Disclamer : Tout appartient à Capcom.
Coucou tout le monde ! Voici la petite suite de cette fic ^^
Quelques infos en ce qui concerne les personnages :
L'histoire se passe deux ans avant la première enquête d'Apollo Justice. Kristoph a 30 ans. Konrad a 22 ans. Et en ce qui concerne Apollo j'ai décidé de me calquer sur le système d'études de droit Français (ce qui explique pourquoi les âges ne sont pas forcément les bons vu que je voulais que la courbe des âges soit logique par rapport aux années d'études). Le cursus d'Apollo est donc : 4 années pour le master 1, pas le master 2, pas l'année de prépa IEJ (on va dire qu'il a bien bûché xD), l'année de CRFPA pour le CAPA (donc 1 ans) et 2 ans chez Kristoph. Il a donc 24 ans avec ces deux dernières années passées chez Kristoph, et par conséquent au début du jeu le concernant. Je m'excuse si les études retranscrites ne sont pas les bonnes. Merci de me prévenir si c'est le cas ^^
Je cite également que les frères Gavin sont Allemands. Je n'ai rien trouvé sur des sites le prouvant mais Konrad parle bel et bien en allemand dans le dernier jeu…
Là-dessus je vous laisse sur la suite.
Bonne lecture !
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Chapitre 1 : Une graine de Justice.
Deux ans plus tôt…
Confortablement installé à son bureau, Kristoph parcourait rapidement le dossier de sa dernière enquête : une bête histoire d'héritage chez l'une des familles les plus fortunées de la ville et qui avait mal fini. Les deux frères qui semblaient bien s'entendre avaient finalement commencé à mutuellement changer l'un envers l'autre à la mort de leur père. Pourtant Kristoph sentait que son client n'avait commis aucun fratricide. C'était la femme de la victime la vraie coupable. Cette vipère se doutait que son beau-frère serait immédiatement pris pour cible de ce crime, et était prête à tout pour que l'héritage lui revienne. Mais le blond n'était pas dupe. Rien qu'à leur rencontre il avait senti l'embrouille qu'elle tentait de mener. Parole de Gavin, elle ne s'en sortirait pas comme ça.
Alors que Kristoph s'apprêtait à jeter un œil sur les preuves de l'enquête afin de déterminer laquelle serait son épée de Damoclès, le téléphone retentit d'une douce musique classique soigneusement programmée. Soupirant car n'aimant pas être dérangé au cours de son travail, il décrocha.
-Cabinet Gavin, je vous écoute.
-Bonjour monsieur ! J'espère que je ne vous dérange pas, dit une voix féminine.
-Pas vraiment pour le moment mais je suis en plein milieu d'une enquête, répondit-il en se retenant de raccrocher. C'est à quel sujet ?
-Je m'appelle Corra Spondance, je suis la secrétaire du CRFPA de la ville. J'appelle au sujet de nos avocats ayant terminés leur cursus. Cela vous intéresse-t-il de former l'un de nos apprentis-avocats dans votre cabinet pour une période de deux ans rémunérées ?
-C'est que je n'ai pas pour habitude de collaborer dans ce genre de démarche, déclara Kristoph. Je ne suis pas pour avoir quelqu'un dans mon étude, stagiaire comme professionnel. Je sais que ces deux ans sont cruciaux pour devenir avocat mais je ne peux accepter.
-Vous ne semblez pas comprendre, monsieur. Il ne s'agit pas de stagiaire à l'état de découverte du métier. Ce sont des avocats qui ont fait leurs années d'études !
-Et ce n'est pas pour autant que je vous en prendrais un. Je suis débordé avec la grosse enquête que j'ai actuellement et je ne suis pas disposé à prendre quelqu'un sous ma tutelle.
-Je vois…Merci quand même ! Bonne journée, au revoir.
