Ayayayaya les Aventuriers !
Aujourd'hui un nouveau chapitre et vous allez enfin savoir ce qui se trame, avec beaucoup de larmes et de sang ! Mouhahahahaha !
Bon, faut savoir que je suis complétement déchirée et que j'ai écrit en deux semaines environ 100 pages et que j'ai toujours pas finis … ha ha ha … Mais place aux reviews adorables que vous me laisser !
Lorinea : comme je l'ai dit au début, certains personnages ont des actions ou des places qui changent par rapport à l'histoire principale, histoire que ça ne soit pas du copier coller total ^^ C'est très raciste cette blague sur la taille du nain de jardin … heu Grunlek XD Oui j'ai vu cette faute, ffn me joue encore des tours et efface certain mot, la phrase c'était « Le plus petit des amis » mais il sortait bien avec Leonnie ! Pour résumer la scène avec Rain et Syla, je dis juste : schcrouch. Voilà XD Et pour la publication, c'est un chapitre part jour jusqu'au dénouement le 31 ^^ ravie que cette histoire te plaise ^^
Charybde Syla : Pleure pour ta petite sœur parce qu'elle va en baver XD Les lecteurs, à la fin de cette fanfiction, ne seront pas dans le coma mais en PLS ! Le mélange incroyable de café et de thé rouge me tient encore debout sinon je serais un zombie XD je tiens encore le coup ^^
Ah oui, petite chose : si vous pouvez lire les chapitres avec des musiques d'horreur, ça serait idéal ! Il y a plein de jolie musique sur youtube alors choisissez celles que vous préférez ! J'ai une affection toute particulière pour la playlist qui s'intitule « 1 hour Epic Music Epic Horror Music Vol.2 ( Audiomachine Edition.) »
Disclaimer : Les personnages d'Aventures appartiennent à nos chers youtubeurs Fred du Grenier, Seb du Grenier, Krayn, Bob Lennon et Mahyar ( ouais tu es dedans XD ). Until Dawn appartient à Sony Computer Entertainment et à Supermassive Games. Les personnages de Rain Flicker, Syla Flicker et Manon Solan appartiennent également à Rain Flicker, Syla et Tsuki Kaneko. Juuri Nakata, Leonnie et Annie sont des créations personnelles. Je ne touche aucun argent pour mes écrits. Bonne crise de larmes les aventuriers...
CHAPITRE 4 LOYAUTE
Syla courut à en perdre haleine dans la forêt, suivant les cris de détresse de sa jeune sœur.
_ RAIN ! gueula celui ci pour savoir où elle se trouvait.
_ AU SECOURS SYLAAA ! répondit elle, cachée dans la forêt et le blizzard.
L'entendre pleurer de terreur remplit le grand frère d'une fureur sans nom et un flot d'adrénaline coula dans ses veines, l'aidant à accélérer. Il sauta par dessus les racines qui dépassaient du sol et les branches qui fouettaient son visage. Une grande rivière coula à ses pieds et sans être prudent, il sauta de fût en fût, la traversant plus rapidement que s'il était passé par le chemin principal. Syla se retrouva alors devant un gouffre, surplombant un paysage enneigé. Entendant sa sœur en contre bas, il décida d'utiliser la lunette de vue de la carabine pour y voir quelque chose.
L'adulte se plaça accroupi et analysa les environs grâce au viseur. Son sang se glaça quand il visualisa Rain, rampant à terre pour s'échapper de son agresseur avant de se faire tirer avec violence en arrière. Sans prendre le temps de réfléchir à une stratégie, Syla se laissa glisser le long de la pente, attrapant in extremis une branche avant de s'écraser au sol. Il atterrit souplement et fusil en main, continua sa course pour libérer la jeune fille.
Il préféra faire un détour par un gouffre rocheux pour gagner du temps et sauta habilement de roche en roche sans perdre l' équilibre : la vie de sa sœur était en jeu et il ne devait pas faire la moindre erreur. Le jeune homme dû encore dévaler une pente dangereuse pour descendre encore plus bas dans la montagne. Il la passa sans réel souci, faisant attention à ralentir avant la fin pour ne pas s'exploser le crâne en contre bas. Les cris de Rain le guida jusqu'à l'entrée des mines abandonnées qu'ils avaient malencontreusement visité plus tôt. Dieu seul savait ce que ce dangereux psychopathe voulait faire de sa sœur.
