Note de l'auteur: Salut salut ! Bon, à la base je pensais pas faire de suite à cette fanfic, mais finalement.. J'ai eu un peu d'inspiration ˆˆ Donc je pense que ce sera un recueil d'histoires, (drabbles et one shot).
Aussi, merci à ceux qui ont follow ou mis en favoris cette histoire, ça fait plaisir ! Et merci aussi à Nodoka997 et Mimi pour leurs reviews ! Brefouille, ce chapitre est un peu plus long que le dernier, mais j'espère qu'il vous plaira.. N'hésitez pas à donner votre avis en tous cas ! Enjoy ! :D
Je grimaçai. Ca faisait cinq minutes. Cinq minutes que j'avais décidé de prendre le gamin sous mon aile (au sens propre comme au figuré) et déjà, je rencontrai un premier obstacle : le gosse criait. Fort, bien sur, comme il savait si bien le faire. Je commençais à fatiguer, là. Puis, j'eu l'idée d'essayer de rugir, (après tout, ça avait maché, la première fois.) Je pris une grande inspiration et criai de toutes mes forces. Le môme s'arrêta de braîller quelques secondes et me fixa avec des yeux ronds. Il y eut un court, un très court silence. Et, avant qu'il ne se remette à beugler, j'entendis un bruit étrange... Un peu comme celui que produisait mon estomac quand.. J'eu un éclair de génie : mais oui, bien sûr ! Il avait faim, tout simplement ! Il fallait juste que je lui apporte à manger ! Là j'étais fier de moi. Jusqu' ce que je me rende compte que.. Je ne savais absolument pas quoi donner à manger à un bébé. Pas la moindre idée. Vraiment. Encore moins à un bébé humain...
C'est alors que ma (longue) quête pour la nourriture qui le ferait taire commença.
Tout d'abord, je pensai à lui donner de la viande. C'est cool la viande : C'et pas trop dur à trouver (quoi que, entre les démonstrations de puisance vocale du gnome et les miennes, il ne devait pas rester beaucoup de gibier dans le coin) mais, surtout, tout le monde aimait ça (à part peut être quelques bouffeurs d'herbe, mais je doutais qu'il en fasse partie.) Je me mis donc en quête d'un animal quelconque à lui mettre sous la dent.
Au bout d'une vingtaine de minutes, je tombais sur la piste d'une meute de loups. Hm. Il y avait mieux, mais je m'en contenterai. Je suivi patimment la piste, jusqu'a ce que je leur tombe dessus. Un ou deux "hurlement du dragon d'acier" plus tard, j'en avai abattu deux, que je ramenai juqu'a la grotte qui me servai de maison. Enfin, j'en mangeai un sur la route : j'avais toujours faim, et je doutais que le mioche, aussi affamé soit-il, réussisse à venir à bout des deux animaux à lui tout seul.
Arivé à proximité de chez moi (enfin à environ 500 mètres, en fait) je pus entendre que le gamin n'avait pas arrêté de pleurer. J'eu une grimace, mais je pris sur moi. Bon. Voyons le bon côté des choses : Au moins, je ne risquai pas de me perdre. Je marchai rapidement jusqu'a la grotte, entrai, et brandis fièrement la carcasse du loup sous les yeux du gosse.. Qui n'eut pas l'air de me calculer. Exaspéré, je poussai un rugissement (comme à chaque fois que je voulais capter son attention, en fait). Ça le fit taire, pour mon plus grand bonheur. Je lui mis donc ma prise du jour sous le nez. Il la renifla d'un air sceptique, puis fit une grimace et... Se remit à braîller. Et merde.
Bon. Apparemment, la tentative "viande" était un échec. Me faisant à l'idée que je venais peut être de recueillir une espèce d'herbivore étrange, je passais au plan B et commençai à chercher de la verdure. Bon, je vous l'accord, dans une forêt, c'était pas vraiment compliqué. Sauf que le problème, maintenant, c'était de savoir quelle verdure. Parce que justement, dans cette forêt, il y avait trop de verdure, et, en bon, carnivore, je ne savais absolument pas quelle branche ou herbe choisir... Finalement, au bout de quelques secondes de réflexion, je haussai les épaules, dans un geste très humain (mince, il commençait à déteindre sur moi ou quoi ?!) et cueuilli une poignée d'herbe au hasard, en me disant que, de toutes façons, je n'avais rien à perdre.
