IMPORTANT! Bonjour/ bonsoir à tous! tout d'abord, je tenais à m'excuser pour le temps de publication... pas eu le temps et quelques difficultés. Merci à ceux qui ont pris le temps de le lire. Si vous avez des remarques ou des conseils, des remarques, des insultes ou je ne sais quoi. Allez y sans hésiter. Je tenterai de publier par deux chapitres à chaque fois.


Chapitre 3

Je fus réveillée par un bruit sourd. Je mis quelques secondes pour réaliser où j'étais. Lorsque mes sens se remirent en place, je me mis à réfléchir à l'attitude à adopter. Au loin, j'entendis sa voix résonner, il avait l'aire énervé. J'essayai d'écouter… mais c'était inaudible. Lorsqu'il eut raccroché je décidai de me lever, je fis un bref passage dans la salle de bain, afin de jeter un coup d'œil à ma gueule. Je scrutai mon visage avec intérêt, mes yeux bleus me regardaient avec une grande fatigue. Je passai un bref coup de main dans mes cheveux, puis je vis un élastique posé sur l'étagère. Je le pris et me fis une rapide queue de cheval. Je regardais la pièce, mes yeux s'attardaient sur les objets posés sur la cheminée. Des babioles, des dessins et une sorte de crâne en porcelaine peints de toutes les couleurs. Enfin, je me décidai à ouvrir doucement la porte. Mathieu n'était pas là mais je sentais l'odeur de la cigarette et du café émanant de la cuisine. Avec hésitation et timidité je traversai le salon puis je le vis sur son PC portable une clope à la main et une tasse de café dans l'autre.

Mathieu : Salut ! Tu vas bien ? T'a bien dormi ? J'espère que je ne t'ai pas réveillé.

Moi : Non non, c'est bon… merci ca va et toi ?

Mathieu : Ca peut aller oui merci. (Il me dit ceci en souriant) tu veux un café ?

Moi : oui volontiers s'il te plait

Je m'assis, le regardant préparer le café. J'avais un peu la tête dans le cul et j'avais vraiment du mal à réaliser la situation dans laquelle j'étais. Il ne parlait pas, il avait l'air assez énervé.

Moi : écoute c'est gentil de m'avoir hébergé pour la nuit, je ne vais pas te déranger plus longtemps je vais rentrer en plus je dois préparer mon taff pour demain.

Mathieu : pas de quoi, tu travailles dans quoi ?

Moi : je… je fais des visites guidées pour les touristes à Montmartre. ( je lui montrai la carte de l'agence)

Mathieu : un prénom simple à retenir! J'ai fais des études de tourisme moi aussi.

Moi : oui… je sais

( il se retourna haussa les épaules et posa la tasse de café devant moi)

Moi : Merci.

Un malaise était palpable… je n'étais clairement plus la bienvenue. Je me dépêchai de boire mon café. Je partis me changer et revins le remercier une dernière fois, puis je courus presque jusqu'à sa porte. Sans me retourner, je dévalai les escaliers. Enfin arrivée dans la cour je me risquai un regard à sa fenêtre mais ayant peur de voir un des rideaux rouges s'entrouvrir je me précipitai sur la porte cochère rouge et une fois dans la rue je m'allumai une clope. Ce mec était bizarre, hier soir il était tellement gentil et accueillant et ce matin il ne fit aucun effort particulier. Je finis par me dire que l'alcool avait surement embrumé son cerveau… pourtant il n'avait pas semblé tant bourré. Puis je finis par me demander si ce n'était pas à cause de ma gueule du matin, il m'avait surement trouvé jolie hier au soir maquillée et tout. Et lorsqu'il m'avait vu arriver dans sa cuisine en mode beagle sous anesthésie il avait regretté.

