Hey !
Déjà la chapitre 2 ? Eh bien, ça va vite ! x)
Cette fois-ci nous rentrons enfin dans l'histoire ! Enfin on y était déjà, mais là vous allez COMPRENDRE ! –Ou pas, ouais nan parce que c'est quand même le bordel ^^'-
J'avais dit que ce ne serait sans doute pas dans l'ordre chronologique, et en fait bah… J'ai changé d'avis, pour l'instant ça suit un ordre. Ouais nan mais je change toujours d'avis moi ! J'crois que vous l'aviez compris. Ah oui aussi, je revois mes principes de base : de l'humour ! Le classement « humour » a bel et bien était mis ! Certes, il ne sera pas toujours le bienvenue (au profit du classement « horreur ») MAIS il sera parfois bien plus respecté. Je préfère en fin de compte faire ainsi au pif, plutôt que de mettre les deux dans un chapitre et de vous paumer.
Bref, c'est toujours autant le bordel, à la sauce « on est mal à l'aise » et à la moutarde « La narratrice reprend du service ». Tout ça pour dire : c'est le bordel. Au moins je n'ai pas changé d'avis sur ça x)
Le chapitre dernier il y a eu un passage du point de vue de Cléa (avec le noir et tout…) celui-ci était exclusif ! En effet, bien qu'elle reste un personnage conséquent qui a un rôle ET une influence dans l'histoire –surtout de l'influence xD- je n'écrirai pas souvent son point de vue, d'abord parce qu'elle est dans les vapes et ensuite parce que ce n'est absolument pas nécessaire. A la place, j'ai décidé de faire ce dont je m'étais privée dans le tome précédent (au profit donc des personnages principaux) c'est de vous donner des passages plus ou moins utiles sur des personnages secondaires. Voir même qui apparaissent puis qui repartent. Alors évidemment, ça ne se voit pas trop dans ce chapitre, mais par exemple il y a des passages avec Drake, un peu plus avec Edi. Moins qu'avec les principaux, mais c'est surtout le personnage de Cléa qui en porte le chapeau puisque les deux autres devraient toujours autant avoir des passages.
The Queen fait déjà bon nombre de ravage, et ce n'est que le début. X)
J'ai deux chapitres d'avance ! C'est merveilleux : ça signifie une publication régulière ! Je vais m'évanouir.
Bref, merci !
REVIEWS !
Folite.
Réfléchissons deux secondes, tu veux ? Si tout ça n'était pas à Michael GRANT mais à moi, tu crois vraiment que j'aurais écrit une fanfiction sur mon propre bouquin ?
Réponse au review :
Hey Liwily, merci ! Je ne peux pas t'en dire plus sur Inter-Imaginaire, ça casserait le truc. Il ne peut pas parce que ça lui demanderait bien trop de force, il n'est qu'un seul être et déjà il fournit toute La Zone en repas midi et soir, certes ce ne sont que de simples sandwiches mais c'est déjà bien. Puis tu comprendras à la fin, il a une situation qui fait que…
II. PS : je t'aime.
« Tu viendras. » (Anita.)
« Tu observeras. » (Amélie.)
« Puis tu reviendras. » (Cléa.)
Pages : 13. Mots : 6 717. Taille : 9.
La stupidité de l'espoir, c'est qu'on finit par continuer à y croire même-si plus rien n'y laisse penser.
Anita battit lentement des paupières. Un goût acre se propageait dans sa bouche. Sa poitrine se soulevait lentement. Elle avait des cheveux dans les yeux. La lumière l'éblouissait. Un bipbip incessant résonnait à ses oreilles. Elle ne comprenait pas. Elle entendait des voix. Une musique abyssale s'élevait lentement. Elle soupira d'un son rauque. Son estomac fit un salto. Elle réprima un haut-le-cœur. Elle réussit tant bien que mal à secouer la tête. Une personne s'approcha. Sa vue était trouble, peut-être y en avait-il deux ? Ou quatre ? Ils avaient même triplé les plafonds, décidément. Il fallait qu'elle pense à dire à Caine que ses fêtes, ce n'était pas sa tasse de thé. Elle préférait un bon bouquin.
« Mademoiselle ? »
Wow, hé. C'est pas la peine de crier, jusqu'à preuve du contraire, elle n'était pas sourde. Ce qui en soit, était une bonne chose. Elle fronça les sourcils et se reprit à deux doigts de cracher sur les visages penchaient vers elle. A moins qu'il n'y en est qu'un ? Sa tête la tournait. Et ce goût amer qui dévorait ses papilles.
« Mademoiselle… »
La ferme. Les paroles résonnaient dans sa tête. Elle avait de plus en plus envie de vomir. Mais qu'ils aillent en enfer, diantre elle allait tuer Caine et ses fêtes à deux balles.
« Si vous m'entendez, bouger la main droite. »
La main droite ? Quelle main ? Droite ? C'est où ça la droite déjà ? Bon. Stop. Il fallait qu'elle se reprenne.
En face, Caine sentit son cœur s'accélérer. L'attente était interminable. Et la main ne bougeait toujours pas.
La main droite. Alors ses mains… D'accord fait. Elle bougea de quelques millimètres son bras droit, ou tout du moins ce qui y ressemblait. C'était lourd, tout son corps était lourd. Et sa tête la tournait. Elle papillonna des yeux, faisant perler des larmes à leurs coins.
