Coucou tout le monde ! Je sais que ça fait bien longtemps que je n'ai pas posté, mais j'étais très occupée. Voilà alors un petit chapitre pour me remettre dans le bain et j'espère que je vais mettre moins de temps à écrire la suite. : ) ah oui ! J'ai légèrement modifié le précédent chapitre car il y avait une incohérence. Bonne lecture à tous :)

« Je vous ai si souvent laissé carte blanche, car oui, j'ai confiance en vous, messieurs. Vous êtes deux très bons éléments de cette élite, toujours très compétents et droits dans ce que vous faites, presque irréprochables. Soit, il y a eu quelques débordements, des antécédents, un bar détruit, deux trois attaques, et non défenses, qui n'auraient pas eu lieu d'être, mais ça arrive à tout le monde, je l'admet. Parfois dans le feu de l'action on se laisse dépasser, c'est normal, mais on évite. Toutefois, ce que je ne peux tolérer c'est que l'on désobéisse aussi délibérément aux règles et tout cela par pulsions et émotions ! Surtout que c'est ridicule et très immature de mettre en péril votre sort et celui de notre organisme pour cela ! Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous avez fait ! Enfin voyons Messieurs, quel âge avez-vous ?! On n'agit pas comme ça lorsqu'on est un auror d'un tel rang ! Et si je vous met dans le même sac, si je peux le dire ainsi, c'est parce qu'en t'en que coéquipiers, vous êtes censés vous aider et donc vous perfectionner, et non le contraire ! »

-Je... Essaya le rouquin.

Ils étaient cuits, mais alors là, bouillis de chez bouillis, Ron en était certain. Ce qu'ils avaient fait à Malfoy était inenvisageable et inacceptable de la part d'un auror, ils en avaient conscience et leur bêtise allait peut être, et même sûrement, leur coûter leur poste. Mais comment réussir à communiquer autrement avec un mangemort aussi borné et cruel que Malfoy ? Il avait tué le fils d'Harry, neveu de Ron. Comment rester stoïque face à cela ? Un auror se doit de persévérer et de mettre terme à une injustice. Il était hors de question qu'ils ne fassent rien contre le péril que représente Malfoy, uniquement parce qu'ils n'ont pas le droit de le toucher. Si on brandit les poings, il faut être prêt et envisager d'en recevoir. C'est la loi de la rue, des non-lois auquel doit se confronter parfois un représentant de l'ordre. Il suffit de voir ces films qu'Harry avait montré à Ron. Que des policiers musclés, indestructibles qui se prennent des barres de fers en pleine tronche et se relèvent comme s'ils venaient de se prendre un oreiller emplumé. Ces policiers là, ils brisent jusqu'à la dernière des règles et même celles qui n'existent pas encore. Après évidement, s'ils avaient voulu ne briser que les règles, ils auraient fait l'école des assassins-mangemorts. Disons que tout est relatif. Mais là, concrètement, ils étaient dans de beaux draps, les plus beaux qu'ils n'avaient jamais eu. Qu'importait le poste, c'est le fait qu'on leur retire l'affaire qui les chagrinait et agaçait réellement. Ils avaient un accès à de nombreux dossiers ainsi qu'une marge de manœuvre relativement libre. Sans cela, tout allait se compliquer davantage, or ils n'avaient vraiment pas besoin de cela.

Il fallait donc agir, caresser dans le sens du poil, le grand manitou qui se trouvait devant eux. Après tout, si leur patron était près à les virer, ils n'avaient plus rien à perdre. Et au diable l'orgueil lorsque des vies sont en danger ! Enfin, sans pousser trop loin non plus.

-Mais bon, ce n'est pas non plus un crime, donc si vous tenez tellement à ce que cette femme habite chez vous et que vous soyez son protecteur, qu'à cela ne tienne monsieur Weasley. Mais la prochaine fois, prévenez et ne vous embarquez pas dans une aventure clandestine des plus grotesques à enlever une jeune femme pendant la nuit. L'auror protecteur de Miss Granger est fou de rage, il s'est fait un sang d'ancre pour sa protégée. Sachant que je vous déconseille fortement de fleurter ou de coucher avec votre protégée, ainsi vous serez moins affecté si elle se faisait tuer.

-Justement, je ne vais pas la laisser se faire tuer, déclara Ron assez sèchement. C'est un peu mon métier et c'est en partie pour cela que je ne veux pas la laisser avec l'autre abruti de...

-Puis pour l'amour du ciel Harry, vous qui connaissez bien cette tête de mule impulsive qu'est votre coéquipier, ne l'accompagnez pas dans cela mais freinez-le, continua le chef sans relever la remarque du rouquin et en le coupant.

Harry et Ron n'en revenait pas, ils venaient de comprendre ce que bafouillait leur patron. Tout ce charabia et immense sermon concernait le fait qu'Hermione avait dormi chez le rouquin, et que cet abruti de protecteur est paniqué lorsque le lendemain il avait remarqué l'absence de la jeune femme. Pour la subtilité et la rapidité de sa réaction, on n'y reviendra. Les deux aurors essayaient de se contenir pour ne pas laisser échapper leur joie. Ainsi, ils devaient une fière chandelle à Hermione. Sa bêtise avait couvert la leur. Elle était géniale, tout simplement géniale ! Qui aurait pu croire qu'elle leur rendrait ainsi service et leur fournirait un merveilleux alibi si on venait à se poser la question sur l'état de Malfoy. En attendant, l'autre auror avait fait un tel scandale concernant ce petit rien, que le pauvre Malfoy pouvait crever cinq fois et personne ne s'en soucierait.

