Bonjour tout le monde !
Un chapitre assez court aujourd'hui, qui clôt leur passage sur l'île.
La semaine prochaine : leur voyage à bord du Jolly Roger et leur arrivée à Storybrooke !
Bonne lecture !
Flora mit du temps à s'endormir. Elle se repassait en boucle les déclarations du pirate et ne savait toujours pas quelle décision prendre. Elle mourait d'envie d'aller dans cette ville magique tout en en étant terrifiée.
Dû à sa courte nuit ainsi qu'à la journée mouvementée, elle se sentit fatiguée toute la journée d'après.
Pour lui changer les idées et essayer la réveiller un peu, Hook lui proposa une promenade sur la plage, ce qu'elle accepta avec plaisir.
Ils se promenaient depuis une trentaine de minutes, à discuter de tout et de rien, quand Flora tomba soudainement à genoux. Tout son corps s'était mis à trembler violemment, l'empêchant de rester debout. Hook s'assit précipitamment à côté d'elle, la prit sur ses genoux et la serra fort contre son torse. Ses tremblements étaient si fort qu'il craignait qu'elle ne se disloque s'il la lâchait. Il lui caressa alors les cheveux et lui murmura des paroles de réconfort pendant de longues minutes, jusqu'à ce que la crise passe.
Quand ses tremblements s'apaisèrent enfin, Flora voulu se relever mais le pirate resserra ses bras autour d'elle et l'obligea à rester contre lui. Trop épuisée par sa crise, elle ne chercha pas à se dérober et se laissa aller contre son torse, le temps de reprendre son souffle.
– J'ai l'impression que c'est pire quand je ne perd pas connaissance, plaisanta-t-elle quand elle put de nouveau respirer normalement.
– Elle a duré plus longtemps que celle d'hier, constata-t-il d'un air grave.
– Je sais, et elle est arrivée plus tôt que prévu également, répondit-t-elle faiblement.
Encore épuisée par sa crise, Flora n'osa pas essayer de se lever. Elle resta donc quelques minutes supplémentaires dans les bras du pirate, ce qui n'était pas pour lui déplaire.
– J'accepte de t'accompagner à Storybrooke, déclara-t-elle finalement.
– Vraiment ? chercha-t-il à confirmer.
– Oui, lui dit-elle en relevant la tête afin de pouvoir le regarder. Les crises sont de plus en plus violentes, je ne suis pas sûre de pouvoir tenir encore deux semaines. Alors, même si je ne sais pas si cela me sauvera, je veux avoir la preuve que la magie existe avant de mourir.
– Tu te sens capables d'effectuer un trajet en bateau ? lui demanda-t-il, en commençant mentalement à préparer leur voyage.
– Cela dépend de combien de temps.
– Une journée et demie, deux jours maximum. Storybrooke se situe pas très loin de Boston.
– Attends, tu m'as dit avoir dérivé jusqu'ici depuis les environs de Boston, donc depuis Storybrooke je suppose.
– C'est cela, confirma-t-il, se demandant où elle voulait en venir.
– Il y a 4000 km entre cette île et Boston. Je t'ai dit qu'avec un bateau comme le tien, cela prendrait au moins une semaine. Et tu veux qu'on fasse ce trajet en à peine deux jours, s'exclama-t-elle avec incompréhension.
– Et je t'ai dit que mon bateau était plus rapide qu'il n'en a l'air, lui rappela-t-il avec un grand sourire.
– Magique ? essaya-t-elle de deviner.
– C'est un peu plus compliqué que cela, mais en partie oui, expliqua-t-il.
– Je croyais que la magie ne fonctionnait pas en dehors de Storybrooke ? s'étonna-t-elle.
– C'est pour ça que j'ai dit que c'était compliqué, éluda-t-il en haussant les épaules.
Voyant qu'il ne souhaitait pas dévoiler les secrets de son navire, Flora n'insista pas.
– Par contre, j'aimerais que tu me promettes une chose, lui demanda-t-elle en se relevant enfin.
– Tout ce que tu veux, déclara-t-il en se relevant à son tour.
– N'accepte pas si vite, je pourrais en profiter pour te demander n'importe quoi, railla-t-elle avec un sourire malicieux.
– Je serais prêt à n'importe quoi pour toi, ma belle, lui rétorqua-t-il sans se démonter. (Elle secoua la tête avec un air faussement exaspéré.) Très bien, je t'écoute, que veux-tu me demander ?
– Si tes amis magiciens ne peuvent pas me soigner, promet-moi de me ramener ici, dit-elle en redevenant sérieuse. Je refuse de passer mes derniers jours dans un hôpital ou quelque chose y ressemblant. Si je dois mourir, ce sera ici.
– Je te le promet, lui déclara-t-il solennellement. Et je resterais avec toi jusqu'à la fin. Et je ne te demande pas ton avis, rajouta-t-il en la voyant sur le point de protester.
– Puisque je n'ai pas le choix, capitula-t-elle avec un léger sourire amusée.
– Nous ferions mieux de rentrer. Nous avons beaucoup de choses à préparer si nous voulons pouvoir partir demain, annonça-t-il en passant son bras autour des épaules de Flora et en la dirigeant vers le chemin.
Ils passèrent alors le reste de la journée à préparer leur voyage jusqu'à Storybrooke. Partant du principe que le trajet ne durerait que deux jours, Hook ne souhaitait pas se charger plus que de raison. Il fut donc très étonné de voir Flora traîner une énorme caisse en dehors de la bibliothèque.
– Je peux savoir ce que tu fais ? lui demanda-t-il, intrigué.
– Je prends juste quelques livres, répondit-elle en s'arc-boutant contre la caisse presque aussi lourde qu'elle.
– Tu sais, nous serons vite arrivés à destination, je ne pense pas que se charger autant soit utile. Tu n'auras probablement même pas le temps d'en lire un seul.
– Mais... Mais, je ne peux pas partir sans livres, déplora-t-elle d'une toute petite voix, profondément dépitée, en levant vers lui des yeux remplis de tristesse.
– Prends-en un ou deux, ce sera suffisant, lui dit-il d'un ton raisonnable. Et il y a une bibliothèque là-bas, tu y trouveras sûrement ton bonheur.
Flora se tourna vers sa bibliothèque en soupirant pesamment.
– Ne t'en fais pas, tu les reverras bientôt, la réconforta-t-il, attendri de la voir si triste à l'idée d'abandonner ses précieux ouvrages.
– Tu le penses vraiment ? demanda-t-elle, une lueur d'espoir dans les yeux.
– Bien sûr, dans tous les cas tu les retrouveras. Soit, tu ne peux pas être sauvée et je te ramènerais ici. Soit, nous trouvons un moyen de te guérir et tu pourras revenir chercher tes affaires, déclara-t-il, très terre à terre.
– Comment cela, venir chercher mes affaires ?
– Et bien, quand tu seras guérie, tu n'auras plus de raison de rester en exil sur cette île, tu pourras t'installer à Storybrooke. Enfin, si tu souhaites rester, évidemment, ajouta-t-il précipitamment avec un air embarrassé.
– Nous verrons en temps utile, répondit-elle avec un sourire amusé quand elle constata sa gêne.
Avec un dernier soupir, la jeune femme ne prit que deux livres et remit la caisse dans la pièce.
Quand ils eurent chargé le bateau, ils dînèrent rapidement puis Flora alla se coucher. La journée l'avait épuisée et ils devaient se lever tôt le lendemain.
