Je sais, je suis en retard. Parlez-en à ma prof de maths.

(Toutes mes excuses tout de même, maintenant je suis en vacances, alors vous aurez vos deux chapitres à temps. J'espère.)

Voilà le chapitre 2!

J'espère qu'il vous plaira, bonne lecture!


Jour 2, Mardi.

Genesis, Sephiroth et Angeal s'étaient donc levés tôt ce matin-là, pour se croiser pas bien réveillés autour de la sacro-sainte machine à café.

-'Jour, fit le roux d'une voix pâteuse en s'asseyant à table.

Les deux autres prirent uniquement la peine de lui adresser un vague signe de la main en fixant le café couler. Ils finirent par réussir à être prêts aux alentours de huit heures, avec des efforts colossaux pour réussir à coordonner un t-shirt et un jean.

Ils sortirent de l'appartement, réalisèrent qu'ils y avaient oublié leurs sacs et décidèrent d'un commun accord d'aller se coucher plus tôt le lendemain, et sans alcool.

Une fois que chacun eut son petit sac d'école bien calé sur son dos, ils purent enfin se mettre en route, et arrivèrent dans leur auditoire juste un peu avant l'heure du début de leurs cours.

Ils prirent place l'un à côté de l'autre.

-Ça n'a pas changé, fit Genesis avant qu'un garçon aux cheveux noirs hérissés ne les interpelle.

-Hé, les gars! Vous vous êtes plantés, je crois. L'audit' des masters, il est au bout du couloir.

-On n'est pas en master, commença Sephiroth.

-On recommence nos études, expliqua Angeal.

-Du coup, on est bien en première à vingt-cinq ans, termina Genesis.

Le brun les fixa tour à tour pendant une seconde ou deux puis se fendit d'un large sourire et leur tendit la main.

-Salut alors! Moi c'est Zack, et lui -il désigna un petit blond caché derrière son dos depuis le début de la conversation- c'est Cloud. On peut vous faire visiter l'unif' si vous voulez! Faudrait pas que vous vous perdiez... Vous pourrez même manger avec nous! On mange avec nos colocs, on habite à quatre, les deux autres s'appellent Kunsel et Tifa, mais eux ils sont en image, pas en son, enfin rassurez-moi, vous êtes bien en son?

Assommés par la somme d'information qu'ils venaient de recevoir, ils hochèrent plus ou moins la tête.

-Parfait! Tifa va vous adorer, et Cloud va vous craindre parce que vous êtes plus vieux mais c'est normal il fait toujours ça.

Le petit blond s'assit en grommelant.

-Tu sais, commença Angeal. On a déjà tous fait une année ici il y a six ou sept ans... Donc on connait les lieux, tu vois.

-Ça a peut-être changé, hasarda Zack. Vous ne perdez rien au change.

Sephiroth se pinça l'arête du nez et Genesis se moqua de lui. Zack finit par enfin s'installer à la place vide entre Cloud et Angeal quand le professeur entra.

Leurs deux heures de mécanique passèrent assez vite, entre les babillages de Zack et leurs plaintes de ne plus être capable de prendre de notes.

Zack les emmena ensuite à leur deuxième cours. Enfin ils le laissèrent faire, pour lui faire plaisir.

-Du coup, vous habitez où? demanda le brun. Vous kottez ensemble?

-On kotte? demanda Genesis.

-Ouais, c'est une expression de chez moi. Une collocation, on appelle ça un kot. Du coup, je kotte, tu kottes, il kotte...

-C'est bon, on sait conjuguer encore, hein, coupa Sephiroth, vaguement exaspéré.

-Et donc? insista-t-il.

-Misery Lane, fit Angeal.

-Ooooooh... Misery Lane... Un sale quartier, fit Zack.

-C'est vrai? s'intéressa soudainement Sephiroth. C'est bizarre, ma mère me l'a dit aussi mais on n'a encore rien constaté dans la rue...

-C'est pas dans la rue, les trucs étranges, répliqua le brun avec une voix faussement mystérieuse.

Il baissa le ton.

-C'est dans les bâtiments.

Il se redressa en explosant de rire.

-Enfin c'est ce qu'on raconte, dit Cloud, qui sortit enfin de son mutisme. Des ragots de grands-mères.

-Et vous? fit Genesis pour changer de sujet. Vous "kottez" où?

-Hé t'apprends vite! s'exclama le brun, tout fier en bombant le torse. On habite dans un kot de l'unif. Du coup on le paye moins cher... Il est dans la rue qui longe le bâtiment principal, juste au-dessus du bar, là, tu sais, le Septième Ciel. C'est pratique, au moins personne ne boit dans le kot, on descend pour ça. Vous voulez passer ce soir?

-C'est gentil, répondit Angeal avant qu'un des deux autres blaireaux n'accepte trop vite. Mais ce matin, on a déjà eu du mal à retrouver un rythme scolaire, alors on va attendre un peu pour ça, je crois.

