Bonjour tout le monde !
Le départ de l'île est enfin venu. Et à la fin de ce chapitre : Storybrooke !
Bonne lecture
Le lendemain matin, quand ils embarquèrent sur le Jolly Roger, ils purent admirer un magnifique lever de soleil. Flora s'installa sur le gaillard arrière et regarda Hook s'activer sur le pont afin de préparer son bateau. Puis, il leva l'ancre, s'installa au gouvernail et les mena vers le large.
La jeune femme regarda son île s'éloigner avec un pincement au cœur. Quand elle s'y était installée, près de six mois auparavant, elle pensait réellement ne jamais en partir. Et pourtant, elle était en route pour une ville baignant dans la magie où elle pourrait peut-être guérir.
Le navire prit de la vitesse, et en un rien de temps, l'île ne fut plus qu'un point perdu au milieu de l'océan.
La journée se déroula sans encombre, et surtout sans crise pour Flora. Elle passa une partie de son temps simplement accoudée aux bastingages à contempler l'océan. Le reste de son temps, elle le passa assise contre un mât à lire l'un des ouvrages qu'elle avait eu le droit d'emmener.
Le soir venu, après avoir dîné et discuté ensemble sur le pont, la jeune femme se posta de nouveau contre le bastingage pour admirer le ciel constellé d'étoiles. Hook vint se placer derrière elle, la frôlant à peine.
– A la vitesse où nous allons, nous atteindrons Storybrooke demain en début d'après-midi.
– Et j'aurais enfin la réponse à une des plus grande question de l'univers : la magie existe-t-elle vraiment, ajouta-t-elle avec une pointe d'appréhension.
L'air s'étant rafraîchi, Flora se frotta les bras en frissonnant. Hook lui posa alors sa veste sur les épaules, ce dont elle le remercia.
– Mais ne crois pas que jouer les gentlemen me fera tomber dans tes bras ! précisa-t-elle d'un ton moqueur.
– Je n'ai pas besoin de cela, il me suffit d'attendre ta prochaine crise pour que tu te jettes dans mes bras, répondit-il d'un ton mesquin.
– Tu profites de la faiblesse d'une malade ! l'accusa-t-elle en faisant mine d'être outrée.
Il s'esclaffa et passa ses bras autour d'elle.
– Personne ne pourrait te considérer comme faible, lui murmura-t-il à l'oreille. Et en parlant de crise, comment te sens-tu ?
– Vu les deux derniers jours, étonnamment bien. Aucun signe avant-coureur d'une crise de la journée. Même si j'avoue me sentir bien fatiguée, ajouta-t-elle en étouffant un bâillement.
– Alors au lit, déclara-t-il en la portant dans ses bras sans prêter attention à ses protestations.
Il la mena dans sa cabine et la déposa sur son lit.
– Je peux dormir dans un hamac, tu sais. Tu n'as pas à me laisser ton lit, objecta-t-elle.
– Mon navire, mes règles. Je préfère te savoir bien installé. Mais, si cela te gênes trop de me laisser dormir dans un hamac pendant que tu t'octroies le meilleur lit, tu peux toujours partager, lui suggéra-t-il avec un grand sourire charmeur.
– Va dans ton hamac ! lui ordonna-t-elle en lui lançant un coussin à la figure.
Il s'esclaffa et lui relança le cousin avant de finalement quitter la chambre en lui souhaitant une bonne nuit.
Elle se changea rapidement et se glissa sous les draps en soupirant de bien être. A peine sa tête eut-elle touché l'oreiller qu'elle s'endormit.
oOo
La matinée du lendemain se déroula exactement comme la précédente : Flora contemplait l'horizon pendant que Hook se chargeait de les mener à bon port. Ce dernier jetait fréquemment des coups d'œil à la jeune femme, installée à peine à deux mètres de lui. Mais en la voyant perdue dans ses pensées, il n'osa pas la déranger.
Plus ils se rapprochaient de la côte, plus Flora appréhendait leur arrivée. Avait-elle bien fait de quitter son île ? Allait-elle vraiment trouver les réponses qu'elle cherchait au sujet de la magie ? Elle n'osait même pas imaginer sa potentielle guérison par peur d'être profondément déçue.
Alors qu'elle était plongée dans ses pensées, sa vue se brouilla et ses oreilles sifflèrent. Elle secoua la tête pour se débarrasser de ses troubles mais ils persistèrent malgré tout. Elle se prit la tête entre ses mains et ferma les yeux en pensant à un vertige passager.
– Tu vas bien ? s'inquiéta le pirate en la voyant prostrée contre le bastingage.
– Je ne sais pas, j'ai la tête qui tourne, répondit-elle faiblement avant de sentir ses jambes céder sous elle.
