Coucou ! Me revoilà ! j'espère que l'arc introductif de Kakumei no Seigi vous aura plus ! Aujourd'hui nous débutons le deuxième arc, "Shiroi Machi" ! Ah, ça rappelle des souvenirs à certains ? Eh bien, oui, Shiroi Machi, aussi appelée Flevance, est bien la ville d'origine de Law dans l'intrigue originale ! J'ai voulu m'amuser un peu en reprenant des éléments d'Eiichiro Oda sur l'un des passés que je trouve le plus touchant de One Piece ! Autrement dit, je vais dans cette partie ôter l'un des nombreux voiles de mystères sur Kakumei no Seigi, en espérant que cela vous plaise !

Profitez-En!


Chapitre 6 : Shiroi Machi

North Blue, Île Minion, Année 1504

Sur une île presque inhabitée où la nature regnait en maître, l'hiver éternel recouvrait d'un épais manteau blanc les terres de Minion. Au milieu de conifères centenaires, surplombé par le soleil faisant briller la neige sous leurs pieds, un duo encapuchonné de cuir avançait rapidement vers une maisonnée à quelques centaines de mètres devant eux. Le crépuscule derrière leur dos semblait illuminer la plaine enneigée d'un rouge carmin, alors que les milliards de flocons reflétaient d'un éclat ardent la lueur de l'astre mourant.

Les deux ombres, recouverts d'un épais manteau de cuir les recouvrant jusqu'aux chevilles, marchaient côte à côte. La plus petite ne devait pas faire plus d'un mètre vingts tandis que l'autre avoisinait les un mètre soixante-dix. Si la première était difficile a distinguer, on pouvait clairement apercevoir des courbes féminines sous la cape de la seconde.

Enfin, les deux étranges personnes s'arrêtèrent à quelques pas du chalet qui leur faisait face. Ce dernier ne sortait pas vraiment de l'ordinaire, au contraire, avec son bois sombre typique des arbres locaux, une pancarte où il était inscrit "hotêl", son toit recouvert de neige et ses lampes à pétrole suspendus à l'entrée, la maisonnette était tout ce qui il y avait de plus banale.

Et c'était exactement ce que les voyageurs cherchaient.

Dans un bruissement de cape, ils entrèrent tous deux dans la bâtisse.


Wamu, jeune homme à peine sortie de l'adolescence, sirotait tranquillement son sencha lorsqu'il vit deux personnes à l'apparence louche entrer dans la taverne. Mordillant sa paille verte, il rentra la tête dans les épaules en espérant ne pas être repéré. Même si son île n'était pas très fréquentée à cause de son continuel climat glacé, elle se trouvait tout de même dans le Shin Sekai, là où n'importe qui et n'importe quoi pouvait arriver. Autrement dit, ces deux personnes encapuchonnées ne présageaient vraiment rien de bon, non vraiment.

Actuellement, Wamu avait les chocottes.

Puis pas qu'un peu.

Serrant les dents, il observa les deux personnes qui lui tournait le dos parler avec Yume, la tenancière. Jusqu'à ce que la plus grande des deux ombres ôte sa capuche dévoilant un longue chevelure blonde. La mystérieuse personne finit par se retourner. Wamu en lacha sa paille.

Une...femme ?

Puis en plus elle était cannon !

Il prit soin d'admirer sa peau rosée pas le froid, ses longs cheveux blonds et raides, qui a vue de nez lui arrivait en dessous des omoplates et ses jolis yeux bleus. Wamu, louchant sur la poitrine de la jeune femme, se dit que c'était dommage qu'elle n'ait pas enlever sa cape...

...Mais...pour l'amour de maman, c'est qu'elle vient vers lui !

Wamu, des coeurs dans les yeux, la regarda s'approcher lentement vers lui avant de...le dépasser sans lui adresser le moindre regard. Le coeur en miette, Wamu commença à pleurer avant de regarder la deuxième personne qui la suivait de près et qui avait elle aussi enlevé sa capuche. Un mioche, qui le regardait de manière étrange, les sourcils froncés. Oh oui, Wamu comprenait tout maintenant. C'était à cause de lui si sa magnifique bijin blonde l'avait rejeté ! Il la gardait pour lui tout seul ! Mais, Wamu était certain qu'au plus profond du coeur de sa bien-aimée, elle l'aimait passionnement, et que face à son horrible gardien, leur amour fusionnel ne pouvait pas prospérer !

