Disclamer : Tout est à Capcom.
/0\0/0\
Tout d'abord je voudrais commencer par exprimer mes condoléances aux familles des victimes de l'attentat du 13 novembre à Paris. Je sais que de simples mots ne peuvent pas les ramener et encore moins soigner les blessés ou aider à lutter contre le terrorisme, mais je tenais à dire que je soutiens les personnes dans la détresse suite à cet évènement. De la barbarie gratuite faite à de pauvres gens qui ne cherchaient qu'à se relaxer entre amis après une dure semaine de labeur et de soucis. C'est juste scandaleux quand on le réalise et j'espère que tous les coupables seront punis comme il le faut.
Cette fois-ci je ne parviens pas à illustrer ma peine pour ce carnage sans nom. Sans doute car je suis partagée entre plusieurs émotions et que je suis tétanisée devant ma feuille sans trop savoir quoi faire…
/0\0/0\
En ce qui concerne la fic, voici le second chapitre qui je crois est un peu plus long que les autres. Je n'ai pas grand-chose à dire dessus hormis le fait que j'essaie d'y modeler un procès discount (oui il ne vaut pas du tout celui des jeux xD). Seule élément inédit, il me semble, j'ai choisis pour Boulay de mettre la coupe d'Elvis Presley (oui je dois très certainement souiller ce dieu de la chanson, honnêtement j'ai honte surtout que je suis fan ! o_O) mais je crois que c'est la seule coupe qu'il n'a pas eu et donc il pourrait se vanter XD
Bonne lecture tout le monde ! ^^
/0\0/0\
Chapitre 2 : Une perception infaillible.
Apollo n'avait pas dormi de la nuit. Il était bien trop excité à l'idée d'avoir enfin trouvé un cabinet d'avocat. Et pas n'importe lequel en prime celui de Kristoph Gavin, l'avocat le plus irréprochable du moment. Clay avait été contraint d'arrêter de répondre aux messages du rouge qui ne parvenait plus à contenir sa joie alors qu'il était près de deux heures du matin. Apollo en avait ris en se disant qu'il avait épuisé son meilleur ami. Puis il s'était renseigné sur l'adresse de l'Allemand et les moyens pour s'y rendre. Et à sa grande surprise il n'était qu'à quelques quartiers du sien. Finalement ce fut une grande panique qui vint conclure tout ce petit programme nocturne. Le jeune étudiant ne savait pas comment se conduire en présence de l'avocat. Etait-il exigeant, froid et cruel ? Certes il lui avait paru très chaleureux à leur rencontre mais ce n'était peut-être qu'un masque.
L'angoisse de la journée à venir retomba après l'appel de Clay une heure après. Le dernier message d'Apollo l'avait inquiété lorsqu'il s'était levé pour aller boire. L'astronaute avait commencé par l'apaiser avant de lui faire réaliser que l'inquiétude ne servirait à rien. Si Kristoph avait été si aimable et envieux de le prendre sous son aile, c'était bien parce qu'il l'avait convaincu qu'il était l'élève de ses rêves. Et cela avait suffi à calmer les angoisses d'Apollo qui s'était finalement endormi sur son lit pour sauver les quelques heures qu'il lui restait avant son rendez-vous tant attendu.
L'alarme du portable résonna dans la pièce bercée par les premiers rayons du matin. Apollo sursauta en l'entendant. Complètement déboussolé il s'empara de l'objet pour l'éteindre. Puis il se leva afin de se préparer. D'un geste attentionné il vint effleurer du bout des doigts le bracelet doré qu'il avait l'habitude de porter, seul héritage de sa mère disparue. Il ne s'en séparait jamais car, même si cela pouvait paraitre idiot et enfantin, il avait toujours l'impression d'avoir celle qu'il n'avait jamais connu près de lui.
Il enfila son bracelet et se prépara à rejoindre le cabinet de Kristoph. Une fois devant la porte il ne sut que faire. L'angoisse était toujours là. A présent il craignait de le décevoir lui, l'avocat réputé que beaucoup d'étudiants aimeraient avoir. Tout en replaçant ses deux mèches, Apollo repensa aux derniers messages de Clay lui disant qu'il réussirait, et il trouva enfin le courage d'entrer. L'accueil respirait le luxe et le goût des belles choses anciennes. Dans une ambiance d'appartement de maitre se mêlaient mobilier moderne et objets anciens telles que des commodes en bois peint. Apollo se perdit dans la contemplation de cet environnement à tel point qu'il ne vit pas Kristoph arriver de par l'escalier.
-Vous êtes en avance, dit-il doucement en pénétrant dans le hall d'entrée.
