Ayayayayaya les Aventuriers !
Aahahahaha j'aime tellement vous mettre en PLS ahahaha et c'est pas la fin en plus, vous allez souffrir … Enfin bref, pas tellement e chose à dire aujourd'hui, à part que j'ai le rhume du siècle et les doigts congelés mais on tient bon XD Encore merci aux adorables reviews que vous me laissez ^^
TsukiKaneko : Hahahahah et oui, Grunlek troisième mort de mon histoire XD Je sais que c'est chiant de ne pas pouvoir parler librement sinon on spoile plein de gens qui ont souvent des couteaux pointus … Bref, je te laisse continuer à lire pour briser tes feels encore plus !
Charybde Syla : Une minute de silence pour le petit homme qui n'aura jamais réussi à dépasser 1M40 … nan je blague XD Merci de me laisser utiliser ton perso d'ailleurs, il s'intègre super bien à l'histoire !
Lorinea : Aahaha, espère juste que Syla ai bien réussi son QTE pour sauver la gamine sinon, ça va faire mal XD et je peux rien te dire sinon je te spoile mais relis bien le chapitre, un passage t'indique clairement la suite ^^ Manon ou Juuri ? Très bien, c'est noté ^^ Bonne lecture …
Disclaimer : Les personnages d'Aventures appartiennent à nos chers youtubeurs Fred du Grenier, Seb du Grenier, Krayn, Bob Lennon et Mahyar ( ouais tu es dedans XD ). Until Dawn appartient à Sony Computer Entertainment et à Supermassive Games. Les personnages de Rain Flicker, Syla Flicker et Manon Solan appartiennent également à Rain Flicker, Syla et Tsuki Kaneko. Juuri Nakata, Leonnie et Annie sont des créations personnelles. Je ne touche aucun argent pour mes écrits. Bonne crise de larmes les aventuriers...
CHAPITRE 5 EFFROI
Ancien asile abandonné. De loin, Syla observe la silhouette qu'il suivait entourée de loups, apparemment dressés. Les animaux domestiqués entrèrent dans le bâtiment par une petite entrée, sans doute pour les chiens et l'homme masqué par l'accès principale. La lourde porte se referma derrière lui et le jeune adulte décida de sortir de sa cachette pour le pister. Décidant que le passage que le tueur venait d'emprunter était trop risqué, il choisit de se glisser par l'entrée que les loups avaient utilisé. Posant la lampe au sol, il poussa la lourde grille en fer qui bloquait la moitié du passage afin qu'il puisse passer. Se faufilant habillement à travers les gravas, Syla put passer après maintes contorsions.
Il se trouvait en plein milieu d'un couloir désert, à moitié effondré par l'humidité ambiante : au moins, il ne souffrait plus de la tempête glaciale qui soufflait dehors. S'avançant précautionneusement à cause de son seul œil valide, il marcha à pas silencieux dans la bâtisse. Les grognements des loups produisaient des échos dans le couloir et Syla était constamment sur ces gardes.
Il s'aventura dans une petite pièce adjacente qui semblait être un bureau de médecin. Le voir vide était assez flippant et le jeune homme sentit sa gorge se nouer. Plusieurs affiches étaient placardées à un vieux panneau en liège et Syla décida de les étudier. Les feuilles mentionnaient un éboulement dans les mines remontant de quelques années déjà. Seulement 12 mineurs sur 30 avaient été retrouvés en vie dans les décombres, ayant mangés la chair des morts pour survivre. Ils avaient survécus 23 jours ainsi avant que les secours ne les trouvent. Le tout était suivis d'un charabia médical que le jeune homme ne comprenait absolument pas. Mais il comprit une chose : quelque chose n'allait pas avec ces mineurs miraculés.
Il choisit de chercher quelques indices dans les bureaux, certain de trouver une information intéressante. Arrivé au bout du couloir, Syla se retrouva bloqué derrière une porte verrouillée. Il aperçut par la fenêtre l'homme nourrir les loups avec des os avant de s'en aller. Son sang bouillit soudainement mais il se força à se calmer. Il devait savoir à quoi se résumait ce merdier.