« Bien. Mademoiselle… »
Oh mais ils ne pouvaient pas se taire ! Ca faisait un mal de chien ! Et qu'ils éteignent ce bipbip ça allait la rendre folle. Diantre !
« Si vous allez bien, cligner deux fois des yeux. »
Bien ? C'était quoi aller bien ? Est-ce que c'était être heureux ? Ou faire semblant ? Ou peut-être même que bien c'était juste être vivante ? Quelle notion étrange. Mais elle pouvait l'affirmer, non elle n'allait pas bien. Elle se vrillait de souffrance, Cléa était au bord de la mort et si elle mourrait, son monde allait s'écrouler. Se détruire, entièrement. Il ne fallait pas qu'elle meurt, sinon elle briserait encore, cet équilibre instable. Anita le savait, tout le monde le savait. Leur univers ne dépendait pas de la vie de Cléa, mais des conséquences que sa fin apporterait. Elle avait été le modèle pas pour ses actions mais pour sa franchise, parce qu'elle était la seule capable de tenir tête à Lune, celle qui les avait tous sauver. Parce que l'amour infaillible qui les unissait, Pete et elle, les avait ému. Et que sa perte, entrainerait des séquelles trop lourdes à porter. Que cette fois-ci, Amélie et Anita ne seraient pas les seules à en souffrir. Anita abandonnerait tout, comme la dernière fois, Amélie plongerait dans la folie, Pete se suiciderait, Azi mourrait, Caine flancherait, Edilio craquerait et Astrid perdrait toute crédibilité. Si elle mourrait, ils sombreraient. Pas pour elle, pour leur équilibre, leur existence.
Alors non, non et non, elle n'allait pas bien. Tout ce qu'elle voulait elle, s'était retourner chez elle et continuer à vivre sa vie avec ses parents, Cléa et Amélie. C'est tout ce qu'elle voulait.
Alors ne me demandez pas pourquoi elle est capable de penser tout ça mais de se dire que y a quand même six plafonds et qu'ils auraient pu faire un effort de simplicité, je n'en sais rien !
Elle cilla des yeux, deux fois.
Elle n'allait pas bien ? Tant pis, ce n'est pas pour autant que les autres devaient en pâtir.
« Mademoiselle, vous êtes ici à cause d'une tentative de suicide par mutilation. Vous devez en être consciente. »
…
Merde, elle avait brisé sa carapace avant. Elle ne pouvait pas faire semblant d'aller bien, elle s'était trahie.
« Vous n'allez pas bien. »
Non… Bien sûr qu'elle n'allait pas bien ! Elle avait envie de tout claquer, de partir en courant ! Sa vie la dégoûtait, elle voulait retourner chez elle ! La douleur était trop haute, trop vive, trop brûlante.
« Et vous n'irez jamais bien. »
Quoi ? Mais si ! Le bonheur était à portée de main, si elle crevait, l'histoire prendrait peut-être fin. Elle retournerait chez elle et tout recommencerait comme avant ! Si, si. Elle allait être heureuse, elle le savait. A moins que… Non… L'histoire ne se terminerait donc pas ? Elle mourrait mais tout continuerait ? Non… Non ! Ça devait se terminer ! Elle ne voulait pas que ça continue. Elle voulait que tout s'arrête ! Elle voulait en finir avec ce cauchemar !
« Il faut que vous continuiez, vous ne pouvez pas abandonner maintenant. Pas tout de suite. Pas encore. »
Mais elle n'en avait pas la force. Elle était bien trop faible. Elle ne pouvait pas. C'était au-dessus d'elle. Elle ne pouvait pas continuer.
« Vous n'êtes pas la méchante de cette histoire, au contraire. Vous vous devez de continuer. Pour elles. »
Elle n'était pas néfaste ? Comment ça ? Mais qui était-ce alors ? Si ce n'était pas elle, qui était en train de tous les détruire ?
§
Edilio prit une profonde inspiration. Il devait faire son rapport. Il le savait. Il était chargé des « relations et communications humaines ». Drôle de titre pour dire qu'il devait exprimer ce qu'il se passait chez chaque personne. Il tripota son bout de papier sous la table. Sam termina son rapport. Ils étaient rassemblés au Conseil, autour de la table. Astrid opina. Ce discours sur les changements de mentalité était plutôt bon signe. Cela signifiait que les enfants prenaient conscience de la fragilité de leur environnement. Et ce n'était écologique. Edilio soupira. C'était toujours lui qui annonçait les mauvaises nouvelles, ce qu'il haïssait sa vie.
« Bon et bien je dois y aller. Fit Drake en se levant.
-Je… Je crois que moi aussi. S'exclama Edilio et commençant à sortir. »
Il réussit à atteindre la moitié de la table, puisque Merlin avait décidé qu'il serait à l'opposé de cette foutue sortie, lorsqu'Astrid l'interrompit :
« Edi, ton rapport.
-Ah oui… C'est vrai, suis-je bête. »
Et il retourna en trainant des pieds jusqu'à sa chaise.