Apollo sursauta et se tourna vers l'avocat qui le regardait en souriant. Le jeune étudiant déglutit difficilement et tenta de soutenir le regard clair qui le fixait. Kristoph sentait son malaise mais ne savait pas comment l'aider à le gérer. Il n'avait pas du tout l'habitude d'apaiser quelqu'un en début de crise d'angoisse. D'un raclement de gorge, il déclara :
-Venez, je vais en profiter pour vous faire visiter.
Il lui fit donc faire le tour des lieux en indiquant qu'il avait des chambres vides à disposition et qu'il pouvait en prendre un s'il le désirait. Apollo le remercia pour l'offre mais préféra rester à son appartement le temps de s'accoutumer si toutefois il venait à rester. Cette remarque fit rire Kristoph qui lui assura qu'il ne le renverrait pas. L'étudiant se demanda comment il pouvait en être aussi certain mais il préféra garder cette interrogation pour lui. Ils arrivèrent enfin dans le bureau où l'avocat passait le plus clair de son temps. L'étendue de la pièce aurait pu permettre d'y faire cohabiter dix avocats tant elle était spacieuse. Des bibliothèques fournies de dossiers des deux côtés adjacents au bureau aux tons acajou, une grande baie vitrée à l'arrière, et un parquet sans défaut. Et se baladaient également dans la pièce, un autre bureau plus petit ainsi qu'un ensemble d'échelles en bois utilisées pour atteindre les plus hautes étagères.
-Voilà. C'est ici que nous passerons notre temps pour les enquêtes. J'ai pris l'initiative de vous faire monter un bureau. Je vous en prie, installez-vous.
Apollo acquiesça et s'approcha du meuble. Avec surprise, il vit qu'un ensemble de dossiers était posé dessus en éventail. Avec incompréhension il haussa un sourcil en direction de l'Allemand. Celui-ci réajusta ses montures.
-L'affaire en cours, dit-il simplement. Avez-vous déjà assisté à un procès ?
-Cela m'est déjà arrivé quelques fois.
-Aux côtés de l'avocat ? Termina Kristoph.
L'étudiant resta silencieux. Non il n'avait jamais suivi de procès depuis les premières loges. D'ordinaire, il était avec l'audience à prendre des notes sur le comportement des témoins et la façon dont les avocats jouaient avec les preuves.
-Je ne pense pas que cela soit permis dans une cours d'assise. C'est à peine s'ils permettent au public d'entrer.
-C'est vrai. Mais en vue de votre statut d'avocat vous avez vous aussi le droit d'assister au procès. Même si vous n'avez pas votre badge, soyez sans crainte. Je m'occupe de tout.
-V-vraiment ?! Merci, monsieur Gavin !
-Mais de rien, sourit l'autre. Le procès reprend cette après-midi. J'espère que vous n'avez rien de prévu.
-Euh…Non, je suis disponible.
-Parfait ! J'espère ne pas vous décevoir lors de la session. Cela ne donnerait pas une première bonne impression.
-Ne vous inquiétez pas, le rassura Apollo. Je sais que vous ferais de l'excellent travail.
L'heure du procès sonna. Attendant patiemment dans la salle des accusés, Kristoph et Apollo examinaient les derniers éléments importants de l'enquête. Un homme tout de noir vêtu fut amené par deux policiers auprès des avocats. Ses yeux rubis fixaient le rookie du barreau. Apollo ne sut comment réagir et heureusement pour lui, l'Allemand brisa le silence. Cela eut pour effet de détourner l'attention du second fils de la famille. Il lui expliqua qu'il ressortirait avec un verdict non-coupable aujourd'hui. Il lui présenta son élève par la même occasion avant d'être amenés à la salle d'audience où ils prirent place côté défense. Le juge avisa la présence de deux personnes mais il ne dit rien. Côté procureur c'était Victor Boulay.
-La séance pour l'enquête de la famille Dinasty va reprendre. Nous nous étions arrêtés à l'arrivée d'une nouvelle preuve dans le dossier. Monsieur Gavin, avez-vous tiré une quelconque piste de cet indice.
-En effet votre Honneur. Et j'ai la ferme conviction que seule madame Dinasty pourra nous expliquer en détail en quoi elle consiste.
-Fort bien. Huissier, faites venir cette dame à la barre.
Quelques instants plus tard, une femme dans la cinquantaine se dressait au centre de la pièce. Ses longs cheveux de jais lâchés en cascade retombaient en fine mèche sur ses épaules et son dos. Ses yeux couleurs sang détaillaient négligemment les hommes présents face à elle tandis que d'une main elle jouait avec la fourrure du col de son manteau.
-Je trouve ridicule d'être appelée à la barre alors que je suis en deuil. Vous trouvez correct de m'interrompre alors que je suis encore sous le choc de la perte de mon époux ?
