Bonjour à tous!

On se retrouve donc pour le dernier chapitre de cette fiction !

Il reste encore l'épilogue, je sais, mais je voulais déjà tous vous remercier d'avoir lu, apprécié et commenté cette fiction, j'avais plus fait de fic longue depuis La Lisière des Rêves et j'appréhendais pas mal d'en réécrire une en raison des nombreux retards que je vous impose souvent, mais vous avez tous été compréhensifs et adorables à chaque fois que c'est arrivé, alors je vous remercie tous mille fois pour ça.

Je vous laisse donc lire ce dernier chapitre !


RAR :

Guest : Non, Jenova s'est sacrifiée pour sauver Yazoo, et ce faisant elle est passée du mauvais côté de la force.. Quant à Aerith, j'attendais de pouvoir la faire entrer en scène depuis un bon moment haha ! Merci beaucoup pour ta review, je t'embrasse, en espérant que la suite te plaira !

Tiphaine : Et oui, malheureusement tout a une fin ! Je suis contente que cette fiction t'aie autant plu, mais ce n'est pas encore tout à fait la fin ! Je te fais plein de bisous, merci pour ta review !


Jour 13, Samedi

Genesis fixait le corps inerte d'un de ses meilleurs amis d'un œil torve. Comme ordonné, ils avaient ligoté Sephiroth à une chaise et ils l'avaient placé au milieu du salon, pour une question de place. Genesis était seul assis sur le canapé, les autres discutaient en cercle un peu plus loin à voix basse, tous visiblement très inquiets.

Angeal s'approcha du roux et posa une main sur son épaule, le faisant sursauter.

-Gen' ? Tu te sens bien ?

-A ton avis, soupira-t-il.

Angeal poussa un long soupir et se laissa tomber à ses côtés, laissant lui aussi son regard contempler leur ami.

Ils gardèrent le silence, puis Genesis le rompit.

-J'aurais jamais dû relancer nos études.

-Gen'...

-C'est ma faute, on n'aurait jamais pris cet appart' si j'avais jamais ouvert ma gueule...

-Gen'.

-Et Seph' serait encore un type normal, Yazoo aurait jamais été traumatisé comme ça et on serait pas à bout de nos nerfs comme on l'est aujourd'hui.

-Gen', putain, tenta encore une fois de couper Angeal.

-Et puis on n'aurait pas emmené plusieurs personnes dans ce merdier avec nous, Weiss aurait jamais su ce qu'il se passait ici et il aurait continué sa petite vie sans que le fantôme de sa mère ne se sacrifie sous ses yeux pour sauver les miches d'un enfant qui lui est totalement inconnu, et puis...

Angeal le gifla.

-Non mais tu vas la fermer maintenant ?!

Genesis ne semblait même pas réaliser que son meilleur ami venait de le frapper. Il se contenta de se taire, sans que son regard ne quitte le corps de Sephiroth.

-Désolé, se reprit presque immédiatement Angeal. Pardon, je voulais pas...

-Je t'en veux pas. Ça fait du bien parfois.

Angeal en resta abasourdi, avant que le roux ne plisse les yeux et ne se tourne vers lui.

-Mais n'en abuse pas. Sinon il y a une très forte possibilité que je te le rende au centuple.

Son ami retrouva le sourire, et ils replongèrent tout deux dans leur mutisme.

-N'empêche... recommença le roux.

-Ta gueule, coupa immédiatement Angeal.

Genesis rit en levant les mains en l'air :

-D'accord, d'accord, j'arrête ! Mais je pense que bientôt, on va tous péter les plombs, ici. C'est bon que je fume pas mais j'aurais bien eu besoin d'une clope, là.

-Si on avait mis des clopes à ta disposition, t'aurais choppé le cancer depuis une semaine, renvoya Angeal du tac-au-tac.

Son ami haussa les épaules :

-Probablement que oui.

A ce moment, Sephiroth sembla émettre un grognement en tentant de relever la tête. Angeal et Genesis sautèrent sur leurs pieds, bien vite rejoints par les autres.

-Il se réveille ? Demanda Weiss.

-Il semblerait...

Vincent semblait soucieux.

Ils gardèrent le silence jusqu'à ce que Sephiroth parvienne à se redresser entièrement.

Yuffie eut un mouvement de recul sans même s'en apercevoir. Ses joues étaient devenues maigres, des cernes noires creusaient profondément ses yeux et son regard semblait si haineux que la plupart des hommes présents retinrent leur souffle. Ce regard se posa sur chacun d'eux aléatoirement, avant qu'Aerith ne prenne la parole.

