Soupirant, allongé sur mon canapé, je regardais avec lacement mon plafond blanc, m'ennuyant à mourir.

Aujourd'hui été lundi, mais aussi le jour où le prince était sacré roi, c'est pourquoi, il n'y avait rien à faire. Il n'y avait pas cours, et aucun commerces n'étaient ouverts, résultat, je m'ennuyais comme un rat mort. Il était hors de question pour moi de regarder la télévision car sur chaque chaînes, il y avait la rediffusion en directe du sacre. Tournant mon regard sur mon téléphone en soupirant, mon esprit me rappela que Pixis était ouvert. Fronçant les sourcils, je fixais mon cellulaire un moment. Aujourd'hui, je n'étais pas censé travailler, sauf que je me faisais tellement chier, que je pris mon téléphone et je composais le numéros de mon patron. Portant l'appareil à mon oreille, j'attendis deux sonneries, avant que sa voix ne me parvienne aux oreilles.

-Oui ?

-Dis moi que je peux venir travailler, le suppliais-je en fermant les yeux.

Riant au bout du fil, je devinais que Pixis rouvrait en ce moment les yeux pour me répondre.

-Si tu veux.

-J'arrive, répliquais-je aussitôt avant de raccrocher, de me chausser, de prendre ma tenu et de partir limite en courant au restaurant.

N'ayant pas de bus non plus, je dus marcher pour aller jusqu'à mon lieu de travaille, et je mis également plus de temps. Même si cela ne me dérangeais pas. Cela me permettais de faire une petite promenade dans les rues quasi désertes de la ville et silencieuses, s'en était presque déprimant. Moi qui étais habitué à la foule, au bruit des voitures, des passants de la rue marchande, je me retrouvais à marcher seul. Je ne bousculais personne, je pouvais entendre les oiseaux voler gaiement en chantant. Oui, c'était une belle journée.

Du moins, jusqu'à ce que je n'arrive. Pénétrant les lieux, je me figeais en voyant qu'il n'y avait personne. En faite, que je sois chez moi où ici c'était pareille, j'allais me faire chier. Il y avait un petit vieux dans un coin qui mangeais tranquillement et à la table 26...Bah toujours le même. J'aurais pensé qu'il irait assister à la cérémonie. Levant la tête, je vis que la télévision était allumé et qu'il s'agissait de la cérémonie. Génial. Je pouvais pas rêver mieux comme journée de merde.

Allant me changer, je revins en salle et salua Pixis qui me sourit. Sans une parole, j'allais donner la commande la table 26 avant de prendre le pichet, le panier de pain, et la salade de noix. Puis, je me dirigeais vers le client qui me sourit en me voyant. Sa tenu était plus décontracté aujourd'hui, une chemise blanche ressortit de son pantalon noir, et aucun foulard autour du cou. Posant le tout sur la table, je repartis vers les alcools, prenant la clé, au passage, que Pixis me tendait avec le sourire, avant de lui rendre une fois le vin blanc dans la main. Repartant auprès du client, je lui servit son verre, avant de reprendre son assiette vide, et de lui apporter son entrée. Puis, profitant du faite qu'il n'y avait personne, et que je sentais que j'allais me faire bien chier, je tirais la chaise en face de l'homme, et m'y assis en soupirant.

-On s'ennuie ? Me demanda l'homme après avoir fini une bouché, son visage pâle n'affichant que de l'indifférence.

-Foutu cérémonie lâchais-je en me tournant vers la télévision, où un journaliste parlait d'un soit disant problème technique.

-« Oui, en effet, la cérémonie est en suspend, il semblerait que le prince Rivai soit introuvable... »

Cessant d'écouter, je pouffer de rire, attirant le regard sur moi du client qui releva un sourcil. C'est ça le genre de roi que l'on va avoir après ? Et bien, ça promet moi je dis. Si déjà il y a des problème avec lui, les années suivantes ne vont pas être roses tout les jours pour le gouvernement. Ça sent le mec qui en a rien à foutre de devenir roi et qui veux qu'on lui foute la paix. En même temps, je le comprends, si j'étais à sa place, ça ferait longtemps que j'aurais fugué pour partir loin de toutes ces responsabilités à la con.

Relevant mon regard, je vis le client échanger un regard avec Pixis avant qu'il ne reprenne son repas comme si de rien était. Fronçant les sourcils, je me tournais vers Pixis qui me sourit en me voyant le fixer. Puis, levant la main, il me fit signe de le rejoindre. Obéissant, j'allais le voir en me demandant ce qu'il me voulait.