« Bon. C'est simple. Je fais dans le large. Et je n'ai que peu de bonnes nouvelles sur ce qu'il s'est passé cette semaine. Fit-il d'une voix devenue grave. Cléa s'est réveillée. Elle est dans un autre univers et a des crises de démence affolantes. Anita a tenté de se suicider par mutilation, on vient de m'informer qu'elle s'est réveillée. Caine est à son chevet. Amélie est atteinte d'un cancer des poumons mais elle refuse de m'en parler. J'ai discuté avec son médecin, elle avait une pneumonie à la base mais la bactérie s'est transformée en tumeur. Fait étrange et inexpliqué par le médecin. Ils peuvent la soigner « magiquement » mais ce n'est pas dit que ça marche sur cette espèce de maladie mutante. Lily s'est faite agressée hier soir par trois garçons. Nous les avons retrouvés et vous connaissez la suite de l'histoire. Bref, elle est à l'hosto' et les trois gamins sont morts ou enfermés. Sam nous a fait part de son indignation concernant la fin des crêpes en dessert, une fois par semaine. Nous en avons parlé à Pete qui dit très clairement à Sam d'aller « se faire foutre biiiiiiiiiiiip ». Bref, on s'en fou. En parlant de Pete, celui-ci est toujours au chevet de Cléa, H24, c'est donc Caine qui garde Azi, la petite est donc à l'hosto'. Et pour ceux qui n'auraient pas suivi, c'est parce que Caine est en train de surveiller le rétablissement d'Anita. Deux fillettes du quartier Nord, se plaignent du manque d'eau chaude dans leur immeuble. Nous en avons aussi discuté avec Pete, celui-ci affirme que c'est de la faute à Pach Sinkcs, au troisième niveau qui pompe le réservoir au rythme de deux douches par semaine. Il est actuel en interrogatoire par Drake, qui vient de partir. Ce-dernier vous fait part de son indignation concernant les récurrents sandwiches au pâté. Diana passe deux jours par mois à l'hôpital concernant ses séquelles post-guerre. Les blouses blanches sont formelles : elle peut rechuter dans le coma à tout instant. Matthew Bols a été retrouvé ivre sur la voie public, nan je déconne, c'était chez lui. Mia Cars affirme s'être fait violée par Jim Johns hier, enquête en court mais peu de risque qu'elle dise la vérité, puisque Jim Johns est mort il y a trois jours, tabassé par Martin Staker, ce-dernier est en fuite. Une équipe le recherche activement. On pense qu'il s'est suicidé. Bref, Mia ment. Reste à savoir pourquoi et qu'est-ce qu'elle voulait à ce pauvre Jim. Mike Wikes a été retrouvé mort pendu, dans sa salle de bain avec son rideau de douche. Son entourage le décrit comme un être heureux et autoritaire. Selon les médecins, c'est un assassinat puisqu'il y aurait des traces de luttes. On n'a aucune piste. On sait juste que Mike avait déjà un antécédent brutal. Il était en première ligne à la guerre et il a eu une plainte pour agression verbale. A priori, son frère aurait rendu visite à Cléa il y a trois jours, les raisons nous sont inconnues, son entourage n'était pas au courant. Pete n'était pas là et les médecins venaient de recevoir Anita, ils n'ont donc pas assisté à l'entrevue. En vue, des marques sur le corps de la jeune fille suite à sa visite, on pense qu'elle a eu une crise durant les minutes qu'on durait la venue de Mike. Bref, on patauge. Ah si, il avait une couronne sur la tête, ensanglantée mais je vous passerai les détails. Voilà je crois que c'est tout. »
Il prit une gorgée d'eau. Et dire que cette semaine était on ne peut plus banale. Sauf pour le cas Wikes.
« Bizarre, tu as bien dit qu'il avait une couronne sur la tête, qu'on dirait un suicide mais que les médecins disent que c'est un assassinat ?
-Yes m'dame. Répondit Edi.
-Qui avait porté plainte contre lui pour agression ?
-Jane Mar.
-Tu as regardé de ce côté ?
-Ce n'est pas à moi de le faire, mais oui.
-Alors ? Demanda Astrid.
-Elle est morte il y a trois semaines.
-Merde.
-Et du côté de Cléa ? Questionna Sam.
-Du côté de Cléa ? Qu'est-ce que tu entends par là ?
-Et bien, c'est peut-être elle…
-Cléa est bloquée au lit, la porte fermée à clefs. Ses crises de démence lui font perdre la tête et elle n'aurait aucune raison de faire cela.
-Sauf si, ce n'était pas une crise lors de la visite du frère de Mike et qu'il la battu. Peut-être aurait-elle voulu se venger.
-Peu probable, et puis de toute façon, quelqu'un l'aurait bien vu. Et comment aurait-elle pu se procurer les clés ? Et elle n'est sans doute pas assez lucide pour entreprendre ne serait-ce que l'idée d'une vengeance. Et puis pourquoi auprès de Mike et pas de son frère ? Non, c'est franchement bancal comme hypothèse. Répondit Astrid.
-On a déjà étouffé toute les pistes. Peut-être que les médecins se trompent et qu'il s'est réellement suicidé.
-moi ce qui me perturbe, intervint Barry, un petit nouveau. C'est la couronne. Pourquoi ? Quelles en sont les significations ? »
Les interrogations de Barry ne reçurent aucunes réponses.