-Comment t'appelles-tu ?

Le démon posa juste ses yeux sur elle. Elle se racla la gorge et répéta :

-J'ai dit : comment t'appelles-tu ?

Il ne répondit pas. Il la regarda longuement avant de partir d'un grand rire guttural, de cette voix qui ne lui appartenait pas.

Genesis interrogea Vincent du regard, mais celui-ci ne le regardait pas.

-Qui que tu sois, enchaîna Aerith sans se laisser démonter, laisse ce corps qui ne t'appartient pas, vas-t-en, tu n'es plus de ce monde.

Le rire du démon redoubla, la tête de Sephiroth était douloureusement lancée en arrière et ses ongles s'arrachaient sur le bois de la chaise.

-Va-t-il dire quelque chose ? Demanda Weiss.

Yuffie haussa les épaules.

-Parfois oui, parfois non, parfois oui mais nous ne pouvons pas comprendre sa langue, parfois il parle sans répondre aux questions, ça peut être très complexe, Weiss, expliqua-t-elle à voix basse.

Sephiroth redevint silencieux avant de reposer son regard fou sur Aerith.

-Vous feriez mieux d'abandonner.

Sa voix résonnait dans la pièce, aiguë et basse en même temps, semblant souffrir d'un écho insupportable. Ses lèvres s'étirèrent drôlement dans une tentative de sourire, déformé par la rage.

-Votre ami est déjà très loin.

Il fallut alors toute la force combinée de Weiss et d'Angeal pour rattraper un Genesis hors de lui. Il avait sauté sur Sephiroth, et il hurlait, à bout :

-Laisse-le putain ! Pourriture, dégage de là, laisse-le revenir ! Laisse-le tranquille putain !

Il réussit à griffer profondément la joue de Sephiroth avant que le démon ne lui hurle de rage au visage et qu'Angeal ne réussisse à l'emmener loin.

-Calme-toi, Gen', putain calme-toi, pète pas un câble maintenant, on a besoin de toi, on touche au but !

Angeal tenait fermement ses épaules et le secouait un peu pour le faire revenir à lui.

-Je peux plus, Geal', je peux plus putain, ce truc va me tuer.

Vincent s'interposa près d'eux et murmura furieusement :

-Angeal, emmène-le loin, qu'il ne revienne pas, le démon a compris qu'il était à bout, il serait une cible trop facile, enferme-le dans une chambre.

-Non ! Se rebella le roux. Non, je reste, t'as besoin de moi, t'as dit, putain Angeal, si en plus je vois pas ce qu'il se passe, je vais pas y arriver !

Vincent adressa un signe de tête entendu à Angeal et le brun tira son ami dans le couloir.

-Je suis désolé, Gen', mais ça va bien se passer tu verras.

Genesis avait craqué quand Angeal l'installa sur son propre lit, dans la chambre où attendait déjà un petit Yazoo paniqué. Le roux pleurait et il attrapa le bras du brun quand il voulut sortir.

-Me fais pas ça, putain, m'enferme pas ici... Je veux le voir, si jamais il... Putain Angeal je veux le voir si jamais c'est la dernière fois, c'est ma faute putain, tu peux pas me faire ça...

Il cacha son visage dans ses mains pour étouffer un sanglot et Angeal dut enfoncer ses ongles dans la paume de ses mains pour ne pas revenir sur sa décision. Il devait faire ce que Vincent avait demandé, il savait ce qu'il faisait. Piteusement, il répéta :

-Je suis désolé, Gen'... Vraiment désolé... Tout va bien se passer...

Ils entendirent le démon rire dans le salon, et cette fois Angeal dut lui aussi se retenir de fondre en larmes.

-Putain... murmura-t-il en fermant la porte de la chambre à clé.

Il posa son front sur le bois froid et s'accorda quelque secondes pour se reprendre. Il souffla longuement et se dirigea d'un pas hésitant vers le salon, hochant la tête en direction de Vincent lorsque leurs regards se croisèrent.

Aerith tentait de forcer l'esprit à quitter le corps de Sephiroth mais il ne faisait que lui rire au nez et se débattre. Elle ôta alors un chapelet de son cou et le brandit, récitant :

-Au nom du Christ, je t'ordonne de quitter ce corps et de retourner d'où tu viens, je t'ordonne de laisser cet homme tranquille et de cesser de tourmenter son esprit. Retourne en enfer, démon !

Elle fit un pas en avant. Sephiroth se débattait et hurlait de douleur et de rage depuis qu'elle avait découvert l'objet et le brandissait dans sa direction. Il se mit à l'insulter, et il fallut tout le sang froid de Vincent pour s'empêcher de le frapper.