La honte finis par me ronger, et ce fut avec la boule au ventre que je franchissais la porte de mon appart. Cette boule me suivit sous la douche et lors de mon repas… elle prit d'ailleurs le dessus et je dus tout jeter. Je décidai de me poser dans mon canapé avant de travailler. Là, allongée, mon cerveau se mit à trop penser, et une conclusion fut établie… Ce Mathieu je l'aimais et il avait bouleversé ma vie. Son visage m'apparut, alors, pour mieux le voir je fermai mes yeux et laissai l'image m'envahir. Je voyais son sourire et le bleu magnifique de ses yeux. Puis soudain il se figea et me murmura « aide-moi s'il te plait »… Je rouvris les yeux, d'un coup, inquiète. Lorsque je me penchai pour regarder l'heure, je fus horrifiée de constater que j'avais dormi deux heures. Je m'étirai et sortis nonchalamment une clope de mon sac a main puis me mis au boulot. L'image de Mathieu me murmurant « aide moi s'il te plait » flottant toujours dans ma tête.

Puis comme frappée par la foudre je me redressai et m'exclamai… « merde… il faut que je le revoie ». Sauf que je n'avais ni son numéro, ni rien du tout… juste son adresse. Et je me voyais mal me poster chez lui en lui disant « Mathieu vient on discute… aller, s'il te plait ». Ce fut l'âme en peine que je décidai de me résigner. Voilà… je l'avais recroiser. J'avais certainement voulu conforter une idée et maintenant c'était fait. J'étais tout simplement une jeune fille parmi tant d'autre qui éprouvait une fascination ridicule pour ce podcasteur. Puis d'un côté, une voix me disait « oui mais tu as quand même dormi chez lui, et ça ! Je doute que beaucoup de filles peuvent s'en vanter ».

Il était 13h j'attendais mon groupe devant le sacré cœur, relisant mes notes. Ils arrivèrent un peu en avance, c'était des russes avec leur interprète français. Je m'approchai de la femme, la soixantaine aussi froide qu'un corbillard. Elle faillit ne jamais serrer la main que je tenais devant moi. Elle ne décocha même pas un sourire, elle avait l'aire pressée et blasée. Je leur fis un bref historique du quartier puis nous partîmes en visites. La femme traduisait d'une voix puissante et ferme… la visite était horrible les touristes prirent quelques photos. Et un vieux monsieur insista pour poser avec moi, je compris que c'était « pour ramener un peu de charme français chez lui »… je souris poliment et lui fis la bise.

Lorsque je rejoignis les bureaux, fatiguée et déprimée par la visite, je n'entendis pas de suite que l'on m'interpellé

Mathieu : je t'ai retrouvé ! tu vas bien ?

Moi : ( ahurie mais diablement heureuse)… oh que fais tu là ?

Mathieu : ben je te l'ai dit je voulais te retrouver

( je fixai son t shirt ou j'apercevais u mad)

Moi : hum d'accord et pourquoi donc ?

Mathieu :… parce que tu t'es barrée rapidement et que j'ai trouvé ca bizarre.

Je ne répondis pas horrifiée par l'idée qu'il puisse avoir cru que j'avais volé quelque chose. Je le fixai inquiète attendant plus d'explication, il souriait. Ses cheveux en bataille lui donnaient un air très sexy et je voulais absolument ignorer les papillons qui se déchainaient dans mon ventre.

Mathieu : tu veux aller boire un café quelque part ?

Moi : donne moi 10 minutes je dois rendre des dossiers a mon supérieur et j'arrive.

Il acquiesça et s'alluma une cigarette. J'avais montrée aucune expression, je ne voulais pas lui faire ressentir que j'étais super heureuse et qu'actuellement mon cerveau était en train de vivre une véritable coupe du monde. Dès que je fus rentrée dans le vestibule, je me dépêchai de donner les dossiers, faire mon bilan et signer ma fin de journée en saluant brièvement mes collègues. Je filai aux chiottes pour voir l'état de mon visage. Oh mon dieu ! Mon maquillage ressemblait plus à rien et mes cheveux avaient décidé de se rebeller. Je voulus prendre ma trousse à maquillage pour remettre un peu d'ordre. Alors que j'allais remettre un trait de crayon je me stoppai net et je me dis qu'il ne fallait pas qu'il croit que je m'étais remaquillée pour lui ! Je décidai donc d'enlever le noir qui avait coulé et de peigner mes cheveux sans les attacher puis le rejoignis. Il était adossé au mur une jambe repliée, les yeux rivés sur son portable.

