Ayayayaya les Aventuriers !
Votre auteure est maintenant corrompue par Halloween et Unril Dawn et oui, c'était à prévoir ! Maintenant, je deviens parano et je peux plus aller dehors la nuit tellement j'ai la frousse … Je suis trop sensible pour écrire ce genre de conneries XD
PS : le chapitre n'est pas corriger, je suis passer en coup de vent pour vous le poster ^^
Lorinea : Ce putain de piège à ours XD ça m'a fait tellement peur... Pour Syla, tu vas voir dans plusieurs chapitres, je laisse la surprise ^^ Ahahaha, voyons voir qui meurt aujourd'hui, parce que oui, il y a un mort ! Pour info, certains actes des persos sont déterminés … par les dés ! Bon, il a fait un échec donc tant pis pour lui XD De toute façon, une mine c'est pas accueillant XD
Klervia : Voilà ce qui se passe quand on part un peu trop longtemps XD pleins de cadavres qui font de l'engrais pour le sol XD J'incarne le sadisme, prépare toi à te mettre en PLS !
Charybde Syla : Ton perso va souffriiiiiiiiir ! La PLS est trop puissante pour twaaaa ! maintenant c'est du lait au miel, parce que c'est bon bordel XD je reste vivante jusqu'à la fin et ensuite je disparais pendant une semaine XD
Disclaimer : Les personnages d'Aventures appartiennent à nos chers youtubeurs Fred du Grenier, Seb du Grenier, Krayn, Bob Lennon et Mahyar ( ouais tu es dedans XD ). Until Dawn appartient à Sony Computer Entertainment et à Supermassive Games. Les personnages de Rain Flicker, Syla Flicker et Manon Solan appartiennent également à Rain Flicker, Syla et Tsuki Kaneko. Juuri Nakata, Leonnie et Annie sont des créations personnelles. Je ne touche aucun argent pour mes écrits. Bonne crise de larmes les aventuriers...
CHAPITRE 6 VENGEANCE
Forêt de BlackWood. Juuri et Manon faisaient face à une bande de cerfs assez agressifs. Les deux jeunes filles se trouvaient sur le bord du précipice, à quelques centimètres d'une chute mortelle. Devant autant d'animaux sauvages, Manon ne se sentait pas très bien et avait envie de pleurer. L'autre lui prit la main, alors que l'autre tenait la hache.
_ Si on ne les agresse pas, ils nous laisseront tranquille, murmura t'elle en serrant sa paume.
_ T'es sûre ? Demanda Solan en tremblant, ses yeux bruns mouillés de larmes.
_ Les animaux, je les connais. Viens, suis moi.
Suivie de très près par son amie, Nakata leva sa hache de manière à présenter le côté non coupant de l'arme aux cerfs, pour paraître plus imposante. Les animaux reculèrent doucement et les laissèrent aller jusqu'à leur mâle alpha. Ne voulant pas tuer une bête qui ne lui avait rien fait, la brune continua de marcher en les esquivant, les cerfs ne le suivant pas. Elles soufflèrent un bon coup une fois qu'elles s'étaient éloignées suffisamment du troupeau.
_ Bordel, j'ai cru qu'ils allaient nous charger ! Murmura Manon en posant la main sur son cœur, qui battait plus rapidement que d'habitude.
_ On devrait mieux s'en aller, j'ai peur que le troupeau recommence à nous prendre en chasse, lui répondit Juuri en la prenant par le bras.
Les deux jeunes filles préférèrent s'éloigner du précipice et suivre le petit sentier qui menait à la tour radio. Solan faillit glisser dans une pente raide à cause de la neige fraîche et non compacte mais son amie l'attrapa au dernier moment, la tirant vers le haut. Ensemble, elles s'aidèrent des arbres pour monter le versant, l'épaisse couche blanche les privant des escaliers. Elles réussirent à se hisser en haut et s'arrêtèrent pour souffler. La tour radio se profilait au loin, leur donnant un peu plus de courage. Les deux s'approchèrent des fondations et Nakata prit la parole après de longues minutes de silence :
_ Merci pour m'avoir rattrapé à la cabine de téléphérique.
_ Pas de quoi. J'allais pas te laisser tomber dans le gouffre, nan ? Haussa des épaules Manon en fixant un point devant elle.
_ T'as raison. Et désolée ?
_ Mmmh ?
_ Pour Grunlek.