Elle raccrocha. Kristoph sourit. Elle n'avait pas tant insisté que ça à son goût. Pour quelque chose de soi-disant important le blond s'était attendu à plus. Mais il ne changerait pas ses habitudes pour faire plaisir à une femme qu'il ne connaissait même pas. Même son propre frère ne venait jamais le voir à son bureau pour lui demander des conseils. Et puis un inconnu n'avait pas à venir s'immiscer dans ses dossiers, dans sa vie.
Soupirant d'exaspération, Kristoph raccrocha son téléphone pour revenir à son dossier. Mais l'appareil diabolique se remit à manifester sa présence. Le blond fronça les sourcils. Si c'était encore cette femme, elle allait comprendre pour de bon. Toutefois, ce fut le nom de son frère qui apparut sur le petit écran bleu.
-Oui ?
-Salut, grand frère !
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Toujours aussi aimable… Enfin bref ! C'est pour te dire qu'on doit passer au studio pour répéter après les cours.
-J'imagine que cela implique que je dois venir te récupérer étant donné que ta moto a eu ce… léger accident.
-Ce n'est pas ma faute, s'énerva l'autre.
-Je sais, je sais…
-Bon je te laisse. A ce soir !
Kristoph raccrocha pour la deuxième fois de l'après-midi. Il sourit en se rappelant la colère noire dans laquelle était son cadet lorsqu'il l'avait contacté en urgence pour lui expliquer que le petit-ami jaloux d'une fan avait fracassé sa cylindrée. La jeune fille devait sans doute constamment parler de l'Allemand pour que son « mec » en vienne à craquer.
D'un bref coup d'œil sur son horloge, le blond vit qu'il avait encore le temps d'analyser ses dossiers avant de partir pour le studio du centre-ville. Après tout connaissant son frère, il en avait pour une longue attente. Et cela ne manqua pas lorsqu'il fut refoulé à l'entrée par un garde qui lui expliqua que la répétition n'était pas terminée. Ne souhaitant pas créer de désagréments avec l'homme, Kristoph accepta d'aller attendre ailleurs. Et ce fut sur un petit café du trottoir d'en face qu'il jeta son dévolu. Le cadre moderne ne déplut pas à l'avocat qui vint s'assoir au bout du comptoir où il commanda un thé au jasmin. D'un bref coup d'œil, il vit que le lieu était quasiment désert ce qui l'arrangeait étant donné que la compagnie de la foule l'insupportait. Quant à la gérante, elle semblait davantage attirée par une vieille dame, sans doute une habituée.
La porte d'entrée s'ouvrit alors que Kristoph commençait à verser l'eau chaude dans sa tasse. Un jeune homme pénétra doucement dans le café, téléphone en main.
-Disons que de mon côté je surenchéris les échecs. L'école ne parvient pas à me trouver quelqu'un. Mais tu sais quoi, Clay ? Je pense prendre les devants et me débrouiller moi-même. Des idées d'agences ? Non pas vraiment. Je pensais à celle de Phoenix Wright mais elle n'est plus en activité depuis cinq ans. Je sais que cet avocat était exceptionnel mais on n'y peut rien. J'aurais rêvé travailler avec lui mais il faut croire que cela ne se fera jamais.
Sans le savoir, le nouvel arrivant venait d'attirer l'attention de Kristoph qui avait très clairement entendu le nom de son très cher ami du barreau. Le reste de la conversation n'avait pas non plus était mis de côté et l'Allemand commençait à douter sur l'identité de cette personne.
-En rentrant je vais me mettre à chercher des agences et espérer en avoir une d'ici la fin de la semaine. On se voit plus tard, bisous je t'aime !
Kristoph haussa un sourcil tandis que l'autre prenait place à deux sièges de lui après avoir raccroché. La familiarité à sa conclusion devait certainement traduire une relation plus que soudée entre les deux hommes. Enfin le blond avait déduis que l'interlocuteur à distance était un garçon. Clay. Ce nom ne faisait pas féminin du tout. Mais son attention se reporta bien vite sur le jeune homme présent près de lui. Entièrement vêtu de rouge, les yeux noisettes, deux mèches défiant les lois de l'apesanteur en se dressant telles deux ailes d'abeilles vers le ciel.