_ RAIN ! S'époumona Syla en allumant son téléphone pour faire un peu de lumière.
Il examina les alentours, paniqué de ne plus entendre la voix de la blonde. Il s'imagina le pire des scénarios lorsqu'il la retrouva blessée et au sol sur une cage d'ascenseur. Il s'approcha d'elle, et son œil s'embua de larmes.
_ Nan, nan par pitié, gamine...
Il eut un sentiment de soulagement intense en la voyant bouger à l'entente de son surnom.
_ Syla... ? Murmura t'elle en tournant la tête vers lui.
L'interpellé allait la prendre dans ses bras lorsque le câble tenant le vieil ascenseur se rompit soudain. Horrifié, il vit sa sœur tomber dans les ténèbres en hurlant de peur, puis le bruit métallique de la cabine qui s'était écrasée au sol. Syla hurla à son tour en se penchant pour voir quelque chose, pour voir si sa sœur allait bien. Malgré ses appels, elle ne répondit pas et le jeune homme se mit à sangloter.
Malgré son regard trouble, il vit du coin de l'œil une silhouette se dessiner près de l'entrée de la mine. Aveuglé par sa rage, il prit le fusil qui se trouvait dans son dos dans sa main et visa avec une précision incroyable dans la tête. Il n'entendit même pas un hurlement de douleur ou un bruit d chute. Enragé, il commença à escalader l'ascenseur à mains nues, s'appuyant sur des petites prises dangereuses et instables. Poussé par une force invisible et ne faisant pas attention aux blessures qu'il s'infligeait, il réussit à grimper jusqu'en haut, ne glissant qu'une seule fois à l'arrivée.
Syla commença sa course effrénée dans les mines avec le tueur de sa sœur. Il voulait ardemment le rattraper et lui faire payer ce qu'il venait de faire. Il serra tellement fort sa mâchoire qu'elle grinça et lui fit un mal de chien, ce qui le poussa à courir plus vite. Il ralentit soudainement en voyant une silhouette marcher tranquillement vers une autre aile de la mine. Flicker le visa avec le fusil, prêt à lui faire regretter et appuya sur la gâchette.
_ Plus de balles ? Murmura t'il énervé en secouant l'arme.
Il se concentra bien vite sur ce qui se passait devant son nez. Le psychopathe devait avoir activé un portail, qui se baissa doucement. Abandonnant son fusil vide, il s'élança à sa poursuite et glissa sous la barrière de fer avant qu'elle ne se ferme définitivement. Le noir était complet dans la pièce et le jeune homme alluma sa téléphone pour avoir un faisceau de lumière. Voyant que son mobile n'allait plus tenir très longtemps à cette vitesse, Syla décida de trouver un autre moyen de s'éclairer. C'était avec un sentiment mitigé qu'il trouva une vieille lampe à gaz, qu'il alluma avec son briquet noir. La flamme prit peu à peu de l'ampleur et il l'attrapa grâce à la anse en ferraille.
Une porte semblait être délibérément ouverte et sur ses gardes, le jeune adulte s'approcha. Un blizzard incroyable fort l'accueillit lorsqu'il fit ces premiers pas dehors. Le vent glacial le fit frissonner, lui qui ne souffrait d'habitude pas du froid et vit au loin une chose dont il ne s'attendait pas le moins du monde. Un bâtiment, sans doute le vieil asile abandonné de Black Wood, laissait clairement voir qu'il était habité grâce à la lumière qui se dégageait des fenêtres.
_ Mais c'est quoi tout ce bordel à la fin ?
Chalet des Lennon. Théo se réveilla difficilement, sa tête le lançant d'une manière incroyablement douloureuse. Il se demanda au début ce qu'il faisait par terre allongé, alors qu'il n'avait pas le souvenir d'avoir bu quoi que ce soit avant de se rappeler les événements survenus plus tôt. La séance de spiritisme. Les preuves dans la bibliothèque. Le tueur qui avait assommé Bob.
Rapidement, l'étudiant en droit se remit sur ses jambes, luttant contre le vertige que le coup à la tête lui infligeait. Il regarda autour de lui, sans voir aucune trace de son ami de toujours.
_ BOB ? L'appela Silverberg en cherchant dans les pièces.