Moi : hey excuse-moi, je suis là

Mathieu : pas de problème.

Nous marchâmes un peu et nous entrâmes dans un café, les commandes prises il me posa des questions.

Mathieu : et donc ton métier te plait ?

Moi : Oui c'est sympas, bon je suis déjà tombée sur des crétins mais bon…

Mathieu : oui, j'imagine, crétin dans quels sens ?

Moi : oooh tout les sens ! Des gens impolis, des hommes très lourds qui te draguent par exemple.

Mathieu : d'un côté je les comprends.

Il avait dit cela dans la discussion et je n'avais même pas capté sur le coup. Ce qui fait que je n'avais pas répondu… mais ! c'était un compliment ? C'était un compliment ! Les cafés arrivèrent au même moment, nous fûmes donc interrompus.

Moi : et toi ton métier te plait ?

Mathieu : oui c'est sympas et non… Enfait là pour l'instant je suis plutôt sur des petits projets à droite a gauche dans la réalisation. J'aime bien, mais je m'amuse moins qu'avec SLG. Je pense même retourner sur St étienne… Parce que j'ai du mal en ce moment.

Moi : ah, je comprends. Mais que s'est il passée ? Avec le recul tu as compris ? Tu l'avais anticipé ?

Mathieu : Ben tu vois, on me posait souvent la question « et après SLG que vas-tu faire ? ». Evidemment j'y pensais mais en fait, la réalité est toujours plus dure que ce qu'on avait imaginé !

Moi : mais tu fais toujours des vues ?

Mathieu : oui on regarde toujours ! mais beaucoup moins enfin je ne peux plus en vivre comme avant en fait….

Moi : merde ! Mais, ton émission était génial il faut que tu continues… je veux dire…. Que tu la retravailles ! je me souviens quand j'ai connu… c'était pile poil ce qui manquait dans ma vie quoi. J'aimais trop ! Je m'en veux d'avoir lâchée !

J'avais dit tout cela haut et fort, le regard déterminé et j'avais sans m'en rendre compte posé ma main sur son bras. Lorsque je réalisai mon élan soudain, je fus prise de court et je m'excusai rapidement. Il avait son sourire poli mais désolé qu'il avait des fois lors des conventions, quand il devait refuser un autographe… je me souvenais l'avoir remarqué pleins de fois !

Mathieu : oh ca me touche ce que tu dis franchement. Mais tu sais sur internet tout va très vite et je suis plutôt content d'avoir duré aussi longtemps.

Moi : (les yeux baissés scrutant le fond de ma tasse) Je veux que tu recommences… je.. ca me ferai du bien.

Mathieu : j'aimerai beaucoup, ca me ferai du bien à moi aussi je pense. Je sais pas, je t'avoue que je n'y ai plus trop pensé c'est temps si.

Moi : et Alexis il en pense quoi ?

Mathieu : Alexis travail sur d'autres choses, je ne voulais pas lui prendre la tête. Je ne peux plus le payer. C'est compliqué tu sais.

Non je ne le savais pas. Je réalisai juste à ce moment là que Mathieu avait un peu de mal en ce moment…. Son succès a été tellement immense ! Même si c'était quelqu'un de très mature et réfléchi, il restait un être humain et surement qu'il vivait très mal son déclin. Si je pouvais l'aider je l'aurais fait… en fait non, j'allais l'aider je ne savais pas comment mais j'allais l'aider !