Bonjour tout le monde !
Maintenant que Hook est au courant du terrible secret de Flora, que va-t-il se passer ? Va-t-elle mourir ou va-t-il trouver une solution ?
Vous le saurez (en partie) en lisant ce chapitre ^^
Bonne lecture !
Après avoir dormi quelques heures, Flora se réveilla en meilleure forme, bien qu'encore un peu faible. Elle sortit de son lit et grimaça des courbatures que lui avait laissé sa crise.
Elle retrouva Hook dans le salon, la mine soucieuse, et s'assit à côté de lui.
– Comment tu te sens ? s'inquiéta-t-il en la voyant le rejoindre sur le canapé.
– Mieux, je te remercie, le rassura-t-elle.
– Combien de temps te reste-t-il exactement ? lui demanda-t-il après plusieurs minutes de silence.
Flora prit quelques instants pour réfléchir.
– Comme je ne suis aucun traitement, dans l'absolu, un mois, répondit-elle doucement. Mais au vu de la fréquence et de la violence des crises, je dirais moins, deux à trois semaines maximum, la maladie progresse plus vite que prévu.
Hook passa sa main dans ses cheveux en soupirant.
– Je connais des personnes qui pourraient te guérir, lâcha-t-il sans la regarder.
– J'ai déjà consulté les meilleurs médecins et ils sont tous unanimes, ils ne peuvent rien faire pour moi.
– La science ne peut peut-être rien pour toi, mais la magie si, lui dit-il d'un air grave en relevant la tête.
– De quoi est-ce que tu parles ? l'interrogea-t-elle, sa déclaration la laissant perplexe. Il y a une grosse différence entre adorer les récits fantastiques bourrés de magie et croire en l'existence de celle-ci.
Hook ne répondit pas tout de suite, il semblait torturé par ce qu'il devait lui dire.
– Tous les récits que tu as pu lire ont une part de vérité. La magie existe belle et bien et les personnages qui peuplent tes histoires également, déclara-t-il enfin en la regardant dans les yeux avec le plus grand sérieux.
Ils lui déballa alors tout : son histoire, l'existence de la Forêt Enchantée, de Storybrooke, de ses habitants...
– Je crois que tu t'es cogné la tête plus fort que je ne le pensais, tenta-t-elle de plaisanter, incapable de savoir comment réagir à pareilles révélations.
– Je sais que cela peut paraître dingue, mais je suis sérieux ! Il y a des personnes à Storybrooke qui possèdent des pouvoirs magiques très puissants et qui seraient en mesure de te guérir...
– Pourquoi est-ce que tu fais cela ? l'interrompit-elle, le visage soudain fermé.
– Faire quoi ? s'étonna-t-il.
– Tenter de me donner de l'espoir en me racontant une fable insensée ! s'énerva-t-elle en se levant. D'autres l'ont fait avant toi, c'est aussi pour cela que je suis partie ! J'en ai fini avec ça, j'ai accepté mon sort !
– Pas moi ! Je refuse de rester à te regarder mourir alors que je connais un moyen de te sauver ! s'exclama-t-il en se levant à son tour.
– Alors pars ! le défia-t-elle en levant le menton. Pars, si tu ne souhaites pas me voir mourir ! Qu'est-ce qui te retient ici de toute façon ?
– Je t'en prie ! Réfléchis-y ! Tu n'as jamais soupçonné l'existence de la magie ? Ne serait-ce qu'un peu ? Ne t'es-tu jamais demandé comment des contes de plusieurs époques et de pays différents pouvaient-ils être aussi semblables ? Cela ne t'as jamais interpellé ? insista-t-il en se basant sur les recherches de Flora.
Il sut qu'il avait fait mouche quand il la vit détourner le regard, les mâchoires serrées.
– Ils racontent tous la même histoire, celle des habitants des mondes magiques gravitant autour de celui-ci, lui asséna-t-il.
– J'en ai assez entendu, j'ai besoin de prendre l'air, déclara-t-elle en se détournant de lui et en sortant de la maison.
Il voulut la rattraper mais elle lui claqua la porte au nez. Il posa le front contre la porte et ferma les yeux, terriblement inquiet et préoccupé. Il devait la laisser tranquille, la laisser digérer tout ce qu'il lui avait dit. Il espérait seulement qu'en fin de compte, elle se rallierait à sa cause et elle le laisserait l'emmener à Storybrooke.
oOo
Flora marcha d'un pas vif en direction de la plage. Elle essuya rageusement les quelques larmes qu'elles avaient laissé échapper. Il n'avait pas le droit de lui faire cela ! Il n'avait pas le droit de lui donner de faux espoirs ! Elle avait mis tant de temps à se résigner qu'il y en avait aucun ! Et ce qu'il racontait n'avait aucun sens !
Alors qu'elle continuait à ruminer ces pensées, elle déboucha sur la plage. Voir la mer s'étendre au loin la calma un peu. Elle s'assit sur le sable et entoura ses jambes de ses bras, laissant le vent se prendre dans les cheveux. Posant la tête sur les genoux, elle ferma les yeux et se laissa bercer par le bruit des vagues. Après une dizaine de minutes, elle fut de nouveau capable de penser correctement. Elle respira à plein poumon l'air iodé et rouvrit les yeux.