La brune se stoppa brutalement à la grande surprise de l'autre qui revint sur ces pas. Les yeux dans la vague, Solan semblait avoir oublié la présence de la jeune femme.
_ Manon ?
_ Je veux pas en parler !
Le hurlement fit peur à Juuri qui recula, livide. Manon semblait avoir perdu toute sa réserve et sa timidité pour devenir folle de rage devant les yeux de son amie.
_ Arrête un peu de faire ça avec tout le monde ! Arrête de jouer ton bon Samaritain ! Bordel, tu sais faire que ça ? T'en a pas un peu marre de faire la gentille fille soucieuse pour tout le monde ? Tu sais ce que ça fait de perdre une personne chère à son cœur ? TU SAIS PAS ! TU LE...
Son cri fut stoppé par une gifle sur sa joue. Sonnée, elle chuta à terre et posa sa main là où la peau lui brûlait. Nakata la surplombait de toute sa hauteur, et la fixait de ses yeux anormalement froids.
_ C'est à toi d'arrêter de faire la conne Manon.
L'interpellée resta bouche bée devant elle. La future vétérinaire n'avait jamais frappé quelqu'un ou encore parlé de cette façon. Cette dernière serra les dents et sa bouche se tordit en une grimace :
_ Tu n'es pas moi. Tu ne le sera jamais. Mais j'éprouve des sentiments. Comment crois tu que je me suis sentie en apprenant la disparition de ma meilleure amie ? Que j'allais faire comme ci de rien n'était et oublier Leonnie ?
Elle était furieuse et son ton de voix était tranchant. Elle faisait réellement peur à Manon, qui ne l'avait jamais vu en colère.
_ Je ne pouvais même pas me regarder dans une glace pendant des semaines. Je me dégoûtais parce que je n'avais rien fait pour les retrouver ou les aider. J'ai eu besoin de l'aide de chacun de mes amis pour m'aider à surmonter ce sentiment. J'ai eu de la chance et j'ai eu des personnes formidables à mes côtés mais il ne se passe pas une journée sans que je pense à Annie et Leonnie. Et je ne suis pas la seule à en baver ou à souffrir le plus. Tu crois que Shin va réagir comment en apprenant la mort de son meilleur ami ?
Les larmes lui montaient aux yeux tout comme Solan qui était restée à terre.
_ Ne t'apitoie pas sur ton sort, Grunlek ne le voudrait pas. Ça va mettre du temps mais on put y arriver. Alors tu vas lever ton cul, on va allez appeler de l'aide, récupérer nos potes encore vivant et se casser d'ici en vitesse. Compris ?
La jeune femme acquiesça et l'autre se détendit. Manon accepta la main tendue vers elle et se releva en s'époussetant, n'osant pas regarder Juuri dans les yeux.
_ Je suis désolée, murmura t'elle, honteuse de son comportement.
_ Je ne t'en veux pas, je suis moi aussi à cran depuis qu'on est ici. Dépêchons nous d'aller à cette foutue tour, d'accord ?
La brune hocha la tête pour montrer son accord et elles se dirigèrent rapidement près de l'entrée de la tour. Une lumière puissante les aveugla et Manon vit que la lumière de reconnaissance était à capteur de mouvement. Bon à savoir. Juuri leva la tête en voyant la hauteur qu'il y avait à grimper à l'échelle avant d'accéder à la plate-forme et frissonna.
_ Tu veux passer en première ? Proposa Manon en voyant sa tête.
_ Ouais, sinon je vais redescendre tout de suite. Par contre, je vais pas pouvoir amener ça.
Elle déposa la hache dans la neige et attrapa les premiers échelons, grimpant doucement. Manon la suivie, un peu inquiète à cause de la peur des hauteurs de son amie. Elles arrivèrent à la première plate forme en soufflant tranquillement.
_ Ça va ?
_ Je suis trop vieille pour ces conneries... geignit Juuri, blanche. Allez on y va.
Elles continuèrent l'ascension de la tour, le vent la faisant se courber de droite à gauche. Avec soulagement, Nakata poussa la trappe avec son avant bras et entra dans la pièce en hauteur. Elle aida Manon à monter elle aussi et referma l'entrée derrière elle. Elles fouillèrent la pièce en quête de la radio ou d'un objet utile. Solan ouvrit un casier en fer dans le coin et trouva une petite image de recherche pour Annie. Elle referma prestement la porte pour ne pas montrer la feuille à son amie.