-Veuillez nous pardonner, dit le juge. Mais la défense a insisté pour que vous veniez témoigner.
-Ecoutez, monsieur Gavin, trancha-t-elle avec haine. Je vous ai déjà que le fils que vous vous entêtez à innocenter est le seul responsable. Les preuves de la dernière fois on suffit.
-En effet. Cependant nous en avons découvert une autre qui éloigne mon client du verdict que vous semblez espérer pour lui. J'ai ici avec moi le testament non signé, donc sans valeur juridique, de votre défunt mari. Celui-ci lègue des comptes à ses enfants dont seule vous avez les moyens d'y accéder.
-Cela ne prouve rien ! Clama la femme. Qu'importe que j'ai les codes ou pas. La fortune n'est pas le seul héritage. Il y a beaucoup de choses en dehors de cet argent placé.
A cet instant, madame Dinasty se mordit l'intérieur de la joue droite. De son côté, Apollo qui avait assisté à la joute avec beaucoup d'admiration se sentit soudain prit d'un violent étourdissement. Il se rattrapa en posant les mains sur le bois de l'autel des avocats. Puis il baissa la tête et tenta de retrouver une respiration normale. De son côté, Kristoph venait de remarquer le malaise de son apprenti. Cela le perturba autant que la déclaration de la dame. Il n'avait pas encore la conviction si elle pouvait bénéficier du reste ou pas.
-Ces comptes ne représentent qu'une infime partie de tout ce que possédait mon époux !
Une nouvelle vague de mal être traversa Apollo. Il se mit à respirer plus fort. Inquiet pour son état, Kristoph demanda au juge une pause afin de voir ce qui n'allait pas. Ce dernier lui accorda vingt minutes et leva la séance. L'Allemand n'attendit pas que le marteau tombe. Il entrainait déjà le brun à sa suite. Il lui fit prendre place sur l'un des canapés de la salle des accusés et attendit sans savoir quoi faire qu'il reprenne ses esprits.
-Justice ? Est-ce que ça va ? S'enquit Kristoph.
-Ma tête…, grinça le concerné en se massant le crâne.
-Restez allongé. Si vous avez la tête qui tourne, il vaut mieux ne pas forcer.
Le brun consentit à se reposer un peu. Kristoph le regardait avec inquiétude mais il fut vite coupé dans ses pensées par l'arrivée de son client. Ils discutèrent un court instant à propos de cette affaire d'héritage éparpillé. L'Allemand lui expliqua ses craintes à propos des biens autres que les comptes. Pour lui, cela risquait de faire pencher la balance en leur défaveur.
-Non…C'est faux, souffla Apollo. Il n'y a probablement rien d'autre…
-Comment ? Demanda le blond. De quoi parlez-vous ?
-Quand elle parlait du reste. Elle s'est mordue l'intérieur de la joue droite…à deux reprises, aux deux fois où elle a évoqué l'héritage.
-Je ne suis pas sûr de bien vous suivre.
-Hé bien, pendant ses deux déclarations j'ai été pris de vertiges. Et aux mêmes moments, j'ai levé les yeux vers elle et j'ai vu ce tic nerveux. Je suis certain qu'elle ne l'a pas fait en dehors de ça depuis son arrivée à la barre.
-Hm…un tic nerveux porte bien son nom, murmura l'Allemand. Je sentais bien que cet élément perturberait la suite du procès.
-La séance reprend dans deux minutes ! Clama un policier.
-Bien… Justice, vous feriez mieux de rester ici.
-Quoi ?! Non ! Je veux connaitre le fin mot de cette histoire.
-Soit, mais je doute que le juge nous accorde une nouvelle pause si jamais vous venez à recommencer.
-Je me tiendrai, assura Apollo avec un léger sourire.
Ils repartirent vers la salle d'audience. Madame Dinasty revint à la barre et le juge redonna la parole aux magistrats présents.
-Bon ! La séance peut reprendre, en espérant que nous ne subissions pas de nouvelles interruptions, déclara le juge en regardant Apollo qui eut un sourire gêné. Monsieur Gavin, souhaitez-vous continuer à interroger le témoin ?
-J'aimerais revenir à sa façon de se tenir lors de ses précédents aveux. Notamment sa nervosité.
-Comment ?! Mais je ne suis pas nerveuse.
-Pourtant lorsque vous avez évoqué un héritage extérieur à de l'argent en banque, vous vous êtes, à deux reprises, mordues la joue droite. Signe nerveux indiquant que vous n'étiez pas à l'aise avec vos mots !
-C'est ridicule, cracha la femme.
-Ah oui ? Peut-on savoir quels sont les biens qui vous sont destinés ? Qu'elle en est la valeur ? Est-ce la vérité ? Ou avez-vous juste créé ce prétexte pour essayer de vous innocenter car en réalité vous n'avez plus rien !
