Bonjour à toutes !

Me voici enfin de retour ! Je m'excuse pour le délai d'attente. J'espère que ça n'arrivera plus.

Celles qui suivent Veela … Rdv vendredi pour un nouveau chapitre.

Place à la lecture et bon trip dans la tête de Sam. J'espère que vous aimerez !

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Je vivais un truc de dingue.

Un putain de cauchemar éveillé.

Cette fille était spéciale … Ca je le savais déjà. Ce que je ne savais pas et que je n'avais absolument pas prévu c'est que je m'imprégnerai d'elle.

Oh putain …. Quand ses yeux ont croisé les miens. Le monde a arrêté de tourner avant de faire une circonvolution qui me laissa sens dessus dessous. Un truc de malade, c'était elle. Juste elle.

Bien sûr avec la chance insolente qui m'avait accompagné toute ma vie, les Dieux m'avaient choisi une sorcière pour compagne. Comme si je n'avais déjà pas assez de trucs merdiques à gérer ! Et son premier geste d'imprégnée avait été de me frapper !

Bordel !

Depuis quand les imprégnées frappaient leur loup ? Je devais être le mec le plus chanceux du monde pour tomber sur une nana pareil.

Elle faisait des trucs de fou … Complètement incroyable.

Elle se soignait avec des potions magiques ! En avait même fait une dans ma putain de cuisine dans laquelle normalement je faisais des pancakes ! Et puis … et puis … Ma cheminée ! Putain de merde ma cheminée ! Elle avait passé la tête à travers les flammes pour parler à je ne sais pas qui.

Mais à ce moment là pour tout vous dire ce n'est pas vraiment ses mots que j'écoutais … Non … mon regard était rivé sur son cul, sur ses cuisses que sa position exposait sans pudeur.

Je notais à peine l'arrivée de mes loups, et ne cillait même pas quand le frisé débarqua chez moi après que Carlisle ai annoncé son arrivée. Nous étions tous complètement dépassés par ce qu'elle faisait …

C'était peut-être naturel chez elle … Mais pour nous … Pour moi … Ca ne l'était absolument pas.

Quand elle se releva, le feu s'éteignit de lui-même et elle releva la tête vers nous. Je sentis qu'elle était mal à l'aise mais elle sembla prendre sur elle et adressa un petit signe de main à la compagnie.

-Euh … Salut ? Tenta-t-elle.

Personne ne lui répondit, nos regards étaient tous braqués sur elle et je sentis la peur déferler dans son corps. Elle serra dans sa main sa baguette magique, positionna ses pieds fermement sur le sol, et se tint prête.

Tout le monde avait remarqué son comportement défensif … Nous étions tous des prédateurs, adeptes de chasse. C'était le genre de chose que nos yeux ne manquaient pas de voir. Avant que quiconque puisse faire le moindre mouvement, je me plaçais devant elle et le protégeais de mon corps.

-Le premier qui la touche perd la tête … C'est clair ? Grognais-je alors que je me mettais en position d'attaque.

Mes loups obéirent immédiatement, comprenant à cause de mon comportement qu'elle était importante. Mais le frisé la dévisageait toujours en fronçant de plus en plus les sourcils. Il fallut que Carlisle lui touche légèrement le bras pour qu'il baisse les yeux.

-Jasper ? Interrogea-t-il. Que se passe-t-il ?

-Je ne sens rien venant d'elle. Aucune odeur, aucun sentiments … Rien. Souffla-t-il.

-Empathe ? Questionna Hermione dans mon dos.

Vamp'Souffance hocha la tête dans sa direction.

-C'est mon bouclier, expliqua-t-elle. Ca bloque pratiquement tous les sorts … ou tous les pouvoirs psychiques.

-C'est déstabilisant, répondit-il.

La tension dans la pièce se dissipait petit à petit et j'entrepris de faire les présentations pour briser la glace. Je me tournais vers elle et désignais mes loups d'un mouvement de bras.

-Les trous du cul que tu vois là, c'est ma meute … Le grand c'est Embry.

-Salut ! Répondit-il.

-Le petit con qui farfouille dans mes placards c'est Quil.

-'Jour !

-Et celui qui fait tout le temps la gueule c'est Paul.