Serrant le poing, Wamu jeta un regard mortel au gamin, qui haussa un sourcil en réponse avant de suivre la beauté torride qui s'était engagée dans l'escalier. Se levant solenellement, la tête baissé, il fit signe au barman.

-Un saké, mon vieux st'eu plait !

Alors que le vieux en question le regardait comme s'il avait dit s'appeler Gol D. Roger, Wamu se tourna vers l'escalier où s'était enfuie sa bien aimée avant de songer :

"Désolé maman, ce soir je ne rentrerai pas à la maison, je vais devenir un homme !"


Alors qu'ils arrivaient au premier palier de l'auberge, Law jeta un coup d'oeil en contrebas, vers les escaliers.

-ne, Norika?

-Hum ?

-Le mec là, en bas, il était pas un peu bizzare ?

-Quel mec ? lui demanda sa coéquipière en fronçant les sourcils.

Law fit mine de répondre, avant de finalement hausser les épaules.

-Personne, laisse tomber.


Norika s'affala à la manière d'un kai-ô mort sur le lit en poussant un grognement de satisfaction.

Y'avait pas à dire, les missions d'infiltration qu'est ce que c'était crevant.

Et celles où il ne se passait strictement rien encore plus.

La blonde se redressa sur ses coudes pour voir la cape de Law voler à travers la pièce et atterir sur le dossier d'une chaise.

-Preum's, tu passes après, annonça l'enfant.

-Ouais. Prends pas toute l'eau chaude, tu seras sympas.

-Comme d'hab', à plus !

Quelques secondes plus tard, alors que Norika entendait l'eau de la douche de l'autre côté de la porte, elle songea à ce qu'elle allait bien pouvoir raconter à son ami. Déjà il fallait qu'elle lui parle de sa prime, et donc des missions qu'elle faisait en solo, ce qui l'emmènerait forcément à devoir aussi lui parler de sa petite "enquête", ce dont elle avait encore moins envie. Sérieusement, elle faisait confiance à Law, elle l'aimait même comme le petit frère qu'elle n'avait jamais eue, mais c'était bien là le problème. Elle ne voulait pas l'impliquer dans cette histoire qu'était l'énorme fatras dans lequel elle était noyée jusqu'au cou.

Après quelques minutes passées à réfléchir à une solution, elle se mit à déballer les maigres affaires qu'ils avaient apporté en plus de leur sac à dos.


Wamu, suspendu à quelques mètres du vide, progressait lentement vers l'objet de ses désirs.

Ayant aperçut sa chère et tendre quelques minutes auparavant à travers l'une des fenêtres du chalet, il s'était mis en quête de la rejoindre. En entendant le bruit de la douche, ses joues se colorèrent rapidemment et il faillit chuter. Tournant sa tête vers la droite, il changea de cible et progressa vers la fenêtre où s'accumulait la buée. Sa bien-aimée se trouvait sous la douche. Sans le mioche.

"Attend-moi belle inconnue, ton gardien ne nous sépareras plus !" se répétait-il tandis qu'il frottait la fenêtre qui l'empêchait de voir le nirvana de ses rêves. Cependant, ce qui suivit fut au dela de toute espérance.

La fenêtre s'ouvrait, lui donnant libre accès à la salle de bain.

-Bijin adorée, tu es à moi ! s'écria Wamu en se jetant en travers du rebors de l'ouverture, les bras tendus et des coeurs dans les yeux.

Il attendit quelques secondes, mais comme il n'entendait plus un bruit, il se décida à ouvrir ses mirettes.

Pour constater d'un air horrifié que c'était l'abominable gosse qui se tenait devant lui, complètrement nu, d'un air tout aussi horrifié.

Wamu n'eut même pas le temps de prononcer son prénom que son visage fit une rencontre passionnelle avec le pied du garçon, l'envoyant voler dix mètres en contrebas.


Norika redressa la tête du lit en entendant la fenêtre voisine claquer.

-Law, tout va bien ?

La voix de son coéquipier lui parvint curieusement hachée.

