Bonjour tout le monde !
J'espère que le 1er chapitre vous a intrigué et vous a donné envie de lire la suite des péripéties de notre pauvre Hook blessé ^^
Et comme j'ai vraiment bien avancé dans l'écriture de cette fic, je pense poster 2 chapitres par semaine, un le mardi et un le vendredi.
Bonne lecture !
Quand il remua deux heures plus tard, elle se précipita auprès de lui, prête à l'obliger à rester coucher. Il était hors de question qu'elle s'amuse une nouvelle fois à le traîner jusqu'au canapé.
– Tu vas rester tranquille ou dois-je t'empêcher de te lever ? lui demanda-t-elle avec méfiance quand il ouvrit les yeux.
– Je n'essaierais pas de me lever, la rassura-t-il d'une voix faible. J'ai trop mal partout pour bouger de toute façon.
Flora se retourna, rempli un verre d'eau dans lequel elle plongea un comprimé puis le lui tendit.
– Mais c'est infect ! s'écria-t-il en manquant de s'étouffer. Qu'est-ce que c'est ? J'ai l'impression de boire de l'eau de mer pétillante ! rajouta-t-il en grimaçant.
– Juste du paracétamol, répondit-elle en haussant les épaules. C'est vrai que ça n'a pas très bon goût mais cela va calmer la douleur.
– Un verre de rhum aurait eu le même effet, commenta-t-il en faisant la moue.
Il lui tendit son verre vide.
– Ok, tu assumes ton rôle de pirate jusqu'au bout, répliqua-t-elle d'un air moqueur.
– Avant que je ne perde connaissance, tu as dit que nous étions sur une île, c'est bien ça ? l'interrogea-t-il sans relever sa remarque.
– C'est ça. Et comme je te l'ai dit, ton bateau s'est échoué sur la plage, je te trouvé blessé à son bord. Ce que je n'arrive pas comprendre, c'est comment tu es arrivé jusque ici. Cette île est loin des lignes de navigation, loin de tout en fait.
– Loin comment ? A quelle distance sommes-nous de Boston ? lui demanda-t-il, intrigué.
– Environ 4000 kilomètres je pense, cette île est au milieu de l'Atlantique. Pourquoi, c'est de là que tu viens ?
– Dans les environs, oui, affirma-t-il.
– Et que s'est-il passé ?
– J'ai été assommé alors que j'étais à bord de mon navire. Et apparemment laissé à la dérive...
– Attends, tu aurais dérivé depuis Boston ? le coupa-t-elle. Avec un bateau comme le tien, loin d'être aussi puissant et rapide que les frégates modernes, il te faudrait au moins une semaine ! s'étonna-t-elle.
– Mon bateau est plus rapide qu'il n'y paraît, lui expliqua-t-il en lui faisant un clin d'œil.
– Si tu le dis, répondit-elle, dubitative.
– Mais je ne sais pas qui a fait cela. En tout cas, il ne perd rien pour attendre, dit-il d'un air menaçant.
– Laisse tomber la vendetta pour le moment et contente-toi de guérir, c'est la meilleure chose que tu aies à faire, l'assura-t-elle avec flegme. Au fait, je m'appelle Flora, Flora Parker.
– Hook. Et je te remercie d'avoir pris soin de moi. C'est toujours agréable d'avoir une infirmière aussi jolie, lui lança-t-il avec un air charmeur en lui prenant la main.
– Je n'allais pas te laisser moisir sur ma plage, ça fait désordre, dit-elle avec désinvolture. Mais ne me fais pas regretter de t'avoir sauver, le prévint-elle en retirant sa main comme en signe de défi.
Il leva la main en signe de capitulation.
– Et aurai-je le droit de connaître ton vrai prénom ou dois-je me contenter d'un pseudo ?
– Comment cela ?
– Hook n'est pas ton vrai nom. Après, je comprend le délire pirate et tu as vraiment l'air à fond dedans ! Entre ton bateau, tes habits, ton crochet à la main, la panoplie est parfaite ! rétorqua-t-elle avec un soupçon d'admiration.
