Bonjour tout le monde !
Un chapitre relativement court aujourd'hui mais assez intense. Vous allez enfin savoir à quoi correspondent les crises de tremblotte de Flora ^^
Bonne lecture !
Les jours suivants s'écoulèrent sans encombre. Hook craignait que Flora soit distante avec lui depuis qu'il avait essayé de l'embrasser, mais il eut l'agréable surprise de constater qu'il n'en était rien. La jeune femme ne semblait pas lui en tenir rigueur et agissait avec lui comme elle l'avait fait les jours précédents. Il continua donc à la taquiner, comme il savait si bien le faire.
Deux jours après que son navire ait été remis à flot, Hook retourna à son bord prendre le reste de ses affaires. N'ayant aucune envie de quitter cette île, et Flora ne l'encourageant pas spécialement à partir, il commençait doucement à s'installer.
Flora, quand à elle, était restée dans sa bibliothèque afin de consulter les derniers ouvrages que Jack lui avait ramené. Elle s'était levée pour ranger le premier livre qu'elle avait terminé quand ses bras furent pris de tremblements incontrôlés.
– Non, pas maintenant ! désespéra-t-elle en lâchant son livre.
Puis ses jambes se mirent à trembler également, l'obligeant à s'asseoir. Elle se replia sur elle-même et serra les mâchoires pour éviter de se mordre la langue. Elle n'avait encore jamais eu de crise aussi violente, lui donnant l'impression que tout son corps allait se disloquer. Paniquée, elle espéra se calmer avant que Hook revienne. Mais elle désenchanta quand elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir.
Hook déposa ses affaires dans le salon et se dirigea vers la bibliothèque, où il savait que Flora s'était réfugiée.
Ouvrant la porte, il s'étonna de ne pas la trouver ni devant la table, ni dans le fauteuil. Il s'avança dans la pièce et la découvrit assise par terre, recroquevillée sur elle-même. Alarmé, il se précipita vers elle.
– Flora ! Que se passe-t-il ? s'inquiéta-t-il quand il remarqua qu'elle tremblait de tous ses membres.
– Ce...Ce n'est rien. Ça va passer...tout...seul, articula-t-elle avec difficulté.
– Est-ce que je peux faire quelque chose pour t'aider ? lui demanda-t-il, totalement démuni.
– Non, rien... Juste...attendre, gémit-elle.
Incapable de rester les bras croisés alors qu'elle souffrait, il la serra contre lui en espérant ainsi lui communiquer un peu de réconfort. Ils restèrent de longues minutes dans cette position, jusqu'à ce que les tremblements de la jeune femme se calment enfin. Elle resta encore quelques secondes dans les bras du pirate, le temps de reprendre son souffle.
– Désolée, je n'avais pas prévu que tu reviennes si vite de la plage, s'excusa-t-elle avec un petit sourire piteux.
Elle essuya du revers de la main les larmes que sa crise avait fait couler et tenta de se lever.
La voyant encore faible, Hook l'aida à se relever en lui prenant la main.
– Flora, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Que t'arrive-t-il ? lui demanda-t-il une nouvelle fois, une lueur de détresse dans les yeux.
Incapable d'affronter son regard, elle détourna la tête.
– Rien d'important, tu n'as pas à t'en faire, murmura-t-elle d'une voix encore tremblante.
– Tu viens de passer les cinq dernières minutes à trembler de tout ton corps et je ne devrais pas m'inquiéter ? s'exclama-t-il avec incompréhension.
Ne sachant quoi lui répondre, elle se dirigea vers le fauteuil. La tête lui tournait, elle avait besoin de s'asseoir. Des points noirs dansèrent devant ses yeux et elle perdit connaissance avant d'avoir pu atteindre le fauteuil. Hook la rattrapa de justesse, lui évitant de se cogner la tête contre le sol.
Il la prit dans ses bras et la porta jusqu'à sa chambre. Il l'installa dans son lit et remarqua alors qu'elle était brûlante de fièvre et qu'elle frissonnait. Après l'avoir bordé, il se dirigea vers la salle de bain pour prendre un gant de toilette et une bassine remplie d'eau.
Il passa une partie de l'après-midi à lui rafraîchir le front pour tenter de faire baisser la fièvre. Après quelques heures, sa température baissa enfin et ses frissons s'apaisèrent. Elle rouvrit alors les yeux.
– Reste allongée, lui dit-il en la repoussant doucement quand elle essaya de se redresser.
– Qu'est-ce que je fais dans ma chambre ? demanda-t-elle d'une voix faible avec un air un peu perdu.
– Tu as perdu connaissance et tu as eu une poussée de fièvre. Bois, lui ordonna-t-il en lui tenant un verre.
– De l'eau de mer pétillante ? Tu ne manques pas d'humour, railla-t-elle en reconnaissant la boisson.
– Tu as dit toi-même que c'était efficace, alors il n'y a pas de raison que tu y échappes, répliqua-t-il avec un petit sourire.
Elle but son verre d'une traite et le lui rendit.
– Tu m'expliques ce qu'il t'arrive ? l'interrogea-t-il d'un air grave.
La panique qu'elle lisait dans son regard lui interdit de lui cacher plus longtemps la vérité.
– Je suis malade, lâcha-t-elle en soupirant. Une maladie incurable. C'est un peu compliqué à expliquer, mais en gros je souffre d'une dégénérescence accélérée des cellules. Quand elle m'a été diagnostiqué, les médecins me donnaient à peine six mois à vivre. Plus, s'ils me mettaient sous traitement. Mais j'ai refusé.
– Pourquoi cela ? Ils aurait pu te guérir, rétorqua-t-il sans comprendre.
– Justement, cela ne m'aurait pas guéri, le contredit-elle, seulement repoussé l'échéance. Et je refusais de me retrouver enfermé dans un hôpital, à subir un lourd traitement médical, dans le seul but de prolonger ma vie de quelques mois. Cela n'avait pas de sens à mes yeux ! Alors j'ai préféré venir me réfugier ici, au calme, avec mes livres comme unique compagnie.
– Toutes tes crises ressemblent à celle que tu viens de subir ? lui demanda-t-il, étonné de n'avoir rien remarqué.
– Non, celle-ci était de loin la plus violente. C'est la première fois que je perds connaissance suite à une crise, précisa-t-elle.
– C'est à cause de cela que tu m'as repoussé ! Tu ne voulais pas que je m'attache à toi car tu savais que tu allais mourir, comprit-il avec horreur.
– Je ne voulais pas que tu en souffres, murmura-t-elle en baissant la tête.
– Il doit bien y avoir une solution ! Une opération à faire ou que sais-je ! insista-t-il, refusant d'accepter sa mort prochaine.
– Il n'y a rien à faire. J'ai consulté les meilleurs médecins du globe. Ma maladie n'a pas de remède, répondit-elle en fermant brièvement les yeux.
– Tu dois te reposer, l'intima-t-il en voyant sa mine fatiguée. Nous en reparlons plus tard.
Épuisée, elle acquiesça et se renfonça dans son lit. Il lui caressa tendrement la joue avant de quitter la chambre et de retourner dans le salon, rongé par l'inquiétude.