-Ouais, juste un pigeon qui s'est écraser sur la vitre, ça m'a un peu surpris.

Haussant un sourcil, la jeune fille ouvrit le sac de son ami et en entendant la porte de la salle de bain grincer à sa droite, elle balança un caleçon propre et un pyjama à la main tendue à travers l'ouverture. Law fit son apparition peu après, entièrement vêtu.

-Faut appeler le vieux, annonça le garçon alors que son amie piochait dans son propre sac des affaires de rechanges.

-Attend que la tenancière se pointe, elle devrait bientôt arriver, j'te laisse avec elle !

-Je ...!

Mais la porte de la salle de bain avait déjà claquée.

-Celle là j'vous jure, soupira t-il en grimpant sur le lit.

Quelques minutes plus tard, des coups à la porte confirmèrent la venue de la tenancière qui les avait accueillis à l'entrée.

-Entrer !

La femme, de petite corpulence, avait les cheveux cendrés et le regard d'un gris métallisé. Elle ouvrit la porte et tomba sur Law, affalé sur le lit.

-Coucou, mon garçon, je vous ammène votre dîner.

En posant leur repas sur le bureau à droite du lit, elle chercha Norika des yeux.

-Ta soeur n'est pas là ?

-Elle est sous la douche, précisa Law en pointant la salle de bain du doigt.

Frère et soeur. C'était la couverture idéale que les deux agents utilisaient à chaque fois hors de Baltigo. S'ils ne se ressemblaient pas, ce prétexte ne leur avait pourtant jamais fait défaut. Et pour cause, Norika et Law se considéraient déjà comme tel, ayant grandi ensemble avec la révolution. Même si les deux agents avaient dix ans d'écart, le fait que Norika connaissait Law avant même que ce dernier naisse en disait long sur le lien qui les unissaient.

-Bien ne tardez pas à vous coucher vous deux, leur annonça la femme, un sourire sur le visage. Oyasumi !

-Oyasuminasai, Pub-san.

Et la porte se referma.


-Trop bien, du tekkadon !

-Ferme là et passe moi ton pain.

-Aye!

Law, le sourire aux lèvres grâce au saint-moment du repas, tendit sa miche à Norika, tandis que cette dernière, en echange de bon procédé, vidait la moitié de son plat dans l'assiette de son ami.

-Itadakimasu ! S'exclama le plus jeune et engloutissant une tranche de sashimi. Norika ne fit qu'hocher la tête en mordillant une miche de pain.

Leurs échanges de nourriture étaient devenus l'une des nombreuses habitudes auxquelles ils ne pretaient plus attention, Law donnant le pain dont il avait horreur et ramassant au passage du poisson ou des onigiris dans l'assiette de son amie sans lui demander son avis. Si c'était tout à fait normal pour eux, cela pouvait des fois entrainer des situations gênantes lorsqu'ils mangeaient en compagnie d'autres personnes. Le plus drôle avaient sûrement été la tête des parents de Law lorsqu'ils avaient vus les deux enfants piquer dans l'assiette de l'autre peu après le commencement de leurs missions en duo.

Law apporta son bol de tekkadon à ses lèvres et fixa son amie de derrière ses baguettes. La blonde lui rendit son regard pendant quelques instants avant de soupirer. Posant ses couverts, elle se réinstalla plus confortablement et croisa les bras.

-J'técoute...

Law continua à la fixer avant de baisser la tête pour réaranger son plateau.

-Depuis quand ?

Norika ferma les yeux, prenant bien soin d'éviter le regard du garçon.

-Ca va faire trois mois la semaine prochaine.

Le révolutionnaire garda le silence quelques instants, à la surprise de son amie. Elle s'attendait à ce qu'il lui crit dessus, qu'il lui hurle dans les oreilles qu'elle était suicidaire ou encore qu'il lui foute un bond coup de poing sur le crâne. Mais là, Law ne faisait rien, il se contentait de la fixer d'un drôle de regard, complètement passif.

-Et pourquoi tu ne m'en a pas parlé avant ? murmura Law, le regard finalement dans le vague, alors que Norika se figeait.

-Je...c'est juste que...c'est compliqué...Je...cherche quelqu'un...

-Mission solo, ne ?