Sur le bureau, un vieux radio émetteur trônait au milieu d'une foule de papier. Juuri essaya de l'allumer en tournant les boutons mais rien ne faisait effet il n'y avait pas de courant.
_ Hé merde ! Jura t'elle en reculant et en se frottant les yeux. Y a pas de courant !
_ Le générateur est peut être dehors, c'est fréquent dans ce type d'installation...
Suivant le conseil de son amie, la jeune femme sortit, accompagnée de l'autre et fit le tour de la plate forme. Elles trouvèrent un petit boîtier métallique et en l'ouvrant, elle découvrirent un petit lance fusée. Elles se mirent d'accord sur le fait que Juuri devait le garder et ne pas tirer. Elles dégotèrent un second boîtier qui se révéla être le générateur.
Manon l'alluma en appuyant sur les boutons et la radio à l'intérieur s'alluma immédiatement. Les deux filles rentrèrent rapidement et se précipitèrent vers la machine. Nakata tourna le bouton pour changer la fréquence et pendant quelques secondes interminables, la radio grésilla avant de laisser s'échapper une voix masculine :
_ Allo ? Ici le shérif du compté de Black Wood, qui tente de nous contacter ?
Au bord des larmes, la future véto attrapa le micro et annonça d'une voix rapide :
_ Oh mon dieu merci, il y a quelqu'un ! Venez nous aidez, je vous en pris, il y a un maniaque dans la forêt et oh mon dieu ! Il a déjà tuer un de nos amis... !
_ Je ne vous entend pas, pouvez vous répétez ? On ne vous entend pas.
Juuri respira rapidement et tenta de se calmer. Et si le micro ne marchait pas ? Espérant une réponse positive, la jeune femme fit une nouvelle tentative sous les yeux de son amie :
_ Je m'appelle... Juuri Nakata. Avec mes amis, nous sommes coincés au chalet des Lennon de Black Wood Montain …
La radio grésilla mais la future véto continua quand même. Manon regarda par la fenêtre pendant que l'autre tentait de faire passer son message, alertée par la lumière qui s'était allumée mais pensa qu'un cerf les avait suivi.
_ Nous sommes poursuivit par un psychopathe … et … un de nos amis est mort … on a besoin d'aide...
_ Très bien, message reçu. Nous vous enverrons de l'aide une fois que la tempête se sera calmée.
Juuri sourit à Manon, heureuse de savoir que des personnes allaient leur apporter de l'aide. Cependant elle déchanta bien vite quand elle demanda :
_ Et quand au juste ?
_ Jusqu'à l'aube.
Au même moment, un bruit de câble qui cédait résonna avec violence dans la petite pièce. Livides, les deux jeunes filles se regardèrent avec effroi alors que quelqu'un tambourinait à la trappe.
_ C'est le tueur qui vient nous chercher ! S'écria Nakata au même moment.
La tour se renversa soudainement sur le côté gauche et les deux amies chutèrent avec elle. Manon arriva à attraper un poteau de bois de la structure mais Juuri n'eut pas autant de chance. La tour se stabilisa dans une position penchée et la jeune fille se retrouva allongée sur une des vitres cassées. Elle vit la radio glisser du bureau et tomber sur elle. La jeune fille roula sur le côté alors que la machine brisa la vitre sur laquelle elle était mais avec l'élan, tomba dans le trou nouvellement fait. Elle chuta et se rattrapa sur la barrière de sécurité, son torse la heurtant douloureusement.
La jeune femme tenait la rambarde de fer à deux mains pendant que la radio demanda ce qui se passait. Juuri pendait dans le vide lorsque le second câble de soutien fut sectionné lui aussi. Les deux jeunes filles hurlèrent de terreur alors que la tour s'effondra au sol.
Manon avançait doucement, s'accrochant à la structure en bois détruite de la cabine. Lentement, elle se dirigea vers l'endroit où se tenait son amie. Juuri tenait toujours la barrière, incapable de remonter seule. Pendre dans le vide semblait la paralyser et elle appela son amie :
_ Manon, tu es là ?
_ T'inquiète pas, je viens t'aider !
La brune s'allongea doucement sur la plate forme pour que rien ne s'écroule et tendit la main vers Nakata. Cependant, elle sentit sous son corps les planches de bois bouger et la structure bancale plonger un peu plus vers le gouffre.
_ Bordel ! Jura t'elle entre ses dents.
