Bonsoir/ Bonjour tout le monde !

D'abord, je tiens à remercier Sylcian Sph Legacy pour sa review qui m'a décidé à poster le 2ème chapitre. Ravie que ça t'es plus !

Ah, et désolée si vous connaissez déjà cette scène mais je vous assure que le prochain chapitre ne sera pas aussi rapproché du manga. Ni celui d'après. Ni encore celui d'après. Bref, mes chapitre seront toujours comme ça en terme de longueur sauf si je dois m'arrêter à un moment en particulier.

Enjoy it !

Chapitre 2 : La mort d'un D.

East Blue, Année 1501, trois ans plus tard

Il faisait chaud et étouffant ce jour-là...

Et Loguetown était plein à craquer, toutes les rues était bouchées, même les maisons aux volets ouverts sur Main Street laissaient apercevoir des habitants, attendant depuis les hauteurs. Pour ceux qui n'étaient pas sur la grande place, ils avaient les yeux braqués sur les escargophones un peu partout en ville et dans le monde, attendant manifestement qu'ils daignent s'agiter. Aujourd'hui, la ville était en euphorie. Car, aujourd'hui, on exécutait Gol D. Roger, le Seigneur des Pirates, le Fléau de ce monde.

En tout cas, beaucoup de personnes avaient ce point de vue-là. Beaucoup de personnes qui avalaient des salades, qui ne cherchaient pas plus loin que le bout de leur nez. Des personnes se contentant de suivre le monde, d'aller où l'herbe était la plus verte, que ce soit par crainte ou par stupidité. Des gens qui n'attiraient que les gens comme eux. Mais qui pouvait leur en vouloir ?

Cependant Dragon n'était pas de ses gens-là. Pour lui, la mort de Roger signifiait la perte d'un D. dans ce monde. La perte non pas du Fléau mais bien du Seigneur. De celui qui avait accompli son rêve, qui était un grand homme. Le plus libre de tous.

Sa perte cependant menait à la fin d'une ère. L'ère du Seigneur des Pirates.

Dragon, depuis un coin de la Grande Place, leva les yeux pour apercevoir l'échafaud qui venait d'être construit quelques jours avant. Une plateforme en bois surplombant une structure de métal d'une dizaine mètres de haut. En plissant les yeux, le révolutionnaire pu apercevoir deux bourreaux à son sommet, habillés d'un ensemble verdâtre et dont on ne voyait pas le visage, même de la grande place.

Au loin, on entendait les cloches sonner midi. Main Street, la rue principale de la ville, était divisée en deux. Formant ainsi une haie d'honneur grâce aux marines vêtus de la même façon que les bourreaux, postés à intervalles réguliers.

Soudain, la foule se tut.

Car il venait d'apparaître.

Cet homme possédait une grande moustache brune, à l'image de ses cheveux lui couvrant les épaules et un grand manteau rouge aux épaulettes d'or. Il était droit, fier, le visage éclairé par les rayons du soleil et marchait, la tête haute, vers sa mort. Il respirait le respect, le prestige et la puissance.

On aurait dit un Roi.

Cependant les chaînes à ces mains prouvaient le contraire.

Des murmures s'élevaient sur son passage, certains le huaient, certains déglutissaient, certains encore gardait le silence se contentant de le fixer, subjugués.

Finalement parvenus à la Grande Place, son cortège le laissa monter seul sur le grand escalier de bois qui le mènerait au sommet de l'échafaud. De dos, Dragon ne voyait pas son visage.

Mais il savait qu'il souriait.

Dragon aperçut son père en haut de l'hôtel de ville sur un balcon, accompagné de Sengoku et d'autres hommes qu'il ne connaissait pas. Ils arboraient un visage impassible.

Le révolutionnaire regardait silencieusement le Seigneur des Pirates gravir, marche après marche, l'escalier en bois quand une petite main vint tirer sur sa cape. Baissant les yeux il remarqua son fils, alors âgé de trois ans, le fixer de ses grand yeux bruns.