-O-Ouais..., balbutia la révolutionnaire en se grattant la nuque, j'ai eu l'autorisation du vieux...alors c'est dire...

Son frère adoptif ne fit qu'hausser un sourcil, avant de sourir.

-Si t'es pas encore prête à m'en parler, te force pas No', on a tout notre temps avec la mission prochaine.

-Hmm...tiens c'est vrai la mission, faut faire notre rapport.

Tandis que Law ne fit que se lever en chassant des poussières invisibles de son pyjama bleu clair, la jeune fille fit germer une liane dans sa main qui se faufila jusqu'à son sac. Au bout de quelques secondes, la plante ressortit du bagage en enserrant deux escargophones, l'un qu'elle avait utilisé lors de la mission précédente et l'autre un curieux escargophone de couleur blanche strié de noir. Après que l'akuma no mi ait ramenée les deux animaux dans les mains de sa propriétaire, Norika partit poser ses derniers sur le bureau dans le coin de leur chambre avant de connecter le bicolore au plus grand. Law, qui s'était approcher, s'accouda nonchalemment à la chaise sur laquelle son amie venait de s'assoir pour composer un long numéro. Plusieurs tonalités plus tard, un tatouage rouge aux symboles entrecroisés apparut le long de la coquille de l'animal, attestant que la connexion venait de s'établir. Finalement, l'escargophone ouvrit des yeux noirs et sérieux.

-Dragon desu, agents opérationnels au rapport.

Norika fut la première à prendre la parole.

-Numéro d'identification 0015, nom de code Deth, Sora D. Norika, au rapport.

-Numéro d'identification 0024, nom de code Trafalgar, Monkey D. Law, au rapport, poursuivi son coéquipier.

Le denden, rendu intraçable par son homologue blanc, esquissa un sourire.

-Continuez.

-Nous avons achevé l'opération Luvneel cet après-midi avec succès, aucune mort à déplaurer, et seulement de légères blessures du côté adverse. Nos couvertures ont été conservés jusqu'à la fin, tous c'est déroulé selon le plan.

-Très bien, félicitations vous deux, nous allons pouvoir passer à la suite.

A travers l'escargophone, Dragon vit cependant le léger tremblement au coin des lèvres de sa subordonnée.

-Quelque chose à ajouter sur le déroulé de la mission ? demanda t-il.

-Eh bien...j'ai croisé Akihiko, Dragon, soupira Norika.

Les yeux du susnommé s'agrandirent de surprise, avant d'être remplacé par de l'inquiétude.

-Law est parti ?

-C'est bon le vieux, grogna le garçon, on m'a mis au parfum, enfin du peu que j'en sais, je ne fait qu'écouter.

Les yeux du denden se ramollirent un peu, avant de reprendre le fil de la conversation.

-Norika, tu étais au courant qu'il travaillait là-bas ?

-Je ne l'ait su que le matin même, désolé de ne pas avoir pu vous prévenir plus tôt.

Il y eut quelques secondes de silence avant que le chef des révolutionnaires ne réponde.

-Que s'est-il passé ?

-J'ai défoncé sa porte à grands coups de pieds et j'lui fait savoir que j'étais bien vivante. Il m'a révélé que...l'autre était en mission dans le Shin Sekai. Tel que je le connait, Aki' doit déjà l'avoir informé que j'étais à sa recherche.

-Bien, je vais voir ce que je peux faire, je vous recontacterais si j'ai du nouveau de ce côté là.

-Sans problème. Nous avons également trouvé quelque chose d'intérresant dans le bureau du colonel en charge des lieux. A première vue, il s'agit d'informations concernant les têtes montantes de la piraterie. Je vous en enverrais une copie dès que possible.

-Parfait. Si vous n'y voyez pas d'objection, passons à la prochaine étape de la mission. Il s'agit d'infiltrer à présent Flevance, aussi connue comme Shiiroi Machi. Pour cette opération finale, vous devrez recueillir des informations sur le Saturnisme, un virus local qui nous est inconnu. Si nous avions déjà pris connaissance de cette maladie il y a quelques années, elle n'avait jusque là présenté aucun effet particulièrement nefaste pour l'homme. Cependant nous avons recemment découvert qu'une famille entière avait périe pour des raisons inconnues. Après analyses des tâches blanches que présentaient leur corps, nous en avons conclus que le Saturnisme avait potentiellement fait ses premières victimes. Il est impératif de découvrir si le Saturnisme est bel et bien mortel, d'où provient-il, et s'il existe un antidote. C'est pourquoi cette opération va prendre plusieurs mois.

