pas le danger comme un auror de son expérience pouvait le faire. Curieusement, son agacement ternissait face à l'affection profonde qu'il lui portait. Bien que têtue et profondément énervante, cette femme, il devait se l'avouer, l'avait mi à ses genoux. A quoi beau le nier, que ne ferait-il pas pour elle ? Il sourit. Enfin, cela ne changerait rien au fait, qu'il ne se générait pas de lui faire part de son mécontentement lorsqu'il la verrait.

Toutefois, il ne la revit pas de tout son séjour à St. Mangouste, soit plus de trois semaines. Pas une nouvelle d'elle, tandis qu'il voyait chaque jour sa famille, qui ne lui laissait pas un moment de répis. Il ne vu que très peu Harry également et n'eut même pas le temps de lui demander des informations concernant Hermione. Il savait que Harry était très occupé depuis que l'on avait capturé Malfoy. Mais il n'en savait pas plus. S'il voulait savoir c'est au QG, qu'il devait se rendre.

Une semaine plus tard, il sortit enfin de l'hôpital. Malgré les maintes protestations de sa mère, il ne rentra pas chez lui mais se dirigea vers le QG. Il mourrait d'impatience de savoir ce que ses collègues avaient bien pu tirer de Malfoy. Il espérait que toute leur petite aventure avait servi à quelque chose. Après tout, ils avaient pris pas mal de risques en batifolant avec des mangemorts. Mais le plus aberrant était pour Ron que les auteurs d'un tel massacre aient pour messager de tels abrutis. L'homme à qui Hermione avait réussi à soustraire des informations était justement sensé transmettre au vrai fournisseur de Malfoy l'emplacement de la transaction.

Ron arriva d'un pas rapide dans le hall du QG. Il fut salué par certain collègues qui s'enquirent de son état. Il allait mieux. Lui, les questionna sur l'enquête, on lui dit d'aller rejoindre Harry en salle d'interrogatoire. Il pénétra dans la pièce juxtaposé à celle de l'interrogatoire.

Le rouquin paru stupéfait de la violence avec laquelle se comportait son meilleur ami. Il avait l'air hors de lui et agrippait son interlocuteur. Il hurlait sur un Malfoy qui le regardait avec un air béat et mesquin. Mais Malfoy ne parlait pas, et c'était certainement ce qui agaçait Harry. Ce dernier sortit au bout de quelques instants en claquant la porte tandis que d'autre aurors emmenèrent un Malfoy satisfait dans sa cellule provisoire.

Ron rattrapa son meilleur ami l'interpellant. Harry le regarda d'un air furieux, mais bien vite sa colère s'apaisa lorsqu'il reconnu son ami. Il l'étreignait, il était content de le revoir.

Ils s'assirent.

-J'imagine que tu as vu mon interrogatoire, commença Harry, c'est comme ça depuis plus d'un mois. Quoiqu'au au début, il me provoquait en insultant James et en jouissant de sa mort. Le chef a bien vite voulu m'écarter de ces interrogatoires, mais j'ai refusé et il a vite compris que je ne céderais pas. Mais voilà, Malfoy ne prononce plus un mot. Il rit de nous, mais reste muet comme une tombe.

On a pourtant essayé plein de choses, il est endurci et le chef refuse qu'on l'affaiblisse avec des détraqueurs. Je sais ce que tu penses, mais je veux tout faire pour venger James et surtout arrêter ce massacre.

-Je sais Harry, le rassura Ron, et je suis tout à fait d'accord avec toi.

-Néanmoins, continua Harry, on a capturé son elf de maison, Dobby, ce que Malfoy ignore. Et la pauvre bête n'a pas été aussi résistante que son maître mais elle en sait bien moins que lui. Apparemment, le poison qui attire les hippogriffes a été placé dans de nombreux aliments , ce que nous savions déjà, mais ça a confirmé que c'était la nourriture la plus apte à être mangé par les enfants moldus, qui était le plus touché. Le témoignage d'Hermione sur ce que vous avez vu a appuyé également cela. On a donc centré nos recherches sur les produits typiques comme les sucreries ou gâteaux. On a d'ailleurs regardé aussi à la maison...Mais pour l'instant les vrais sources n'ont pas encore été déterminé. La production et la distribution de nombreux produits suspects on été arrêté. On a capturé aussi deux hippogriffes. Les analyses ont prouvé qu'il y avait dans leur estomacs de la chair humaine. On tourne un peu en rond.

Ainsi, c'est Malfoy qu'il fallait faire parler pour avancer. Mais comment faire pour atteindre quelqu'un qui n'a aucun principe alors que lui est retenu justement par une éthique. Harry avait déjà essayé beaucoup de choses. C'était donc à son tour. Il n'était pas question d'avoir l'un des chefs de tout ça entre leur mains et de ne pas en apprendre davantage.

Mais malheureusement, comme pour Harry cela ne donna pas grand chose mis à part le fait que Ron aurait tué Malfoy si Harry ne l'en avait pas empêché. Il perdait son sang froid, c'était mauvais. Mais l'enjeu était trop gros et les dégâts l'affectaient bien trop. James ne cessait de hanter ses pensées. Il fallait s'y prendre autrement, plus calmement et à l'abri du regard de la direction. C'était décidé. Cette nuit, il fallait qu'Harry et lui prennent la place de deux de leurs collègues pour s'occuper de la garde de Malfoy. Ce qui n'allait pas être difficile à faire. Qui refuseraient une soirée de libre contre un service ? Ils pourraient enfin se retrouver vraiment seul avec leur adversaire.

Il fut arraché à ses pensées par la vue d'Hermione. Il l'interpella. Toutefois, elle l'ignora accélérant sa marche.

-Hermione ! S'exclama-t-il surpris.

Il la rattrapa l'agrippant par le bras.

-Ron, répondit-elle simplement le regard pourtant ému, je suis contente que vous allez bien.

-Pourquoi tu as essayé de t'enfuir ? La questionna-t-il.

-Et pourquoi, je ne vous ai pas rendu visite n'est ce pas ? Je suis sous la protection d'un autre auror maintenant.

-C'est normal, il fallait bien que quelqu'un te protège quand j'étais inconscient.

-Mais je le resterais même si vous êtes revenu.

-Mais...

-C'est mieux comme ça Ron, je vous fais trop de mal, avoua-t-elle tristement. Je suis pour vous une bombe à retardement.

Sur ces mots, elle partit laissant un rouquin perplexe, qui se remémora l'échange de propos devant sa chambre. Hermione parlait donc avec son chef à ce moment là. Ron ressenti comme un vide tout à coup.