Il partit à la recherche d'un autre passage pour accéder à la grande salle ou bien d'un pass. Un cliquetis régulier attira son attention et il arriva près d'une salle qui aurait devait être la boucherie personnelle du maniaque à la vue du sang sur les tables. Apercevant un éclat de lumière, Syla trouva avec joie une arme : une machette assez aiguisée pour se défendre contre une attaque potentielle. Il se retourna alors vers un objet étrange après avoir rangé l'arme dans le passant de sa ceinture un bras humain qui bougeait de droite à gauche à un rythme régulier avec une étiquette accrochée au poignet. Curieux, il avança la main pour l'attraper et un piège à ours se ferma sur deux de ses doigts.
Le jeune homme étouffa un hurlement de douleur en voyant les doigts coincés dans les mâchoires en fer. Il serra fortement sa mâchoire au point de se faire mal et considéra sa machette pendant un instant avant de concentrer son attention vers ses doigts prisonniers. Lentement, il fit glisser la lame près des articulations et ferma les yeux, priant pour que cela ne fasse pas trop mal. La machette sectionna les deux morceaux de chair dans un bruit sec et Syla se mordit le poing pour ne pas faire trop de bruit, pour ne pas attirer un loup ou le tueur. Ses doigts pissaient le sang et il les banda rapidement avec de la gaz qu'il trouva dans une trousse de premier secours pas très loin. Les doigts amputés le brûlèrent violemment mais il prit sur lui pour rester silencieux.
Il détourna la tête, ne préférant pas voir les morceau de son corps arrachés dans le piège et prit la lampe dans sa main blessée, la stabilisant avec les doigts qui lui restaient. Syla choisit de fouiller le reste de la salle, toujours sur ses gardes. Un casier en fer rouillé était collé au mur et une vieille note traînait, le papier rongé par l'humidité. Le jeune homme la prit délicatement, de peu qu'elle ne se déchire et lu la note :
« Un des patients m'a mordu ! Je vais tout de suite en référer au docteur Bragg ! »
Il reposa la note en réfléchissant. Le docteur Bragg était sans doute celui qui s'occupait de cette partie de l'asile et donc des cas des mineurs. S' il trouvait plus d'info sur lui, il pourrait peut être détenir un peu plus de vérité dans le brouillard qu'était actuellement son esprit. Il quitta la pièce pour se rendre dans la dernière pièce qu'il n'avait pas visité. Cela devait être le dernier bureau du bâtiment mais quelque chose clochait : la porte avait été explosée et arrachée de ses gonds. L'adulte y pénétra et faillit vomir. Un cadavre pendait doucement en plein milieu de la pièce, attachée à une corde et une poutre. Le corps de femme était sans vie depuis quelques temps à la vue de sa peau moisit et de l'odeur. Mettant son bras devant son nez pour lui épargner émanation pourrissante, Syla prit une chaise et avec sa machette, sectionna la corde pour faire descendre au sol la jeune femme.
Dans un geste profondément humain, il remit le corps dans une position convenable au sol. Même si elle était morte depuis longtemps, elle avait le droit à un peu de dignité. Le jeune homme regarda le nom de la femme sur sa blouse d'infirmière probablement blanche avant : Élisabeth. En faisant une petite prière pour son âme, il chercha dans les vêtements quelque chose qui pourrait l'aider à avancer, n'importe quoi. Dans la poche d'une veste, il découvrit avec joie un pass pour ouvrir toutes les portes.
_ Merci Babette, murmura Syla en reprenant sa lampe. Repose en paix.
Il se précipita vers la porte d'accès à la grande salle et avec soulagement, la vit s'ouvrir dans un bip sonore. Il poussa le battant doucement et recula en arrière quand une louve jappa devant lui. Les oreilles en arrière, l'animal grondait sur lui, tout crocs dehors. Le jeune homme ne le frappa pas et le contourna. Ne voyant pas de menace en l'humain, la louve partit dans un autre couloir, le laissant seul.
