Bonjour tout le monde !

Enfin guérie, Flora peut maintenant sortir de l'hôpital. Oui, un chapitre rien que sur ça, mais c'est justifié, promis ! Par exemple, nous allons enfin savoir si elle a oui ou non des pouvoirs, comme le suspecte Régina et Gold !

Bonne lecture !


Il se réveilla tôt le lendemain matin, l'esprit embrumé et désorienté de se trouver auprès de Flora, dans une chambre d'hôpital. Puis les événements de la veille commencèrent à émerger et un bref instant de panique s'empara de lui quand il se souvint de tout. Il se pencha vers la jeune femme mais le son de sa respiration lente et profonde le rassura immédiatement.

Il dégagea son bras de sous la tête de Flora et s'extirpa du lit. Il s'étira longuement pour tenter de détendre ses muscles ankylosés d'être restés dans la même position aussi longtemps. Alors qu'il comptait sortir se chercher quelque chose à manger, le Docteur Whale entra dans la chambre.

– Comment va Flora ce matin ? demanda-t-il gravement en s'approchant du lit.

– Toujours en vie, rétorqua Hook avec flegme.

– Elle a meilleure mine qu'hier, c'est indéniable, constata le docteur en l'examinant. Et ses constantes sont en nette hausse. Je ne suis pas pour laisser la magie intervenir dans le domaine médical mais je dois avouer qu'elle semble lui avoir été bénéfique, ajouta-t-il avec pragmatisme.

Flora choisit ce moment pour se réveiller. Hook accourut à son chevet et l'aida à se redresser.

– Comment tu te sens ? lui demanda-t-il d'un ton inquiet.

Flora réfléchit quelques secondes avant de répondre, le temps de vérifier effectivement comment elle se sentait.

– Un peu fatiguée et j'ai l'impression qu'un 33 tonnes m'est passé dessus tellement mes muscles me font mal, affirma-t-elle en grimaçant. Mais je suis en vie, c'est le principal, ajouta-t-elle avec un grand sourire.

– Je ne voudrait pas donner l'impression de critiquer le remarquable travail qu'a fait la potion de M. Gold, mais j'aimerais te refaire passer quelques tests pour vérifier ton état général, lui suggéra Whale.

– Bien sûr. J'ai moi-même du mal à croire que tout cela soit terminé. J'apprécierais d'en avoir la preuve, lui répondit-elle comme pour s'excuser.

– Très bien, je vais te laisser te préparer, je reviens te chercher dans une vingtaine de minutes, lui dit-il en sortant de la chambre.

Flora se redressa complètement et bascula ses jambes en dehors du lit.

– Tu as besoin d'aide pour te préparer ? demanda innocemment le pirate.

– Non merci, cela ira, je suis une grande fille, déclina-t-elle avec humour. Et n'insiste pas ou je te mets dehors, le menaça-t-elle quand elle le vit sur le point de répliquer.

– Pas besoin, je comptais sortir prendre l'air et manger un bout de toute façon, rétorqua-t-il en haussant les épaules. Je serais de retour quand tu auras fini tes examens, ajouta-t-il en l'embrassant sur le front.

Puis il se leva et se dirigea vers la porte.

– Killian, le rappela-t-elle avant qu'il sorte.

Il se tourna vers elle, se demandant ce qu'elle souhaitait lui dire.

– Merci, d'être resté auprès de moi hier soir, lui dit-elle avec reconnaissance.

– Je t'en prie, c'est normal. Et tu as fait la même chose pour moi quand j'étais blessé, lui rappela-t-il avec un sourire malicieux.

Flora acquiesça et afficha un sourire amusé en se souvenant de leur rencontre. Il ouvrit enfin la porte et sorti dans le couloir.

La jeune femme eut le temps de se débarbouiller et de prendre son petit déjeuner – qu'une infirmière lui avait apporté entre temps – avant que le docteur Whale ne vienne la chercher pour ses examens.

Elle revint dans sa chambre une heure plus tard.

– Alors ? lui demanda Hook qui l'attendait déjà dans sa chambre.

– Nous devons encore attendre les résultats, répondit-elle en s'asseyant sur le lit. Mais si je suis toujours vivante, c'est que cette potion a fonctionné, non ? Je n'arrive pas à croire que je dois la vie à un petit flacon bleu censément magique, ajouta-t-elle d'un air dubitatif.

