Bonjour tout le monde ! Même si j'ai peu de réponse, je vois qu'il y a pas mal de personnes qui me suivent si j'en crois les statistiques, alors les invisibles comme les followers, merci beaucoup de me suivre ! Je tiens aussi à m'excuser pour mon absence prolongée pour cause d'un problème informatique qui fait que mon ordi à complètement planté. Mais je viens de finir l'histoire de Deth et je suis très fière de moi ( en plus de ce chapitre qui n'est finalement pas si mal que ça).

Enjoy it !


Chapitre 4 : Interrogatoire amer

North Blue, Année 1504

Deth s'appuya sur son chariot et rapprocha le bébé escargophone de son visage pour voir que celui-ci fronçait les sourcils et arborait un rictus mécontent.

-Ne fait pas cette tête là Trafalgar ! On dirait que t'as vingt ans de plus, relax gamin, t'as même pas dix ans !

-On se demande vraiment qui est le gamin entre nous deux ! vociféra-t-il à travers l'animal qui s'agitait dans la main de l'adolescente.

La blonde renifla bruyamment et gonfla les joues en détournant le regard d'un air vaguement coupable, ne faisant que prouver les dires de Law.

-Bon, de quoi voulait-tu me parler ?

Le garçon eu un instant d'hésitation. Fallait-il vraiment lui parler de la prime ? Peut-être qu'après tout c'était pas ses affaires, ils appartenaient à la révolution, il était normal que chacun ait ses secrets. La révolution était basé sur la confiance. Mais ils étaient une équipe, et une équipe ne doit pas se cacher de secrets, sinon l'équipe s'effondre.

-Depuis quand tu fais des missions sans moi ? finit-il par demander.

Il entendit un grognement de l'autre côté de la ligne.

-Ecoute, c'est vraiment pas le moment pour parler de ça maintenant d'accord ?

-Mais ...

-Je te promets qu'on en reparlera une fois cette mission finie mais pour l'instant c'est pas le plus important.

Law resta un instant perplexe. Quand sa coéquipière commençait à parler ainsi ce n'était jamais vraiment bon signe, mais plus que la colère qu'il ressentait à l'instant, l'inquiétude se faisait sentir. Même si elle était de dix ans son aînée, il ne pouvait s'empêcher de se faire du souci pour elle. Cependant elle avait raison, mieux valait se concentrer sur leur mission maintenant.

-D'accord.

-Bon, tu l'as récupéré ?

-Oui.

-Où tu es en ce moment ?

-Dans les toilettes.

-Les toilettes ?

-Oui...pour homme.

-Hum, ok. Entre dans la dernière cabine à ta gauche. Tu trouveras un passe-plat.

Law s'avança au fond de la salle et entra par la porte bleue dans le petit espace. Il y avait effectivement à sa gauche la petite ouverture bouchée par une plaque de verre. Sa partenaire avait la manie de toujours préparer leurs missions jusqu'au moindre petit détail, et apprendre le plan de la base par coeur n'était qu'une des nombreuses données qu'elle prenait en compte pour que l'opération se déroule au mieux. C'était aussi cela qui avait fait le succès de leur équipe et la réussite de toutes leurs missions. En même temps, ils avaient tous deux été à bonne école.

-C'est bon, j'ai compris.

-On se retrouve au dernier étage.

Alors que la communication coupait, Law sortit son poignard et brisa le verre silencieusement. Le vent frais du nord s'engouffra par l'ouverture tandis que le garçon écartait les éclats du revers de sa lame. Ne perdant pas de temps, il sortit la tête la première par l'ouverture et s'accrocha au lierre qui venait d'apparaître sur le mur quelques secondes plus tôt. Merci Deth. Grimpant agilement le long de la plante, Law ne tarda pas à rejoindre le deuxième étage.


Une fois son bébé denden remis discrètement sous la nappe de son chariot, Deth continua son chemin en faisant claquer ses talons sur le sol. ça faisait du bruit et c'était parfait. Quelques fois, il fallait mieux se faire le plus remarqué pour être le plus discret, et puis qui se doutait qu'une jolie blonde de 16 ans en tenue de femme de ménage pouvait être membre d'élite de l'unité révolutionnaire ?

Surtout qu'aujourd'hui, elle n'allait pas se priver d'un peu de distinction. Avançant dans le couloir du troisième étage, elle vit un duo de marine avançant vers elle.

Le duo était plutôt impressionnant, deux hommes battis comme des armoires à glace marchait côte à côte, leurs épaules imposantes se frôlant à chacun de leur pas. Environ quarantenaires, ils portaient tout les deux la barbe, étaient bruns et paraissaient gradés, aux vus de leur uniforme et de leurs épaulettes. Le premier avait une grande cicatrice autour de l'oeil tandis que le second était coiffé d'une coupe afro disciplinée. Si l'un arborait un grand sourire idiot et pressait le pas, l'autre traînait les pieds et avait une expression déprimé sur le visage.

-Bwahahahaha ! Fais pas cette tête là Sengo-kun, c'est super me revoilà grand-père ! s'exclama le premier.

"Sengo-kun" lui jeta un regard dépité en marmonnant des "foutue famille"", "encore un D" ou aussi "ils vont finir par tous nous tuer" tandis que son camarade riait aux éclats.