_ Manon, casse toi avant que tout ne s'effondre ! La supplia son amie.
_ Pas question, je te laisse pas crever !
Elle réessaya une nouvelle fois et se pencha encore plus pour l'attraper. Juuri tendit sa main mais la barrière céda sous son poids. Manon hurla quand elle vit la future vétérinaire tomber dans le noir en criant elle aussi. Toute la structure sur laquelle l'étudiante en psycho s'effondra sur elle même et la brune se retrouva propulsée à l'entrée d'un couloir de mine, assommée, pendant que toutes les poutres en aciers et en bois chutèrent dans le précipice.
Manon se réveilla quelques minute plus tard, un mal de tête l'assommant et la laissait à moitié dans les choux. Elle se releva en grimaçant à cause de son genoux blessé et commença à marcher dans la galerie de la mine. La brune, qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, décida d'allumer son téléphone pour se faire de la lumière. Congelée, elle avança doucement en s'appuyant sur les murs rocheux et abruptes tout en appelant Juuri.
Elle s'en voulait terriblement de ne pas avoir réussi à secourir son amie, surtout après lui avoir dit des choses horribles. La honte lui tordait le ventre et sa respiration semblait bloquée dans sa gorge. Dans le pire des cas, elle était morte en pensant qu'elle la détestait. Les larmes coulaient sur ses joues silencieusement, alors qu'elle était persuadée d'être une amie horrible.
Les bruits de ses pas se répercutaient dans la galerie lourdement, accompagnés de l'eau qui coulait quelque part et des rats qui couraient le long des murs. L'atmosphère était lourde et l'air irrespirable. Au loin, Manon percevait des cris aiguës se rapprocher. Elle se sentait soudainement épiée.
La jeune femme reconnaissait parfaitement ces hurlements, elle les avait déjà entendu dans la forêt quand elle était partit avec son amie récupérer la veste sur le pont. Solan se retourna en éclairant le passage qu'elle avait utilisé avec l'écran de son portable mais ne vit rien bouger.
Elle se méfia en se détournant lentement et hurla soudainement. Une silhouette agrippa sa gorge et la souleva de terre. Manon essaya de se libérer pour respirer, seuls des bruits de déglutition sortant de sa bouche. La main qui l'avait attrapé resserra son emprise et broya sa trachée. La brune vit des étoiles devant ses yeux alors qu'elle devenait encore plus faible, ne voyant pas agresseur.
Un coup lui fut porter à la tête. Il fut tellement violent que cette dernière s'arracha d'un seul bloc et alla s'écraser au sol. Le corps tomba au sol, sans vie. Celui qui avait tué la jeune fille prit sa tête dans ses longues mains et tira le cadavre par le pied, le traînant ailleurs que dans la mine.
Chalet des Lennon. Bob et Théo avaient réussi à gravir les murs qui entouraient la propriété, malgré une blessure à la cheville que Balthazar s'était fait en escaladant, en bon peu sportif qu'il était. Ils cherchaient dans la maison des traces de Shin, qui n'était plus dans la salle de bain mais qui avait laissé l'eau dans la baignoire, ce qui était étrange pour lui.
_ Où est ce qu'il a bien pu passer ? Soupira Théo en descendant les escaliers. Pourquoi tout le monde décide de jouer à cache cache quand un meurtrier nous poursuis, tu m'explique ?
_ Aucune idée, soupira l'étudiant en droit en reposant une photo qui était sur un commode.
Silverberg la reconnu aussitôt, c'était celle de leur bal de promo qui datait de deux ans. Tout le groupe était réuni, habillés pour l'occasion. Il s'en souvenait encore, c'était la première fois qu'il avaient rencontré Syla. C'était le père de Bob, Enoch, qui avait pris la photo. Toutes les filles étaient devant et les gars derrière. C'était un de leur plus beau souvenir tous ensemble avant que la tragédie n'arrive.
_ Le connaissant, il est peut être partit explorer le sous sol ?
_ J'en ai aucune idée...
Théo le dépassa et descendit les escaliers. Bob allait le suivre lorsqu'une bougie allumée près de lui s'éteignit subitement. Il eut un mouvement de recul et regarda le bâton de cire, interloqué. Le pyromage se précipita à la suite de son ami, soudainement peu confiant envers le chalet qu'il connaissait pourtant par cœur.
En entrant dans le salon, la porte d'une des pièces annexes se referma dans un grand bruit, les surprenant tout le deux.