Aerith ne se démontait pas, et continuait d'essayer de chasser le démon au nom de la religion. Elle tendit soudain le chapelet à Yuffie qui le brandit à son tour courageusement, pendant qu'elle sortait une Bible de son sac. Elle l'ouvrit au hasard et elle se mit à lire.

La tête de Sephiroth commença à s'agiter dans tous les sens sous ses cris de rage pure et son visage se déforma violemment. Il cracha soudain du sang, ce qui fit s'arrêter tout le monde. Sephiroth releva son visage vers eux, et il était lui, dans ses yeux, il n'y avait que la peur que Sephiroth ressentait vraiment. Ses yeux s'accrochèrent à ceux d'Angeal et il murmura, terrorisé, les larmes aux yeux :

-Aidez-moi...

Le brun voulut se jeter à genoux, prendre ses mains et le rassurer, mais le démon avait déjà repris le contrôle, et son regard redevint malsain alors qu'il riait à nouveau.

-Mon Dieu, Vincent, vas me chercher l'eau bénite sur la table, aussi vite que tu le peux, souffla Aerith d'une voix blanche. Il est encore là, mon Dieu il est encore là, il se bat... Vincent dépêche-toi !

Son cri eut le mérite de sortir le médium de sa torpeur et il courut vers la table. Yuffie releva le chapelet en tremblant et Aerith se remit à lire, avec encore plus de conviction. Quand Vincent lui tendit la fiole d'eau bénite, sans même regarder ou détourner les yeux de sa lecture, elle aspergea Sephiroth qui se mit à hurler. Des brûlures apparurent sur ses bras et sur son visage, mais personne ne s'arrêta. Aerith releva soudain la tête quand elle eut finit son chapitre et aspergea l'argenté en signe de croix :

-Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ! Cria-t-elle, et tout sembla s'arrêter.

Le corps de Sephiroth retomba en avant, inconscient. Weiss regarda Angeal, Angeal regarda Yuffie, Yuffie regarda Vincent et Vincent regarda Aerith. Aerith, elle, s'approcha du corps inerte avant que Weiss ne la retienne :

-Laissez, je vais voir moi-même.

Il avança doucement vers Sephiroth et posa sa main sur le haut de sa tête. Ne recevant aucune réaction, il glissa sa main sous le menton et redressa sa tête en posant son autre main sur le front.

-Il a l'air vraiment inconscient... Par contre il est brûlant...

Il laissa la tête de Sephiroth re-basculer doucement en avant et il recula.

-Et maintenant ? Demanda-t-il.

Ils se tournèrent tous vers Aerith d'un seul mouvement.

-On attend de voir s'il reprend conscience en tant que lui ou... En tant que démon, encore.

-Et si c'est le cas ? Demanda doucement Angeal.

-Si c'est le cas, on continue l'exorcisme.

Elle n'eut pas le temps de continuer son explication. La chaise de Sephiroth se soulevait du sol à toute vitesse.

-Retenez-le ! Cria Yuffie.

Weiss, le plus proche, attrapa les pieds de la chaise juste avant que le crâne de Sephiroth ne heurte violemment le plafond. Il tirait de toute ses forces, mais la chaise ne redescendait pas complètement. Vincent vint lui prêter main forte, mais même à eux deux, ils n'arrivèrent à rien.

Ils baissèrent leurs regards de concert pour se regarder, mais il y avait quelqu'un entre eux. Gast était là, blanc, le regard vitreux, la nuque encore violemment brisée et sa tête renversée en un angle impossible. Il dardait sur eux son regard vide et son visage sans expression. Surpris, les deux hommes hurlèrent comme les autres et lâchèrent la chaise. Elle fila à toute vitesse et le crâne de leur ami rencontra le plafond dans un craquement sinistre. La chaise retomba violemment sur le sol en se brisant. Il n'y avait plus aucune trace de Gast. Angeal s'approcha du corps inerte, et posa deux doigts tremblants sur sa jugulaire. Il blanchit violemment.

-Il est mort, murmura-t-il.

Ses jambes le lâchèrent.

-Il est mort putain ! Hurla-t-il.

Il repensa soudain à Genesis, enfermé dans sa chambre, et à ce qu'il lui avait dit avant qu'il ne parte. Il s'en voulut à en mourir.

Sur son cri, les rideaux volèrent, plongeant la pièce dans la pénombre, le sol entier sembla trembler et des objets tombèrent de leurs étagères. On entendit soudain la trappe du couloir s'ouvrir et l'escalier se dérouler violemment. Le piano, en haut, jouait se jeta sur les interrupteurs pour allumer la lumière, mais les ampoules explosèrent les unes après les autres. Weiss, près de lui, attrapa son épaule dans le vacarme.

