Bonjour à tous !

Merci beaucoup à tous pour vos adorables reviews sur le chapitre précédent, vous êtes des amours !

J'espère que celui-ci vous plaira autant !


RAR :

Tiphaine : J'ai pas le droit de répondre à tes questions, ça serait du spoil:( Oui c'est sûr, on serait très peu à avoir eu le self-control d'Angeal haha ! Désolée de te faire si peur, mais ça m'a fait plaisir de le savoir, c'est que mon but est atteint!;) Je te fais plein de gros bisous, j'espère que ce chapitre te plaira !

Guest: Méchante moi ? Noooon, du tout ! Je suis ravie que cette fiction te plaise ! Je te fais plein de bisous !


Jour 10, Mercredi

Vincent était déjà levé ce matin-là quand Sephiroth, Angeal et Genesis entrèrent dans le salon. Il fixait avec insistance un coin de la pièce.

-Vincent ? Interpella Genesis. Tout va bien ?

Il hocha lentement la tête sans lâcher du regard le coin de la télévision.

-Je sens quelque chose qui vient de là, ça fait presque dix minutes. Est-ce que Yazoo est levé ?

-Non, fit Sephiroth, mais je peux aller le chercher...

-Vas-y, oui. Il faut qu'il me dise ce qui se trouve là.

Sephiroth ramena donc son frère endormi dans le salon après une poignée de secondes.

-Regarde vers la télé, Yazoo, demanda le médium, et dis-moi ce que tu y vois.

-Non !

Yazoo refusa obstinément de regarder et tourna le dos à la télévision, les mains plaquées sur ses oreilles et les yeux solidement fermés.

-Vous pensez qu'il pourrait voir quelque chose ? Demanda Angeal.

-Oui, il le pourrait, mais il a peur, ce qui se comprend.

Vincent ne baissait toujours pas son regard. Voyant que personne n'insistait, Yazoo ouvrit un peu les yeux et retira ses mains de ses oreilles.

-Je ne sens pas l'esprit diabolique dans cette pièce, expliqua Vincent. C'en est un autre, mais je n'arrive pas à identifier s'il nous veut du bien ou du mal. Il n'a rien tenté d'agressif cependant.

Sephiroth regardait son frère qui se retournait lentement.

-C'est un homme, souffla-t-il. Il a l'air gentil, plus que l'autre monsieur.

-Il est parti, dit Vincent, je ne le sens plus.

Yazoo hocha la tête.

-Il a vu que je le regardais, et il a disparu.

-Le père ? Proposa Genesis en regardant Angeal.

-Qui d'autre ?

Yuffie choisit ce moment pour arriver dans le salon en pyjama. Elle s'immobilisa sur le seuil.

-Quoi ? J'ai raté quelque chose ?

Vincent ouvrit la bouche pour lui expliquer mais il fut coupé dans son élan par la sonnette de la porte d'entrée. Sephiroth se dirigea vers le hall.

-Expliquez-lui, dit-il, je vais voir qui c'est.

Il ouvrit la porte en se raclant la gorge. Lorsqu'il leva les yeux sur le visiteur, ses mots ne franchirent pas ses lèvres. Un homme, qui paraissait au maximum vingt cinq ans, se tenait devant lui. Ses yeux étaient fixés sur les fenêtres condamnées de l'étage du dessus, et sa longue crinière blanche cachait un peu le reste de son visage. Ses traits affichaient une émotion non-identifiée, quelque part entre la terreur et l'impatience.

-Hum, bonjour ? Fit Sephiroth en agitant sa main devant le visage de l'inconnu. Je peux vous aider ?

L'homme sembla revenir sur Terre. Son regard le chercha puis s'accrocha fermement au sien.

-Oui, enfin non... Je veux dire, j'ai entendu que des médiums essayaient de... Enfin je... J'ai vécu ici, il y a longtemps.

-Dans cet appartement ?

-Non. Dans celui du dessus.

Son regard dériva à nouveau vers le haut.

-Je m'appelle Weiss.


Lorsque Weiss fut assis là, dans le canapé du salon de l'appartement 13B, il fut soudain convaincu d'avoir fait une erreur. Il n'aurait jamais dû revenir. Il voulu se relever mais les regards de tous les gens présents étaient vissés sur lui, avides de savoir.