_ Tu pourras me dire ce que tu veux, commença Théo en éclairant la porte avec sa lampe de torche, mais Shin ne fait pas ce genre de blague.
_ Je sais, chuchota Bob en fixant le battant en bois.
Silverberg lui attrapa la main et ils se dirigèrent vers l'entrée du sous sol, incertains quand aux bruits qu'ils entendaient. Ils descendirent les marches pour se retrouver dans le labyrinthe de couloirs qu'était les sous terrain.
_ Ça va jusqu' à où déjà ? Demanda le plus grand en inspectant les environs.
_ Un vieil hôtel plus loin. Tout les bâtiments sous reliés par ce sous sol pour se déplacer plus rapidement. Tu comprends pourquoi je voulais pas que vous y alliez seul ? Soupira Balthazar en passant une main dans ses cheveux. Il y a énormément de salles à fouiller et Shin pourrait être dans n'importe laquelle.
Ils commencèrent leur recherche d'un pas peu rassuré, surpris de temps à autre par des bruits incongrus. Théo avait la tête penchée dans une pièce quand Bob vit au fond du couloir une forme fantomatique féminine. Il tapa frénétiquement sur l'épaule de l'autre en désignant le fantôme du doigt, le visage blanc.
_ Tu as vu ?
_ Quoi ? Grogna l'adolescent en se tournant vers la fin du corridor.
La silhouette avait disparu presque instantanément.
_ Bordel, t'as pas vu le fantôme ?
_ Bob, les fantômes, ça n'existent pas !
Lennon préféra ne pas argumenter, persuadé de ce qu'il avait vu. Il lui montrerait bien assez tôt. Théo entra dans la pièce qu'il était en train d'inspecter et quand Bob voulut le suivre, la porte se referma sous son nez. Paniqué, il tapa sur la porte en appelant son ami. Celui ci ouvrit la porte et fixait Balthazar qui tremblait de peur.
_ Et il n'y a rien qui cloche d'après toi ? Murmura t'il à son compagnon.
_ Ça commence à faire beaucoup, acquiesça le plus grand.
Ils décidèrent de ne plus se séparer quoi qu'il advienne. Ils recommencèrent leur exploration des lieux et Bob trouva une paire de ciseau aiguisée, qu'il préféra garder avec lui, s sentant un peu plus en sécurité. Théo l'appela soudainement et il le rejoignit à grandes foulées. Son ami se tenait devant une maison de poupée fermée. Le jeune homme se pencha pour voir à travers les fenêtres et ce qu'il découvrit lui glaça le sang.
C'était une parfaite reconstitution du jour de la disparition de ses deux sœurs. Les petites poupées nues à leurs effigies se trouvaient à la même place qu'ils étaient il y a un an. Il ne pouvait pas voir l'étage et il lui fallait une clef pour pouvoir ouvrir la maison en entier.
_ Fuck, murmura Bob en se redressant, qui a fait ça ? Qui nous a espionné ?
_ Il faut une clef pour pouvoir « jouer » avec ce bordel, murmura Théo anxieux.
Ils se détournèrent du jeu pour chercher cette fameuse clef mais restèrent scotchés sur place. Un fantôme venait de passer devant leurs yeux et Balthazar se mit soudainement à trembler :
_ Putain, je crois que c'était Annie … ou Leonnie...
_ Hé, tient le coup ! S'exclama Silverberg en attrapant son ami par les épaules avant qu'il ne s'effondre. Tu crois que la séance de spiritisme l'a appelé dans notre monde ?
_ J'en sais rien, sanglota son ami contre son torse. Putain, quand est ce que tout ça va s'arrêter ?
_ Je peux rien te dire, souffla le plus grand en lui tapotant le dos.
Au fond du couloir, quelque chose tomba dans un bruit sourd, faisant sursauter les deux amis. Théo décida d'y aller en premier, Bob derrière lui. Un tableau se trouvait au sol, ayant sauté d'une manière inexplicable du mur. Une petite clef ouvragée se trouvait pendue au crochet qui tenait habituellement le cadre.
_ Je crois que c'est cette clef la que l'on cherche, déclara le jeune homme en la prenant délicatement.