§
Drake se leva. Il se passa la tête sur une serviette humide, comme chaque jour. Il changea de vêtements. Nan je blague. Il garda les mêmes vêtements. Il se rendit au Conseil, fit son rapport, interrogea deux gamins qui avaient joué avec des allumettes –oui, il en restait-. Bref la routine. Il rentra chez lui –un appartement au Sud-Est, dans la muraille même, qu'il partageait avec Diana et Edilio depuis que celui-ci s'était fait expulsé de son logement par Amélie (techniquement ce n'est pas un logement, mais ça fait classe.)-. Il s'installa à table. Diana et Edi était encore au Conseil, tant mieux. Ainsi il n'aurait pas à supporter leur babillage incessant sur l'hygiène de vie des tortues de mer par rapport au hamster nain, entre autre. Il posa son panier repas sur la table. Il souleva la serviette Oui-oui –il y avait une pénurie- et sortit son Sandwich. Il déballa lentement l'emballage de film plastique –créé par Pete- et en fit de petites boulettes de papier, après avoir posé son sandwich sur sa serviette Oui-oui évidemment. Il s'amusa à les jeter dans une corbeille en plastique. Puis il se leva, faisant craquer ses articulations et…
Ouais bon ok, on s'en fou. Avance rapide.
« Ce n'est pas qu'une histoire de vol, on n'est pas chez les bisounours !»
Heu Merlinouille, je suis allée trop loin. On revient en arrière.
Diana claqua la porte d'un ton sec. Sa paupière gauche tressautait. Elle frappait furieusement du pied sur le sol. Drake se retourna, apeuré. Il posa le reste de son sandwich sur la serviette Oui-oui –décidément très utile-.
« Heu… Oui ? Se risqua-t-il. »
Et là Diana se transforma en Dragon, l'avala de ses mâchoires énormes, s'envola détruisant le plafond et tout l'immeuble puis après avoir brûlée deux trois parcelles de terrains, se posa sur le haut du dôme de La Zone et se mit à digérer –pas que Drake, elle a aussi avalé tous les autres- pendant deux ou trois siècles. Prochaine étape : L'Europe ! –Oui parce que « les autres » comprenaient tous les habitants des Etats-Unis.
Hum… Pardon, je me suis trompée de script. (Pour ceux que ça intéresserait –et les autres- oui j'ai enfin eu un autre travail, je trouve que c'est merveilleux ! Maintenant j'ai deux salaires, même si ça équivaut à pas grande chose au final. D'ailleurs y a une manif' dimanche prochaine à 17h place des Tilleuls. J'y vais moi, qui s'ra là ? En fait j'avais juste prévu un autre travail après cette histoire sauf qu'ils ont fait deux tomes à la Prod' alors du coup voilà… Et j'ai été embauché une seconde fois ! Malgré mon absence et tous mes essais pour être virée… Dur, ils sont tellement en recherche d'emploi que du coup ils embauchent même les comme-moi ! La fin du monde est proche mes amis, ils vont tous nous maaaaaaaaanger !)
« AVOUE ! C'EST TOI QUI ME LES A VOLE ! AVOUE-LE OU JE TE TRUCIDE ! »
Ah oui, c'est une nouveauté du tome deux, tandis que je parle, les personnages continuent à évoluer. Donc on a loupé le début de la conversation. En échange j'ai obtenu l'avance rapide et les ralentit. C'est cool ça les ralentit. Même si ça me donne plus de travail. Mais bon.
« Mais non… Je… »
La porte s'ouvrit sur un Edilio éberlué devant la scène qui se trouvait devant lui. Faut dire le pauv' choux il n'a pas encore l'habitude de voir Drake à terre, surmonté à califourchon par une Diana en colère.
« Heu… Vous savez… Y a des chambres pour ça… »
QUOI ?! Mais c'est qu'il est pervers le petit, je savais qu'on allait finir par en faire quelque chose.
Diana se releva
« C'EST TOI ?! »
Heu mais oui… C'est clair !
« Ce n'est pas qu'une histoire de vol, on n'est pas chez les bisounours ! »
Edilio questionna Drake du regard du genre « queskisepasse ? Ellevamemangerouquoilà ? ». Celui-ci poussa un soupir.
« Va voir dans la chambre Diana. »
Elle a obéit ! Oooooooh ! Je ne savais pas qu'on pouvait dompter un dragon en furie !
« Elle croit qu'on lui a volé ses M&M's. »
Depuis quand y a des M&M's à Glopland ?
« Quoi ? Mais c'est impossible ! »
Ah c'est bien ce que je me disais aussi.
« Elle est givrée.
-Totalement folle.
-Mais elle me déçoit, je pensais que si elle avait elle m'en passerait au moins un ! S'offusqua Drake. »
Edi se tapa la tête contre le mur. En même temps c'est vrai, faut le comprendre, faut toujours vérifier dans les murs si votre nourriture y est.
« Mais y a pas de M&M's ici ! Y en a plus depuis un an ! C'est fini ça !
-JE LES AI TROUVE ! »
C'est ce qu'on appelle : être contredit par les faits. Ou la règle des cactus. Alors ne me demandez pas pourquoi La Prod' a décidé de nommer cela ainsi, je n'en sais strictement rien.
Diana s'approcha d'un pas surexcité.
Oh attendez, je vous montre le mode ralentit.