Deth les regarda avancer d'un air perturbé, ces marines l'intriguait, surtout l'homme à la cicatrice. Etrangement il lui était comme familier, réconfortant, mais elle ne se souvenait pas l'avoir jamais vu, et puisqu'il était un marine, il n'avait pas de prime. Enfin, le duo dépassa la révolutionnaire et Deth sentit un frisson l'envahir, comme une étrange sensation d'insécurité. Ses hommes n'étaient pas n'importe qui. Les suivant des yeux, elle enregistra leurs visages avant qu'ils empruntent l'escalier pour rejoindre le port.

Secouant la tête, l'adolescente continua sa route à son tour. Quelques minutes à traverser les couloirs de l'étage et elle parvient enfin à sa destination. Un sourire s'étira sur ses lèvres. Il était temps de se mettre au boulot.


Law inspecta les couloirs de l'oeil rapidement. Personne encore. A croire que la base était immense ou que Deth avait vraiment fait exprès de vouloir débuter la mission sur l'heure du midi. Après tout, elle savait pertinemment qu'il était presque invivable aux heures du repas. Il avait beau être aussi mature et calme que son père le reste du temps, il devenait cependant ingérable et complètement surexcité lorsqu'il s'agissait de nourriture. Cela en devenait effrayant. C'est sûrement pour ça que son amie avait voulu le concentrer sur autre chose pendant cette heure qu'elle redoutait souvent. Car le plus dur à gérer à ce moment n'était pas le D. et son appétit monstre mais plutôt la nourriture qu'il fallait payer après. Cela se soldait souvent par une révolutionnaire déprimée et complètement fauchée et un petit garçon souriant jusqu'aux oreilles, le ventre rond. Irrécupérable.

Cette pensée tira un petit sourire à Law, qui ne pouvait qu'exprimer une pitié résignée à sa coéquipière à son sujet. Sautant de la fenêtre sur laquelle il s'était perché, Law atterrit aussi silencieusement qu'un chat sur la moquette rouge du deuxième étage. Il avança de quelques pas le long du couloir avait de s'arrêter et de se pencher près du mur, en face d'un conduit d'aération.

Gris, rectangulaire et de grandes fentes horizontales qui laissaient passées l'air. Rien de plus banal. Sortant à nouveau son poignard il crocheta les vis qui retenaient la plaque avant de pénétrer le conduit.


Akihiko Dacho était un sous-colonel aimé de ses coéquipiers. Agé d'une vingtaine d'années, c'était un petit prodige de la Marine. Respecté malgré son jeune âge, il était calme et bienveillant. Il avait une petite amie, des amis et n'avait presque rien à se reprocher. Presque. Et ce petit truc, ce seul petit écart dans sa vie, lui valut l'arrivée d'un bon coup de pied dans la porte menant à son bureau.

Il redressa la tête de ses feuilles, complètement effrayé. Mais sa réaction ne fut rien à côté de la peur qu'il eut lorsqu'il reconnut la personne se tenant en face de lui, l'air colérique. Car si elle avait pris des centimètres, des formes et de la force, elle avait toujours le même regard, ce regard de haine, de trahison et de déception.

-Non...ce n'est pas possible...

La bonde ne fit qu'esquisser un sourire effrayant.

-Alors Aki' ça ne va pas ? On dirait que tu as vu un mort.

-Comment...

-Quelques petits tours à droite à gauche ! C'est sûrement pas toi qui serais venue m'aider !

Mais Akihiko ne l'écoutait déjà plus, se levant de sa chaise il fit un pas hésitant vers Deth.

-Je suis tellement content de te revoir, No...

-JE T'INTERDIS DE PRONONCER MON NOM ! s'écria-t-elle avant que des lianes sortes de sa main et viennent étrangler le coup du marine.

-Mais...pourquoi fais-tu ça ?

-Pourquoi ? Peut-être pour m'avoir abandonnée lâchement au milieu des flammes non, tu ne penses pas ?

-C'était...un accident...je t'en prie...arrête...balbutia Akihiko qui suffoquait sous la pression des lianes.

-Que j'arrête ? La douleur que tu ressens n'est rien comparée à ce que j'ai dû endurer ! TU PEUX T'EN RENDRE COMPTE CA ?!

-Je peux...comprendre...mais...écoute...pense à Rossinante...

-Tais-toi !

La révolutionnaire le plaqua violemment contre le mur alors que le sous-colonel étouffa un cri de souffrance. Les yeux de la jeune fille n'exprimaient plus que de la haine. Reprenant peu à peu son sang-froid, elle s'approcha à quelques centimètres de son visage.

-En parlant de ce cher Rossinante, où est-il en ce moment ? dit-elle d'une voix qui se voulait contrôlée.

Les yeux d'Akihiko s'élargirent de surprise. Que faisait-elle ? Où était passé leur amie ? Et surtout, pourquoi cherchait-elle Rossinante ? Le marine n'en savait rien, mais il était sur d'une chose : elle n'allait pas le voir pour se jeter dans ses bras comme elle le faisait en ces temps-là.

-Il...il...est en mission...

-En mission ?

-P-Pour la marine...il est dans le Shin Sekai !

Aussitôt, la poigne végétale qui allait bientôt le tuer disparue et Akihiko s'écroula sur le sol, haletant. C'était une catastrophe. Comment cela pouvait-il être possible ? Il fallait qu'il l'arrête, avant qu'il ne soit trop tard.

-No...commenca-t-il en redressant la tête.

Mais elle n'était déjà plus là.