-Je sais pas quoi dire, confia-t-il, gêné. Je ne pense pas que j'aurais dû venir vous voir finalement.

-C'est une bonne chose que vous soyez là, intervint Vincent. Nous voulons juste connaître l'histoire réelle. Ensuite vous serez libre de faire ce que vous voulez.

-Si je peux me permettre, coupa soudainement Genesis, qui paraissait encore plus sceptique que d'habitude, vous êtes un gamin. Tout ça s'est passé il y a plus de quarante ans au moins.

Il croisa les bras, attendant une réponse.

-Je ne suis pas un enfant, dit doucement Weiss. En réalité, j'ai cinquante sept ans.

Le roux ouvrit grand les yeux avant de partir d'un grand rire, puis de revenir soudainement sérieux :

-Oui, et moi j'ai récemment sauté Emma Watson.

Angeal secoua la tête en fermant les yeux à ses côtés.

-Genesis, dit Vincent en se tournant vers lui. Quel âge penses-tu que j'aie ?

-J'en sais rien. La trentaine ?

-Le double, fit le brun.

Genesis souffla, exaspéré.

-On pourrait parler de choses sérieuses au lieu de déblatérer sur vos conneries ?

-Il peut se passer beaucoup d'effets étranges et imprévus au contact prolongé des esprits et du paranormal, tu sais, continua Vincent, imperturbable.

Le roux prit une seconde pour masser ses tempes avec ses pouces.

-Vous y croyez vous ? Demanda-t-il à ses amis.

Sephiroth haussa les épaules pour toute réponse, et Angeal ne semblait pas connecté à la réalité.

-Bon, soit, admettons, trancha le roux. Vincent je peux comprendre. Mais vous, interpella-t-il Weiss. Vous n'êtes pas en contact quasi permanent avec des esprits.

-Si. Ils sont toujours avec moi. Mes parents, mon frère. D'autres peut-être. Je les sens juste. Mais plus depuis quelques jours.

Weiss se tordait les mains. Angeal se surprit à penser que tout âge qu'il avait, il adoptait le comportement d'un adolescent terrifié.

-Depuis quelques jours je ne sens plus rien. Je me suis senti soulagé d'abord, et puis après... Je ne sais pas, seul un peu, et puis j'ai eu peur. J'ai entendu parler de ce qu'il se passait encore ici et du fait que des médiums essayaient de tout arranger, alors je suis venu... Je ne sais toujours pas pourquoi d'ailleurs.

-Vous pensiez peut-être pouvoir aider, dit Yuffie.

Weiss haussa les épaules.

-Je ne me souviens pas de grand-chose, vous savez. J'avais huit ans. Nero en avait six il me semble.

-Nero ? Demanda Vincent.

-Mon frère. Je me souviens qu'on jouait dans le salon avec un ballon et puis notre père est allé ouvrir la porte d'entrée. Le voisin nous a sauté dessus. Il me semble que notre mère s'est interposée. Là, j'ai un trou de mémoire. Je revois ma mère allongée par terre, elle baignait dans son sang, et mon père était pendu dans le couloir.

Genesis fronça les sourcils.

-Vous racontez ça avec une telle désinvolture, cingla-t-il.

Weiss le regarda.

-Je ne vois plus que ça depuis des années, jour et nuit. Mettre des mots sur ces scènes n'est plus une torture depuis longtemps.

Angeal donna un violent coup de coude dans les côtes du roux et enjoignit Weiss à continuer.

-Nous nous sommes enfuis avec Nero, par la trappe qui menait à cet appartement. Existe-t-elle toujours ?

-Ouais, fit Genesis avec un rictus, elle existe toujours, malheureusement.

-Oh putain ferme ta gueule, soupira Angeal.

Weiss les regarda à tour de rôle, peu certain de pouvoir continuer, mais Yuffie lui indiqua d'un signe que ce qui arrivait était tout à fait normal.

-Nous nous sommes cachés, moi dans une armoire et Nero dans le lit. Nous étions dans la première chambre à gauche.

-La mienne, souffla Angeal alors que lui revenait en mémoire l'apparition de l'enfant dans son lit la veille.