De son côté, l'étudiant commanda un café et se perdit dans les gros titres des journaux présents devant lui. Tous affichaient la même chose : l'affaire d'héritage qui avait mal fini. Et les articles déplaisaient fortement au jeune homme. Tous accusaient l'un des deux fils, voire les deux. Comment pouvaient-ils se permettre de publier de telles idioties alors que l'évidence crevait les yeux ?
-La vérité est pourtant si flagrante, souffla-t-il. Assassiner son époux pour récupérer toute la fortune… Elle a encore de beaux jours devant elle pour profiter de toute cette richesse.
Kristoph écarquilla les yeux derrière ses montures. Sans que les plus grands éléments de l'enquête ne soient donnés aux journalistes, ce jeune inconnu avait deviné qui était le vrai tueur de l'histoire. Et puis à écouter la fin de son court monologue, il est vrai que l'épouse était bien plus jeune que feu son mari. Soudainement intéressé, l'Allemand mit de côté ses principes de s'éloigner des « autres » pour tenter une approche.
-Sans compter que le testament, non signé, lègue des comptes aux fils alors qu'elle seule connait les numéros, ajouta-t-il.
L'autre sursauta et tourna la tête vers Kristoph. Il n'avait pas pensé un seul instant que quelqu'un l'ait entendu. Maudites cordes vocales. Un élément titilla la curiosité de l'étudiant mais il choisit de garder cela pour lui encore un instant.
-Pardonnez-moi de vous avoir surpris, continua Kristoph en souriant. Mais je n'ai pas pu m'empêcher d'intervenir en entendant que vous suspectiez la femme de la victime.
-Oh… Vous aussi vous pensez que le coupable est l'un des fils, n'est-ce pas ?
-Et admettons que cela soit le cas… Qu'en dites-vous ?
-Que c'est idiot. Ne le prenez pas mal mais il est clair qu'en sachant leur père très affaibli, les deux fils attendraient patiemment que celui-ci s'éteigne. Or ce n'est pas le cas de son épouse. Et si je prends en compte ce que vous avez dit au sujet de ce testament, j'imagine que s'il avait été signé, peu de choses seraient revenues à cette femme.
-Vu sous cet angle-là, dit l'Allemand dans le vague. On peut en effet penser qu'un troisième suspect est possible.
-Elle est la coupable. J'espère que la justice verra la vérité et qu'elle aura le verdict qu'elle mérite.
-Ne vous inquiétez pas. Bien menée, la loi permet de trouver la vérité.
-Pour certaines affaires j'ai du mal à y croire, s'attrista le rouge.
-Des idiots, trancha Kristoph. Les idiots n'ont pas le droit de parler au nom de la justice. Mais vous ne semblez pas en être un. Vous venez de lever le véritable voile de cette affaire.
-Comment ça ? S'étonna le plus jeune.
-Je me présente, Kristoph Gavin, avocat de la défense et actuel représentant de l'un des fils de cette affaire.
Le jeune homme en face de lui faillit chuter de son siège tant il était étonné de l'identité de son interlocuteur.
-A-alors c'est pour ça que vous étiez au courant à propos du testament non signé ? Bredouilla-t-il.
-C'est exact, rit doucement Kristoph face à la mine soudainement déboussolé de son voisin de chaise. Il s'agit de l'un des preuves du dossier récemment découverte et qui devrait me permettre de faire entre cette chère dame dans le cercle des suspects.
-Je compte sur vous pour faire ce qui est juste.
-Il n'y a pas d'inquiétude à avoir là-dessus.
-Je le sais…je connais votre palmarès, monsieur Gavin.