Les deux aurors ne se souciaient plus de ce que disait leur chef et acquiesçaient bêtement ne désirant plus que de se remettre au travail, heureux de la tournure dont avait pris leur entretien. Ils finirent par s'excuser au près de leur chef et quittèrent la pièce le cœur léger.

De son côté, Hermione, les attendait, inquiète. Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire, mais après tout ils l'avaient amplement mérité ! Quelle idée que d'utiliser des sorts impardonnables ! Quelle honte de s'abaisser au niveau de son ennemi. Mais avaient-ils le choix ? Le jeu en valait certainement la chandelle... Néanmoins, ils devaient être puni ! Toutefois... Le renvoi était peut être trop sévère comme sentence, ce serait anéantir toute une vie de travail et d'études.

Elle était assise sur l'une des quatre chaises qui étaient placées le long du mur du bureau du chef des deux aurors. Elle avait essayé d'écouter discrètement feignant de lire la gazette des sorciers mais bien vite sa lecture l'avait absorbé. Elle trouvait d'ailleurs aberrant la manière dont ont traité les elfs de maison , et l'article qu'elle avait finir par lire réellement l'avait complètement irrité. Ce qui l'avait fait penser à cet elf qui servait Malfoy le jour où Ron avait été blessé. Elle était persuadé que ce n'était pas un mauvais être. Le pauvre m'était sa vie en péril lorsqu'il obéissait aux ordres de ses infâmes maîtres.

La porte s'ouvrit arrachant la brunette à sa lecture et à ses pensées. Par le caleçon délavé de Merlin!Voilà qu'elle se mettait à reprendre les expressions du rouquin. Si Ron était renvoyé, elle serait sans doute contrainte de rester avec ce désagréable auror dont elle avait hérité pendant le séjour de Ron à St Mangouste. Elle n'en avait nulle envie. Malheureusement, le sermon qui l'avait d'ailleurs assez dérangé dans sa lecture, avait été assez brutal et tout sauf indulgent. Si ni Ron, ni Harry n'avaient essayé de plaider pour leur cause, c'est que la situation était aussi désespéré et désespérante qu'elle l'avait imaginé.

Ron saisit la brunette par le bras et l'entraîna dans un coin pour lui faire part de la « sentence » sans que certaines oreilles baladeuses ne les importunent. Harry les suivit. Leurs mines étaient graves. Hermione était déçue.

-Alors ? Demanda la brunette.

-Pire que je ne le pensais, avoua Ron.

-Il vous a rayé de la liste des aurors mondiaux ? Quel acromantula ! Vous êtes fichu !

-Non, pire encore... Il a accepté que tu reviennes chez moi.

-Oh par Merlin ! C'est affreux ! Mais qu'allez vous faire ? Vous ne trouverez plus aucun travail nul part et... qu'avez vous dit ?!

-Si nous étions convoqués chez notre patron ce matin, baissa la voix le rouquin, c'est parce que je t'ai « enlevé » pendant la nuit et que par conséquent, j'ai désobéi aux règles. Et comme j'agis rarement seul et que ton cher protecteur dit avoir vu Harry traficoter et rester plus longtemps avec moi au QG, il est persuadé qu'Harry m'a aidé. Donc, il faut dire qu'on te doit une fière chandelle, coéquipière.

-Merci pour votre bêtise, la remercia à son tour Harry. Comme quoi une bêtise plus une autre, ça sauve une carrière et une affaire.

Rassurée et heureuse, la brunette se jeta dans les bras du rouquin, le serrant fort contre elle. Elle était soulagée et quoiqu'elle puisse en dire elle tenait beaucoup à cet homme. Le rouquin déposa un baiser sur la tempe de la jeune femme.

-Puis comme ça, je vais pouvoir tranquillement te tripoter autant que je le voudrais, déclara le rouquin amusé posant une main sur les fesses d'Hermione.

-Ron ! Protesta la brunette se dégageant de son étreinte. Vous êtes vraiment pas possible. Gardez vos mains près de vous !

-C'est toi qui m'a sauté dessus, se défendit le rouquin toujours aussi amusé. D'ailleurs tes fesses ne se sont pas un peu ramolli ?

Le regard de la brunette semblait avoir, en une fraction de seconde, fracassé le nez du rouquin.

-Mais au moins vous admettez que vous ne pouvez pas vous passer de moi et que je vous cite « je te dois une fière chandelle » débita la brunette vexée.

-Oui, et moi, je te nourris et te loge depuis belle lurette, donc si je te sors l'addition, elle risque de ne pas être des moindre surtout que tu ne travailles plus, la taquina le rouquin.

-Mais c'est vous qui m'avez interdit de retourner travailler ! Je vous rappelle que j'en avais très envie moi !

Le rouquin passa son bras autour des épaules de la brunette et la rapprocha de lui pour lui coller un autre baiser, cette fois ci, sur sa joue.

-Toi aussi, tu m'as manqué Hermione.

« C'est comme s'ils ne s'étaient jamais quitté ces deux là » pensa Harry.

-Allez zou les amis ! Déclara Harry. Nous avons une usine à aller infiltrer.