Eeeeeeeeeellllllllllllllllllllleeeeeeeeeeee llllllllllllllleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeevvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvaaaaaaaaaaaaa ssssssssssssssaaaaaaaaaaa mmmmmmmmmmmaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiinnnnnnn eeeeeeeennnnnnnnnnnnn llllllllllll'''''''''''''aaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrrrrr eeeeeeeeeeeeettttttttttttttttttt mmmmmmmmmmmmooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnttttttttttttrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaa ddddddddddddddddaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnssssss sssssssaaaaaaaaa ppppppppaaaaaaaaaauuuuuuuuummmmmmmmmmeeeeeee oooooooooouuuuuuuuuuvvvvvvvvvvvvveeeeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrrrrrrrttttttttttttttteeeeeeeeee lllllllllllllllllleeeeeeeeeeeeeeeessssssssssssssssssss mmmmmmmmmmmmmmmooooooooooooooooooorrrrrrrrrrrrrrrccccccccccccccceeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuxxxxxxxxxxxxxxx ddddddddddddddddddddeeeeeeeeee fffffffffffiiiiiiiiiiiiilllllllllllmmmmmmmmmmmmm pppppppppllllllllllllaaaaaaaaaaaaasssssssssssssssttttttttttttttiiiiiiiiiiiiiiiiqqqqqqqqqqqqqquuuuuuuuuuuuuuuuuuueeeeeeeeeeeeeeeeee dddddddddddddddddddeeeeeeeeeeeeee DDDDDDDDDDDDDrrrrrrrrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaakkkkkkkkkkkkkkkkkkeeeeeeeee.
Il est cool mon ralentit nan ?
Je ne sais pas comment elle a pu confondre, peut-être à force de ne pas les voir. M'enfin ça ne s'oublie pas.
Comment ça y en a qui n'ont pas suivi. Je récapitule : Elle leva sa main en l'air et montra dans sa paume ouverte les morceaux de film plastique de Drake.
C'est vraiment cool le ralentit.
Hé mais attendez ! Non ! Diana ! Recrache ça tout de suite ! DIANA ! Ce n'est pas comestible le plastique!
« RECRACHE ! »
Ah enfin quelqu'un de censé ! Ça c'est mon Drake à moi !
« J'EN VEUX AUSSI NON MAIS ! »
…
Ok je me tais, ils sont tous barrés dans c'tte famille (même si techniquement, ce n'est pas une famille.)
§
Amélie s'approcha lentement de la porte, poussa une grande inspiration et…
Heu mince, ça se dit ça « pousser une inspiration ? ». Bon on va dire que oui, je suis narratrice je fais ce que je veux.
Donc, et toqua à ladite porte. Elle attendit très exactement une minute et 34 secondes. Ce qui nous fait 94 secondes. Son cœur battait rapidement et douloureusement. Elle retoqua plus fort et plus précipitamment en soupirant d'exaspération.
« OUI, OUI J'ARRIVE ! Hurla une voix de l'autre côté. »
Ce n'est pas un pressé celui-là.
Amélie hésita quelques secondes à défoncer la porte.
Oui fait-le gamine ! Ça serait cool, et ça rajouterait enfin un peu d'action.
Mais elle se ravisa, et heureusement parce que sinon elle aurait foncé dans un Edilio qui venait d'ouvrir la porte.
Tss… On ne peut jamais avoir des cascades spectaculaires !
« Amélie ? »
Il la fixait, étonné. On aurait presque dit qu'il venait de voir le bon dieu.
« Je peux entrer ? »
En fait c'est une question rhétorique puisqu'elle rentra directement. Elle est bien cette petite, elle s'invite chez les gens. Amélie regarda autour d'elle. L'appartement n'était pas très grand, il était composé d'une salle à manger sombre, d'une salle d'eau et de deux chambres.
« C'est… Hum… C'est charmant. »
Menteuse ! Elle déteste cet appartement. Elle préfère de loin le sien avec ces murs pâles et sa grande chambre.
« Alors… Heu… Comment ça va ? »
Elle se maudit pour cette question. C'était vraiment stupide, personne n'allait bien. Personne. Ils étaient dans Glopland pas chez Dora !
Très crédible. C'est vrai. Genre tu vas voir quelqu'un et tu lui fais « Moi j'ai vécu l'Enfer, j'ai vécu à Glopland ! ». Crédible.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? Lâcha Edilio d'un ton sec. »
Amélie tressaillit. Elle savait qu'elle ne serait pas la bienvenue mais entre savoir et subir, il y avait une nette différence.
Ne fait pas attention gamine, il est shooté au M&M's depuis deux semaines.
« Je venais m'excuser. Rétorqua Amélie de but en blanc. Et puis, je…
-Et bien voilà c'est fait au revoir ! »
Il n'y va pas par quatre chemins lui au moins.
« Mais… Edi, je…
-Non Amélie ! Non ! J'ai tout fait pour t'aider mais là, stop ! Tu n'as pas le droit de m'insulter, de me cracher dessus, de me pourrir la vie puis de revenir la bouche en cœur ! Non.
-Non… Edi… Je…
-C'est fini Amélie, je ne suis pas un bon jouet qu'on traine partout. »
Non, tu es un mauvais jouet qui désobéit à sa maîtresse ! Méchant Edi, méchant !
« Mais… Non…
-Adieu. »
La porte était toujours ouverte, il avait prévu son coup. Il était dos à elle, les bras croisés. Amélie sortit lentement, elle se retourna le regard embué.
« Edi… non…
-Et ne revient jamais.
-Je… »
Il lui claqua la porte au nez. Amélie se laissa glisser contre le mur, les larmes dégoulinantes.
Alors dit comme ça c'est hyper triste et romantique et tout et tout, mais en fait pas du tout. Elle s'est ratatinée sur le sol comme une pauvre crêpe, elle a de la morve plein le nez et ses cheveux se remontent contre le mur, c'est une horreur. On dirait une pauv' loque.
« Ce n'était pas ça… »
De l'autre côté, Edilio prit une profonde inspiration puis secoua la tête et rentra dans sa chambre. Une fine silhouette se dessinait sur le lit.