Il expira un bon coup et fouilla la pièce circulaire. Beaucoup de portes en grillage étaient fermées par un cadenas que Syla ne pouvait ouvrir. Un petit tas d'affaire était réunit au centre, beaucoup contenant des os pour les animaux domestiqués. Avec une grimace de dégoût, il referma prestement les caisses. Il chercha un moyen d'accéder aux pièces bloquées et trouva sa solution miracle après avoir gravit un escalier. Un trou béant, dut à un effondrement sans doute, donnait accès à une des pièces. L'adulte se glissa par l'embrasure et tomba au milieu d'un bordel sans nom. Un bureau en bois et un panneau en liège accroché au mur étaient ensevelis de papiers divers et variés. En se penchant dessus, il ne comprit pas grand chose, le texte étant principalement des analyses médicales. Mais il essaya de retenir les noms qu'il voyait sur les fiches, celui de Bragg revenant souvent.
Sur le grillage pendait une veste épaisse noire, qu'il prit pour se protéger du froid ambiant. Un trou dans la ferraille se dévoila alors à son œil, qui pétilla en voyant ce que dissimulait la cachette : un pistolet avec quelques cartouches. Il l'attrapa de sa main valide et vérifia les munitions. Six. En soupirant, il leva la tête mais l'endroit ou il était arrivé était bien trop haut pour qu'il puisse espérer sortir de là où il était venu. Il pointa alors le pistolet sur le cadenas et fit feu, ce qui brisa la serrure. La porte s'ouvrit d'elle même et Syla put continuer son enquête. Il utilisa encore une balle pour ouvrir un autre passage, qui au premier abord semblait vide. Cependant, l'œil affûté du jeune homme aperçu une sorte de déformation dans le mur en face de lui. Écoutant son instinct, il poussa avec son épaule et le faux mur s'abattit au sol. Un long couloir prit sa place, donnant accès à une seule porte.
L'adulte pénétra dans la pièce cachée et se retrouva face à un autre cadavre, masculin cette fois. Le pauvre homme était assis sur une chaise, face à son bureau. Son cadavre s'était lui aussi décomposé et sa bouche était grande ouverte. Sa main devait tenir un stylo car elle était posée sur un carnet dont les feuilles étaient gribouillées d'encre, l'écriture avait été tracée dans la hâte. Syla poussa le bras pour lire les dernières inscriptions de l'homme.
« Je n'aurais jamais pensé à ceci. Si quelqu'un lit un jour ces lignes, fuyez, vous êtes en danger. Ce qui se passe dans cette montagne dépasse l'entendement humain. Fuyez, nous n'en avons pas eu le temps. Quel idiot j'ai été d'avoir voulu travailler dans cet asile. Ils sont à ma porte, je les entend. Ils veulent la défoncer. Ils ont déjà tuer tout les autres. Ils viennent pour moi. Je suis le dernier vivant. Fuyez. Docteur Bragg »
_ Alors comme ça, c'est toi Bragg ? Demanda l'homme en se retournant vers le cadavre. Tu ne vas pas m'être très utile pour trouver ce qui se passe hein ?
Seul le silence lui répondit et il sourit ironiquement : il commençait à se parler à lui même ! Mais quel abruti ! Rain devait avoir raison, il lui manquait sans doute une case. Syla referma le carnet et s'intéressa à un dossier à côté. Il l'ouvrit et découvrit des photos ainsi que des légendes. Chaques textes étaient séparés de quelques jours et des photos confirmaient les rendus médicaux.
Patient Dryll. Mineur coincé sus la montagne pendant plusieurs jours.
Jour 1 : Maigreur, fatigue et carence. État préoccupant.
Jour 5 : Maigreur et fatigue. À tendance à parler avec lui même. État stabilisé.
Jour 10 : Maigreur et sautes d'humeur. Hurle souvent la nuit.
Jour 15 : Patient incontrôlable. A beaucoup grandit et mincit. Hurle et détruit sa cellule.
_Bordel de merde, souffla le jeune homme en reculant.
Les photos montraient une personne, aussi grande de Grunlek, les dit jours d'observations. Les clichés du quinzième jour donnaient froid dans le dos et une sueur froide lui glissa dans le cou en examinant la dernière photo. Un monstre mince et allongé avec des yeux aveugles et une expression de fou furieux sur le visage, si on pouvait encore appeler ça un visage.