C'était égoïste de sa part d'en vouloir au pirate, il ne cherchait qu'à l'aider. Mais c'était justement pour éviter ce genre de situation qu'elle s'était exilée sur cette île, pour que plus personne ne tente de lui donner de faux espoirs auxquels elle ne croyait plus.
Une question la hantait : pourquoi semblait-il autant convaincu de l'existence de la magie ? Il ne ressemblait pourtant pas aux illuminés qu'elle avait pu croiser dans des conventions liées au fantastique, mis à part l'accoutrement. Qu'il veuille l'aider et tenter de trouver une solution, cela restait logique, mais pourquoi aurait-il inventé une histoire pareille ?
Plus elle y pensait et plus l'idée qui puisse peut-être avoir en partie raison faisait son chemin. Lors de ses recherches, elle s'était demandée à plusieurs reprises comment des peuples qui ne s'étaient jamais croisés avaient-ils pu inventer les mêmes histoires.
Cela semblait totalement insensé, mais une part d'elle, l'enfant en elle, avait envie d'y croire. La part d'elle qui s'émerveillait à chaque fois qu'elle lisait une nouvelle histoire, qui rêvait de vivre des aventures fantastiques, entourée de créatures magiques et merveilleuses. Elle était fascinée par ce type d'univers depuis qu'elle était en âge de lire et elle avait toujours secrètement espéré que la magie existe.
Puis, elle avait atterri dans le monde des adultes, dans un monde où vous n'aviez plus le droit de rêver ou de vous émerveiller. Un monde où il fallait garder les pieds sur terre car, les rêves et la magie, ce n'est bon que pour les enfants.
Mais maintenant que Hook lui avait parlé de magie, l'enfant en elle se débattait, voulait y croire, plus que tout. Elle était terrifiée à l'idée d'y croire et de tomber de haut ensuite. Mais elle était aussi terriblement curieuse, cela avait toujours été sa plus grande qualité comme son plus grand défaut.
Rongée par la curiosité, elle devait savoir. Elle s'en fichait de savoir si elle pourrait guérir, elle voulait savoir si la magie existait vraiment !
Elle se releva promptement et reparti vers chez elle.
oOo
Hook était toujours assis sur le canapé quand elle franchit la porte. Il leva la tête vers elle avec un soupçon d'appréhension dans les yeux, mais elle n'osa pas croiser son regard, pas encore. Elle s'installa à côté de lui, ramena ses jambes sous elle et posa sa tête contre son épaule. Comprenant que c'était sa façon de lui montrer qu'elle ne lui en voulait plus, il posa également sa tête contre la sienne en soupirant. Ils restèrent ainsi plusieurs longues minutes, savourant cette réconciliation tacite.
– Tu as des preuves de ce que tu avances ? lui demanda-t-elle finalement.
– Pas ici, non, soupira-t-il. Je n'ai pas de pouvoirs magiques, ni d'objets magiques avec moi. Et de toute façon, ils ne fonctionneraient qu'à Storybrooke.
– Je n'aurais donc droit qu'à ta parole.
Il acquiesça silencieusement, craignant justement que sa seule parole ne suffise pas.
– J'ai envie de te croire. Vraiment, j'en meurs d'envie. Mais, ce n'est pas quelque chose de facile à accepter. Pas quand on a passé toute sa vie à s'entendre dire que la magie n'existe pas et qu'il faut arrêter de rêver, lui expliqua-t-elle.
– Je sais, je suis désolé de t'avoir mis au pied du mur de la sorte, s'excusa-t-il piteusement.
– Donc, si je résume, la magie existe que dans une seule ville sur Terre. Et elle provient d'un monde parallèle où les personnages de contes de fée existent réellement, récapitula-t-elle.
– C'est cela. Il existe plusieurs mondes magiques mais les habitants de Storybrooke viennent presque tous du même, de la Forêt Enchantée.
– Et tu es le vrai Captain Hook, déclara-t-elle en le regardant, une lueur de malice dans les yeux.
– Le seul et unique, répondit-il en bombant le torse, ravi de la voir moins sérieuse.
Elle le regarda attentivement et s'esclaffa.
– Tu ne ressembles tellement pas à l'image que je me faisais du Captain Hook, gloussa-t-elle.
– En pire ou en mieux ? demanda-t-il, intrigué.
– En mieux, mais ce n'est vraiment pas dur, se moqua-t-elle.
– A ce point ? s'inquiéta-t-il.
– Je te laisserais regarder dans les ouvrages de Peter Pan que j'ai, tu risques d'être surpris, lui suggéra-t-elle, un sourire narquois sur les lèvres. Et je ne parle même pas de la version de Disney.
Hook eut soudain très peur de ce qu'il pourrait découvrir dans ses livres. Après lui avoir jeté un dernier regard moqueur, Flora redevint sérieuse.
– Avec tout ce que tu viens de me dire, je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas tout accepter d'un bloc et décider d'aller là-bas avec toi sur un coup de tête, lui expliqua-t-elle. Laisse moi quelques jours pour digérer toute cette histoire et prendre une décision.
– Prend tout le temps dont tu as besoin. Je ne te forcerais pas à y aller. Si tu dois partir de cette île, ce sera parce que tu l'auras décidé, la rassura-t-il.
Elle le remercia d'un signe de tête.