Vous avez remarqué que c'est le contraire de la dernière scène du dernier tome ? Là c'est Edi qui fout Amel à la porte. Hé, hé. C'est une bonne référence je trouve. Puis c'est malin, ça perd le lecteur. Ah, ah. J'aime mon boulot.
AUGMENTONS MON SALAIRE !
§
Caine se laissa tomber sur son lit. Il enfonça sa tête dans l'oreiller et bailla. Anita vint s'assoir à ses côtés.
Ah, la petite est remise de sa crise. Bon en même temps ça fait un mois qu'elle la fait, donc vaut mieux.
« Fatigué ?
-Crebdoabé.
-Gné ? »
Caine releva un peu son visage et murmura peu gracieusement un « Crever, ouais. »
Il vient de briser un mythe. Caine était le fantasme numéro 1 de cette saga, il tombe à la deuxième.
Il enleva ensuite son T-shirt.
Ah nan en fait il est toujours à la première place. Moi ? Influencée par ça ? Pas du tout !
« En même temps tu as fait tellement de chose aujourd'hui… S'exclama Anita avec un grand sourire.
-Ça c'est sûr. »
Soit elle est sarcastique, soit elle lui fait du gringue.
« Tu as fait de la musculation ? »
Elle lui fait du gringue. Tous aux abris !
« Où est-ce que tu vois une salle de muscul' toi ?
-Dans mes plus grands fantasmes.
-Et j'y suis ? »
Lui aussi il lui fait du gringue ! Ah non, je refuse de narrer ça ! Non, non et non ! Ça va finir en roulage de pelle et ils vont nous faire un Caine junior, merci bien !
« Oui. Parfois.
-Parfois ?
-Tu es en deuxième position. Après le prince Sky dans les Winx. »
Ah non gamine, tu contestes mon classement là ! C'est Caine le premier, je réfute !
« Peuh, c'est qu'un snob.
-C'est un prince, riche et fidèle.
-Je suis fidèle !
-Mais pas riche.
-Cupidité. »
Ouf, ils en ont fini avec la drague.
« J'assume.
-L'argent oui, pas le fait que je sois dans tes rêves les plus fous. »
NON ! Remettez l'alerte, ils recommencent.
« Tu n'es pas dans mes rêves les plus fous. »
… Tant mieux. Tu es encore une jeune fille sage et prude. Garde tes mains dans tes poches et préserve ta petite fleur !
« Tu es une réalité. »
Non ! On ne veut pas voir ! On. Ne. Veut. Pas ! Sortez de là lecteurs pervers !
Qui a vu le nombril d'Anita ? Houst ! Du vent !
§
Julia s'assit sur une chaise aux côtés de sa patiente. Alors pour ceux qui auraient oubliés, rapide rappel : Lune est revenue. Azi s'est faite capturée. Cléa et Pete sont venus la sauver sauf que Lune demandait Cléa en échange, celle-ci a accepté. Elle s'est faite torturée psychologiquement et physiquement, du coup maintenant elle est à l'hosto. Anita a tué Lune et hormis de nombreux cauchemars, elle n'en garde aucunes séquelles.
Cléa était pâle, des cernes visibles sous les yeux et des traces de larmes apparentes. Elle était allongée sur le côté, le regard fixant un point imaginaire mais vers Julia. Apparemment elle était un peu plus consciente qu'avant puisqu'elle prenait connaissance de la présence d'une personne dans la pièce. Après je dis bien 'apparemment' parce moi franchement, je ne vois pas la différence.
La blouse blanche sortit une feuille blanche de sa blouse. C'était une lettre. Les dernières visites s'étant résolvaient en crise de la part de Cléa, son entourage communiquait avec elle par écrit. Julia lui lisait à haute et intelligible voix mais nuls ne savaient si elle comprenait ce qu'on lui racontait. Toujours est-il que Julia était au courant de chaque petit secret de chaque personne puisque les amis de Cléa prenaient un malin plaisir à coucher leur vie sur papier, voulant sans doute combler un vide qui persistait.
« Ma chère Clé,
Si tu savais comme tout va mal. Je suis allée voir Edilio, comme je te l'avais dit précédemment, et il m'a rejeté. Je ne sais pas ce qui est le pire, devoir lui cacher la vérité ou le voir avec sa blondasse. J'espère qu'il souffre autant que moi j'ai mal. Ça serait bien.
Non, je plaisante évidemment. Je serai incapable de lui faire le moindre mal. Je veux que Lucy, c'est ainsi que la pétasse se nomme, l'aime autant que je l'aime. Je veux qu'elle l'aime de tout son être, qu'elle ne lui fasse aucun mal, qu'elle l'aime pour moi. Sinon, je t'assure que je lui défonce sa pauvre face.
Toujours est-il que je remercie ton mari de ton mon cœur pour me faire apparaitre régulièrement des pots de Nutella, à ce rythme-là, je vais finir par être la seule obèse de Glopland. Selon Pete, j'ai tous les droits de faire cela. Evidemment, il est courant de toute l'histoire et je dois dire que ça me soulage de savoir que je ne suis pas seule. Oui, je sais tu es là, mais tu sais bien que toi ce n'est pas pareil. Tu es présente mais il reste un vide au fond de moi. Tu n'es pas décédée, c'est pire ce que tu es.
