Maître Kaïo Shin

Mangafana

Alors, quelques petites précisions. J'ai repris certains éléments de DBGT mais pas tous, seulement ceux qui m'arrangeaient.

J'ai catégorisé cette fic en death parce qu'on va parler de la mort, mais je ne pense pas qu'il y ait un seul moment de tristesse là dedans. Il y aura encore une mise au point entre Goten et Goku et, si vous avez lu mes autres fics, vous savez que j'adore Goten donc c'est encore Goten le héro.

Il y a une toute petite romance yaoï mais franchement, rien d'alarmant. Ça prend 5 lignes de dialogue grand max.

J'écris sans bêta, désolée pour les fautes.

Chapitre 2

Après ce tournant et ces révélations, tout le monde laissa Goten tranquille, tant il était évident que personne ne pouvait ne serai-ce que rivaliser avec lui, même lors d'un entraînement au minimum de puissance pour lui. Actuellement, 5 jours après avoir atteint le niveau ultime et le conservant même pendant son peu de sommeil qu'il s'octroyait, Goten méditait en regardant le monde, debout au bord du précipice du jardin de Dendé.

Goku décida enfin de se prendre en main et d'aller voir son fils pour parler avec lui. Il ne l'avait pas fait avant parce qu'il avait réfléchi aux mots de son fils et était honteux de ces actes.

-Goten, je peux te déranger ?

-(soupir) qu'est-ce que tu veux ?

-Te parler.

-J'avais espérer qu'on éviterai ce passage. J'aurai préféré qu'on s'ignore le reste de notre vie avec un minimum de contact. Juste assez pour satisfaire maman.

-Non, je ne peux pas. Tu es mon fils et malgré ce que tu peux penser et ce que mes actes … égoïstes ont pu te faire croire, je t'aime.

-Vraiment ? Mon anniversaire ?

Goku se mordit la lèvre et avoua :

-Je ne le connais pas. Mais ça ne veut pas dire que je ne t'aime pas.

-Mais tu connais celle de Gohan.

Goku hésita mais Goten lui dit :

-Ne me mens pas, je peux le sentir. J'ai ce pouvoir, maintenant …

-C'est vrai, je la connais.

-Et tu connais celle de Pan ?

-Oui.

-Mais pas la mienne, ni celle de maman. Qu'est-ce que ça peut bien démontrer ? Je sais que tu n'est pas très intelligent mais je suis sur que même toi, tu peux comprendre ce que ça veux dire.

-Non, ça ne veut pas dire que je ne vous aime pas ou que je vous aime moins. J'étais là quand Gohan est né, pareil pour Pan.

-Et je dois en subir les conséquences parce que tu n'étais pas là pendant ma naissance ? Tu connais l'anniversaire de Bulma. Est-ce que tu as assisté à sa naissance ?

-Non, mais Bulma me l'a fait apprendre par cœur et elle me fait peur alors…

-Alors tu connais la date de naissance des gens pour lesquels tu étais présent et tu connais la date de naissance des gens qui te menacent mais tu ne connais pas celle des gens que tu dis aimer. C'est d'une logique.

-Ecoute … je n'ai pas d'excuses. Tu as totalement raison quand tu dis que j'ai été un mauvais père et que j'aurai du faire des efforts … Et tu as aussi raison au sujet de ta mère … j'ai été un ignoble mari, ne rapportant pas d'argent à la maison et ne m'occupant ni de ma femme, ni de mes enfants … mais je veux me racheter.

-C'est trop tard pour moi et tu n'as rien à te reprocher pour Gohan et Pan. Peut-être que maman te laissera une chance mais moi, c'est hors de question.

-Goten …

-Je ne te promet pas de te laisser une chance entière mais, si par hasard, tu veux commencer à te faire pardonner … rattrape moi.

-Quoi ? Demanda Goku, plus qu'étonné.

C'est alors que Goten ferma les yeux, perdit son niveau ultime et bascula dans le vide.

Goku se précipita à sa suite et le prit dans ses bras. Il le porta jusque dans le palais, ou Dendé accouru pour soigner le jeune homme mais Goten allait bien, il était juste épuisé. Kibito vint à ce moment là pour remplir ses réserves d'énergie et Goku mit son fils au lit pour qu'il dorme enfin.

Gogogogogogogog

Aujourd'hui était le jour ou Ballar devait arriver sur Terre. Goten était plus calme que jamais. Il se sentait prêt. Il s'était entraîné comme jamais et était plus fort que quiconque sur terre. Il avait aussi amorcé une réconciliation avec son père et, bizarrement, cet état de fait le rendait serein. Ils avaient beaucoup parlé et son père avait promis de faire des efforts. Tout n'était pas réglé et il ne pardonnait pas non plus, mais disons qu'il lui laissait une chance.