Une seule pensée domina son cerveau : celle de se barrer en vitesse de cette montagne de merde. Il reprit la lampe à gaz et se précipita dans l'autre sens jusqu'à la salle circulaire. Trouvant le dernier passage bloqué, il tira sur le cadenas sans une once d'hésitation, se fichant pas mal du bruit qu'il allait faire. Il courut dans la galerie en ruine et se retrouva devant une autre porte close. Syla poussa un baril qui entravait le passage et refit feu.
Les étincelles de chaleur tombèrent dans les flaques d'essence au sol et les flammes se dirigèrent vers un empilement de fûts sans doute plein. Le jeune homme était en train de pousser le grillage lorsqu'il vit ceci et il recula prestement en arrière en jurant, alors que le souffle de l'explosion le propulsa au sol.
Quelque part dans la montagne. Devant plusieurs ordinateurs, un homme avec un masque de clown fait plusieurs manipulations sur le clavier. Son sourire de satisfaction est caché par le sourire du clown. Il repose ses pieds sur le bureau et attend.
Entrée du chalet. Juuri et Manon arrivèrent en courant près du portail. La première tenait fermement la main de son amie, de peur qu'elle ne s'écroule et qu'elle ne s'envole. L'annonce de la mort de Grunlek l'avait plus secoué qu'elle ne croyait et Nakata en avait bien conscience. Les deux jeunes femmes avaient voulu faire une halte au chalet pour voir si les autres allaient bien. Arrivée devant la grille, la châtain essaya de l'ouvrir mais la porte électronique lui bloquait l'accès à la propriété, la diode rouge allumée.
_ On peut pas rentrer, c'est bloqué ! Explosa la future vétérinaire en reculant soudainement, énervée.
Manon tenta à son tour sans plus de succès. Elle analysa les environs et son regard se posa sur les murets en pierres.
_ Par là ? Proposa t'elle en posant la main sur le mur. Mais je crois pas que l'on puisse, soupira t'elle en se retournant vers l'autre demoiselle. Les pierres sont trop lisses pour pouvoir prendre prise et c'est trop haut, on pourrait glisser … et je pense pas qu'on puisse faire le tour, ça doit être partout comme ça...
Pendant que Solan débattait toute seule, Juuri prit le temps de se poser et de réfléchir. Une idée lumineuse lui vint soudainement :
_ La cabine de téléphérique n'a pas de barrière elle.
_ Hein ? Fit l'autre en se retournant vers elle.
_ La cabine de téléphérique n'est pas protégée par des hauts murets comme ici.
_ Et on fait quoi de Shin ? Demanda la brune et fermant mieux son manteau.
Le doute envahit les yeux de sa vis à vis pendant quelques secondes avant de se reprendre :
_ Le connaissant, il doit être encore dans son bain, tu connais son amour pour la flotte. Il est dans le chalet qui est fermé, il est dans une relative sécurité, disons nous. Théo et Bob sont plus agiles que nous ils trouveront un moyen de rentrer.
Manon soupesa le pour et le contre avant d'acquiescer.
_ Théo et Bob auront peut être plus de chance que nous pour rentrer, confirma Solan en se grattant pensivement le menton. Et la cabine n'est pas très loin d'ici.
_ On aurait peut être dû se tenir à la règle numéro 1 en cas d'une attaque d'un psychopathe, souleva Juuri en commençant sa marche.
_ Hein ? L'interrogea l'étudiant en psycho en la suivant.
_ On ne se sépare jamais...
_ J'ai envie de te dire trop tard …
Le vent reprit ses droits et la bise glaciale souleva à nouveau la neige fraîche. Les arbres semblaient plus menaçants à cette heure de la nuit et le silence entre les deux jeunes filles n'était pas des plus amicaux. Manon voguait à travers ses idées sombres, dégoûtée de ne pas avoir put sauver Grunlek. Son meilleur ami était mort et elle n'avait même pas eu l'occasion d'aller voir son corps, de confirmer sa mort. Elle voulait que se soit une gigantesque farce, qu'il réapparaisse en riant et que Théo avoue toute la supercherie. Mais au lieu de cela, elle avait vu la douleur et la terreur dans les yeux de Balthazar ainsi que le sang sur ses habits, et la supplication silencieuse de Théo de ne pas lui en vouloir. Sa décision devait lui peser lourd sur les épaules mais Manon le désignait comme responsable de la mort du nain, il aurait pu faire quelque chose pour contrecarrer les plans de ce dangereux psychopathe.