-C'est lui papa ? demanda l'enfant.

-Oui fils, c'est l'homme qui a changé ce monde, lui répondit l'interpellé.

Le petit acquiesça doucement, avant que son père ne le perche sur ses épaules.

-Regarde bien Law, c'est important.

Gol D. Roger parvint finalement à la plateforme en bois, et les deux marines enlevèrent leurs lances du passage. On vit leurs lèvres remuer puis le pirate s'installa nonchalamment en tailleur, la tête baissée. Les lances se croisèrent à nouveau devant lui tandis que la foule s'agitait bruyamment.

-Hé, Seigneur des Pirates !

La foule se retourna, surprise, vers celui qui venait de parler, alors que certaines personnes se turent. L'interpellé releva la tête, intrigué. L'homme repris :

- Qu'à tu fais de ton trésor ? Il est sur la Grande Line n'est-ce pas ?

Le bourreau lui dit de se la fermer mais il continua :

-Où l'as-tu caché ? Où est le One Piece ?

Un silence surnaturel envahit la Place, alors que tout le monde regarda Roger. Mais ce dernier se contenta de rire.

Le Kaizoku Ou rit aux éclats.

- Mon trésor ?

Les marines armèrent...

-Je vous le laisse si vous voulez. Trouvez-le ! Je l'ai laissé quelques part à cet endroit...

Mais Roger ne put jamais finir sa phrase car les bourreaux venaient de le tuer.

Loguetown ne prononça pas un seul mot, bouche-bée. Elle fixait l'échafaud, avant qu'un cri s'élève, hésitant, bientôt suivit par la foule qui hurla de joie.

Gol D. Roger était mort, le sourire aux lèvres.

Le ciel se couvrit alors de nuages et une pluie torrentielle s'abattit sur la ville, dispersant les spectateurs tandis que quelques figures s'avancèrent vers la plate-forme.

Dragon reposa son fils au sol et lui prit la main, avant de s'avancer à son tour, le visage impassible.

Un roux parmi eux pleurait silencieusement, son visage malgré tout caché par son chapeau. A la différence d'un jeune homme de son âge aux cheveux turquoise et au gros nez qui sanglotait bruyamment à côté de lui. Contrairement à ce dernier, un homme blond dans la vingtaine souriait discrètement, en tous cas plus discrètement qu'un homme en noir et au teint pâle qui affichait un énorme sourire. De l'autre côté, un épéiste fixait la dépouille, pensif, tout comme un fumeur aux cheveux bruns plaqués en arrière.

Dragon aperçut son père aussi, qui gardait les yeux rivés sur son ancien rival, un voile de mélancolie présent devant ses yeux. Dragon savait que son père ne l'avouerait jamais, mais Garp avait considéré Gol D. Roger avec énormément de respect, et entre D., cette rivalité tenait presque de l'amitié.

Le révolutionnaire observa ensuite son fils, qui était encore pendu à sa main, l'air songeur. Law n'était vraiment pas comme les autres enfants de son âge. A trois ans, il parlait déjà comme un adulte, alors qu'il entrait dans l'enfance. Il apprenait vite, était intelligent et calme. Son père lui disait même qu'il était un des rares membres de la famille à ne pas avoir un pet au casque. Quoique, il avait trois ans, seul Davy Jones savait de quoi le futur sera fait. Cependant, sur le plan physique, il avait tout d'un Monkey, avec ses cheveux noirs et ébouriffés et son gabarit décharné. Il avait pourtant hérité des yeux des Sora, d'un gris saisissant irisé de touches plus claires prenant naissance au centre de l'iris.

Ici, sur la Grande Place, se tenait trois générations. Le père, le fils et le petit-fils. Le passé, le présent et le futur.

Une ère venait de prendre fin, mais une nouvelle commençait. Un D. venait de mourir, mais un autre prenait le départ.

Il était temps de se mettre en marche.

Il était temps de commencer.