Les deux agents se regardèrent, interloqués.

-Euh, j'ai peur de pas te suivre, tou-chan, la mission va se dérouler sur plusieurs mois ?

Le denden acquiesa.

-Plusieurs moyens ont été mis à votre disposition. Nous avons pris contact avec un couple d'anciens révolutionnaires vivant à Flevance. Ils vous hébergeront et vous serviront de couverture pour infiltrer Shiiroi Machi. L'objectif est simple. Le 21 avril prochain se tiendra une réunion au sommet entre Tenryubitos dans l'enceinte du palais de Flevance. L'ordre du jour portera entre autres sur notre objectif. Vous devez absolument recueillir ces informations cruciales. Pour cela, nous vous fourniront un apport technologique et vous pourrez compter sur le soutien des révolutionnaires présents. Vous avez également les plans de Shiiroi Machi à votre disposition tel que vous les avaient récupérés lors de votre dernière opération. Vous reglerez les détails de l'opération une fois sur place. Des questions ?

Law et Norika se regardèrent avant que le garçon prenne la parole.

-Avons-nous des restrictions quelconques ?

Le denden regarda le révolutionnaire avec l'air le plus sérieux qu'il pouvait adopter.

-Vous avez carte blanche, juste...

Un éclair d'inquiétude passa dans les orbes brunes de Dragon.

-Law, Norika, faites attention à vous, je ne plaisante pas.

Son fils esquissa un sourire et leva le pouce en l'air.

-Hey, le vieux, tu nous prends pour qui ? Je te rappelle que tu parles à l'Elite Révolutionnaire, là !

-Fais-nous confiance Dragon, il ne nous arrivera rien, annonça Norika en croisant les bras sur sa poitrine.

L'escargophone soupira en réponse, avant qu'un mince sourire en coin apparaisse sur son visage.

-Ne, une dernière chose, tenter de rentrer avant début mai, il serait dommage de rater la naissance de votre futur petit frère.

Un kai-ô passa. Puis deux. Puis trois.

-NANNNNIIIIII?

Alors que les lumières de toute la maisonnée s'allumèrent à cause du tympage infernal qui avait pris naissance dans la chambre desdits frères et soeurs, les révolutionnaires regardèrent le denden avec stupéfaction, les yeux exorbités.

L'escargophone, aussi doué fut-il, ne put cependant pas imiter le facepalm dépité de Dragon. Avec le plus grand mal du monde, Law parvient à ramasser sa machoire.

-Q-Qué-Qué-Quoi ? Tu peux répéter ?

-Vous aller avoir un frère.

-Depuis quand ? parvint finalement à articuler Norika.

-Début du mois dernier, Elena vient d'avoir la confirmation.

Ils attendèrent quelques secondes pour reprendre leurs esprits avant de s'entre regarder et d'hocher la tête.

-On fera au plus vite Dragon, dis à Elena de se ménager en nous attendant, et toutes nos félicitations.

Le regard du chef révolutionnaire s'adoucit d'autant plus avant qu'un coup à la porte de leur chambre ne les interrompe.

-Léo ? Nadia ? Tout va bien ? entendirent-ils alors qu'ils reconnurent la voix de la tenancière.

-Désolée, il n'y a aucun problème, nous allions nous coucher.

Plusieurs voix émirent des grognements agacés avant que les pas dans le couloir ne se fassent plus entendre.

-Allez vous coucher tous les deux, reprit Dragon. Vous avez trois jours avant qu'un bateau ne vienne vous récupérer pour Flevance, d'ici là, bonne nuit et bonne chance pour la suite.

-Merci le vieux, prends bien soin de toi aussi.

Le denden s'endormit et les jeunes se préparèrent pour faire de même. Une fois glissés dans leur lit, leurs conscience convergèrent vers le pays des rêves et de l'imaginaire, vogant vers la plannification de la plus dangereuse des mission auxquelles ils avaient eu affaire.