Il respira un grand coup et fit un appel, afin de faire venir Ballar a lui.

Dans un flash de lumière, son invité apparu. A la stupéfaction de tous, Ballar n'était pas vraiment impressionnant. Il était même assez petit, des épaules frêles. Il était vert, mais pas comme les Namek, plutôt comme un champ au printemps. Et il avait un sourire aimable sur les lèvres.

-Bonjour !

-Salut …

-Je sens que tu es le plus fort de cette planète. On se bat ?

-Sinon tu vas tuer tous les habitants de la terre, j'imagine.

-Oui, tout a fait ! C'est un sport tellement passionnant ! Malheureusement, ça ne dure jamais bien longtemps et je dois toujours trouver de nouveaux terrains de jeu !

-Bien, battons nous, alors. Mais ailleurs, tu comprendras que je ne veux pas abîmer ma planète.

-Et bien, étant donné que je vais te tuer et revenir ici pour jouer, tu as raison, je préfère qu'on évite les dommages collatéraux. J'en aurai plus pour jouer après.

-Bien. Une idée ?

-hum … il y a une planète dont j'ai tué tous les habitants, pas loin d'ici. La planète est déjà bien abîmée alors qu'importent les dégâts supplémentaires.

-Tu me guides ?

-ok.

Et ils disparurent tout les 2. Le grand maître Kaïo Shin fit apparaître une boule de cristal et tous se regroupèrent pour voir le combat.

Ils virent les 2 combattants se faire face et Goten passer au niveau ultime. Il leva un bras, paume ouverte pendant que Ballar lui faisait un sourire, l'invitant à commencer les hostilités. Goten le remercia d'un sourire et anéanti Ballar d'un seul kamehameha dans la tête, le tuant sur le coup.

Sur Terre, tout le monde resta abasourdi devant la boule de cristal.

-C'est tout ! S'écria Krilin.

-Il n'avait pas besoin de faire plus. Il l'a tué avec une telle facilité. Dit Végéta.

-Il est effrayant ! Déclara Tenshinhan.

-Ne dis pas n'importe quoi, Tenshinhan. C'est Goten. Il n'est pas effrayant. S'exclama Goku.

-Excuse moi, Goku, je ne voulais pas dire que j'avais peur de lui, mais avoue que sa puissance est effrayante. Combien de planète a décimé Ballar ? Une vingtaine ? Le grand maître Kaïo Shin était persuadé qu'il faudrait qu'on se mette tous sur lui pour le tuer et Goten l'a tué en un coup ! Avoue que c'est effrayant, Goku.

Kibito hocha la tête à cette déclaration et regarda le grand maître Kaïo Shin qui se grattait le menton en réfléchissant.

-Comment est-ce que Goten va revenir, maintenant ? Demanda Krilin.

-Oh, je vais le chercher. Dit Goku en commençant à se concentrer.

-Inutile. Tu te doutes bien qu'avec sa puissance, Goten est capable de revenir par ses propres moyens. Déclara Kibito.

Et en effet, peu de temps après, Goten apparaissait au dessus du palais de Dendé. Ses amis l'accueillirent avec des félicitations et des exclamations, mais Goten passa devant eux sans même les voir et s'arrêta devant le grand maître.

-Allez-y, je suis prêt. J'ai baissé ma puissance et je ne chercherais pas à me défendre.

-Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Goku.

-C'est simple. Le grand maître a révélé ma puissance, mais celle-ci lui fait peur, ainsi qu'à Kibito. Je l'ai senti dès que j'ai pris conscience de mes pouvoirs. Ils se demandent si je ne vais pas devenir un monstre de puissance et tuer des gens, juste parce que je peux le faire, comme Ballar. Alors ils ont décidés de me tuer pour éviter que ça n'arrive.

-Kibito ! C'est vrai ? Vous ne pouvez pas faire ça ! Dit Gohan, excessivement inquiet.

-Effectivement, c'est ce que nous avions l'intention de faire, en premier lieu. Mais nous avons changé d'avis. Nous allons te proposer un travail.

-Un travail ? Demanda Goten

-Oui, est-ce que tu veux être le prochain maître Kaïo Shin ? Je me fais vieux, je voudrais donner à Kibito Shin ma place de grand maître. Et nous devons justement penser à recruter les Kaïo Shin, vu que Boo les avait tous tué. Nous avons donc pensé à toi.

-Je vous demande pardon ?