Juuri ne pensait pas à grand chose en particulier. Ses pensées se centraient sur tout les malheurs que ce groupe maudit devaient endurer. En une année, ils avaient perdu 3 de leur compagnons. Nakata pria pour l'âme de Grunlek et même s' ils n'étaient pas de très grands amis, elle l'appréciait à sa juste valeur, l'océan calme du groupe. Elle demanda à sa bonne étoile de faire survivre tout le monde, et que là d'où elles regardaient, Annie et Leonnie les aidaient sûrement. Repenser à sa meilleur amie lui fit mal, alors elle baissa la tête et essuya les larmes qui commençaient à couler.
La cabine de téléphérique se profila au loin et elles joignirent le bâtiment, soulagées. Elles firent le tour de la bâtisse et trouvèrent sur le chemin une hache. Juuri décida de la prendre comme arme de défense, étant celle avec le plus de force dans les bras. Manon se glissa jusqu'à a porte d'entrée, qu'elle trouva verrouillée.
_ Tout est fermé à clé chez les Lennon ? Souffla t'elle, excédée. Va falloir démolir la porte.
_ Y a pas que ça comme solution, la coupa Nakata en fixant une fenêtre ouverte.
_ On peut pas passer par là …
_ Moi non. Toi oui.
La châtain dévisagea intensément sa compagne, lui faisant passer le message. Détruire la porte en bois avec une hache risquerait d'attirer des personnes qu'elles ne voulaient pas forcement rencontrer. Manon s'approcha de l'entrée non officielle et pencha la tête, considérant l'espace entre le carreau et le rebord.
_ Un petit coup de main ? Proposa Juuri en se mettant en position pour lui faire la courte échelle.
_ Volontiers.
Manon posa son pied sur les main liées de son amie et prit appuie dessus. Elle se glissa difficilement par l'embrasure et atterrit sur un tas d'affaire dans un petit bruit sourd.
_ Ça va ? S'inquiéta la futur véto de l'autre coté du mur tout en récupérant la hache.
_ C'est le bordel à l'intérieur !
Elle tâtonna dans le noir le plus complet et trébucha plusieurs fois sur des valises. Elle fut heureuse quand sa main se posa sur la poignée de la porte et encore plus quand celle ci s'ouvrit. La chance leur souriait : la porte n'était qu'ouvrable de l'intérieur si l'on avait pas de clé. Juuri s'engouffra dans le refuge et alluma la lumière, surprise de voir leurs valises ouvertes et leur contenu éparpillé.
_ Qu'est ce qui c'est passé ? Murmura t'elle en observant les alentours.
Manon cherchait déjà un moyen de communication dans la pièce, et l'autre jeune fille se mit à l'aider rapidement. En se dirigeant vers le panneau de contrôle, la châtain remarqua que les clés avaient disparu. Elle espéra très fort pour que Bob les est prises. L'étudiante en psycho l'appela soudainement à l'intérieur et elle s'y précipita pour la rejoindre.
_ Regarde ce que j'ai trouvé ! S'exclama Manon en lui désignant un panneau du doigt.
Le panneau montrait une carte de la région avec tout les bâtiments qui existaient. Le doigt de son amie en tapota un en particulier. La tour radio.
_ La tour radio. J'espère que ça porte bien son nom et qu'il y a un moyen de communiquer là bas !
_ On y va maintenant ? Proposa la brune et se tournant vers Juuri.
_ Je vois pas ce que l'on pourrait faire de plus. On ne sait pas où sont les autres et on ne peut pas non plus rejoindre le chalet alors va pour la tour. Mais par contre, il va falloir descendre et il n' y a qu'un accès pour ça.