-Hey !

-Enchantée, répondit-elle.

-Permettez-moi de vous présentez Jasper Hale. C'est un de mes fils pour l'état-civil, annonça Carlisle.

Elle lui adressa un bonjour et quitta mon giron alors que mes instincts me hurlaient de la garder près de moi.

-Comment se fait-il que vos yeux soient de cette couleur ? Questionna-t-elle.

-C'est le sang animal qui produit cette réaction. Le pourpre c'est à cause du sang humain.

-Donc … On peut dire que vous êtes … végétarien … dans votre genre ?

-On peut dire ça comme ça en effet.

-Et vous alors … Si vous n'êtes pas des garous … Qu'êtes-vous donc ?

-Nous ? Demanda Paul. On est des gros méchants loups et on chasse le chaperon rouge.

Contre toute attente, elle s'esclaffa.

-Je pencherais plutôt pour des protecteurs … de l'humanité. Comme les ours métamorphes au Canada ou les Lions des tribus africaines qui travaillent pour les chamans. Ai-je raison ? Me demanda-t-elle.

Des ours ? Des lions ? Elle se croyait dans Le livre de la Jungle ou quoi ?

-On est des modificateurs. On protège les humains des vampires et de toutes les choses surnaturelles que l'on peut rencontrer.

-Dois-je me considérer comme prisonnière ? Parce que je dois vous prévenir que vampires ou non, loups ou pas, je ne resterais pas ici. Je suis attendue.

-Non vous n'êtes pas prisonnière … Juste …, tenta Carlisle

-Juste quoi ?

Le doc' et moi échangeâmes un regard. Et pour une fois c'est moi qui géra la diplomatie.

-Explique-nous ce que tu es et ce que tu fais ici. Nous n'avons jamais vu de sorcière de nos yeux. Le surnaturel on connaît … On peut encaisser le choc. Je veux dire, nos deux espèces, dis-je en désignant mes loups et les vampires, on a appris à vivre en bon terme. On peut faire pareil avec les sorciers non ?

Elle me dévisagea un long moment et finit par s'emparer du mug de café que j'avais posé sur la table basse. Elle traversa la pièce et s'installa sur une chaise avant de nous dévisager.

-Bon … Puisqu'on doit discuter autant s'installer confortablement non ?

Carlisle et moi fûmes les premiers à prendre place suivit de mes loups tandis que le frisé se plaçait adossé au mur, sans jamais la quitter des yeux.

-Je ne sais même pas par où commencer, souffla-t-elle.

-Le début me semble tout indiqué, murmura Carlisle.

Elle lui sourit et un pic de jalousie étreignit mon corps.

-Je m'appelle Hermione. Je suis ce qu'on appelle une née-moldue. C'est-à-dire que j'ai grandi comme tous les enfants du monde. Mes parents sont dentistes en Angleterre alors vous voyez pas de surnaturel … Sauf que quand j'ai eu onze ans, une lettre est arrivée chez moi … Pas par la poste mais par hibou. Elle disait que j'étais une sorcière et que je devais faire ma scolarité dans une école de sorcellerie.

-Poudlard ou Drumstrang ? Interrogea Carlisle.

-Comment savez-vous ça ?

-Je … j'ai vécu quelques temps avec les Volturi…

Elle fronça les sourcils.

-Volturi … Ne sont-ils pas vos rois ? Questionna-t-elle.

-C'est exact… j'étais à leur côté quand les dirigeants du monde magique et eux ont signé le traité de paix entre nos deux espèces après la chasse aux sorcières que les humains ont mené.

-Oh … Le fameux traité signé par notre ministre surnommé John le Fou ?

-Peut-être, je n'ai assisté qu'aux débats, pas à la signature, murmura le Doc'.

Elle hocha la tête dans sa direction avant de reprendre ses explications.

-J'ai fait mes études à Poudlard, on y apprend à faire des potions, à lancer de sorts, à voler sur un balai … Enfin tout un tas de trucs … Comme je vous l'ai dis je suis une née-moldue c'est-à-dire que je suis la première sorcière de ma famille. Les gens comme moi subissent des persécutions de la part de certains sorciers qui prétendent avoir le Sang-Pur.

-Le sang-pur ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Demandais-je.