-C'est vrai que ça avait l'air d'une question, mais ce n'en était pas une. Tu vas devenir le prochain maître Kaïo Shin des galaxies du Nord. Tu ne peux pas rester sur Terre, ton pouvoir est trop effrayant et, même inconsciemment, les terriens vont te fuir. Tu auras du mal à vivre avec eux dans ses conditions, alors que, en devenant un maître Kaïo Shin, tu deviendras responsable de plusieurs galaxies, de milliers de planètes et de plusieurs milliards de personnes. Ton pouvoir servira certainement à faire le bien.

-D'accord. De toute façon, je faisais des études pour faire un travail qui ne me passionnait pas, alors je peux bien faire ça.

-Il y a une condition. Tu ne devras plus retourner sur terre, à moins d'un cas d'extrême urgence. Tu devras renoncer à ta famille et à tes amis.

-Je peux au moins aller leur dire au revoir ?

-Non, ton père s'en chargera. Soit tu viens avec nous maintenant, soit nous te tuons sur le champ.

-Je crains de ne pas avoir beaucoup de choix. Papa … je te charge de dire au revoir à maman pour moi, ok ?

-Je le ferai. Prends soin de toi, mon fils.

-Oui. Et ne vous inquiétez pas, quoi qu'en dise le grand maître Kaïo Shin, je sais qu'on se reverra. Salut. Dit Goten avant de disparaître, en compagnie des deux Kaïo déjà présents.

Chichi

Chichi se trouvait dans une file d'attente. Elle n'en voyait pas le bout, tellement elle était longue. Elle se dit que ça allait durer des heures. Enfin, elle avait tout son temps, mais bon.

-Salut maman !

Chichi sursauta et se tourna vers le côté :

-Goten, mon chéri. Dit Chichi en prenant son dernier né dans ses bras. Comment vas-tu ?

-C'est plutôt à moi de te demander ça.

-Oh, ça va. Laisse moi te regarder. Comme tu es beau ! 5 ans qu'on ne s'est pas vu.

-Je t'ai manqué, au moins ?

-Tu ne peux pas imaginer. Et tu sais, ton père m'a dit qu'avant de partir, tu lui avais fait la morale sur son comportement. Et bien depuis, il s'est vraiment racheté. Je ne dis pas qu'il est parfait, ça ne serait pas possible, mais il est attentionné, et il fait souvent des travaux qui demandent de la force, histoire de rapporter de l'argent à la maison. Notre quotidien est bien meilleur.

-Tant mieux, je suis heureux que notre discussion ait servi à quelque chose. Pfff, il y a du monde. On passe devant tout le monde ?

-Si tu veux, mais d'abord, explique moi ce que je fais ici.

-Tu sais quand même où nous sommes ?!

-Bien sur, je te rappelle que je suis déjà morte, avant. Avec Boo.

-Et qu'est-ce que tu faisais ?

-J'étais au super marché, je faisais des courses. Et après, plus rien.

-Oui, tu faisais des courses, tu étais au fond du magasin, tu choisissais du lait, 2 hommes armés ont pénétrés dans le magasin pour le braquer et pour faire peur au patron, ils ont tirés dans les rayons. Une balle t'a atteinte en pleine tête. Tu es morte sur le coup. Désolé.

-Oh, ce n'est pas grave, au moins, je n'ai pas souffert. Et puis, je peux peut-être revivre, grâce aux dragons ball.

-Non, c'est exclu. Le grand maître Kaïo Shin avait raison, quand il disait que nous ne devrions pas compter toujours sur les dragons ball, elles sont mauvaises, à force de trop les utiliser. Alors je les ai enlevés de la terre. Je les rapporterai dans 100 ans. Désolé.

-Bon, et bien maintenant que je suis morte, j'aurai peut-être plus souvent le plaisir de te voir.

Goten souri devant la réprimande non déguisée de sa mère et dit :

-Ce n'est pas impossible. J'ai prévu une grande maison, au paradis, pour toi. Tu y seras bien, je pense.

-Merci mon chéri.

Goten posa sa main sur l'épaule de sa mère et disparu avec elle pour réapparaître dans le bureau du roi Enma.

Celui-ci, avisant son visiteur, se leva d'un bon et salua :

-Maître Kaïo Shin ! Que me vaut le plaisir de vous voir !

-Roi Enma, comment allez-vous ? En fait, ma maman vient de mourir et je l'accompagne jusqu'à vous, je ne voulais pas la laisser seule.

-Ah, oui, oui, je vois. Madame San Chichi … voyons voir … hum, enfant sage, bonne épouse, bonne mère. A botté quelques fesses, mais toujours dans l'intérêt de ses enfants, bien sur … Paradis !