-Mais non, venez! On n'a cours qu'à huit heures demain!

-C'est encore plus tôt qu'aujourd'hui, ça, hein, rappela Genesis.

-Ouaaaais, mais c'est pas grave, vous...

-Zack, coupa Cloud d'une voix ferme. On t'a dit non.

Angeal remercia le petit blond du regard, et Zack se tassa sur sa chaise en boudant alors que le cours commençait.

Ils rencontrèrent donc les colocataires de Zack et de Cloud, qui se révélèrent très amicaux avec eux, et qui renouvelèrent l'offre du brun, que les trois inséparables amis déclinèrent à nouveau, en s'excusant.

Les cours de l'après-midi furent donnés par des professeurs dont ils se souvenaient, et ils allèrent les saluer avant de rentrer chez eux.

Ils dirent au revoir à leurs nouveaux amis, leur promettant de passer au moins vendredi soir, et ils se mirent à marcher silencieusement.

-Alors? fit brusquement Genesis. Ça vous fait quoi, à vous?

-C'est bizarre, répondit directement Angeal. Je me sens... Presque pas à ma place.

-Vous croyez qu'on s'y fera? demanda Sephiroth.

-Oui! s'exclama le roux. On n'est pas revenus pour rien! Cette fois on finit nos études et on bosse dans ce qu'on a toujours voulu faire. Toi, Angeal, t'étais heureux quand tu rangeais cette tonne de vis dans les rayons de ce foutu magasin de bricolage? Et toi, Seph', ça te plaisait de surveiller des gosses malades dans une espèce d'école-prison? C'était pas pour nous, les gars, vous le savez.

-Ça n'empêche, fit Sephiroth au bout d'un long moment. Y a plus personne, là-dedans.

-Y en a d'autres, insista Genesis. T'as bien vu! On va rencontrer d'autres personnes! Puis putain, vous faites vos fragiles, mais je vous rappelle qu'on est ensemble ici! Aucun de nous n'est tout seul. C'est que des cours. Rien que ça.

Il marqua une longue pause.

-Surtout qu'on a déjà vu la matière de première année.

-Ça date,fit Angeal.

Il fixait ses pieds en marchant, réfléchissant aux paroles du roux.

-Ose me dire que tu ne te souvenais plus de tout ce qu'ont dit les profs aujourd'hui. Au pire, ça a refait surface dans ta mémoire.

Angeal se tut. Son ami avait raison.

-On survivra, fit Sephiroth en guise de conclusion.

Genesis se para d'un sourire vainqueur et marcha plus rapidement.

-Grouillez-vous! Ça caille ici!

Ils arrivèrent avec soulagement dans leur appartement et allumèrent la télévision.

-Dites, fit Angeal, avachi dans le canapé, après un petit moment à regarder NCIS. J'appellerais bien l'agent immobilier, pour savoir.

-Pour savoir quoi? répondit Sephiroth après quelques secondes.

-Tu sais... L'appart du dessus...

-Ah ouais. Comme tu veux.

Alors Angeal se leva péniblement et s'empara du téléphone avant d'aller s'enfermer dans sa chambre. Il revint quelques minutes plus tard.

-Déjà?

-Il était pressé. Il a dit que l'appart n'est pas à nous, et que d'ailleurs il n'est à personne. Il nous conseille de ne pas y aller.

-Pourquoi?

-Moi j'veux jouer du piano, gémit Genesis.

-T'auras qu'à y aller. Au pire, on s'en fout, dit Angeal en se laissant tomber dans le canapé.

-Toi, c'est toi qui nous dit ça?! s'exclama le roux en riant.

-Commence pas à me les briser toi, fous-moi la paix.

Ils regardèrent encore un peu la télévision avant de commencer à préparer un repas plus ou moins sommaire; des lasagnes.

-J'aime pas les lasagnes.

-Fais-toi du caviar, Gen'.

-Vous me saoulez...

La soirée se passa tranquillement devant le dernier Harry Potter, puis chacun alla se coucher, Angeal en dernier.

Il passa quelques minutes à se tourner et à se retourner dans son lit, et au moment où il se sentait sombrer dans le sommeil, il entendit le piano désaccordé jouer quelques lourdes et horribles notes, au dessus de sa chambre. Il fronça les sourcils et soupira en se levant. Dans le couloir de leurs chambres, l'escalier du grenier était descendu. Angeal en grimpa rapidement les marches.

-Putain, Gen', on avait dit-

Il s'interrompit, son cœur s'arrêta. Il était seul dans le vieux salon poussiéreux. Le piano s'était arrêté.

A l'étage en-dessous, le roux dormait à poings fermés.


Mon Dieu, ce qu'il est court! Je suis désolée de vous avoir autant fait attendre pour ça..

J'espère que ce chapitre vous a plu tout de même, et n'hésitez pas à me faire part de vos remarques!

Ciao!