– Tu n'es toujours pas convaincue de l'existence de la magie ?

– Je ne sais pas, je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire.

Ils entendirent la porte s'ouvrir et Emma et Régina entrèrent dans la pièce.

– Le Docteur Whale disait vrai, tu es toujours parmi nous, se réjouit Emma en la voyant éveillée.

Elle se présenta ainsi que Régina et lui souhaita la bienvenue à Storybrooke.

– Bien, maintenant que les présentations sont faites, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses, répliqua Régina en s'approchant de Flora, une baguette transparente à la main.

– Quelles choses sérieuses ? demanda la jeune femme, intriguée de voir Madame la maire s'avancer vers elle d'un pas martial.

– Déterminer si tu as réellement des pouvoirs et quel en est leur puissance, lui asséna-t-elle en lui tendant la baguette.

– Si j'ai des pouvoirs ? J'aurais vraiment aimé, je pense que cela m'aurait beaucoup aidé par le passé, mais je n'en ai pas, c'est impossible. J'ai encore du mal à croire que la magie puisse exister, ce n'est pas pour m'inventer des pouvoirs magiques, se moqua-t-elle sans prendre l'objet que Régina lui tendait toujours.

L'Evil Queen poussa un soupir d'exaspération, recula et lança une boule de feu sur la table de chevet qui explosa sous l'impact.

– Régina, tu es devenue folle ? s'écria Emma en regardant avec effarement le mobilier brûler.

– Elle avait besoin d'une preuve, en voilà une, rétorqua-t-elle d'un ton acerbe.

Hook avait vivement écarté Flora du bord du lit afin qu'elle ne reçoive pas d'éclats de bois. Celle-ci, les yeux écarquillés, regardait fixement l'endroit où la boule de feu avait explosé.

– La magie existe, vrai ? lui demanda Régina en la saisissant par le menton.

– Vrai, répondit-elle d'une voix blanche, encore sous le choc.

– Parfait ! Maintenant, tu es gentille et tu tiens ça, lui ordonna-t-elle en lui fourrant la baguette entre les mains.

Flora se laissa faire sans comprendre. Régina incanta brièvement et la baguette s'illumina en éclairant toute la pièce.

– C'est normal qu'elle brille aussi fort ? demanda Emma en détournant les yeux de la lueur aveuglante.

– C'est bien ce que je pensais. Tu as des pouvoirs, de puissants pouvoirs, déclara Régina à Flora. Tu vas nous être utile finalement.

– Mais comment est-ce possible ? Je ne suis pas comme vous, je ne viens pas d'un monde magique, mes parents étaient tout ce qu'il y a de plus normal. Cela n'a pas de sens, s'étonna la jeune femme en contemplant avec stupéfaction la baguette qui luisait toujours aussi vivement.

– Quand je suis allée chercher la baguette dans sa boutique, j'ai demandé à Gold s'il avait une explication. Depuis hier, il a eu le temps de réfléchir à une théorie. Effectivement, tu n'es pas comme nous. C'est la magie qui nous a créé, elle coule naturellement dans les veines de chacun des habitants issus de la Forêt Enchantée, à un degré plus ou moins important. Gold suppose que ton très grand intérêt pour les contes et les royaumes magiques a en quelque sorte attiré la magie à toi.

– Mon intérêt pour la magie et le fantastique remonte à très longtemps, pourquoi n'apparaissent-ils que maintenant ? demanda Flora avec incompréhension.

– Parce qu'ils ne pouvaient être révélés qu'ici. La magie n'existe pas dans ce monde, en dehors de cette ville.

– Alors quoi ? Il m'a suffit de croire en tout cela pour que j'acquiers des pouvoirs ? s'interrogea la jeune femme en écartant les bras pour englober tout ce qui l'entourait.

– Ne doute pas du pouvoir de la foi et de la croyance, elles peuvent faire des miracles ici, lui dit Hook en lui souriant avec un brin d'ironie.

– D'accord, la magie existe et j'ai des pouvoirs, concéda Flora d'un ton étrangement calme.

– Tu acceptes cela aussi facilement ? s'étonna Emma, elle qui avait mis beaucoup de temps pour y croire.