-Merci beaucoup Roi Enma. Si ça ne vous dérange pas, je l'accompagne moi-même.

-Je vous en pris.

Goten et Chichi disparurent alors et, une fois avoir aidé sa mère à s'installer, Goten promit de venir la voir quand il le pourrait, puis disparu à nouveau.

Bulma

Bulma était sur son lit, entourée par sa famille. Il faut croire que fumer était vraiment dangereux pour la santé, parce que ça avait entraîné divers problèmes de santé et elle savait, tout comme ses proches, qu'elle était sur son lit de mort.

Elle regarda les personnes qui l'entouraient. Végéta lui tenait distraitement la main, semblant dans ses pensées. Il était évident que, même si il ne le montrait pas, la mort imminente de sa femme l'affectait car a l'heure actuelle, il devrait normalement être en train de s'entraîner. Bulma lui souri et il lui répondit par un rapide rictus. Mais elle savait que c'était déjà énorme pour lui et que ça voulait dire qu'il l'aimait.

Trunks était au pied de son lit, le nez dans son ordinateur portable. Depuis qu'elle lui avait laissé les reines de la Capsule Corp., il menait les affaires de la famille d'une main de maître. Malheureusement, ça voulait dire aussi qu'il était plus occupé que jamais et, si elle ne lui avait pas demandé de rester habité à la maison, ils ne se verraient jamais. Et bien évidemment, le fait qu'il soit là, aujourd'hui, en pleine semaine, malgré son travail, prouvait encore que la fin était proche pour elle. Mais il voulait être là et elle lui était reconnaissante de la placer au dessus de ses affaires.

Elle regarda alors vers sa fille. Sa belle petite fille était devenu une magnifique femme. Elle se revoyait souvent plus jeune, dans ses mimiques et sa façon de parler. Bra avait les yeux rouges mais elle restait forte face à sa mère et lui faisait de fréquents sourires, alors qu'elle avait les lèvres tremblantes.

Bulma eut une quinte de toux particulièrement violente et tous se rapprochèrent d'elle pour la soutenir. Ils entendirent alors une voix venant de derrière Trunks et tous se tournèrent vers elle :

-Salut !

-Goten ?

-Vous avez l'air en forme. Ça fait plaisir.

-Mais, qu'est-ce que tu fais là ?

-Je venais vous assurer que je prendrais bien soin d'elle. Ma mère se sent seule et autant vous dire que Bulma sera chouchouté quand elle la rejoindra. Elle pourra vous attendre tranquillement. Mais surtout, ne soyez pas trop pressés de la revoir. Allez, je vous laisse. Bye

Goten disparu et quand Végéta, Trunks et Bra se retournèrent vers leur mère et épouse, Bulma était morte tranquillement.

Tenshinhan et Chaozu

-Salut les gars.

-Goten ! Salut.

-Je suis votre comité d'accueil.

-Et bien, ça a changé depuis la dernière fois qu'on était venu, avant, il n'y avait personne pour nous accueillir.

-Quel manque de savoir vivre. Répondit Goten ironiquement à la remarque sarcastique de Tenshinhan.

-Alors, on est mort ?

-Oui, Chaozu, désolé.

-Comment ?

-Avalanche. Vous êtes morts étouffés. Au moins, vous êtes partis ensemble.

-C'est vrai. Tu as raison.

-Alors, vous voulez faire quoi ? Vous voulez aller chez maître Kaïo ou vous voulez aller au paradis ? Maman et Bulma y sont déjà et il y a de la place pour vous là bas.

-… je pense que nous nous sommes assez entraînés pour notre vie entière, pas vrai Chaozu ? On pourrait peut-être en profiter pour se reposer un peu.

-Oui, et puis vous pouvez toujours vous entraîner au paradis, tant que vous ne blessez personne, rien ne l'interdit.

Tenshinhan se tourna vers Chaozu qui lui fit un sourire et dit :

-Paradis, alors.

Pan

Pan était allongée dans une chambre d'hôpital. Mal en point, de nombreuses blessures la couvraient et elle avait du mal à respirer. Ses parents venaient de la quitter, ils devaient passer quelques coups de téléphone avant de revenir auprès d'elle pour la soutenir … parce qu'elle allait mourir. Les dragons ball avaient disparus et tous les plants de senzus aussi, il était impossible de la guérir magiquement. Même Dendé ne pouvait rien faire pour elle, il avait reçu l'ordre de ne plus user de son pouvoir.

Elle ferma les yeux et laissa une larme couler. Elle était trop jeune pour mourir. Si elle n'avait pas été aussi idiote, elle ne serait pas là.

