Bonjour tout le monde !
Voilà enfin mon chapitre préféré ! 2 combats à la suite, vous êtes gâtés ! Même si leur déroulement est radicalement différent xD
Bonne lecture !
Le lendemain, Flora se réveilla de bonne heure, reposée comme elle ne l'avait plus été depuis longtemps. Elle et Hook se préparèrent et déjeunèrent rapidement, puis il la conduisit au parc où l'attendait Régina.
Arrivée devant l'entrée du parc, Flora hésita.
– Tout va bien ? s'inquiéta Hook en la voyant s'arrêter.
– J'ai… peur, réalisa-t-elle, un peu étonnée.
– Quoi ? De Régina ? Je te comprend ! Et encore, tu ne l'as pas connu avant, quand elle était l'Evil Queen, plaisanta-t-il.
– J'avoue que c'est une chose que je ne regrette pas, grimaça-t-elle. Mais ce n'était pas de Régina que je parlais, mais de cette séance d'entraînement. Je ne sais pas de quoi j'ai le plus peur : de voir mes prétendus pouvoirs se déchaîner ou au contraire, de ne pas réussir à les invoquer.
– Ne t'inquiète pas, tu t'en sortiras très bien, lui dit-il avec douceur en lui caressant la joue. Après tout ce que tu as lu sur la magie, tu as enfin l'occasion de passer à la pratique, ce n'est pas donné à tout le monde.
– Tu as raison ! s'exclama-t-elle alors, en reprenant du poil de la bête. J'ai l'occasion d'ajouter ma pierre à l'édifice, de vivre en vrai ce que je me suis toujours contenter de rêver jusqu'ici, ce n'est pas pour prendre peur et tourner les talons maintenant.
Elle avança d'un pas décidé et retrouva Régina une centaine de mètres plus loin.
– Prête pour ta première leçon ? lui demanda-t-elle sans préambule en se levant du banc.
– Plus que jamais, lui répondit la jeune femme d'un ton ferme.
– Bien, dit l'ex Evil Queen avec un sourire satisfait. Je vais donc t'apprendre à invoquer tes pouvoirs. Pour cela, tu as besoin d'un déclencheur, une émotion en règle générale. Pour la magie noire, c'est la colère, le ressentiment ou le désir de vengeance.
– Je ne suis pas sûre d'avoir envie de me servir de ce type d'émotion pour appeler mes pouvoirs, rétorqua Flora, un peu refroidie.
– Ceci est valable pour la magie noire, toi tu es destinée à la magie blanche, crois-moi ! répliqua Régina d'un ton méprisant en roulant des yeux. Ton déclencheur doit sûrement être un truc niais comme l'amour ou le besoin de protéger et sauver ton prochain. Concentre-toi sur ce type sentiment dégoulinant et invoque une boule de feu, lui ordonna-t-elle.
Un peu vexée par l'attitude de Régina à son égard, Flora se ressaisit néanmoins et tendit une main devant elle, comme elle l'avait vu faire à l'hôpital. Elle ferma les yeux et tenta d'appeler son pouvoir.
Mais elle ne savait pas sur quoi se focaliser. Il était hors de question qu'elle utilise la colère ou le ressentiment. Penser à quoi alors ? A l'amour ? Penser à Hook ne la dérangeait clairement pas, mais elle doutait que cela puisse avoir un quelconque impact sur ses pouvoirs.
Après plusieurs minutes d'intense concentration, Flora rouvrit les yeux et soupira bruyamment.
– J'ai beau me concentrer, rien ne vient ! s'exaspéra-t-elle. Je ne sais pas sur quoi me focaliser comme émotion !
– Ce n'est peut-être pas une affaire de concentration mais plus une question d'instinct, répondit Régina d'un air pensif. Tu as probablement besoin d'un coup de pouce, ajouta-t-elle en tournant la tête vers Hook, resté en retrait.
Elle invoqua alors ses pouvoirs, fit voler le pirate et le plongea la tête la première dans un baquet rempli d'eau situé à quelques mètres d'elles.
Horrifiée, Flora se précipita vers lui pour l'aider à sortir de là. Mais elle eut beau tirer de toutes ses forces, elle n'arrivait pas à lui sortir la tête de l'eau.