Il la tendit à Balthazar qui la prit entre ses doigts tremblants avant de faire demi tour vers la maison de poupée. Il la fit glisser dans la serrure et la tourna. Un petit déclic se fit entendre et la façade s'ouvrit doucement. Les poupées représentant Bob et Leonnie se trouvaient dans la cuisine, Shin dans la salle de bain, Juuri et Rain dans une chambre et Grunlek dans l'atelier. Ce qui choqua le plus, c'était celle de Théo et d'Annie elles se trouvaient ensemble dans une chambre.
Balthazar se retourna violemment vers son meilleur ami, qui le fixait avec peine.
_ C'est quoi ça ? Cracha t'il.
_ Des poupées qui représentent ce qui c'est passé l'année dernière.
_ Tu te fous de ma gueule ? Pourquoi Annie était avec toi ?
_ Je ne peux pas te le dire.
Cette réponse calma soudainement Bob. Pourquoi ne lui avoir rien dit ?
_ Balthazar ? Tu me fais confiance ?
_ Bien sûr mais si tu as quelque chose à voir avec …
_ Je te dirais ça en temps et en heure. Plus tard. Quand on se sera barré d'ici par exemple.
_ A tu fais quelque chose de mal avec ma sœur ?
_ Je te le dirais plus tard. Fais moi juste confiance.
Théo lui tendit la main, le visage grave. Bob l'accepta, ayant l'impression d'avoir fait un pacte avec le diable. Il le traîna littéralement jusqu'au second sous étage du sous sol. Si Shin devait être quelque part, c'était sans doute par là. Malgré le fait qu'il connaissait l'endroit par cœur, le jeune homme se sentait de plus en plus opprimé par son environnement. Balthazar descendit les seconds escaliers, ne voyant plus Théo dans son champs de vision. Il le retrouva dans une autre pièce, plus loin et le rejoignit. La porte se referma entre eux encore une fois et le jeune homme se précipita dessus, tenta de la défoncer. De l'autre côté, Silverberg lui demanda de se reculer, ce qu'il fit. Ce dernier enfonça la porte pour lui permettre de rejoindre son ami. Son épaule tapa durement contre le bois et sous le poids du corps, céda.
_ Trouvons Shin. Et vite, murmura Théo en le regardant.
Lennon acquiesça et se colla presque à son ami. Il ne devait pas avoir de doute sur lui pour l'instant, ils étaient tous dans une situation trop critique pour se diviser pour un malentendu.
_ Ton père a combien d'atelier ici ? Marmonna le jeune homme en pénétrant dans un nouveau hangar de travail.
_ Beaucoup trop, soupira l'étudiant en droit en examinant les alentours.
Alors que l'autre adolescent partait chercher dans son coin, Bob fouilla sur les bureaux de son père. Un magazine récent sur des lumière traînait, ce qui faisait tiquer le barbu. Son père était venu ici la dernière fois il y a six mois environ, or le magazine datait d'il y a deux mois.
_ Plus le temps passe, plus j'ai l'impression qu'il y a un truc qui se trame...
_ Qu'est ce que tu veux dire ? Fit Théo en sortant sa tête d'un carton.
_ Le psychopathe, la mort de Grunlek, la situation dans laquelle on se trouve... tout est lié mais j'ignore comment, soupira Balthazar en soulevant une pile de faux journaux.
Il se pencha alors vers des batteries connectées à des retardateurs. Le branchement était allumé et connecté au réseau électrique, ce qui confirma les doutes du jeune pyromage.
_ BOB !
Le cri de Théo alerta le jeune homme qui se précipita vers la source de la voix. L'étudiant en droit était figé devant un panneau en liège. Des photos d'eux étaient placardées dessus, avec des petites annotations à côté. Sur la photo de Théo, des croix cachaient ses yeux.
_ Ce mec est vraiment taré, souffla Silverberg.
_ Faut qu'on y aille, confirma Bob en lui tirant le bras.
Ils reculèrent et continuèrent de rechercher leur ami. Balthazar était agité, la peur lui retournant les tripes et serrait sa gorge. Le tueur qui les traquait était vraiment mentalement dérangé pour avoir fait une fixette sur sa famille. Il leva les yeux vers Théo, désolé de devoir mettre tout ses amis en danger.
_ Bordel de merde.
Bob sortit de ses pensées sombres d'un coup en voyant ce que le faisceau de lumière de la lampe de Théo désignait. Des traces de sang au sol qui semblaient venir de dessous une lourde porte en fer. On aurait dit que quelqu'un avait été tué et traîné dans la pièce.