-Un problème ?

-Va te changer.

-Pourquoi ?

Ne me répondant pas, il me poussa dans les vestiaires. Sans comprendre, je remis mon haut à manches longues bleu nuit qui descendait jusqu'en dessous de mes fesses, remit mon pantalon noir, mes dock's, je rangeais mes habits de travaille dans mon sac avant de sursauter en voyant le noiraud de la table 26 me regarder. Relevant un sourcil, je laissais cependant la surprise s'afficher sur mon visage lorsqu'il me pris par le poignet. Il alla dans la salle de restaurant et il me prit mon sac pour le lancer à Pixis qui sourit en le rattrapant.

-Eh mon sac !

-Je te le prends, déclara l'homme en s'adressant à mon patron, m'ignorant royalement.

-Fais attention à lui Rivai, lui répondit Pixis en souriant.

Je ne fis pas tout de suite le rapport, n'ayant pas vraiment fais attention à la phrase de Pixis. Ce n'est qu'une fois dans la rue que l'information parvint jusqu'à mon cerveau, et que celui-ci tourna à plein régime. Pixis l'avait appelé Rivai, le nom du prince. Ensuite, la cérémonie était en suspend car le futur roi, Rivai était porté disparu. Puis, il venait tout le temps lorsque je travaillais et semblait riche...

Me stoppant net, je forçais l'homme à le faire. Celui-ci ce tourna alors vers moi en fronçant les sourcils, mais sourit d'un micro ultra minuscule riquiqui sourire en voyant ma tête, signifiant que je venais de comprendre.

-PRINCE RIVAI ?!

Reprenant un visage impassible, celui-ci soupira en fronçant les sourcils.

-Et bien, tu en a mis du temps, répondit-il avant de reprendre la marche, me forçant à avancer avant qu'au détour d'une rue, je n'aperçoive une gigantesque limousine.

Bouche baie, j'essayais de me défaire de sa prise lorsque le chauffeur sortit de la voiture pour ouvrir la portière attendant que nous y entrions. Sauf que voilà, je n'en avait pas envie du tout. Réussissant à me défaire, le prince se tourna vers moi, l'air sévère, ce qui m'inquiéta.

-Écoutez, c'est que pas que votre compagnie me dérange mais-, commençais-je avant qu'il en me coupe la parole.

A croire que c'est une manie chez lui de ne pas laisser les gens parler.

-On parlera dans la voiture, avance dit-il en me prenant le bras et en me jetant dans la limousine avant d'y entrer à son tour.

Fermant la portière, le chauffeur remonta pour repartir en trombe.

Regardant le paysage filer sous mes yeux à travers la fenêtre, je me tournais vers Rivai, qui était assit tranquillement, les bras et les jambes croisaient, et qui fermait les yeux comme si de rien était.

-Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qui ce passe là parce que j'ai l'impression d'avoir loupé plusieurs épisodes lâchais-je complètement paumé.

Le prince rouvrit alors les yeux pour les poser sur moi, puis, après un moment de silence, ce décida à ouvrir la bouche pour parler, me déballant tout d'un coup.

-Comme tu le sais maintenant, je suis le prince Rivai. Je connais Pixis car celui-ci était cuisinier pour mon père avant de partir. Ce n'est pas la première fois que je viens dans son restaurant, pourtant, il y a un mois, je t'ai vu pour la première fois et j'ai été, par ta personne. Je me suis alors renseigné auprès de Pixis. Il m'a dis tous ce qu'il savait sur toi. La première fois que tu m'a servis, j'ai été attiré par ton sourire. Bien sur, au début je venais aussi lorsque tu ne travaillais pas, mais l'autre abruti - en parlant de Jean-, m'a agacé, et je me suis vite rendu compte que seul toi me convenais, alors j'ai demandais à Pixis t'es horaires pour venir que lorsque tu travaillais afin que ce soit toi qui me serve.

Restant un moment sans qu'aucun son ne sortent d'entre mes lèvres, je décidais enfin à parler après un moment.

-Ça je m'en douté, et ça fait assez peur, mais ce qui me préoccupe surtout, c'est de savoir pourquoi je suis ici ? Pourquoi m'avoir amené avec vous ?

Soupirant, le prince me toisa du regard, avant de me répondre d'un ton, tout à fait plat et naturelle.

-Je ne peux pas être roi sans me marier. Je devais trouver celui ou celle qui deviendras ma femme ou, dans ton cas, mon époux.

-...Hein ?!