– Ah oui, c'est un déguisement, évidemment ! mentit-il éhontément.
Il devait se rappeler qu'il était dans le monde réel et non à Storybrooke. Dans un monde où les êtres comme lui n'étaient que des personnages de conte de fée, elle ne pouvait pas savoir qui il était réellement.
– Je m'appelle Killian Jones, lui répondit-il enfin.
– Il y a donc bien un homme caché sous ces habits de pirate. En parlant d'habits, les tiens sont en train de sécher, j'ai réussi à enlever quasiment tout le sang. Par contre, je n'en a pas à ta taille à te prêter. Alors à moins que tu en ai de rechange sur ton bateau, tu vas devoir attendre qu'ils aient fini de sécher, lui expliqua-t-elle.
– J'ai d'autres vêtements à bord de mon navire, lui dit-il en essayant de se lever.
– Je t'ai dit de rester allongé, tu n'es pas en état de te lever pour le moment. J'irais pour toi si tu veux.
– Très bien, j'ai compris, je suis entièrement à ta merci, répliqua-t-il en se rallongeant sur le canapé, faussement gêné par la situation. Par contre, je n'ai que des habits de pirate dans ma cabine.
– Sérieusement ? Même pas un jean et un simple T-shirt ? s'étonna-t-elle.
– Non, pirate jusqu'au bout.
– Très bien, si tu veux assumer ton rôle à fond. Celui d'un pirate blessé échoué sur une île déserte, se moqua-t-elle.
– Presque déserte, précisa-t-il avec un petit sourire.
– Et heureusement pour toi, sinon tu te serais vidé de ton sang sur le pont de ton beau navire. Maintenant, il faut que tu te reposes, j'irais te chercher tes affaires plus tard.
– A défaut de vêtement, tu ne veux pas me tenir chaud ? lui demanda-t-il avec un air faussement suppliant.
– Pour t'abîmer encore plus que tu ne l'es déjà, je ne pense pas, non, esquiva-t-elle habilement. Une couverture te suffira amplement.
– Et un petit bisou pour m'aider à aller mieux ? essaya-t-il de quémander.
– Tu es tout le temps comme ça ou tu t'amuses juste à me faire tourner en bourrique en jouant à fond ton rôle de pirate ? demanda-t-elle, suspicieuse.
– Je crois que mon rôle de pirate à finir par déteindre sur moi, lui répondit-il d'un air innocent, démenti par le grand sourire qu'il affichait.
– Dors au lieu d'essayer de me rendre chèvre, rétorqua-t-elle en lui lançant une couverture.
Puis elle quitta le salon en secouant la tête, feignant l'exaspération.
Flora retourna dans sa bibliothèque pour continuer son nouveau livre. Mais malgré toute sa bonne volonté, elle n'arrivait pas à rester concentrée. Elle n'arrêtait pas de penser au pirate endormi sur son canapé. Elle ne savait vraiment pas quoi penser de lui : son côté pirate moqueur et charmeur était assez déstabilisant. Même si elle dû s'avouer qu'elle n'y était pas entièrement indifférente.
Elle secoua la tête, essayant de chasser cette pensée de son esprit. Ce n'était pas le moment de penser à cela, ce n'en était plus le moment. De toute façon rien de bon n'en sortirai, ni pour lui, ni pour elle. Elle se contentera de prendre soin de lui jusqu'à ce qu'il aille mieux et qu'il puisse repartir.
Elle soupira pesamment, elle espérait surtout que la cohabitation se passerait bien d'ici là.
Elle réussit enfin à se concentrer sur son ouvrage et s'y plongea avec délice.
Totalement absorbée par sa lecture, elle sursauta violemment et manqua de lâcher son livre quand elle entendit des coups à la porte.
– Ça va pas de me faire une frayeur pareille ! Heureusement que je ne suis pas cardiaque, j'aurais pu mourir ! s'écria-t-elle en voyant Hook entrer dans la pièce.