_ Il n'y a que Shin dans le chalet normalement, balbutia le jeune homme, pâle comme la mort.
_ Bouge pas, déclara Théo en mettant dans ses mains la lumière.
En grognant, il poussa la porte et se cala entre elle et le rebord du mur.
_ Putain, c'est lourd, grogna t'il.
Bob tourna subitement la tête à droite et remarqua à mouvement derrière des planches cloutées au mur.
_ Théo, il y a quelqu'un qui a bougé, je crois que c'est Shin...
_ T'es sûr ? Nan mais parce que la je vais lâcher !
_ J'en sais rien, chuchota t'il en éclairant l'endroit où la silhouette s'était dessinée.
Balthazar pesa le pour et le contre et décida de suivre son meilleur ami.
_ Faut pas se séparer, tu as raison.
Il se glissa dans la pièce avant que l'autre jeune homme ne lâche la porte. Cette dernière se referma avec un bruit lourd et fit trembler le mur.
_ Discrétion 0, déclara Lennon en passant sa main dans ses cheveux.
_ Regarde plutôt, il reste une porte, indiqua Théo en se précipitant vers elle et en passant au dessus de la remarque de son ami.
Il poussa le battant, suivit de près part Bob et se retrouvèrent dan une salle plongée dans le noir, avec seulement une lampe qui éclairait une chaise. Une personne était assises sur celle ci, leur tournant le dos, ses longs cheveux noirs pendant dans le vide. Balthazar posa une main craintive sur le dossier de la chaise et la fit tourner. Le corps de Shin se révéla à ses yeux et il recula, les larmes aux yeux :
_ Oh non putain … Il … Il est …
_ Il n'est pas mort, le contra Théo en observant son ami.
_ Quoi ? Souffla Bob en se retournant vers le métalleux.
_ Regarde sa poitrine. Il respire toujours, l'informa le jeune homme.
_ Mais qui a bien put …
Il fut interrompu par un cri de surprise à ses côtés. Théo se retrouva tirer en arrière par les cheveux, un masque à gaz sur la bouche et le nez. Il sombra rapidement dans le sommeil sans pouvoir rien faire et le maniaque à la tête de clown se retourna vers Bob, qui était terrifié. Il sortit la paire de ciseau de sa poche et la planta dans le bras du tueur pour le faire reculer, hurlant de ne pas s'approcher de lui. Le tueur recula de quelques pas tout en enlevant les ciseaux et murmura :
_ Vis et apprend.
Le clown s'élança vers Balthazar et lui assena un coup de poing violent au niveau du visage, plus particulièrement l'œil. Il tomba dans les pommes instantanément pendant que l'autre hurlait.
_ VIS ET APPREND !
Vieil hôtel. Théo se réveillait lentement, encore léthargique. Sa tête lui faisait atrocement mal, surtout à la race des cheveux. Lorsqu'il essayait de bouger, ses pieds et sa main gauche restent bloqués. Il ouvrit alors doucement les yeux avant de les écarquiller. Il était attaché à une chaise en bois par des liens étroits. En face de lui se trouvait Balthazar, qui était encore assommé, un magnifique coquard noir autour de l'œil lui aussi était complètement attaché.
_ Bob, l'appela doucement Théo pour ne pas le faire paniquer.
L'interpellé remua dans son sommeil mais ne se réveilla pas pour autant. Silverberg recommença plusieurs fois jusqu'à ce que l'endormi dédaigne ouvrir les yeux.
_ Théo ? Aie, ma tête, soupira t'il en grimaçant. Qu'est ce qui c'est passé ?
_ On s'est fait choppé par le maniaque apparemment, conclut le jeune homme en désignant ses attaches du menton.
Le brun ouvrit grands les yeux, surpris, avant de gigoter comme un fou pour s'en défaire. Ses nerfs lâchèrent à ce moment là et des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.
_ C'est la fin hein ? Baragouina t'il en reniflant. Il va nous buter.
_ Pas question que quelqu'un pose la main sur toi. Je vais péter la gueule à cet enculé pour t'avoir frappé. Et ensuite le dépecer pour avoir tuer Grunlek et les filles.
Balthazar recula sur sa chaise et leva sa tête vers le ciel en pleurant, le corps tremblant.
_ Je suis désolé... tellement désolé... de t'avoir traîné la dedans … je suis le pire des potes … et tu vas crever par ma faute... pardonne moi Théodore, s'il te plaît...