– Ai-je le choix ? demanda Flora avec ironie. Régina vient d'exploser la table de chevet avec une boule de feu et je viens de faire briller une étrange baguette rien qu'en la touchant. J'attends de pouvoir moi-même jeter des boules de feu pour y croire définitivement, mais je n'en suis plus très loin.

– J'apprécie de voir quelqu'un pressé d'apprendre à utiliser ses pouvoirs, cela me change, lança Régina en regardant Emma du coin de l'œil. Je t'attends demain matin dans le parc pour ta première leçon, ajouta-t-elle avant de tourner les talons et de sortir de la chambre.

– Je suppose que je n'ai pas la possibilité de refuser ? supposa Flora en haussant un sourcil.

– Bienvenue à Storybrooke, lui dit Emma avec un sourire compatissant.

– Merci, je crois, répondit Flora avec une pointe de doute.

Elle espérait sincèrement que les autres habitants de la ville n'était pas du même acabit que leur maire.

– Je vais devoir y aller, j'ai du travail, s'excusa Emma. Préviens-nous quand tu sortiras, mes parents ont hâte de faire ta connaissance.

– Et moi, j'ai hâte de rencontrer tous les personnages de mes contes préférés, rétorqua Flora d'un air amusé.

– Tu ne seras pas déçue, crois-moi. Et je te rassure, ils ne sont pas tous comme l'Evil Queen Régina, grimaça Emma.

Elle leur adressa un dernier signe de la main puis sortit de la chambre.

– Plus qu'à attendre les résultats des tests, soupira Flora en se réinstallant sur le lit.

Ils passèrent les heures suivantes à discuter, jusqu'à ce que le Docteur Whale revienne dans la chambre. Flora sauta hors du lit sitôt qu'il eu refermé la porte.

– J'ai enfin tes résultats, dit-il en guise de préambule. Ils sont tous négatifs, tu es en parfaite santé. C'est comme si tu n'avais jamais été malade.

– Vraiment ? demanda Flora, n'osant y croire. Je veux dire, ce n'est pas une accalmie avant que la maladie ne revienne encore plus virulente ?

– Non, tu es parfaitement guérie, la rassura-t-il. Je n'ai donc aucune raison de te garder plus longtemps, tu peux sortir dès maintenant.

Il lui serra la main et sorti de la chambre.

– Je suis guérie, déclara-t-elle faiblement, essayant de se faire à cette idée. Je suis guérie ! répéta-t-elle en se tournant vers Hook, un immense sourire sur les lèvres.

– Alors tu n'as plus aucune excuse, rétorqua-t-il en s'approchant d'elle avec une lueur de malice dans les yeux.

– Aucune excuse pour quoi ? demanda-t-elle sans comprendre.

– Pour m'empêcher de faire ça.

Il se pencha vers elle et l'embrassa. Enfin libérée du poids sinistre de sa maladie, Flora n'hésita pas une seconde à lui rendre son baiser avec enthousiasme en se serrant contre lui.

– Avoue, tu m'as emmené me faire soigner ici juste pour ça, ironisa-t-elle quand elle pu de nouveau parler.

– Peut-être, répliqua-t-il en lui adressant un sourire charmeur. Tu vas t'en plaindre ?

– Je ne sais pas, à toi de me convaincre, lui souffla-t-elle avant qu'il ne l'embrasse de nouveau.

Elle posa ensuite sa tête contre son torse, savourant le simple plaisir d'être avec lui. Il la serra dans ses bras, heureux que sa guérison leur ai permis de se rapprocher. Ils restèrent ainsi quelques minutes avec que Flora ne se dégage.

– Quitte à être guérie, autant en profiter pour sortir d'ici. Et pouvoir enfin enlever cette horrible robe de malade, grimaça-t-elle en regardant sa tenue. Et non, je n'ai pas besoin d'aide, dit-elle en anticipant la question du pirate.

– Je n'allais rien dire, se défendit-il avec un sourire taquin démentant ses propos. Je t'attends dans le couloir, l'informa-t-il en l'embrassant une dernière fois avant de sortir.

Elle le regarda quitter la chambre, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

C'était enfin fini, elle n'avait plus à craindre ses crises, à craindre d'aimer par peur de faire souffrir, à craindre de vivre tout simplement.

Elle trouva ses habits pliés sur une chaise et commença à se changer, pressée de pouvoir sortir de l'hôpital.