Weiss le considéra d'un œil grave en continuant.

-Il a attrapé mon frère. J'avais une grande gueule vous savez. Tout ça m'a changé, mais avant, gamin, j'étais persuadé d'être le roi du monde. Mais j'aimais mon frère, tout égocentrique que j'étais. J'étais le plus grand et j'étais censé le protéger, mais je n'ai pas réussi à bouger ce jour-là, je n'ai pas pu me résoudre à prendre le risque de sortir de ma cachette. Je m'en veux tellement de ne pas avoir pu le sauver...

Pour la première fois, la voix de Weiss se brisa et il baissa la tête. Il reprit la parole tout de même :

-J'ai entendu des bruits d'eau un peu après, et les cris de mon frère. Je suis sorti et j'ai regardé par la fenêtre. Il avait noyé Nero. Il était là, il gisait dans l'abreuvoir des chevaux. J'ai crié, et le voisin m'a entendu. Il m'a vu par la fenêtre. Je me suis enfui, lui sur mes talons. J'ai couru dans le couloir et je me suis enfui dans la rue. Il ne m'a pas suivi jusque là, mais j'ai continué à courir quand même.

Un cri l'interrompit. Yazoo s'était réfugié derrière Sephiroth en pleurant.

-Il est là, sanglotait-il, là, juste là !

Quand tout le monde lâcha des yeux Yazoo pour revenir à Weiss, chacun eut un mouvement de recul involontaire, et quelques uns laissèrent même échapper un cri. Weiss était immobile, terrorisé, les yeux plongés dans ceux de l'assassin de sa famille. Son visage dément frôlait le sien, il était penché sur le survivant de la tuerie et le dominait de sa taille. Dehors le ciel se couvrit brutalement et un orage se déclencha. L'esprit ouvrit encore un peu plus la bouche, si c'était possible, et la même voix déformée que Genesis avait déjà entendu à travers la radio retentit :

-Tu es revenu... On va pouvoir jouer !

Le fantôme avança encore plus sur Weiss, pétrifié, plantant ses yeux exorbités et son sourire démesuré plus près encore de lui.

La voix de Vincent claqua, mais elle sembla à tout le monde très lointaine, comme s'ils l'entendaient dans un rêve :

-Retenez-le !

Mais c'était déjà trop tard. Le démon s'était jeté sur Weiss, ses mains en avant, et l'avait renversé par delà le canapé. Tout cela n'avait duré qu'une fraction de seconde.

-Weiss ! Cria Yuffie.

Elle avait bondi sur ses pieds. Angeal avait déjà fait le tour du canapé.

-Je vais bien, fit l'homme, appuyé sur le brun. Il m'a juste...

Il frottait sa gorge avec une grimace. La marque de deux mains semblait gravée au fer rouge sur sa peau boursouflée, en Vincent échangea un regard avec Yuffie.

-Si ce n'est que ça, dit-il, tout va bien.

-Je vais vous soigner, dit Yuffie en allant chercher la trousse de secours.

Sephiroth consolait Yazoo et Genesis se laissa tomber dans le canapé :

-Putain de merde, encore deux jours comme ça et mon cœur va lâcher.

-T'as pas envie d'être poli ? Soupira Angeal.

-Pas le moins du monde.

Il soutint son regard un instant.

-Angeal, on vient de voir l'esprit d'un mec totalement fou, tu veux bien que j'encaisse à ma façon ou pas du tout ?

Le brun secoua la tête et abandonna.

-Merci, cingla le roux en se levant.

-J'ai un coup de fil à passer, dit Vincent. Je reviens tout de suite.

Il s'éclipsa vers les chambres.

-Comment va-t-il ? Demanda Sephiroth en s'approchant de Yuffie et de Weiss dans la cuisine, Yazoo dans les bras.

-Bien. Ce n'est qu'une brûlure en définitive, dit la jeune fille.

L'argenté hocha la tête et déposa son frère par terre.

-''On va jouer'', cita subitement Weiss. C'est ce qu'il répétait en boucle ce jour-là, quand il nous poursuivait.

Un long silence gêné suivit sa déclaration. Sephiroth se racla la gorge.

-Je m'occupe de faire à manger.