_ C'est toi qui devrait me pardonner, confia son vis à vis, une expression de douleur peinte sur le visage.
_ J'ai rien à te pardonner Théo … sanglota Bob en s'agitant.
_ Il faut que je te le dise avant qu'on ne meurt !
_ Je m'en fous Théo... t'es un mec bien, je le sais...
_ Je ne suis plus un mec bien depuis l'année dernière.
Cette affirmation coupa les pleurs de Bob et le jeune homme releva la tête vers son meilleur ami, les yeux larmoyants. Silverberg baissa la tête et annonça d'une voix sombre :
_ L'année dernière, avant qu'Annie et Leonnie ne partent dans la forêt, Annie est venue me parler. Elle avait le béguin pour moi et Grunlek l'avait conseillé de venir me voir. Et je … putain je sais pas comment la conversation a dérivé comme ça … je l'ai rejeté. Violemment. Elle s'est mise en colère et on s'est disputé. Si seulement j'avais eu plus de tact à ce moment là, peut être … que rien de tout cela serait arrivé … je suis désolé Bob, leurs morts est de ma faute...
Sa voix se brisa et le silence se fit pesant. Les deux jeunes hommes restèrent silencieux face à l'aveu du plus grand.
_ Tu n'es en rien responsable Théo …
Ce dernier releva la tête et fixa son meilleur ami qui lui souriait à travers les larmes.
_ Tu n'y es pour rien. Tu ne pouvais pas prévoir comment elle allait réagir. J'aurais dû faire attention à elle. Tu n'as pas à te sentir coupable de quoi que se soit.
_ Balthazar …
Une lumière aveuglante s'alluma soudainement, surprenant les deux hommes. Ils commencèrent à paniquer en voyant une scie circulaire commencer à tourner au dessus de la tête de Bob.
_ Bonsoir mes chers cobayes.
La voix du psychopathe résonna dans la pièce, ce qui affola encore plus Lennon qui se remit à pleurer.
_ Nan, nan, nan, je vous en supplie …
_ Théodore a fait un choix crucial aujourd'hui et doit encore en refaire un.
_ Mais qu'est ce que vous nous voulez encore, enculé !
_ Théodore, tu as devant toi un pistolet. Un choix très simple t'appartient : soit de tirer sur Balthazar, soit te suicider.
Le pistolet en face de Théo brillait d'une manière dangereuse. Il le prit dans sa main libre en voyant la scie doucement se rapprocher de son ami. Il tira dessus mais ne elle ne s'arrêta pas.
_ Ne fait pas l'idiot Théodore.
Le jeune homme souffla un bon coup et posa l'arme sur sa jugulaire, devant le regard effondré de Bob.
_ Nan, je t'en supplie ne fais pas ça ! Si quelqu'un doit mourir, c'est moi ! Tu m'as déjà sauvé la vie une fois, je veux te rendre la pareille !
Balthazar se mettait à crier alors que Silverberg serrait les dents, sûr de sa décision.
_ Laisse moi choisir, laisse moi te sauver... Je t'en pris Théo, si ça doit être la dernière chose que je dois faire dans ma vie, laisse moi faire ça ! Pitié Théo, pitié …
La scie circulaire continuait toujours de descendre, s'approchant inexorablement de la tête du brun. Le jeune homme qui tenait l'arme sourit à l'autre et prononça ses dernières paroles :
_ La dernière chose que je dois faire, c'est de laver ma dette envers toi en me suicidant.
Le bruit du tir du pistolet et du hurlement de douleur de Bob résonnèrent à travers tout le sous sol.
_ Vous êtes allez trop loin !
Le psy tourne en rond dans son cabinet. Il s'agite et hurle après son patient. L'homme au masque de clown le regarde sans réagir.
_ Ne comprenez vous pas que cette … torture a duré assez longtemps ?
Le psy regarde les écrans devant lui avant de se retourner.
_ Vous êtes CINGLE ! Vous êtes un putain de TARE !
Il observe les silhouettes de la bande d'amis sur les écrans.
_ Mais qu'est ce qu vous leur avez fait ? Qu'est ce que vous leur avez fait ?
Il pointe les vidéos du doigt en se rapprochant de son patient.
_ Psychopathe !
Son ton montre clairement son dégoût et sa fureur. Le patient semble réagir.
_ Espèce de psychopathe !
Le patient s'approche du psy en lui donne un coup de poing sur la tempe.