Je viendrais sans doute te voir demain, si j'en ai la force. C'est toujours aussi douloureux de te voir ainsi. On dirait un mort-vivant. Tu ne ressembles même pas à un mort, plus à une personne à l'agonie. Je n'ai jamais assisté à l'une de tes si nombreux crises, et j'espère ne jamais y assister. Pete en revient toujours choqué et en pleur. Pourtant je t'assure qu'il est solide ton mari, il pleure rarement, il continue de faire rire Azilis. C'est un garçon merveilleux, je suis contente qu'il t'ait choisi. Vous étiez mignons tous les deux. Tous les trois.
J'ai revu Anita. Mais ne te réjouit pas pour autant, je l'ai juste croisé au Conseil. Elle a l'air d'aller bien. Parfois, j'aimerais que tout redevienne comme avant. Qu'on soit toutes les trois, de nouveaux. Je me dis que je pourrais faire un effort, aller voir Anita, redécouvrir ce lien. On avait commencé le travail avant, lorsque tu étais là. Puis tu… Enfin tout s'est écroulé. Pourtant il reste quelques pierres, si tu meurs elles partiront. Mais ce n'est pas pareil. Avant, que tu ne te souviennes pas de nous, nous forçait en quelque sorte à nous allier. Maintenant, tu es le seul lien qui nous unis encore. Et il est tellement faible. Je crois que c'est perdu, rien ne redeviendra jamais comme avant. Jamais.
Tu me manques Clé.
Amélie.
PS : je t'aime. »
Oh ! La dernière phrase, c'est un titre de film et de bouquin ! Genre, ils vont nous faire un crossover ! Faites, faites ! Ca va mettre de l'action !
Julia posa la lettre délicatement sur un tas d'autres papiers et sortit de la pièce. Cléa se mit à hurler.
§
Edilio frappa contre le mur avec son pied. Lucy gémit. Il balança une chaise sur le sol, brisant les pieds sur le parquet. La jeune fille hurlait. Il s'acharna contre la chaise durant de longues secondes avant de se retourner contre le mur et de le frapper de ses poings à en briser le peu d'épaisseur qui le constituait. Il avait les phalanges en sang. Lucy sanglotait dans son coin tentant en vain de le retenir par des appels. Edilio s'écroula sur le sol, tremblant, tenant son poing gauche cassé dans sa main droite.
Je crois qu'il vient de nous péter un boulon. C'est ça à force d'abuser des M&M's. Et vous avez vu, ils continuent à faire souffrir le matériel !
Lucy s'approcha, une lueur effrayée dans les prunelles.
« E-Edi ? »
Il releva son regard sombre sur elle, elle tressaillit. Il se releva lentement, son T-shirt déchiré , tâchait de sang. Ses cheveux en batailles tombaient devant ses yeux. Son visage sombre avait un air arrogant de collé. Edilio dévoilait une sorte de second visage de lui-même.
… Je vais faire une crise cardiaque. Il est trop beau.
Julia hoqueta tandis qu'il s'approchait d'elle. Il la colla contre lui avec sa main droite, la gauche étant inutilisable.
'Suis jalouse.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
La voix de la pétasse blonde –oui, je suis parfaitement d'accord avec Amélie, cette fille est une pétasse- avait déraillé sur les derniers mots.
« Eva Wilkes est morte. »
§
« Clé,
Amélie est venue me voir, mais tu dois déjà être au courant. Evidemment. Tu sais, je suis vraiment désolé de devoir lui faire du mal ainsi mais notre relation est malsaine, j'espère que tu comprends. Au pire tu ne comprends pas, ce n'est pas comme-si c'était la fin du monde !
Non, je mens. Ce serait la fin du monde, parce que tu es un peu comme le psy de tout le monde ici. Tu dois comprendre et écouter. Tu sais tout, j'en suis certain. Tu es au courant de tout ce qui se trame. Tout le monde te raconte tout, intime, proche ou inconnu. Tu es une source de savoir sur la vie de chacun.
Mike Wilkes s'est suicidé la semaine dernière. Sept jours plus tard jour pour jour, sa petite sœur mourrait. D'une balle dans la tête. Elle portait exactement la même couronne ensanglantée. Les médecins sont formels : les deux corps ont été assassinés. Le Conseil étouffe l'affaire, tant mieux, si les enfants étaient au courant, on se retrouverait avec la peur, la panique et des révoltes sur les bras, ce ne serait pas une bonne chose. Les couronnes ont une gravure à l'intérieur : « The Queen ». C'est ainsi donc, qu'on a prénommé le Serial Killeur. Peut-être est-ce une affaire de famille, nul ne comprend réellement. Drake et Anita enquête à n'en plus finir. Surtout que si la série de meurtre continue, ce dont je doute fortement, ils n'auront plus d'équipes. Déjà qu'ils n'expliquent pas grand-chose aux enfants, ce serait suspect d'enquêter sur autant de morts à la fois. Je crois que je n'ai jamais vu ces deux-là aussi proche qu'actuellement.
Peut-être te faudrait-il un petit topo sur les fonctions de chacun depuis ma dernière lettre, en effet tout à un peu changé :
Anita est devenue Capitaine du Commando avec Drake, c'est-à-dire qu'ils s'occupent de tout ce qui est un interrogatoire, meurtre… Etc. Bref, ils sont le FBI version Glopland. Ils ont une équipe de vingt personnes.
Astrid est toujours Présidente du Conseil, elle rassemble bon nombre de dossier à elle seule et elle s'occupe d'être en quelque sorte le porte-parole du Conseil auprès du peuple.