– J'ai frappé pourtant, s'excusa-t-il à moitié, étonné de l'avoir effrayé.
– Oui, je sais, mais j'ai pas l'habitude d'avoir des invités. Alors entendre quelqu'un frapper à la porte alors que je suis tout le temps seule ici, c'est dérangeant ! expliqua-t-elle, la main sur le cœur pour essayer de se remettre de ses émotions.
– Désolé, je ne voulais t'effrayer. Mais quand je me suis réveillé, tu n'étais pas dans le salon et je voulais savoir s'il te restait de ton eau de mer pétillante.
– Tu commences à y prendre goût ? se moqua-t-elle gentiment.
– Si je veux éviter de souffrir à chaque respiration que je prend, je n'ai pas vraiment le choix, grimaça-t-il. A moins que tu aies une bouteille de rhum, c'est tout aussi efficace !
– Ce sera l'eau de mer pétillante pour toi, trancha-t-elle en se levant et en passant devant lui.
– J'en ai à bord de mon bateau si tu veux, tenta-t-il d'argumenter.
– Navré, je pense pouvoir gérer un pirate blessé, mais pas forcément un pirate bourré, conclu-t-elle d'un ton moqueur en se dirigeant vers la salle de bain.
Elle lui sortit le tube de calmant et en profita pour lui faire visiter le reste de la maison. Elle lui rendit également sa veste, son gilet et sa chemise qui avaient fini de sécher.
– Par contre, n'ayant jamais de visiteur, je n'ai pas de chambre d'ami, lui dit-elle quand elle lui montra sa chambre. Je peux te laisser mon lit si le canapé ne te convient pas.
– Ou nous pouvons partager ton lit, il est suffisamment grand pour deux, proposa-t-il avec un sourire espiègle.
– Ok, tu gardes le canapé, répondit-elle d'un ton mesquin en retournant dans le salon.
Hook se rassit sur le canapé et prit son médicament.
– C'est vraiment immonde, s'exclama-t-il en grimaçant une nouvelle fois. Tu es sûre que le rhum ne serait pas plus efficace ? insista-t-il.
– Je ne sais pas mais c'est tellement drôle de te voir grimacer de dégoût, annonça-t-elle, un grand sourire sur les lèvres.
– C'est très mesquin de ta part, répliqua-t-il d'un air penaud.
– Je sais, mais tu l'as un peu cherché.
Il leva les yeux au ciel et finit son verre avec difficulté. Elle en profita pour aller dans la cuisine pour préparer le repas. N'ayant plus grand chose en stock, elle choisit de leur faire des sandwichs. Voulant lui prouver que malgré ses dehors de pirate, il savait également être un gentleman, il vint l'aider.
– Sans vouloir détruire ton attirail de pirate, ce serait sûrement plus simple pour toi de m'aider avec tes deux mains, lui fit-elle remarquer en désignant son crochet.
– J'aimerais beaucoup mais ce crochet n'est pas qu'un accessoire, lui dit-il d'un air contrit.
– Oh, je suis désolée...
– Tu n'as pas à t'excuser, tu ne pouvais pas savoir, l'interrompit-il avec désinvolture.
– Et toi qui te propose de m'aider alors que tu n'as qu'une... Tu devrais aller te reposer, je vais terminer, lui proposa-t-elle précipitamment.
– Eh, je suis manchot, pas impotent ! la sermonna-t-il gentiment. C'est arrivé il y a longtemps, j'ai apprit à vivre avec depuis. Je suis parfaitement apte à t'aider.
Flora acquiesça et accepta volontiers son aide.
Ils mangèrent en discutant de tout et de rien, apprenant au fur et à mesure du repas à se connaître.
Quand ils eurent terminés, Killian, épuisé par ses blessures, bailla à s'en décrocher la mâchoire. Flora lui apporta alors un oreiller et une couverture supplémentaire et le laissa dormir.