Il ne le trouva nul part mais devint en alerte en voyant au sol un truc qui ne lui plaisait pas : dans une tache de sang reposait le briquet de Balthazar. La gorge de Théo se serra soudainement : c'était lui qui lui avait offert il y assez longtemps et son meilleur ami ne s'en séparait jamais, quand bien même il ne fumait pas. Il prit entre ses doigts l'objet rouge et le glissa dans sa poche, se promettant de lui rendre au plus vite. Mais une énorme gerbe de sang contre le mur le fit vaciller, remettant en doute la pensée que Balthazar soit toujours vivant.
Le bruit d'une porte qui battait contre le mur attira son attention, et il trouva bien vite la source du bruit, la battant de l'entrée frappant furieusement le mur à cause du vent. Dans la neige, il vit distinctement des traces profondes, comme si on avait tiré quelqu'un. Bob. Théo suivit à la trace le sillon dans la neige qui le mena à une tête de cochon.
Intrigué, il se pencha un instant sur la tête de l'animal mort, des barbelés l'entourant. Une note était posé à côté de celle ci : Bon retour. Le jeune homme se releva prestement et abandonna sa rencontre glauque derrière lui, suivant rapidement les traces dans la poudreuse. Sur le sentier, un corps désarticulé barrait le chemin. Ce n'était pas le corps d'un de ses amis mais une sorte de mannequin portant un masque de clown digne des pires films d'horreur. La situation devenait de plus en plus lugubre et l'adolescent n'aimait pas ça : il se sentait comme une proie dans le jeu tordu du psychopathe. Ses foulées se firent plus rapide, partir de la montagne avec tout le monde était le seul objectif pour l'instant
Il se retrouva devant un bâtiment annexe du chalet, et en entrant, il découvrit bien vite que le cabanon était encore un autre atelier du père de Bob. Une lumière s'alluma soudainement derrière lui et Théo fit volte face prestement et fut choqué devant le spectacle.
Bob et Grunlek étaient attachés à une grande plaque de bois, pieds et poings liés. Ils s'agitaient en voyant leur ami devant eux :
_ Putain, Théo je suis content de te voir, soupira Balthazar en gigotant pour se soustraire de ses liens.
_ Viens nous libérer mec ! Ce type est complètement cinglé ! S'exclama Grun en tentant lui aussi de se libérer, sans succès.
Brusquement, la scie circulaire devant eux se mit à tourner à leur plus grande panique et une voix grésillante retentit dans la cabane.
_ Mon cher Théodore, nous allons faire une petite expérience aujourd'hui, voulez vous ?
_ Mais qu'est ce que vous me voulez putain ! Cria l'interpellé en levant la tête pour voir d'où provenait le son.
_ J'ai choisi deux cobayes de choix pour cette expérience: Balthazar et Grunlek.
Les deux commencèrent à paniquer de plus en plus, leur ami n'ayant pas les moyens de les sauver, coincé derrière une grille.
_ Qu'est ce que je dois faire ? Demanda l'adolescent, apeuré par la futur réponse.
_ Le choix est très simple Théodore. Tu vas devoir choisir lequel de tes deux amis va vivre et qui va mourir.
Lennon se mit soudainement à pleurer, ne tenant plus sous la pression, sous le regard inquiet de Grunlek et de Théo.
_ Bordel, bordel … souffla le nain en s'agitant. Tu vas pas me laisser mourir mec ? Hein ?
_ Théo, fait quelque chose ! Sanglota son meilleur ami en le fixant.
_ Laisser moi réfléchir deux minutes...
Silverberg sentit son cerveau sur le point d'exploser. Choisir entre ses deux amis ? Mais comment allait il faire ? Il ne pouvait pas condamner une personne à la mort comme ça ! Il examina le levier devant lui. Soit il le tournait à gauche et Bob mourait soit il le tournait à droite et Grunlek ne survivrait pas. Il prit sa tête entre ses mains, réfléchissant intensément, sans se préoccuper des lamentations des adolescents.
Grunlek avait perdu l'amour de sa vie Bob ses deux sœurs. Le nain était extrêmement proche de Shin et Manon lui et Rain avaient des affinités incontestables avec le pyromage . Quoi qu'il fasse, il ferait du mal à ses amis, à leurs familles. Pendant un instant, l'idée de choisir à pile ou face effleura son esprit mais il la rejeta immédiatement il avait une dette à payer et il comptait bien se racheter auprès de la personne en question.