Elle senti une présence, familière mais qu'elle ne reconnu pas, près d'elle. Elle fit un gros effort pour ouvrir les yeux et tomba sur ceux, si noirs de son oncle. Elle ne l'avait pas vu depuis plus de 10 ans ! Elle voulu parler mais n'en eu pas la force.

Goten lui souri et lui dit :

-Chut, ne parle pas. Garde tes forces. … Ce que je vais faire est contre toutes les règles et si ça se savait, je passerai un mauvais quart d'heure alors surtout n'en parle pas, mais … je vais te soigner puis disparaître à nouveau. De notre petit groupe, tu es la seule qui n'a jamais été ressuscité, il faut bien que je compense ça par autre chose, alors je vais guérir toutes tes blessures. Mais a une condition. Je veux une promesse de ta part. Plus jamais tu ne monteras dans une voiture sans attacher ta ceinture et surtout, ton conducteur devra toujours être sobre. C'était d'ailleurs particulièrement stupide de ta part et j'attendais mieux de toi ! Promis ?

Pan essaya de hocher la tête, sans y arriver, mais une nouvelle larme lui échappa, mélange de douleur et de soulagement. Goten souri puis il se pencha et lui embrassa le front.

Pan se senti alors miraculeusement mieux et réussi a enlever son masque à oxygène et à se redresser. Goten était parti et elle, avait la vie sauve.

Quand ses parents revinrent et la virent en si bonne forme, elle se contenta de leur dire qu'elle avait un oncle génial.

Yamcha

-C'est pas vrai, j'arrive pas a y croire.

-Moi non plus.

-Goten ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je sais que tu es mort mais normalement, on dit bonjour.

-Pardon, bonjour. Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je vois que tu es d'une superbe humeur.

-Tu le serais, toi aussi, si tu étais mort d'une façon aussi idiote.

-Sans doute, oui. A quoi est-ce que tu pensais ?

-Rah, j'en sais rien, j'avais levé cette petite jeune, elle était dans le public, je voulais l'impressionner.

-Je suis sur qu'elle n'oubliera pas de se faire connaître à la presse en temps que dernière petite amie du grand joueur de baseball, Yamcha !

-Je sais ! Geignit Yamcha.

-Non mais sérieux, mourir d'une balle de baseball en pleine tête pendant un match de championnat. Je sais que tu étais sur les bases et que donc, tu n'avais pas à porté de casque, mais tu aurai regardé la balle, ça t'aurai évité de mourir !

-Je suis un gros nul ! Je voulais lui faire coucou, j'ai détourné la tête 5 secondes et je me suis pris la balle. Quelle mort idiote !

-Allez, ne te flagelle pas, non plus. Tu as fait une grande carrière.

-Finie grâce à une balle lancée par un gros naze.

-Tu es un bon combattant.

-J'étais spectateur, la plupart du temps, et je me faisait blesser ou tuer en premier.

-… je ne sais pas quoi te dire, moi … tu as eu beaucoup de succès …

-oui, ça c'est vrai. Mais je n'ai jamais épousé personne et j'ai même réussi à me faire piquer ma copine par Végéta, le mec le plus désagréable qui existe !

-haha, c'est vrai. Allez viens, tu as eu une bonne vie, je pari que tu aura droit au paradis. C'est au moins ça. Tu verras, tu seras bien entouré.

Krilin et C-18

-C'est pas bien, le suicide mécaniquement assisté, tu le sais. Normalement, ce n'est pas bien accepté dans le coin. Heureusement, je suis là et je vais t'arranger ça.

-Je sais, mais je ne pouvais pas vivre sans Krilin.

-Je sais. Je l'ai accueilli la semaine dernière. Je ne pensais pas te voir aussi vite.

-J'ai demandé à Marron de m'aider. Elle m'a aidé à couper l'alimentation de mon énergie infinie.

-ça a dû être dur, pour elle.

-C'est ma fille. Elle a la peau dure et du caractère et elle savait que je ne pouvais pas rester plus longtemps sans Krilin. Je lui en suis reconnaissante.

-Je sais, mais Krilin est mort de vieillesse, C-18, il a bien vécu. Il fallait bien qu'il parte. Tu étais au courant qu'il n'était pas comme toi.

-Je sais, mais je ne me suis pas rendu compte qu'il vieillissait. Ça m'a prise par surprise et j'ai pris une mesure désespérée. Krilin est bien au paradis ?

-Bien sur qu'il y est ! Krilin, le défenseur de la terre. L'humain le plus fort et le plus gentil qui existe. Il ne pouvait aller qu'au paradis.