-Vincent, regarde ! Cria-t-il.

Le médium se retourna. Il vit dans la pénombre toutes les personnes présentes se mettre à couvert comme ils le pouvaient, se couchant sur le sol, puis il suivit ce que lui montrait Weiss et son cœur rata plusieurs battements.

L'enfant qu'ils avaient vu tant de fois, avec ses yeux blancs et sa bouche démesurément ouverte, avançait vers eux.

Nero.

Weiss serra plus fort l'épaule de Vincent dans sa main. Il était vraiment proche.

-Arrière, démon ! Cria le médium, lançant sa main à son cou, où il était sûr de trouver un chapelet.

Sa main ne rencontra que du vide sur sa peau et son regard tomba sur l'objet qui brillait sur le sol, derrière Nero.

-Mon Dieu... soupira-t-il, terrifié, comme Weiss à ses côtés.

Mais l'esprit était déjà sur eux.

-Vincent ! Cria Yuffie.

Mais elle ne pouvait rien faire. Nero avait levé ses petits bras en l'air et sa tête tournait dans un angle impossible.

-Excuse-moi, Nero ! Cria soudain Weiss. Excuse-moi je t'en prie, je suis désolé, j'aurais dû venir t'aider, j'aurais dû te sauver, je m'en veux tellement si tu savais...

Il tomba à genoux.

-Weiss, debout !

Vincent releva et soutint le survivant comme il le put. L'esprit de Nero le regardait, imperturbable.

-Il ne te reconnaît plus, ce n'est pas la peine ! Insista le médium, mais Weiss n'écoutait pas, il pleurait.

-Tu me manques tellement, Nero...

Un cri guttural s'échappa soudain de la gorge de l'enfant.

C'était juste avant qu'une épaisse fumée ne les enveloppe, les faisant cracher et tousser, aveuglés. Incapables de respirer, Vincent et Weiss perdirent connaissance.


Lorsque Vincent se réveilla, il eut l'impression d'être couvert de suie. Il tenta de se redresser, mais le sol poisseux et collant lui rendit la tâche très difficile. Ses yeux tentèrent de s'habituer à l'obscurité qui l'enveloppait et il lui fallut quelques minutes pour parvenir à distinguer les formes floues et décharnées qui l'entouraient.

''On dirait des branches mortes...'', fut sa première pensée. La deuxième fut pour Weiss lorsque la réalité lui revint.

-Weiss ! Appela-t-il.

Son cri résonna en écho tout autour de lui, et il sembla que des milliers de pattes s'agitèrent soudain près de lui, comme s'il avait réveillé quelques créatures étranges. Il se fit la promesse de ne plus faire aucun bruit, puis il remarqua un corps allongé, avec une crinière de cheveux blancs. Se dépêtrant dans la boue visqueuse qui le clouait au sol, il s'approcha de Weiss et le secoua. Il se réveilla en écarquillant les yeux mais Vincent l'empêcha de crier en posant sa main sur sa bouche. Ils se levèrent comme ils le pouvaient et Vincent tira Weiss derrière lui pour qu'ils progressent dans ce couloir sombre, que ces espèces de branches semblaient former. Ils tombaient et se relevaient l'un l'autre un nombre incalculable de fois, les mains, les genoux, les coudes en sang, mais ils gardaient le silence. Ils finirent par arriver, après une éternité leur semblait-il, sur un sol lisse qui s'étendait à perte de vue, toujours dans cette même obscurité.

-Regarde, murmura Weiss, et il sembla à Vincent qu'il n'avait plus entendu un son depuis des lustres. Là-bas.

Le médium regarda là où Weiss lui montrait. Un piano, semblable comme deux gouttes d'eau à celui qui se trouvait dans l'appartement condamné, trônait seul au loin.

-Qu'est-ce qu'il se passe, Vincent ? Chuchota Weiss.

Il haussa les épaules.

-Nero a ouvert un monde parallèle, une autre dimension, un autre plan d'existence, appelle ça comme tu veux. Peut-être même que c'est l'enfer. Je n'en sais rien. Quoi qu'il en soit, on en ressort jamais. On peut très bien errer ici pour l'éternité. Peut-être que ça fait déjà une éternité. Peut-être que ça fait une poignée de secondes seulement que nous avons disparu. Je n'en sais rien du tout.

Weiss pâlit encore plus si c'était possible.

-Mais on va en sortir, hein ?