Il leva son regard désespéré vers l'ingénieur, et le supplia silencieusement de lui donner son pardon. Son choix était fait, il sauverait Balthazar malgré la lourde conséquence de son acte.
_ Je suis désolé Grun … Je .. Je sais … balbutia Théo en prenant le manche de direction de la scie face à lui.
Les gémissements de terreurs des deux jeunes hommes attachés et de l'instrument tranchant tournant rendait malade Silverberg, dont les larmes coulaient silencieusement, espérant à un cauchemar. Il ferma les yeux et supplia un Dieu quelconque que tout ceci ne soit qu'une mauvaise farce et que rien ne se passerait. Il serra les dents en poussant le levier à sa droite. La scie se mit alors en mouvement et le cliquetis métallique d'un changement de rail résonna dans la pièce. L'objet tournait de plus en plus vite vers le nain, qui remuait toujours pour se délivrer.
Le hurlement de terreur et de douleur de Grunlek fit autant de mal à Théo que si il avait été a la place de son ami. La scie ouvrit son ventre et une énorme gerbe de sang aspergea Bob sur le côté, qui criait de peur et pleurait en attendant les plaintes de souffrance du nain. Celui qui venait d'envoyer quelqu'un à une mort certaine détourna la tête, la vue des boyaux exposés lui retournant le cœur. Il y eut un bruit humide lorsque la partie inférieur de Grunlek tomba au sol, pendant que la scie faisait bouger le haut du jeune homme, la plaque de fer empêtrée avec les tripes.
Le bip sonore d'une porte qui s'ouvrait se fit soudain entendre et Théo retira ses mains de ses oreilles, la bile lui remontant le long de la gorge rapidement. Une nausée le prit en voyant le spectacle qu'il avait produit, et se retenu de déverser le contenu de son estomac sur le sol. Le jeune homme se précipita dans la salle nouvellement ouverte et sans regarder le carnage sanglant à ses côtés, se dirigea vers Bob. Ce dernier pleurait et tremblait comme une feuille, la tête tournée dans le côté opposé, des sillons salés sur les joues.
_ Par pitié, dis moi... dis moi qu'il est vivant … Théo, je t'en supplie...
_ Chut, calme toi...
Essayant de garder la tête un minimum froide, l'étudiant en droit sortit un petit canif qu'il gardait toujours sur lui et entreprit de trancher les liens qui retenait son meilleur ami prisonnier. Les cordes cédèrent rapidement et Balthazar chuta dans ses bras, incapable de se tenir droit sans aide. Théo le rattrapa du mieux qu'il put mais n'eut pas le temps de retenir la tête de l'autre. Les yeux de Lennon se posèrent sur le cadavre de son ami, dont le sang coulait abondamment et laissa un hurlement de douleur et de colère lui échapper. Silverberg attrapa son visage et le colla contre son torse en le tirant vers la sortie.
_ NON ! Théo, c'est faux … il est pas mort.. il est pas mort … bafouilla l'adolescent, le suppliant de lui mentir face à l'horrible vérité.
_ On sort d'ici et on se casse, marmonna l'étudiant en droit et poussant la porte d'entrée avec l'épaule.
Soutenant toujours un Bob trop choqué pour réagir, il sortit du cabanon avec l'envie de se rouler en boule dans un coin pour pleurer, mais il devait être fort et sortir tous ses amis du pétrin dans lequel ils s'étaient mis involontairement. Théo se dirigea instinctivement vers le sentier menant au chalet, espérant de toutes ses forces que les autres y soient.
Ils croisèrent alors Juuri et Manon qui revenaient de la forêt. Solan, alertée par les bruits de pleurs, tournant la tête vers la gauche, endroit d'où provenait le son et ses yeux s'écarquillèrent de terreur devant les deux adolescents trempés de sang. Il donna un coup de coude dans les côtes de son amie qui repéra immédiatement ce qu'elle voulait lui montrer. Elles se précipitèrent vers eux, apeurées et Bob se laissa tomber à terre sur les genoux. Juuri s'accroupit à côté de lui et posa sa main sur son épaule, inquiète par les pleurs et l'hémoglobine.