De retour chez moi (ou peut être que je devrais dire "chez nous" ?), je constatai que le môme s'était tut en me voyant arriver, prédisant sûrement mon prochain hurlement. J'eu un grognement heureux en appréciant le silence. Hm. Il apprenait vite. Je marchais jusqu'a l'endroit où je l'avais installé et lui mis l'herbe sous le nez. Il l'étudia un instant, puis me regarda d'un air moqueur.. Et se remit à crier. Cette crise de pleurs subite, alors que je n'étais qu'à quelques centimètres de lui (ce qui m'arrivait rarement, vous vous en doutez) me fit remarquer un détail qui, si je devais trouver ce qu'il mangeait, avait quand même son importance : le gnome n'avait pas de dents.
J'eu un soupir exaspéré. Retour à la case départ, donc. Je sortis de la grotte, et marchais jusqu'a ce que je n'entende plus les pleurs, histoire de réfléchir un peu. Bon. Qu'est ce que je pourrais donner à manger à un bébé sans dents ? J'aurais pu essayer de faire de la purée en mâchant de la viande ou de l'herbe et la lui donner ensuite, comme le faisaient certains animaux.. Mais vu son peu d'intérêt pour l'un et l'autre, ça m'aurait étonné que ça marche. Et puis, c'était dégoûtant, tout simplement.
Je continuai donc de me creuser la tête. Quelque chose de liquide, ou presque, mais qui est aussi nourissant.. Après quelques minutes de réflexion, j'eu l'idée du siècle : il lui fallait du lait, bien sûr, comme celui des vaches ! Je me léchai les babines en y pensant. Comme tous les dragons, j'étais un grand amateur de vaches. D'ailleurs, l'une des seules choses que j'appréciai chez les humains était qu'ils élevaient ses délicieux animaux.
Tout content de moi, je partis en direction du village le plus proche : L'opération "Kidnapping bovin" commençait !
En fait, capturer une vache fut plutôt simple: J'allai dans le village en question (provoquant au passage, et non sans fierté, une énorme panique), me dirigeai vers une espèce de foire où étaient vendus plusieurs animaux, et me mit à chercher les bovins. C'était un endroit plutôt petit, alors je ne mis pas longtemps à les trouver: au centre de la foire, dans un enclos assez spacieux, se trouvait une bonne vingtaine d'animaux.
En me voyant m'approcher des bêtes, un humain, qui devait sûrment être leur propriétaire, se mit devant l'enclos en me hurlant diverses menaces, comme quoi j'allais le regretter si je m'approchais, etc. N'y faisant pas attention, je lui donnai une pichenette qui l'envoya valser à une dizaine de mètres. Puis, j' attrapai la vache qui me semblait la plus solide (en priant pour q'elle ne me claque pas dans les doigts) et partit tant bien que mal, en portant l'animal comme je le pouvais.
En entendant les murmures des gens sur mon chemin, je me rendis compte que j'allais sûrement alimenter les légendes urbaines de ce village et des alentours pendant quelques années... Mais je m'en fichait : cette fois, c'était la bonne ! J'avais la vache, à moi la tranquilité ! Du moins, je l'espérai..
De retour à la grotte, je constatai que, par miracle, la vache, bien que complètement paniquée, n'était pas morte de crise cardiaque pendant notre trajet. Alléluia ! Je la posais sur le sol de la grotte, dont je me débrouillai pour boucher plus ou moins l'entrée avec un rocher, histoire qu'elle ne fuit pas dès que j'avais le dos tourné. Bon. C'était bien beau d'avoir ramené la grosse bestiole poilue jusqu'ici, mais comment faire pour qu'elle donne du lait à l'autre pleurnichard ? (Qui, au passage, n'avai toujours pas arrêté. Je ne savais pas comment il faisait, ce gosse avait des poumons impressionnants.)
Au bout d'un moment, je remarquai les deux énormes pis sous le ventre de la vache. Tout heureux de ma découverte, je mis l'enfant en dessous. Il s'arrêta de pleurer, regarda le deux trucs roses avec un air inspiré et se mit à têter goûlument. J'eu un soupir de soulagement. Ca, c'était une bonne chose de faite !
Me rendant compte de la journée que je venais de passer, je frissonai. Si éduquer ce gamin signifiait vivre des choses comme ça tous les jours... Ça allait être du sport !
Alors, vous avez trouvé ça comment ? ( Une petite review ? *ˆ*)
A la prochaine ! :D