-Il faut trouver le moyen, c'est tout. Mais à ce que je sais, personne n'a jamais réussi à sortir de ce genre de dimension. Et nous n'avons aucun indice.

-On en a un, affirma Weiss, déterminé. Le piano.

Vincent haussa les épaules.

-Allons voir, dans ce cas.

Il sembla encore aux deux hommes qu'ils durent marcher durant des heures pour atteindre le piano.

-Peut-être qu'il faut jouer un air spécial ? Suggéra Weiss quand ils l'atteignirent enfin.

-Trop facile, jugea Vincent.

Pas si pessimiste, Weiss s'assit et se mit à jouer, sans se lasser, tous les morceaux qu'il connaissait. Il s'arrêta au bout de plusieurs heures, et Vincent, assis sur le sol et appuyé contre le pied du piano, souffla :

-Je te l'avais dit.

-Il faut le détruire, tu penses ? Enchaîna Weiss en tournant autour du meuble.

Alors qu'il se penchait pour voir en dessous du piano, une voix lointaine leur parvint :

« Vincent ? Vincent revient. »

-Aerith ?

Le médium se leva brusquement.

-Aerith ! Appela-t-il plus fort.

« Marche vers la lumière Vincent », continuait Aerith. « Vous m'entendez ? Marchez toujours vers la lumière. »

Une autre voix intervint, blanche, comme si soudain plus rien ne lui importait. Angeal.

« Ils ne t'entendent pas. Ça sert à rien de crier dans le vide. Les voisins vont commencer à s'inquiéter. »

Une troisième voix se mêla aux autres. Des cris de rage et de douleur. Genesis venait de sûrement découvrir le cadavre de Sephiroth.

« Comment t'as pu laisser faire un truc pareil, Angeal ?! Putain tu me dégoûtes ! Regarde-le... Putain je le savais... »

La voix du roux se brisa.

« Fermez-la, par pitié. » Yuffie semblait pleurer elle aussi. « Il faut qu'on retrouve Weiss et Vincent ! »

« Je suis quasi sûre que Nero les a envoyés dans le monde des esprits. Le seul moyen de s'en sortir c'est de toujours aller vers l'endroit le plus lumineux. Ça leur prendra peut-être une éternité mais ils doivent le savoir... »

Les voix se firent de plus en plus ténues, jusqu'à ce que Weiss et Vincent finissent par ne plus comprendre ce qu'elles disaient, puis par ne plus les entendre du tout. Ils restèrent un moment dans le silence, puis :

-Y a pas de lumière, souffla Weiss, tétanisé.

Il recula soudain, apeuré et son dos heurta le bord du piano. Pris d'une pulsion, il ouvrit le couvercle. Une boule de lumière aveuglante en sortit, et fila vers l'horizon.

-Vincent, la lumière ! Cria Weiss, hystérique.

Mais le médium avait déjà attrapé son bras et le traînait derrière lui, courant après la boule lumineuse. Elle filait à nouveau vers la forêt. Sa vue fit froid dans le dos de Vincent, mais il ne s'en formalisa pas. Il devait continuer à courir, s'il perdait la lumière de vue, c'en était fini de lui et de Weiss. Elle s'engouffra dans la forêt, le médium et le survivant sur ses talons.

Ils s'arrachèrent encore plus de peau qu'à l'aller, ils saignaient et Weiss pleurait sur son poignet qu'il avait brisé dans une chute, mais Vincent continuait à le tirer sans aucune pitié vers la lumière qu'il perdait de plus en plus de vue.

La délivrance arriva soudain lorsqu'ils débouchèrent sur une espèce de clairière. La lumière s'élargit soudain, formant un portail, qui se mit à rétrécir rapidement. Vincent lança Weiss dans la lumière et s'y jeta lui aussi juste à temps. La lumière leur brûla la rétine, les rendant aveugles tant elle était intense, mais cela n'importait ni à Vincent ni à Weiss. Soudain Vincent se prit comme une claque mentale. Il voulut hurler mais c'était déjà trop tard.

''Et si on s'était trompés ?''

Ce fut sa dernière pensée avant de sentir son corps comme exploser dans la lumière.


Hum.

Voilà.

C'est terminé.

Je peux recevoir vos menaces de mort si vous voulez. (Quoique, attendez peut-être l'épilogue avant cela..)

J'espère sincèrement que ce dernier chapitre vous aura plu.

Mon Dieu, j'ai tellement peur de vous avoir déçus sur ce coup-là.

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas terminé.

Laissez-moi savoir ce que vous avez pensé de ce chapitre, et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, pour ce court épilogue.

Je vous embrasse tous.

Ciao !