-J'ignorais avoir une telle réputation. Je ne cherche pas la célébrité, juste à faire parler la justice. Mais assez parlé de moi. Racontez-moi un peu qui vous êtes.
-Hé bien je m'appelle Apollo Justice, j'ai 22 ans et je viens de terminer mes études pour devenir avocat de la défense.
-Hm…A la recherche d'un cabinet pour une tutelle de deux ans j'imagine ?
-On ne peut rien vous cacher visiblement, plaisanta Apollo. C'est exact. Mais mon école ne semble pas très insistante auprès des personnes qu'elle tente de convaincre pour me prendre.
-Et que feriez-vous de plus avec un professeur dans le métier ?
Apollo se mordit légèrement la lèvre.
-Disons que devenir avocat est mon rêve depuis un certain nombre d'année. Je n'ai pas connu mes parents. C'est à l'orphelinat que cette ambition s'est consolidée pour ne plus jamais partir. C'est aussi là que j'ai rencontré mon meilleur ami, Clay. Lui rêve de devenir astronaute. Et c'est ainsi que nous nous sommes mutuellement promis de réaliser nos rêves.
-Ah oui Clay…La personne avec qui vous étiez au téléphone.
-Encore une bonne réponse.
-Votre petit-ami ?
Cette fois-ci les deux mèches d'Apollo s'affaissèrent légèrement. Un blanc venait de s'installer entre les deux hommes. Kristoph commençait à sentir l'erreur pointer le bout de son nez.
-Clay est juste mon meilleur ami, dit finalement l'étudiant. Si vous faites allusion à ma conversation avec lui il n'y a absolument rien entre nous. Nous sommes justes très liés par notre promesse et ce que nous avons vécu ensemble.
-Je suis confus ! S'exclama Kristoph, gêné.
-Il n'y a pas de mal. Vous êtes loin d'être le premier à dire cela, le rassura Apollo.
Rassuré de ne pas l'avoir brusqué, le blond soupira et se reconcentra sur sa tasse refroidie.
-Bien…Je vais vous laisser. J'ai encore des choses à régler, déclara le brun. Ravi d'avoir fait votre connaissance et bonne chance pour l'enquête !
Il sauta de sa chaise et régla sa consommation. Puis il se saisit de sa veste et se dirigea vers la sortie lorsque la voix calme de Kristoph l'interpela.
-Si cela vous intéresse, passez à mon étude demain. Je pense que vous avez su vous montrer plus convaincant que votre secrétaire pour susciter mon intérêt.
Là-dessus il tendit un morceau de papier à Apollo en s'excusant de la qualité de cette carte de visite improvisée. Dessus était notés l'adresse du cabinet et le numéro de portable de l'avocat. L'étudiant la prit et le remercia chaleureusement.
-J'y serais ! Clama Apollo. A demain !
Il partit tandis que Kristoph revint s'assoir pour lui aussi régler son thé. Il soupira à nouveau en se demandant quel élan venait de le prendre pour qu'il invite ainsi quelqu'un chez lui. Mais il sentait au fond de lui qu'il ne regretterait pas son choix.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter l'établissement, la porte s'ouvrit et un très beau jeune homme aux cheveux blond et à la peau bronzée entra, étui à guitare à la main.
-Coucou Kristoph ! Excuse-moi du retard !
-Ce n'est rien, Konrad, sourit l'ainé.
-Houlà…tu ne pestes pas que je finisse si tard ?
-Non, pas du tout, avoua l'autre en amenant son cadet à sa voiture. A vrai dire, grâce à toi, je pense avoir trouvé une personne très intéressante pour le barreau.
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Voili voilu ! C'est fini pour ce chapitre ^^
Je précise que je n'ai pas de scénario bien précis, juste des éléments que je veux faire apparaitre. Pardon pour la petite apparition de ClaPollo, je n'ai pas pu résister. Mais cette fic est non yaoi donc il n'y en aura pas.
A bientôt ! ^^