-Je suis sans doute destinée à l'enfer. Je suis un cyborg et en plus, j'ai demandé à ma fille de m'aider à mourir.

-Ne t'inquiète pas. Etre un cyborg est quelque chose que tu as subis et, pour ton suicide … c'était un acte d'amour. En plus, tu as un maître Kaïo Shin qui t'escorte. Je pense que ça pèsera dans la balance. Tu vas vite le retrouver, ton petit bonze.

Végéta

-Quelle idée, aussi.

-Oh, toi, ferme là.

-Non mais sérieux, Végéta. A 85 ans, on ne fait pas des pompes en plein été, dans une salle non ventilée, sans clim, sans avoir petit déjeuner, et avec une gravité 400 fois supérieure à celle de la terre !

-Ferme là, j'ai dis.

-C'est normal que tu ai fait un infarctus, quand même.

-Hummm …

-Bon, viens, on passe devant tout le monde. J'ai d'autres choses à faire, aujourd'hui, que de te servir d'escorte jusque chez Enma. J'ai une épidémie qui m'attend.

-Et ben vas-y, à ton épidémie. Et j'espère que tu l'attraperas.

-Mourir t'a rendu de bonne humeur, on dirait !

-Je n'ai pas hâte de me présenter au jugement, figure toi. Si c'est pour me retrouver en enfer.

-Pourquoi veut-tu te retrouver en enfer ?

-Avec toutes les personnes que j'ai tué…

-Tu as changé, depuis. Tu es un bon père et un bon mari, en plus d'avoir défendu la terre contre l'invasion à de nombreuses reprises. Et puis souviens toi que la dernière fois que Sheron a ressuscité des gens, on avait demandé seulement les bonnes personnes et tu as ressuscité.

-hum.

-Bon, on y va ou bien ?! Je n'ai pas toute ma journée. Si ça peut te rassurer, j'ai déjà tout arrangé.

-… tu me fais peur, quand tu souri comme ça, on dirait ton idiot de père qui nous présente un plan foireux. Qu'est-ce que tu as fait ?

-Le roi Enma a déjà rendu son verdict sur ta vie et tu vas au paradis. Je sais que tu aimes Bulma et que tu seras ravi de la revoir, mais je sais aussi que tu es un combattant et qu'au bout d'un moment, le paradis te pèsera, alors je me suis arrangé avec Enma. Il manque de personnel en enfer alors de temps en temps, tu pourra y descendre pour casser du méchant et tu pourra ensuite revenir au paradis sans problème.

-C'est vrai ? Demanda Végéta, tout excité.

-haha, oui. La seule condition, bien sur, c'est pas de violence quand tu seras au paradis. Quand tu sentiras que tu ne pourras plus tenir, tu n'auras qu'à aller en enfer et revenir après.

-Génial !

-Oui, j'ai extirpé Piccolo de l'enfer, ça faisait longtemps qu'il y était, et il fera la même chose. Vous pourrez vous entraîner ensemble au paradis quand ça vous chantera.

-Quand est-ce qu'on part ?

-Euh … tu ne veux pas d'abord passer un peu de temps au paradis avec Bulma ?

-Non, je veux aller en enfer pour me défouler. Les Saïyens ont la chance de garder une force physique exceptionnellement longue, mais ça fait longtemps que plus aucun envahisseur n'est venu sur terre ! Je veux me battre !

-Ah … oui … le truc, c'est que j'ai déjà dit à Bulma que tu serais là dans la journée.

-Non, pourquoi t'as fait ça ?! Je vais te tuer !

-Allez, Végéta, ne fait pas l'enfant. Ça va te faire plaisir, de revoir Bulma ! Elle t'a manqué, quand même ?!

-Moui …

-Allez, tu passes la soirée avec elle et dès demain, tu peux aller en enfer. Viens, maintenant, je t'emmène là bas, j'ai toujours mon épidémie sur le feu, moi.

Goku

Goku venait d'atterrir par terre, créant autour de lui un cratère de 10 mètres de long, avec une extrême violence. Il sentait tous ses os craquer et il souffrait affreusement. Il avait vu Gohan, Pan et Uub s'évanouir 2 minutes plus tôt donc il n'avait plus aucun soutien. Cette fois, c'était la fin. Cette brute l'avait tué. Il senti une ombre apparaître sur son visage et tourna la tête. A contre-jour, il vit le profil d'un homme se tenant devant lui. Il craint d'abord que ce soit son adversaire, mais non, cette personne n'avait pas d'antennes. Juste des cheveux ébouriffés.

-Salut papa.