-On n'a plus rien à manger, Seph, dit Genesis depuis le salon. Je vais aux courses avec toi si tu veux.

-Moi aussi, dit Angeal. Un bail qu'on n'a pas vu autre chose que cet appart.

-Vous rigolez ? S'étonna Yuffie. Vous avez vu cet orage ? Et cette pluie ? Faudrait être fou pour sortir !

-Eh ben on est peut-être fous, mais moi j'ai l'impression d'être enfermé, ici, fit Genesis en se levant. Alors je vais prendre un parapluie et aller acheter du champagne, du caviar et des homards, parce qu'on va sûrement mourir dans les jours qui viennent, et je veux manger et boire comme il faut une dernière fois.

Angeal et Sephiroth haussèrent les épaules et le suivirent dans le couloir, puis dehors. Abrités sous leur parapluie, ils arrivèrent vite à l'épicerie. Ils traînèrent longtemps, heureux de retrouver une ambiance moins lourde et plus sociable que dans leur appartement, puis ils rentrèrent en traînant les pieds, malgré les éclairs et la pluie battante.

Weiss dormait dans le canapé à leur arrivée, malgré la télévision au volume maximum.

-Il est épuisé, expliqua Yuffie. Il s'est endormi dès que j'ai eu fini de le soigner.

Ils préparèrent le repas et tentèrent de le réveiller quand il fut prêt, mais rien n'y fit, il dormait à poings fermés. Weiss ne s'éveilla qu'aux alentours de seize heures, quand l'odeur des pancakes préparés par Genesis et Yazoo vint taquiner ses narines.

-Désolé, s'excusa-t-il. Ça faisait plusieurs jours que je n'arrivais plus à dormir.

Ils mangèrent tous ensemble, oubliant un peu toute cette histoire, mais leur répit fut de courte durée. Deux heures plus tard, des bruits de pas ébranlèrent le plafond.

-Mon Dieu, souffla Weiss.

-Pas encore, merde, explosa Genesis. Je vais vraiment pas tenir les gars, je vais partir d'ici ça va être vite fait !

Sephiroth posa une main sur son épaule.

-Je propose qu'on sorte tous ce soir. Zack m'a parlé d'un bon restaurant pas loin.

-J'invite ! S'exclama le roux, plus qu'impatient de quitter les lieux. Et si un seul d'entre vous doit se préparer ou se remaquiller, j'attends pas ici, je vais dehors.

Mais tout le monde quitta l'appartement sur le champ, pour n'y revenir que tard dans la nuit.

Un peu soûls, ils rejoignirent chacun leur chambre en titubant, et Angeal embarqua Weiss dans la sienne. Mais au milieu des rires de leur retour, quelque chose clochait.

-Les gars, fit soudainement Genesis au milieu du couloir, regardez...

Toutes les fenêtres de l'appartement s'ouvraient brusquement une à une.

-C'est la tempête, fit Sephiroth en haussant les épaules.

-C'pas des vitres en carton hein, balbutia le roux.

-Écoutez, fit Weiss.

Au milieu du bruissement du vent, une voix douce parlait.

-Qu'est-ce que ça dit ? Demanda Angeal.

Regardez ce qu'il m'a fait...

-Vous entendez ? Demanda Weiss.

Vincent hocha la tête.

Regardez ce qu'il m'a fait...

-C'est ma mère ! S'exclama-t-il.

Il avança un peu dans le couloir, vers le salon.

-Seph'... gémit son petit frère, une nouvelle fois réfugié dans ses bras.

L'enfant montrait du doigt les murs.

-La pluie suinte, soupira Angeal.

-C'est pas de l'eau... murmura Yuffie.

Elle passa ses doigts sur le mur.

-C'est du sang...

Un cri retentit alors, forçant tout le monde à reculer :

Regardez ce qu'il m'a fait !


Je sais. Vous me détestez. Il fallait bien que je coupe dans la nuit, je suis désolée...

J'espère que ce chapitre vous aura plu quand même, et qu'il aura répondu à une partie de vos questions.

Je vous fais plein de bisous, et je suis désolée aussi pour ce petit retard d'un jour...

A dimanche mes bichons ! (Pardon pour ça aussi...)