Coucou ! C'est bon, la suite est là ! Désolée pour le retard, je n'arrivais pas à écrire ce chapitre. Je vous annonce dès aujourd'hui qu'il s'agit de l'avant-dernier chapitre. Tout comme dans ma fanfic L'homme aux lunettes de soleil, je m'arrêterai à la transformation des personnages. Bonne lecture !
Ils nous guidèrent vers la place du village. Les jambes en feu, nous marchâmes aussi vite que nous le pûmes pour éviter de les mettre plus en colère qu'ils ne l'étaient déjà. Jane se débattait et jurait, mais la lance dans son dos la contraignit au silence bien vite. Moi, j'étais silencieux. Je jurais aussi, dans ma tête. Je maudissais les villageois, moi-même, le monde entier, et la racine, aussi. J'avais peur comme je n'avais jamais eu peur.
Les yeux bleus de Jane brillaient. Il y avait cet éclat dans ses prunelles, qui signifiait qu'elle serait prête à faire du mal s'il le fallait. Beaucoup de mal, même.
Quand nous arrivâmes, les autres villageois entouraient la place. Ils hurlaient, parlaient tous en même temps, regroupés devant nous.
- Ecartez-vous, gronda l'un de notre groupe. Nous amenons les enfants sorciers.
Les enfants sorciers ? Ca ne présageait rien de bon. J'avalai ma salive. Devant nous, le groupe se scindait en deux, et c'est lorsque les derniers se furent retirés de notre chemin que je le vis. Sur la place du pendu qui n'avait jamais servi jusqu'alors, il y avait un énorme tas de paille, et, planté au milieu, deux pieux en bois gigantesques. Un bûcher.
Des pleurs s'élevèrent au milieu du groupe. Ligotée sur une chaise, ma mère était en face du bûcher. Je fus submergé par l'horreur. Il n'y aurait pas de procès. Ils allaient nous tuer, là, comme des chiens. Et devant notre mère, qui plus est. J'avais une folle envie de m'enfuir, mais je ne savais même pas si mes jambes auraient été capables de survivre à une autre course. Elles tremblaient comme des feuilles.
Jane se débattit de plus belle, bien que je ne la visse pas, je l'entendais gigoter derrière moi. Il y eut un bruit de coup, puis plus rien.
Ma mère hurlait des supplications incompréhensibles, les cris de Jane se mêlant aux siens. Un home la saisit et voulut la faire monter sur l'estrade. Elle se laissa tomber sur le sol, refusant obstinément d'aller plus loin. Son bourreau voulut la porter. Alors qu'il se retournait, je visai entre ses jambes et frappai de toutes mes forces. Il se plia de douleur. Un autre, celui qui était posté derrière moi, me souleva de terre, et je battis des pieds.
- Lâchez-le ! hurla ma mère.
Jane était attrapée par un villageois costaud qui s'était porté volontaire, tandis que son camarade, que j'avais bien amoché, tentait tant bien que mal de se relever. Lorsqu'il fut debout, il se saisit des pieds de ma soeur, son nouveau garde prit ses bras. Ils portèrent Jane jusqu'au bûcher, mon bourreau attitré me tenant fermement. Je criai, je suppliai, et eux, sans me prêter la moindre attention, regardaient ma sœur se faire attacher. Ma mère se dandinait sur sa chaise, injuriant le village entier. Je remarquai que mon gardien était absorbé par l'action qui se déroulait sur l'estrade. Alors qu'ils faisaient le dernier nœud, je me secouai comme un beau diable, et, pris par surprise, il me lâcha. Je me précipitai vers la maison, n'ayant aucun objectif en tête sinon leur échapper. Alors que je me préparai à grimper vers la fenêtre, un poing colossal s'abattit sur mon crâne, et je tombai comme un sac parterre. Je vis des taches noires, rouges, puis plus rien.
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