-…Goten ? …

-Attends moi dans la file d'attente, ok ? Je m'occupe de lui et j'arrive. Dit Goten avant de disparaître. Goku eut un sourire, la terre était en de bonnes mains.

Goku n'eut pas à attendre bien longtemps dans la file d'attente du jugement avant de voir son fils arriver. Il lui fit un grand sourire et lui demanda :

-Tout c'est bien passé ?

Goten souleva une petite cage dans laquelle était enfermé son adversaire, mais en miniature. Il se tenait aux barreaux et semblait crier quelque chose mais on ne l'entendait pas. Il avait aussi viré au mauve, à force de s'énerver.

-Comment tu as fait ?

-Secret.

-Bon, qu'importe. Tu vas bien ?

-Et toi, depuis que maman est morte ?

-ça a été dur, mais ça va. On a vécu un moment difficile avec Pan il y a quelques années, on a cru la perdre, mais finalement, elle va bien mieux. Elle ne nous a rien dit, mais nous avons soupçonné que tu n'y étais pas pour rien.

-Chut. Lui répondit son fils avec un sourire complice.

Goku lui donna une tape sur l'épaule et lui dit :

-En tout cas, ça me fait plaisir de te voir. Comment se passe ton rôle de Kaïo Shin ?

-Oh, pas mal … je résous différents problèmes dans les galaxies dont j'ai la charge … et quelques fois, dans celles dont je n'ai pas la charge quand le Kaïo Shin n'y arrive pas tout seul. Avec ce statut, j'ai gagné une longévité plus que record, je bouge beaucoup et je ne m'ennui pas. Ça va. Je suis content que tu sois là, maman va peut-être arrêter de me harceler pour que je passe la voir plus souvent.

-Tu sais bien que non !

-Alors, paradis ou tu veux retourner chez maître Kaïo ?

-Paradis, je veux revoir ta mère. Et puis, tu sais qu'avec le déplacement instantané, je peux aller le voir quand je veux.

-Tu sera sans doute ravi des mesures que j'ai prises pour toi, Végéta et Piccolo. Ils t'expliqueront tout.

-Ils sont au paradis, eux aussi ?

-Tu en doutais ? Toute la bande y est. Ce paradis sera ton paradis, aucun doute là-dessus.

-Je suis sur qu'il le sera, surtout si tu viens nous voir régulièrement.

-Je n'ai pas le choix. Maman est pire morte que vivante. Allez, viens, je t'emmène.

Gohan et Videl

-Salut frérot. Chère belle-sœur. Tu es ravissante. Déclara Goten en faisant une bise sur la joue de Videl.

-Goten ! Merci, mais c'est étonnant que je sois ravissante, après ce que nous venons de vivre.

-Tu sais que les blessures se guérissent automatiquement, ici. Donc tu ES ravissante. Ceci dit, désolé que vous soyez morts.

-Merci. Comment c'est arrivé ? Je n'en ai aucun souvenir.

-Accident de voiture. Un camion citerne vous a percuté … ça a fait une belle flambée.

-Tu as du mourir sur le coup, mon chéri, parce que moi, je m'en souviens.

-Ah oui ? Désolé. Ça doit être affreux. Dit Gohan en embrassant sa femme.

-Venez, je vous conduis auprès d'Enma puis auprès de maman, ton père est là aussi, Videl. Ils seront ravis de vous revoir.

-Mais … Et Pan ?

-Elle à 30 ans, n'était pas dans la voiture, et je pense qu'elle a une vague idée que je prendrais soin de vous, donc nous n'avons pas de soucis à nous faire pour elle.

Gohan haussa les épaules à sa femme qui l'interrogea du regard puis Goten les emmena jusqu'à Enma.

Marron et Bra

-Ouah, tu es splendide.

-Goten ! S'exclama Bra en s'accrochant au cou du Dieu.

-J'ai vu passer Marron il y a tout juste 2 ans et je dois dire que vous revoir toutes les deux aussi belles m'a presque fait regretter de ne pas être resté sur terre plus longtemps.

-Bien sur. Comme si tu étais sensible aux charmes féminins. En revanche, j'avoue que j'aurai aimé que tu restes plus longtemps sur terre, tu serais devenu mon beau-frère et ça aurait évité que mon frère ne devienne un tel Grinch. Il est tellement aigri.

-Ah oui ? Il ne s'est pas marié ? Demanda Goten l'air de rien. Bra savait qu'il était très intéressé par sa réponse mais ne laissait rien paraître.

-Non, il a bien eu quelques aventures, avec des femmes et des hommes, après tout, mon frère n'est pas un moine et il est très sexy, mais ça n'a jamais marché et la plupart du temps, ils n'en voulaient qu'à son argent ou son influence. Il leur donnait ce qu'ils voulaient et ils se séparaient en bon terme. Après tout, lui aussi se servait d'eux.