Elle perdit connaissance avant même qu'il n'ait pu la rattraper.
Il lui tapota plusieurs fois la joue en essayant de la réveiller mais en vain. De plus, elle était brûlante de fièvre et son cœur battait à un rythme effarant. Il devait absolument faire baisser la fièvre mais il ne pouvait pas la garder au lit et naviguer en même temps.
Il la déposa contre le mât et descendit à tout allure dans sa cabine récupérer des coussins et des couvertures. Il put ainsi l'installer le plus confortablement et le plus chaudement possible tout près du gouvernail. Il alla également chercher une bassine d'eau et un gant.
Il passa les quelques heures qui les séparaient de Storybrooke à naviguer entre le gouvernail et Flora. Mais quoiqu'il fasse, la fièvre ne tombait pas et la jeune femme continuait de frissonner malgré les couvertures qui la recouvraient.
Ne sachant que faire d'autre, il continua à lui rafraîchir le front en priant pour arriver rapidement à destination.
Une poignée d'heure plus tard, après ce qui lui parut une éternité, il discerna enfin le port. Il poussa un soupir de soulagement et manœuvra son bateau afin de pouvoir accoster. Alors qu'il approchait des quais, il aperçu trois silhouettes remontant ces mêmes quais mais il était encore trop loin pour pouvoir les distinguer correctement. Même s'il se doutait de leur identité.
Quand il eut amarré le Jolly Roger, il prit Flora dans ses bras et descendit sur le quai. Il eut alors la confirmation de ce qu'il pensait : c'était bien Emma et ses parents qui l'avaient vu arriver.
– Nous devons tout de suite aller à l'hôpital, elle a besoin de soin ! s'exclama-t-il d'une voix chargée d'inquiétude en atterrissant sur le ponton.
Pragmatiques, les trois Charming ne posèrent pas de question et le guidèrent jusqu'à la voiture de David. Hook profita du trajet pour leur raconter ce qu'il avait vécu ces derniers jours et expliquer le problème de Flora. Emma téléphona à l'hôpital pour les prévenir de leur arrivée. Ainsi, elle fut immédiatement prise en charge par le Docteur Whale quand le pirate – la portant toujours dans ses bras – passa les portes du bâtiment.
L'équipe médicale l'installa pendant que Hook répétait l'histoire de la nouvelle arrivée à Whale. Ce dernier lui fit alors passer plusieurs tests afin de confirmer le diagnostic et déterminer à quel stade en était sa maladie. Il les invita à patienter dans la salle d'attente, le temps de terminer tous les tests. Bien que réticent à l'idée de laisser Flora toute seule, Hook accepta néanmoins de rejoindre la salle d'attente.
Deux heures s'écoulèrent – que le pirate passa à faire les cent pas – avant que le Docteur Whale ne revienne vers eux.
– Je ne suis pas porteur de bonnes nouvelles, les avertit-il en les voyant venir vers lui. J'ai bien peur de devoir confirmer son diagnostic : elle est très malade et aucun remède n'existe. Et elle est à un stade trop avancée pour pouvoir être mise sous traitement thérapeutique.
– Traitement qu'elle aurait refusé de toute façon, ajouta Hook. Combien de temps lui reste-t-il exactement ?
– Quelques jours, une semaine au maximum, lui répondit gravement le docteur.
– Puis-je la voir ? demanda Hook, le visage fermé.
Whale acquiesça et les conduisit devant la chambre de Flora.
– Nous avons réussi à faire tomber la fièvre mais je préfère être franc avec vous : vu son état, je ne sais pas si elle se réveillera. Et c'est peut-être mieux ainsi.
– Que voulez-vous dire ? demanda David.
– Si elle se réveille, les prochains jours pour elle seront un véritable calvaire. Elle aura des crises tous les jours, plusieurs fois par jour même. Jusqu'à ce qu'une de ses crises finisse par la tuer, leur expliqua-t-il.
– Mais c'est horrible ! s'écria Snow. Vous ne pouvez pas la plonger dans un coma artificiel pour éviter cela ?
– Non ! objecta Hook avec plus de véhémence qu'il ne le voulait. Elle a refusé tout traitement médical jusque là, ce n'est pas pour la plonger dans le coma maintenant. Elle est au courant de son état et de ce qu'elle risque. Elle sait que la science ne peut rien pour elle, lâcha-t-il avant de pénétrer dans la chambre.
Souhaitant en savoir plus, Emma voulut entrer avec lui dans la pièce mais David la retint par le bras.
– Laisse-lui quelques minutes seul avec elle, tu l'interrogeras plus tard.
Emma opina de la tête et alla s'asseoir avec eux dans le couloir.