– Tu n'arriveras à rien comme cela, c'est ma magie qui lui maintient la tête sous l'eau.
– Alors arrête cela immédiatement ! lui hurla Flora en voyant le pirate se débattre pour pouvoir respirer.
– C'est à toi de m'arrêter ! La voici ta leçon : tu ne peux le sauver qu'avec ta magie. Soit tu invoques tes pouvoirs, soit il meurt, déclara-t-elle d'un ton sinistre.
Ne sachant que faire, Flora essaya une nouvelle fois de le tirer hors de l'eau. Hook se débattait déjà avec moins de vigueur, si elle ne faisait rien, il allait se noyer.
Désespérée, elle tomba à genoux. La peur de le perdre la glaçait entièrement. Cela ne pouvait pas se finir ainsi ! Pas maintenant, alors qu'elle pouvait enfin être heureuse avec lui sans crainte ! Elle voulait le sauver, elle le devait !
Quelque chose se débloqua en elle et elle sentit comme une vague puissante émaner de son cœur. Le baquet explosa, déversant son contenu sur la pelouse du parc, finissant de les tremper tous les deux.
Hook se retrouva enfin à l'air libre, toussa et cracha toute l'eau contenue dans ses poumons et inspira profondément. Elle se jeta à son cou et le serra contre elle, folle de soulagement. Il la rassura en lui rendant son étreindre et lança un regard noir en direction de Madame la maire.
– Je voulais simplement que tu lui sortes la tête de l'eau, pas que tu éparpilles le baquet à travers tout le parc, soupira Régina. Mais c'est un bon début. J'aurais dû me douter que m'en prendre à lui te ferait réagir, j'aurais dû commencer par cela.
A ces mots, Flora redressa la tête et la fusilla du regard. Elle se releva et marcha dans sa direction.
– Il aurait pu mourir à cause de toi ! lui cria-t-elle avec colère.
– Non, il a failli mourir par ton inaction. Mais, heureusement pour lui, tu t'es réveillée au dernier moment.
Dans un cri de rage, Flora lança une vague d'énergie qui projeta Régina plusieurs mètres en arrière. Celle-ci se redressa aussitôt et jeta Flora au sol avec sa magie.
– Tu es puissante, mais tu as encore beaucoup de choses à apprendre, lui lança-t-elle d'un ton mesquin.
La jeune femme se remit debout, tremblante de rage.
– Je t'ai mis en colère ? Tu veux de nouveau t'en prendre à moi ? Parfait ! Utilise cette colère et attaque-moi ! lui ordonna-t-elle, un sourire guerrier sur les lèvres.
Flora s'apprêta à l'attaquer mais elle s'interrompit, baissa les bras et respira profondément pour se calmer.
– Non, je n'utiliserai pas la colère comme déclencheur de mes pouvoirs, déclara-t-elle calmement.
– Comme tu veux. Mais sache que la colère peut être très utile quand elle est bien utilisée et contrôlée. Tout n'est jamais blanc ou noir, tu peux utiliser une émotion positive comme une négative selon tes besoins, lui expliqua-t-elle. Montre-moi comment tu arrives à déclencher tes pouvoirs alors, invoque une boule de feu.
Flora tendit la main et referma les yeux. Elle tenta de se rappeler les émotions qu'elle avait ressenti quand elle avait fait exploser le baquet : la peur, le désespoir, le sentiment d'inutilité et d'impuissance de ne pouvoir aider Hook. Elle sentit la paume de sa main la chauffer légèrement. Elle rouvrit alors les yeux et aperçu une flamme rouge-orangé danser au creux de sa paume. Émerveillée, elle n'osa pas bouger de peur de l'éteindre.
– Mon bain forcé n'aura pas été inutile apparemment, rétorqua Hook qui s'était approché d'elle.
Elle lui lança un sourire triomphant et laissa enfin s'éteindre la flamme.
– Bien, puisque tu as compris les bases, je vais t'apprendre à contrôler ce pouvoir, déclara Régina en s'approchant d'elle.
Le pirate recula et alla s'asseoir sur un banc, les laissant à leurs expérimentations magiques.