-On a le sang-pur quand le père et la mère d'un enfant sont tous les deux sorciers. On est de sang-mêlé quand seuls un des deux est un sorcier. Moi aucun de mes parents n'est sorcier. Le gens sans pouvoir on les appels des moldus. Moi je suis une née-moldue.

-Et ce n'est pas une bonne chose ?

-Pour certains sorciers non. Dans les années 80, un sorcier à mal tourné. Il est devenu un puissant lord Noir. Il voulait tuer tout les gens comme moi, les bannir du monde magique mais la magie coule dans mes veines aussi surement que dans celle d'un sorcier au sang-pur. Si je devais faire un parallèle je dirais que c'est un peu notre Hitler personnel et que moi j'étais une juive. Vous voyez ?

Nous hochâmes tous la tête de concert, suspendu à ses lèvres parfaites.

-Il ya eu une guerre, les partisans de Voldemort, on les appelait des Mangemorts, il a rallié à lui toutes sortes de créatures magiques … des géants, des trolls, des vampires et surtout des loups-garous. C'est un de ceux là que j'ai tué hier soir. Il s'est échappé de sa prison il y a environ un an. Ca fait dix mois que je le traque aux quatre coins du monde.

-C'est lui qui vous a menez ici ? Demanda Carlisle.

-En effet. Notre dernière rencontre remonte à trois semaines. On été dans la jungle, quelque part en Amazonie. Je lui lancé un sort de traçage. S'il se servait de la magie, je saurais ainsi le localiser, même s'il était à l'autre bout de la planète. Et il s'en est servit hier soir. Ce qui m'a conduit chez vous. Cependant je suis tombé dans un piège puisqu'il a choisit un endroit où la lune serait pleine, lui donnant ainsi un avantage certain sur moi.

-Donc c'est un véritable enfant de la lune ?

-C'est ça, murmura-t-elle.

-Vous avez dit tout à l'heure que vous étiez un Auror. Qu'est-ce que c'est exactement ? Reprit le doc'.

-Oh … Et bien je suis une sorte de policier du monde magique. J'ai été missionné par le Magenmagot pour appliquer la peine à laquelle il avait été condamné.

-Le Magenmagot ? Demandais-je. Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

-Euh … C'est un peu notre Cour Suprême. C'est à la fois un tribunal et un Parlement, chargé de faire appliquer les lois inhérentes à notre monde. Nous ne pouvons utiliser la magie comme bon nous semble, c'est interdit de compromettre notre anonymat. Et Greyback s'amusait depuis des années à piétiner les lois allègrement.

-Qu'avait-il fait ? L'interrogea Vamp'Souffrance.

-Il était un partisan de Voldemort, un de ses plus proches lieutenants. Il a tué une trentaine de personnes pendant la Guerre des Sangs, dont mes parents. Il a mordu volontairement de jeunes enfants pour les contaminer. J'en passe et des meilleurs. Il mettait l'anonymat de notre monde en danger. Il fallait l'éliminer.

-Et les Grands Sages ont choisi une femme pour faire ça ? Lança amusé Paul.

Elle le fusilla du regard et fit un mouvement de baguette en prononçant « Levicorpus ».

Immédiatement, mon second se retrouva pendu dans les airs, la tête en bas. Ses yeux virèrent au jaune et il grogna méchamment vers elle alors que tous les autres autour de la table reculaient.

J'allais ordonner à Paul de cesser de grogner quand elle fit un nouveau tour de magie et il écarquilla les yeux, sa gorge se contracta comme s'il allait hurler mais aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres. Elle l'avait littéralement réduit au silence. Sa bouche refusait de s'ouvrir.

-Que les choses soient claires. Tu ne me connais pas. Tu ne sais pas ce dont je suis capable. Alors avant d'ouvrir ta grande bouche. Méfie-toi du Petit Chaperon Rouge. Les apparences sont souvent trompeuses.

Elle le dévisagea un long moment alors que je faisais signe à mes loups de ne pas intervenir, avant de lever de nouveau son bout de bois et de murmurer « finite ». Paul s'écroula au sol, se releva d'un bond et fondit sur elle.