Les deux jeunes filles de dirigèrent vers le quai qu'ils utilisaient pour monter dans la cabine et fit s'abaisser une échelle coulissante du mur. Elle descendit les échelons, suivie par son amie et longea le mur, les pieds à quelques centimètres du précipice. Elle étaient le long d'un poteau de soutien de la cabine qu'elles devaient contourner pour atteindre la terre ferme. Doucement, Juuri s'avança mais perdit l'équilibre. Grâce à ses réflexes, Manon l'empêcha de tomber en avant et la jeune fille recula derrière l'autre, apeurée.
_ Tu … tu devrais passer en première...
_ Ok, t'inquiète pas. T'as le vertige ?
Nakata hocha la tête et Solan passa en première, lui tenant la main. Elle lui prodiguait quelques conseils pour se sentir à l'aise.
_ Respira calmement et ne regarde pas en bas, on est bientôt arrivées.
Elle posa un pied au sol et se retourna vers son amie pour l'aider. Elle s'effondra au sol, la panique la tenant toujours. Elle demanda quelques secondes à Manon pour se reprendre et finalement se leva pour se diriger vers le sentier qui menait à la tour radio.
_ T'es sûre que …
_ Ouais, ouais ça va passer...
_ Il va falloir être en hauteur pour atteindre la tour radio.
_ Je sais, je sais...
Elles longèrent la crevasse quand elles entendirent des bruits de pas dans la forêt. Alertées, elles se retournèrent vers la source du son avant de se rendre compte que les pas étaient de plus en plus proche et nombreux. Les deux jeunes filles reculèrent jusqu'au bord du précipice, entourées par une bande de cerfs agressifs.
Chalet de la famille Lennon. Shinddha se reposait tranquillement dans son bain, de la musique dans les oreilles. Il remuait la tête de temps en temps au rythme de la batterie de son morceau de métal favori. Les yeux fermés, il récitait les paroles, sans se rendre compte qu'une autre personne était dans la pièce, l'observant. L'homme au masque de clown se retira et ferma la porte, provoquant un souffle froid dans la pièce. Les bougies que Shin avait allumé s'éteignirent et le léger vent le fit ouvrir les yeux. Il retira ses écouteurs et se redressa, fixant la porte.
_ Hé, il y a quelqu'un ? Les mecs ?
Personne ne lui répondit et il se leva du bain. Il entoura sa taille d'une serviette et s'orienta vers ses affaires qu'il avait plié avant d'entrer dans l'eau. Il ne restait plus d'une chaussette qu'il prit entre ses doigts.
_ Celui qui a fait ça n'aura pas de cadeau de Noël... soupira t'il.
Les pas de l'archer le conduisirent dans le couloir où régnait un silence de mort. Ils se cachaient vraiment bien, pensa t'il en poussant une porte au hasard.
_ La plaisanterie a assez duré les mecs !
La sonnerie d'un coucou pour signaler qu'une heure était passée le fit sursauter. Il leva la tête pour voir le fautif de sa mini crise cardiaque et darda un regard sombre vers l'horloge. Il descendit les escaliers, appelant tout ses amis par leurs prénoms mais ils ne répondirent pas. Du mouvement dans le petit salon attira son œil azuré et il convergea vers la pièce. À peine eut il mit un pied à l'intérieur que la porte se referma brusquement derrière lui. Shin fit volte face et tenta de la rouvrir en abattant son poing dessus.
_ Allez les gars, c'est bon ! J'apprécie pas votre silence, bande de cons !
L'adolescent commençait à prendre peur, la blague étant de très mauvais goût à ses yeux. Les hauts parleurs grésillèrent un instant, surprenant le jeune homme avant qu'une voix déformée ne se fasse entendre :
_ Bonsoir Shinddha. Tu me cherchais ?
Shin laissa échapper un petit de terreur en voyant le projecteur s'allumer et à l'entente de la voix. Ce n'était pas un des ses amis, c'était impossible que l'un d'entre eux fasse ça.
_ Je ne pense pas que tu puisse me trouver, Shinddha.
L'interpellé regarda précipitamment autour de lui pour trouver une issue. La personne qui lui parlait ne lui voulait pas du bien, il en était persuadé.