Régina passa les deux heures suivantes à enseigner le contrôle de la magie à Flora. Cette dernière se révéla être une élève appliquée et consciencieuse et elle comprit rapidement comment appeler son pouvoir à volonté.
– Tu t'en sors bien pour une première fois, lui concéda Régina d'un ton hautain. Nous pouvons arrêter ici pour aujourd'hui. Mais je veux que tu t'entraînes tous les jours, plus tu utilisera ton pouvoir, plus tu seras à l'aise avec lui. Cela finira par te sembler naturel.
Flora la remercia pour la leçon de magie et lui promit de s'entraîner. Elle revint vers Hook et ils sortirent du parc.
Les vêtements encore humides de leur baignade forcée, ils retournèrent sur le Jolly Roger se changer. Ayant fini de se changer, Hook remonta sur le pont pendant que Flora finissait de se sécher les cheveux.
Quand elle eut terminé, elle le retrouva sur le pont, à l'attendre avec un sourire moqueur.
– Alors, comme ça je suis ton déclencheur ? la taquina-t-il.
– Ne te moques pas, je n'ai absolument aucun contrôle la-dessus, le pria-t-elle gentiment.
– Je ne me moques pas, je trouve cela flatteur, rétorqua-t-il avec un sourire enjôleur en la prenant par la taille. Et grâce à cela, je suis assuré que tu ne pourras jamais utiliser ta magie contre moi.
– Mais je n'ai pas besoin de magie pour m'en prendre à toi, répondit-elle en lui lançant un sourire énigmatique.
Elle lui subtilisa alors son épée, bondit en arrière et lui chatouilla la gorge de la pointe de la lame.
– Attention à ce que tu fais, tu pourrais blesser quelqu'un, l'avertit-il, l'air amusé, en reculant la tête pour s'éloigner de la pointe de l'épée.
– Cela va peut-être te surprendre, mais je sais parfaitement ce que je fais, répliqua-t-elle avec un sourire en coin.
Devant son air interloqué, elle baissa l'épée et précisa sa pensée.
– J'ai eu ma période pirate quand j'étais petite, reprit-elle. J'ai supplié mes parents de me laisser apprendre le combat à l'arme blanche. Mais j'ai appris le maniement du sabre, l'épée faisait trop chevalier à mon goût, ajouta-t-elle en regardant l'épée de Hook d'un œil critique.
– J'ai toujours su que tu avais l'étoffe d'un pirate, affirma-t-il d'un air admiratif. Et si c'est un sabre que tu veux, suis-moi, ajouta-t-il en lui tendant la main et en l'entraînant dans sa cabine.
Il ouvrit le coffre, fouilla à l'intérieur et en sortit un long paquet qu'il tendit à Flora.
Elle le posa sur la table et s'empressa de l'ouvrir. Elle contempla le fourreau en cuir piqueté d'arabesques puis elle l'ôta afin d'examiner la lame. A peine plus longue que son avant-bras, la lame était incurvée et s'évasait au trois-quart jusqu'à la pointe.
– D'où provient-elle ? demanda-t-elle par curiosité.
– Je ne sais plus exactement, d'un de mes pillages probablement. A moins que je ne l'ai gagné aux dés, fit-il mine de réfléchir. Je ne l'ai jamais utilisé, je n'ai jamais réussi à me faire aux armes à un seul tranchant. Mais j'ai pris soin de l'entretenir, on ne sais jamais quand une bonne lame peut servir.
Le tranchant – qu'elle tâta du bout du pouce – était en effet parfaitement aiguisé. Elle fit quelques passes d'arme pour la tester. Très légère et extrêmement maniable, elle fendait l'air en un sifflement aigu.
– Depuis combien de temps ne t'es-tu pas exercée ? lui demanda-t-il, impressionné par sa dextérité et sa rapidité.
– Au moins un an, faute de partenaire, répondit-elle distraitement en testant l'équilibre de l'arme.
– Tu en as un devant toi, lui lança-t-il avec une lueur de défi dans les yeux. Si tu daignes me rendre mon épée, bien sûr.
Flora le regarda avec un grand sourire, lui rendit son arme et le suivit avec empressement sur le pont.