Je n'eu même pas le temps de réagir qu'elle le faisait voler à travers la pièce sans même parler. Il s'écrasa contre le mur et glissa inerte au sol.

-Il n'est pas mort … Juste inconscient, souffla-t-elle pour tout le monde.

Elle me faisait peur. Sans déconner, cette nana était une guerrière. Et je ne m'étonnais plus de la présence de nombreuses cicatrices sur son corps. Nous la dévisagions comme si elle venait de débarquer de Mars. Aucuns de mes loups n'osaient bouger le moindre cil. Carlisle était choqué, l'autre frisé avait un rictus amusé sur les lèvres.

-Magie sans baguette ? Murmura le doc'.

Elle hocha la tête dans sa direction, avant d'aller ramasser ses affaires qui traînaient sur le sol. Elle les plaça en boule dans son sac qui normalement ne devrait pas pouvoir contenir une telle masse. Puis, elle se tourna vers nous tous.

-Merci de m'avoir soigné et de m'avoir offert le gîte pour la nuit. Vous n'étiez pas obligé.

Sur ces paroles, elle fit volte-face et se dirigea vers la porte.

-Hey ' où tu vas ? M'exclamais-je.

-Je rentre chez moi.

-Tu n'as pas d'argent pour prendre l'avion, comment vas-tu … ?

Avant même que je ne finisse ma phrase, elle avait disparut. Seul l'écho d'un « crac » retentissant résonnait dans la clairière.

-Bordel ! Hurlais-je au vide qui m'entourait.

Elle était partie … de la même manière qu'elle était arrivée.

Et moi j'étais là comme un con, planté au milieu de la clairière. Je tombais à genoux. La douleur dans ma poitrine se faisait insupportable. J'ignorais tout d'elle, la seule chose dont j'étais certain c'était que cette nana, quelle qu'elle soit … Je l'avais dans la peau … et mon loup aussi.

-Hé Sam ? Tenta Embry derrière moi.

Je lui grognais violement dessus en réponse, le regard toujours fixé sur le vide qu'elle venait de laisser. Je sentis deux bras me saisir et me trainer à l'intérieur comme un sac à merde. J'étais amorphe, j'avais mal …

On me laissa tomber sur le canapé et mes trois loups se plantèrent devant moi.

-Putain Sam tu nous explique ? Demanda Quil.

Je relevais les yeux vers lui.

-C'est ma putain d'imprégnée qui vient de se barrer je ne sais où ! Grondais-je en lançant un regard assassin à mon second qui se tassa sur lui-même.

-Qu'est-ce qu'une imprégnée ? Demanda le doc'.

Je n'avais absolument pas la force mentale à cet instant pour lui expliquer en quoi consistait ce phénomène et grâce à Dieu, c'est Paul qui se chargea de répondre.

-C'est … un genre d'âme sœur pour loup.

-Il faut que je la retrouve, lâchais-je entre mes dents.

-Alice peut s'en charger, me dit le doc' d'une voix sûre.

Je relevais la tête vers lui, le cœur chargé d'espoir. Je n'aurais pas été plus heureux s'il m'avait annoncé que le Père Noël existait vraiment.

-Même si elle est retournée en Angleterre ?

Le doc' réfléchit quelques secondes avant de reprendre :

-Pour être honnête Sam, je ne crois pas qu'elle soit repartie chez elle. La puissance magique nécessaire à une traversée de l'océan doit être extrêmement forte. Hors avec le combat qu'elle a mené hier soir, ses réserves de magie sont au plus bas. Elle n'a pas pu aller bien loin. Veux-tu que j'appelle Alice ?

-Oui, soufflais-je.

-Bien, on va regagner la villa. Je te tiens au courant.

-Ouais … On fait comme ça.

Une merde … Voilà ce que cette sorcière venait de faire de moi. Une loque.

Sainte-Mère de Dieu … Quand je la retrouverais le Grand Méchant Loup pourrait bien bouffer le Chaperon Rouge.

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Alors cette petite plongée dans la tête de Sam vous a plu ?

J'espère que oui.

Je m'excuse de ne pas répondre personnellement aux reviews aujourd'hui mais je suis hyper pressée par le temps.

Merci à vous de suivre cette histoire !

Et Merci à Viviwi de faire les corrections !

A bientôt !