Elle retrouva Hook dans le couloir et ils se dirigèrent vers la sortie. Flora marqua un temps d'arrêt quand ils passèrent devant les postes téléphoniques à l'accueil.

– Attend-moi une minute, j'ai un appel important à passer, déclara-t-elle en se dirigeant vers le premier téléphone disponible.

Elle composa le numéro de tête et écouta les bip de la tonalité avec appréhension.

– Allo ? répondit une voix bourrue.

– Salut Jack, c'est Flora.

– Salut ma petite. C'est rare que tu m'appelles, ton pirate te pose des problèmes ? demanda-t-il en plaisantant à moitié.

– Non, rassure-toi, s'esclaffa-t-elle. Je voulais juste te prévenir que j'ai quitté l'île pour quelque temps, je ne sais pas encore quand je reviendrai. Je ne voudrais pas que tu t'inquiètes de mon absence pendant une de tes visites surprises, ajouta-t-elle d'un ton grinçant.

– Eh ! J'avais arrêté d'en faire depuis que tu m'avais laissé poireauter devant chez toi sans m'ouvrir, sous prétexte que je n'était pas censé venir ce jour-là ! la gronda-t-il. Où es-tu parti ? demanda-t-il néanmoins.

– Dans une petit ville près de Boston. Beaucoup de choses se sont passées ces derniers jours, mais je peux t'annoncer une bonne nouvelle : je suis guérie, déclara-t-elle sans crier gare.

Le silence se fit à l'autre bout de la ligne.

– Tu...Tu es sérieuse ? Je croyais que c'était impossible !

– C'est aussi ce que je croyais. C'est une longue histoire, une histoire compliquée aussi, et je ne suis pas sûre d'avoir tout compris moi-même. Mais je viens d'avoir les résultats, je suis en rémission totale, lui annonça-t-elle avec joie.

– Je m'en fiche de savoir comment s'est arrivé, si tu as fait appel à un sorcier vaudou ou que sais-je encore. L'important, c'est que tu sois guérie, c'est un vrai miracle ! s'enthousiasma-t-il.

– Tu ne crois pas si bien dire, rit-elle doucement.

– Tu penses retourner sur ton île ou bien profiter de ta guérison miracle pour parcourir le monde avec ton pirate ? la taquina-t-il.

– Je ne sais pas encore, j'ai encore des… choses à faire ici. Et pour la deuxième partie de ta phrase, je ne vois pas de quoi tu parles, démentit-elle en se retenant de sourire.

– A d'autre ! J'ai vu les regards que vous vous lanciez. Et je sais aussi que ce n'était pas envisageable pour toi auparavant. Mais maintenant que tu n'es plus malade, tu mérites de vivre ta vie et d'être heureuse, lui déclara-t-il avec affection.

– Merci, lui répondit-elle, émue aux larmes par l'amour presque paternel qui lui portait. Je te préviendrais si j'envisage de quitter l'île définitivement.

– Ça marche. Prends soin de toi surtout et amuse-toi bien, la salua-t-il.

Elle le salua à son tour et raccrocha, les yeux toujours brillants d'émotion. Puis elle revint vers Hook qui la prit dans ses bras en constatant son humeur.

– Tu as appelé Jack, devina-t-il. Il a dû être fou de joie.

Elle acquiesça contre son torse, laissant échapper quelques larmes de joie. Jake avait été comme un père pour elle depuis la mort de ses parents. Lui avoir appris sa guérison l'avait touché plus qu'elle ne l'imaginait.

Il la garda contre lui pendant encore quelques minutes avant de s'éloigner légèrement.

– Tu te sens d'attaque pour affronter les parents d'Emma ? lui demanda-t-il avec bonne humeur.

– Affronter ? Ils font partis du club des méchants dont Régina est la présidente ? s'interrogea-t-elle avec méfiance.

– Non, c'est même tout l'inverse, ils sont tous les deux le stéréotype du héros incarné, répliqua-t-il avec ironie.

– Qui sont-ils ? ne put-elle s'empêcher de demander, dévorée par la curiosité.

– Je ne te dirais rien, tu devineras parfaitement toute seule quand tu les verras, lui dit-il d'un air conspirateur.

Flora n'insista pas mais elle était partagée entre l'impatience de rencontrer tous ces personnages célèbres et l'appréhension d'être déçue. Ils se dirigèrent enfin vers la sortie et prirent le chemin du loft des Charming.