_ Théo, qu'est ce que … commença Manon, perdue en voyant les deux grands gaillards tremblants.
_ C'est quoi tout ce sang ? Questionna Nakata, essayant de relever en vain Balthazar, prostré.
_ Grun … murmura Théo en s'agitant.
La brune aux cheveux courts se tendit soudainement, ne voulant pas faire le lien immédiatement avec l'état des deux étudiants en droit.
_ J'ai rien pu faire, c'était lui ou Bob... y un putain de psychopathe dans la montagne les filles... craqua Silverberg en pleurant.
La jeune fille voulut se précipiter vers la cabane qu'ils avaient abandonné mais l'adolescent la retint, ne voulant pas qu'elle ne se fasse mal en voyant le cadavre de son meilleur ami découpé en deux.
_ Je l'ai tué ! Gueula t'il en la retenant. On peux plus rien faire !
Au sol, Juuri se mit à pleurer, se rendant compte de la gravité de la situation et quel événement venait de se produire pour les deux garçons. Elle renifla et tira Balthazar pour le redresser, se salissant par la même occasion avec le sang frais. Manon avait arrêter de se débattre et regardait le sol enneigé, figée.
_ Manon, couina la future vétérinaire en attirant l'attention de son amie, il veut juste te protéger … je suis sûre... que tu veux pas voir ça... faut qu'on aille chercher de l'aide... le plus vite possible.
Choquée par la situation, la brune acquiesça et recula, en serrant son manteau autour d'elle comme une protection. La châtain aida Bob à faire quelques pas et le laissa s'appuyer sur Théo.
_ Faut que l'on trouve les autres, se décida t'elle en regardant autour d'elle.
_ Syla et Rain sont dans une cabane dans les bois et Shin … je sais plus où est ce qu'il est, murmura Solan d'une toute petite voix.
_ Il est toujours au chalet je crois, répondit Théo en inspirant profondément une grande bouffée d'air frais.
_ Ok, ok, fit Juuri en repoussant une mèche de cheveux et en fermant les yeux pour se concentrer. Toi et Bob vous allez au chalet récupérer Shin pour se barrer, Manon et moi, on part chercher de l'aide et les deux Flicker. Pas de discussion possible, on est clair ? Vous foncez et on part d'ici alerter la police.
_ Y a pas de réseau dans les bois je te rappelle ! Grogna l'autre fille en se réveillant peu à peu.
_ A la cabine de téléphérique ou un truc dans le genre, il doit bien y avoir un moyen de communication non ? Soupira Nakata, toute la détermination du monde dans ses yeux.
Elle fit signe aux deux garçons d'y aller et Théo traîna presque Bob jusqu'au chalet pour récupérer leur ami, qu'il souhaitait vivant et en bonne santé.
Le cabinet du psy n'est plus accueillant. L'orage gronde de plus en plus fort dehors. Il est proche. Le psy s'extrait de sa contemplation par la fenêtre et applaudit son patient avant de faire tinter une scie circulaire dans le crâne d'un clown horrifique. Ce clown est plus proche du bureau que précédemment.
Il s'assoit tranquillement derrière son bureau et met les pieds sur la table. Son carnet de cuir est ouvert sur la table. Il n'y touche pas. Un serpent en train de se noyer dans un bocal d'eau est rajouté sur le bureau.
_ Bonjour. La nuit est bonne ?
Haussement d'épaule de la part du patient. Pas si mal. Le visage du psy se tord d'un seul coup. De la colère et du dégoût. Tout ce qu'exprime ce visage.
_ Ces pauvres gens méritent ce qu'ils leurs arrivent ? HEIN ? Je suis là pour vous aidez, mais ce « jeu » auquel vous vous adonné avec tant de … ferveur... n'est pas sain et vous jouez avec les règles...
Il se lève. Traverse le bureau décrépi et se poste à la fenêtre. Un éclair illumine la pièce. Il se retrouve devant son patient, avec une expression de fureur.
_ Vous allez continuer à vous comporter avec autant de complaisance ? Et suis je bien réel ?
Souffle lourd et rauque. La colère se sent.
_ Je suis réel ? Mais arrivez vous encore a faire la différence ? J'en doute.
Il se met à rire et repart vers la fenêtre, ignorant sans patient.