Là où moi je suis le porte-parole du peuple auprès du Conseil, oui, je fais toujours mes rapports. Ça me plait en même temps, ça ressemble à du journalisme. J'ai deux enfants à mes ordres.
Amélie est devenue « infirmière/psy » en gros elle fait le tour des quartiers et soigne les enfants qui ont de petites blessures, emmène les blessés graves à l'hosto' et soulage des petits en pleurs. Par petit évidemment j'entends dix ou onze ans. Elle a une équipe de quatre personnes.
Pete se charge toujours de la nourriture, de l'eau et des petites broutilles du quotidien, mais en plus il a décidé de s'occuper de régler certains conflits lorsque Le Conseil est surchargé. On ne serait rien sans ton mari, on lui doit tous la vie et plus encore.
Diana s'occupe de tout ce qui est paperasse, recensement et tout, et tout. Les gamins sont classés par fonction, âge et même par maladies !
Caine a rejoint le Conseil il y a deux semaines, il s'occupe des 'problèmes' des dossiers irrésolus, comme par exemple « pourquoi les enfants ne disparaissent plus à l'âge de 15 ans ? » et ce genre de chose.
Sam lui, a créé une brigade spéciale de recherche. Un genre de section du FBI… Heu… Du commando pardon, qui recherche les personnes en fuite. Il a une troupe de quinze personnes.
Je dois être le seul à te parler de la vie à Glopland. Tant mieux, ça fait de moi quelqu'un de particulier à tes yeux.
Tu me manques.
Edilio. »
§
Franck Wilkes était assis sur son fauteuil à bascule, il regardait au dehors. Il était dans son appartement, près de la fenêtre. Il avait vu sur la rue sale et le ciel sombre, Franck inspira une bouffée de cigarette. C'était Pete qui l'avait fourni. « Il en avait bien besoin » selon ses dires. Franck était bien d'accord, en l'espace d'une semaine il venait de perdre son frère et sa sœur. Il ne savait dire pourquoi mais une peur atroce lui tenaillait le ventre. Il ne comprenait pas. Pourquoi son frère ? Pourquoi sa sœur ? Pourquoi Eve et Mike ?
Franck Wilkes était un garçon de quatorze ans et des poussières lorsque la Zone avait débarqué, aujourd'hui il en avait quinze. C'était un garçon brutal mais avec un grand cœur, un peu raciste il détestait la faiblesse. Plus, il l'abhorrait. Pour lui, une personne faible était une personne morte. Franck était gay, actuellement en couple avec Jeff Lits. Sa plus grande fierté.
Jeff dormait dans la chambre, mais Franck était insomniaque depuis une semaine. Il avait un poids dans l'estomac. La guerre les avait épargné, alors pourquoi maintenant ? Pourquoi crever tout de suite ? Franck entama sa seconde clope. Il regarda distraitement une ombre filait dans la rue. Mais pourquoi crever maintenant, après tous ce qu'ils avaient vécus ? Franck et son frère se disputaient régulièrement, mais Eve parvenait toujours rien que grâce à sa présence, à les calmer. Mike était la bonté incarné, il n'avait eu aucun problème avec le fait que Franck soit gay, il souriait tout le temps et s'offrait toujours aux autres. Mike était une personne géniale, comme il n'y en a pas deux dans ce monde. Eve quant à elle, était la fraicheur. Elle respirait la joie de vivre avec ce petit côté espiègle qui lui allait si bien. Lorsqu'elle vous jouait un tour vous vous mettiez en colère mais cela ne durait jamais bien longtemps face à son rire cristallin qui vous résonnez aux tempes. Franck avait toujours été la brebis noir de la famille avec son côté grande brute, il faisait déjà près d'un mètre quatre-vingt-dix. Mais au fond, il n'était qu'un gros nounours. Il fallait apprendre à le connaitre avant de juger.
Il attaqua sa troisième cigarette.
Mais aujourd'hui, Franck n'était plus rien. Jamais il n'aurait imaginé perdre son frère et sa sœur. Jamais il n'aurait cru être faible face à la mort. Il s'écroulait, lentement, il le sentait. Il ne savait pas pourquoi il vivait encore. Pour Jeff peut-être. Oui pour Jeff, c'était une noble cause que l'amour.
Un cri brisa le silence. L'information mit du temps à parvenir au cerveau de Franck, il se leva précipitamment, et se dirigea sur la palier à grands-pas. Ses voisins étaient sorti, en alerte.
« Que se passe-t-il ? Le questionna Johanna.
-Mais je n'en sais rien moi ! S'exclama-t-il d'une voix enrouée.
-Mais enfin c'est de chez toi que ça vient ! »
QUOI ? La phrase claqua contre Franck. Au fond de lui, il avait compris mais il refusait de l'admettre. Il se dirigea vers la chambre, la porte était entre-ouverte. Il poussa lentement la porte dans un grincement, ses voisins l'avaient suivi. Il alluma la lumière. Les draps taupes étaient tirés, le lit était bien fait. Jeff était allongé sur les draps. Johanna soupira de soulagement, pas Franck. Quelque chose clochait. De là où il était, il ne voyait que les pieds du jeune homme. Franck s'approcha en faisant grincer le parquet. Les oreillers étaient immaculés de sang. Le corps de Jeff était bien là. Pas sa tête, celle-ci était accrochée au plafond, la bouche clouée et une couronne agrafée au front. En lettes de sangs sur le miroir en face, était noté : « I am the Queen. »
Franck vomit.
A suivre…
Chapitre III : Une longueur d'avance.