-Bon, et toi, comment a été ta vie ?

Et pendant que Bra parlait, Goten s'imaginait déjà revoir Trunks.

Trunks

Trunks était dans son lit. C'était la nuit, il était 2 heures du matin mais il n'arrivait pas à dormir. Il se sentait las, il était fatigué, fatigué de vivre, surtout, et pourtant, il n'arrivait pas à dormir. Il sentait comme une excitation, comme si quelque chose allait se passer. Sa vie avait été longue et pas forcément heureuse. Il n'y avait personne à son chevet et il n'y avait que des domestiques qui partageaient sa maison. Il aurait pu les appeler, si il avait eu peur de la mort, mais il n'avait pas peur parce qu'il savait qui il allait revoir. Sa famille, bien sur, ses amis, sauf Pan, qui vivait toujours, mais surtout, il allait le revoir lui.

Et en parlant du loup, il senti son matelas s'affaisser et le trouva là.

-Ne me regarde pas.

-Pourquoi ?

-Je pensais que je te verrais seulement quand je serai mort. Je n'avais jamais imaginé que tu me verrais dans cet état.

-Quel état ?

-Mais … vieux ! Ridé ! Fatigué !

-Tu es très beau.

-Ne te moque pas de moi.

-Je ne me moque pas.

-Et toi, tu es toujours aussi parfait. Toujours musclé, et ton sourire. Il m'a manqué … Tu as toujours 20 ans. Et regarde moi.

-Toi aussi, tu as toujours 20 ans.

-Ne dis pas … mais Trunks s'interrompu. En levant sa main, qu'il savait fripée et pleine de taches de vieillesse, il retrouva une main ferme, à la peau douce et sans imperfection. Il regarda son bras, qui avait retrouvé ses muscles. Il toucha son visage et ses rides avaient disparus.

-Alors ça y est, je suis mort.

-J'en ai bien peur. Mais quand nous avons commencé à parler, tu étais vivant et tu étais très beau.

-Hum … Alors, tu as trouvé une belle extra-terrestre avec qui te marier ?

-Non. Et ta sœur m'a dit que tu étais resté célibataire, toi aussi.

-… est-ce que … ça te gênerait de sortir avec un mort ?

-Non. Sortir avec des vivants est tellement surfait !

Trunks souri et se pencha pour embrasser Goten qui lui rendit son baiser. Ce dernier posa son front sur l'épaule du nouveau mort et pouffa de rire.

-Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Demanda Trunks en jouant avec les cheveux du dieu.

-Rien, je me disais juste que ma mère et la tienne allaient être ravies de la nouvelle et ma mère, enchantée de me voir plus souvent. Allez, viens, un rapide passage chez Enma et je t'emmène au paradis.

-Pfff, des promesses, toujours des promesses. Murmura Trunks alors que Goten souriait et l'encerclait de ses bras pour l'emmener au jugement.

Pan 2

Elle attendait dans cette file depuis au moins 3 heures. La patience n'avait jamais été son fort, même alors qu'elle était vieille, alors maintenant qu'elle avait retrouvé sa jeunesse, elle bouillait littéralement. Elle entendit une voix derrière elle :

-Salut jeune fille.

-Tonton Goten ! S'écria Pan en sautant au cou de son oncle.

-Excuse moi de n'arriver que maintenant. D'habitude je fais en sorte d'arriver peu après la mort mais … un vilain garçon sur Médrona m'a donné du fil à retordre.

-ça ne fait rien. Je suis contente de te voir. Le paradis, ce n'est pas du tout comme je l'imaginais. Je pensais voir une lumière blanche et mes parents et mes enfants qui m'attendaient, mais non. En fait, on est dans une file d'attente et je ne sais même pas ce qu'on attend.

-Tu attends le jugement, ensuite, tu iras au paradis. Mais ne t'inquiète pas, j'ai des pass VIP pour les back stages. On va passer devant tout le monde, viens. Et ne t'inquiète pas, tu verra ta famille très bientôt. Tu es la dernière que je viens chercher et je suis content de finir avec toi, ça veux dire que tu as vécu une longue et belle vie.

-Oui, j'avoue, elle était bien remplie je ne me suis pas ennuyée. Et la tienne ?

-La mienne continue mais j'ai la chance de pouvoir passer du temps à vos côtés, maintenant, donc tout va bien.

FIN

Voilà, j'espère que ce two-shot vous aura plu.

Reviewvez si ça vous a plu. Merci et bonne continuation.

Mangafana