– Je préfères te prévenir, je ne comptes pas te ménager, l'avertit-il, un sourire provoquant flottant sur les lèvres.
– Je n'en attendais pas moins de ta part. Je ne te ferais pas de cadeau non plus, répliqua-t-elle en se mettant en position.
Ils échangèrent quelques passes d'armes sans prétention pour s'échauffer. Passées quelques minutes, Hook augmenta brusquement le rythme, cherchant à déstabiliser la jeune femme. Flora fut d'abord surprise et céda du terrain devant cet assaut soudain, mais elle se cala rapidement sur son rythme et reprit ses marques.
Le style de Flora était très fluide et tout en délicatesse. Avec la légèreté d'une plume, elle dansait et virevoltait sur le pont. Pourtant, malgré leur apparente légèreté, la moindre de ses attaques fouettaient l'air avec puissance.
Le style de Hook était plus incisif et plus puissant. Ses attaques ne comportaient aucun geste inutile, chaque coup porté l'était dans le but de toucher mortellement sa cible.
La fluidité et la rapidité de Flora répondaient parfaitement aux coups secs et vifs du pirate. Leur style de combat s'accordaient à merveille et les sourires heureux qu'ils affichaient confirmaient à quel point ils prenaient tous deux plaisir à cette joute.
Soudain, Hook réussi à faire sauter le sabre de la main de Flora et l'accula contre le mat, la pointe de sa lame posée sur sa gorge.
– Tu te débrouilles bien pour quelqu'un qui n'a pas pratiqué depuis près d'un an, la félicita-t-il, légèrement essoufflé.
– Tu es un adversaire coriace, je dois concéder au moins cela, répliqua-t-elle, les joues rougies par l'excitation du combat.
– Au moins cela ? Tu as pourtant perdu, lui fit-il remarquer sans baisser son arme.
– Qui as dit que je me rendais ?
– Et que comptes-tu faire dans cette position ? se moqua-t-il d'elle.
– Exploiter les faiblesses de mon adversaire.
Sans crier gare, elle repoussa l'épée avec son bras, passa sous sa garde et se jeta à son cou pour l'embrasser passionnément. Décontenancé, il mit quelques fractions de secondes à comprendre ce qui lui arrivait, mais il reprit bien vite ses esprits et lâcha son épée pour la serrer contre lui et lui rendre son baiser avec le même enthousiasme.
Alors qu'elle rompait leur baiser, il sentit la morsure froide de l'acier lui piquer de nouveau la gorge.
– J'ai gagné, lui souffla-t-elle avec un sourire victorieux. Et oui, je t'ai emprunté ton poignard.
– Érudite, très bonne combattante et pickpocket à tes heures perdues, tu m'étonnes de jour en jour, la complimenta-t-il avec un sourire conquis.
– Je suis une femme pleine de surprise, affirma-t-elle, les yeux brillants de malice en abaissant son poignard.
Bien que leur duel soit terminé, ils leur étaient impossible de détourner les yeux l'un de l'autre. Ce combat les avait enfiévré et l'excitation brillait dans leur yeux. Ils se jetèrent l'un sur l'autre pour s'embrasser avidement. Hook la poussa en arrière et la plaqua contre le mat. Flora en profita pour lui retirer sa veste et passer une main sous sa chemise, l'autre main perdue dans ses cheveux. Hook ne demanda pas son reste pour aller lui aussi vadrouiller sous le débardeur de la jeune femme.
Elle prit appui contre le mat pour passer une jambe autour des hanches du pirate et se coller encore plus à lui, tout en continuant à l'embrasser avec fièvre.
Hook rompit soudainement leur baiser, la porta dans ses bras et se dirigea vers l'intérieur du navire.
– Empressé, plaisanta-t-elle, en devinant où il les emmenait.
– C'est toi qui a commencé, lui répondit-il, la voix rendue rauque par le désir.
– Et je ne me sens même pas coupable, rétorqua-t-elle en lui lançant un regard avide, qui finit de l'embraser.
Il ouvrit la porte de sa cabine d'un coup d'épaule, la referma du pied et jeta Flora sur le lit, la faisant s'esclaffer devant tant d'impatience de la part du beau pirate.