_ Tu verras seulement ce que je veux te montrer …
Sur le mur, la projection montrait Grunlek, attaché et en train de se faire découper par la scie circulaire. Shin hurla en voyant son meilleur ami mourir sous ses yeux et recula devant le spectacle, les larmes aux yeux.
_ ENCULE ! QU EST CE QUE VOUS LUI AVEZ FAIT !?
_ Je vais te donner dix secondes. Neuf. Huit. Sept.
Alors que le jeune homme reculait, les portes en face de lui s'ouvrirent dans un grand fracas et le psychopathe au visage de clown déformé entra, s'approchant de lui en faisant craquer sa nuque.
_ Shin ? Shiiiiiin …
Prit de panique, ce dernier agrippa un vase et le fracassa sur le crâne de son agresseur quand celui ci arriva à sa portée. Il fuit dans l'autre sens, ouvrant la seule porte d'issue qui lui restait. Il débarqua dans une chambre et il préféra sauter par dessus le lit pour continuer sa course, entendant son poursuivant ouvrir à son tour la porte de la pièce.
Shin se précipita dans l'unique endroit où il pouvait sans doute perdre le tueur : le sous sol. Il descendit les escaliers en faisant attention de ne pas tomber en avant, ses pieds nus glissants sur la roche. À un embranchement, il considéra le fait de se cacher mais l'autre était encore trop proche et il devait le semer pour espérer se planquer. Alors il continua à courir aussi vite qu'il le pouvait, sa serviette accrochée à la taille. L'archer arriva alors dans une cave à vin et tendit sa main pour attrape la poignée, qui avait disparu.
_ C'est quoi ce bordel ? Y a pas de POIGNEE?!
Il choisit de faire tomber une étagère pour ralentir le psychopathe plutôt que d'enfoncer l lourde porte. Tirant en avant avec ses bras musclés, il fit tomber le rangement, les bouteilles de vin éclatèrent au sol et la poignée de la porte roula. Elle avait été sans doute cachée sur le dessus de l'étagère. Shin l'attrapa le plus rapidement possible, le tueur s'avançant vers lui en détruisant le rempart en bois.
Le métalleux introduisit la poignée dans le trou où elle était et la fit tourner. La porte s'ouvrit et il se réfugia dans l'autre pièce, claquant le battant au nez de son poursuivant. Désespéré, Il fit coulisser le verrou en métal pour bloquer la porte, qui tremblait sous les coups de poings.
L'archer opta pour l'option qui lui semblait la plus juste : courir pour échapper à l'autre tordu et s'enfuir de la maisonnée. Il recommença sa course en soufflant fortement, fatigué autant physiquement que psychologiquement et s'arrêta brusquement après avoir tourné. Le psychopathe se trouvait devant lui, se dirigeant ostensiblement vers lui. Ne pouvant reculer, Shin tenta de l'assommer avec un coup dans le visage mais l'autre homme l'avait prévu.
Le tueur attrapa son bras et le tira de manière à lui faire mal. Déstabilisé, l'archer chuta en avant et se retrouva coincé dans les bras du maniaque, qui posa de force un masque sur sa bouche et son nez. Il se débattit mais le produit le fit s'endormir rapidement.
_ Je suis désolé.
Cabinet du psy. La pièce a retrouvé son état normal. Elle est bien rangée et rien ne traîne. Le psychiatre regarde à travers sa fenêtre. Il fait nuit.
_ Alors, c'était stimulant ? Bien joué.
Il applaudit sans se retourner vers son patient. Il se dirige d'un air sûr à son bureau et sort son petit cahier de cuir noir. Il retourne près de sa fenêtre.
_ Toutes ces heures passées à découvrir l'origine de vos peurs …
Il ouvre le carnet. Il caresse l'image de la maison entourée de tournesol avec son épouvantail. Il lâche un petit ricanement.
_ Et vous vous en servez à tord …
Il lève les yeux au ciel. Il a l'air partagé entre le dégoût et la pitié.
_ Votre peur dévorante... de la solitude... vous en avez fait un outil contre les personnes que vous désirez tourmenter. Cela en valait il la peine ?
Il sort l'image qu'il caresse et l'examine à la lueur de la lune. Il la baisse et se retrouve nez à nez avec un clown.
_ Quoi ?