-AHH ! Vous…Vous divaguez complètement !
-En regardant de plus près, on remarque que votre époux cumulait souvent les dettes de jeux. Il faut énormément d'argent pour en régler autant en si peu de temps. Peut-être a-t-il était contraint de devoir vendre beaucoup de son patrimoine ce qui fait…que la totalité a été transformée en fonds investis et rien d'autres !
La quinquagénaire arbora un visage déconfit. De son côté, Boulay venait de perdre sa mèche à la Elvis Presley d'un seul coup. Kristoph se tourna vers Apollo qui semblait en bien meilleur état que tout à l'heure. Le juge prit en compte l'importance de cette piste et juste après, il fut ensuite prouvé que l'épouse présente à la barre des témoins était bel et bien la meurtrière. Celle-ci avait commis le crime à des fins personnelles et n'avait eu aucun scrupule à faire accuser ses propres enfants. Le verdict fut donc non-coupable pour le client de Kristoph qui en soupira de bonheur. Avec Apollo, ils furent remerciés par le jeune héritier fraichement innocenté. Puis il partit, laissant finalement les deux hommes seuls.
-Je vous dois la réussite de ce procès, Justice.
-Je n'ai pas fait grand-chose hormis mon malaise, s'étonna-t-il en entendant ces éloges.
-Au contraire. Grâce à votre remarque à propos de son comportement, vous avez réussis à trouver la faille dans ce qui n'allait pas.
-Je me demande encore comment j'ai fait, dit-il en se frictionnant lentement le poignet, là où se tient habituellement son bracelet.
-Quelque chose ne va pas ?
-Non, c'est juste mon bracelet. J'ai comme la sensation qu'il me serre le bras.
Kristoph baissa les yeux sur le bijou doré que portait son élève. Une étrange sensation le traversa sans qu'il ne parvienne à mettre le doigt dessus. Cette lueur lumineuse semblait pourtant le narguer dans son ignorance comme si elle se moquait de lui. Mais il ne se souvenait visiblement pas d'elle. Ainsi c'est avec son questionnement intérieur qu'il ramena Apollo. Celui-ci affichait une mine bien trop fatigué pour rentrer chez lui seul. Aussi Kristoph lui proposa de rester et lui offrit une chambre d'ami qu'il accepta timidement.
Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que le jeune homme ne s'endorme, ce qui laissa tout son temps au blond pour continuer à se retourner le cerveau. Inconsciemment il alla dans ses archives, d'anciennes dont certaines qu'il aurait préféré oublier ou brûler. Pourquoi elles d'abord ? Pour chasser ses craintes intérieures, ses doutes, sa peur de s'imaginer revivre un cauchemar. Les Grimoire. Cette famille source de malheurs pour lui. Mais rien ne ressortit. Il en fut très soulagé. Jusqu'à ce que son inconscience ne prenne le dessus et qu'il se retrouve à taper le nom des Grimoire sur son ordinateur. Et là ce fut la déchirure. Sa main se crispa sur la souris à tel point qu'au-dessus de sa cicatrice apparurent des ombres foncées. Une tête de mort. Le démon était lâché.
-Ce gamin nous dupe ! Il cherche à nous humilier pour amuser sa maudite famille !
-Non, il ne doit pas être là pour ça…il est orphelin. Il ne connait pas ses parents.
-Mais qu'espères-tu de lui ?! Il réussira là où les autres ont échoué ! Il te détruira !
-Pas si je l'empêche…
-Oh, tu vas le tuer ? Tapisser les murs de son sang et de ta haine ?
-Non. Et puis…rien n'est prouvé. Il n'a peut-être rien à voir avec ces magiciens. Un bracelet ne suffit pas à en faire un Grimoire… Et j'ai déjà d'autres projets pour lui. Je vais en faire ma perception de la Justice. Je vais tailler son esprit pour qu'il soit la Justice que je rêve de voir vivre. Il sera sans merci comme Elle se doit de l'être. Cette si belle Justice que je cherche depuis si longtemps.
A ce moment, les « deux voix » fusionnèrent pour n'en former qu'une.
-Le démon à trouver la proie parfaite.
/0\0/0\
Alors oui je pars du principe que Kristoph héberge en lui/est un démon. Désolée mais ce crâne m'intrigue tout autant que les verrous psychés noirs jamais ouverts X) du coup dans cet fic il n'aura peut-être pas des antécédents si humain que ça (et puis il est trop beau pour l'être XD *blague pourrie avec méchanceté gratuite !*)
Pour Apollo, je pense qu'il a déjà eu des perceptions avant qu'il apprenne à s'en servir mais qu'il ne sait pas d'où ça vient ni comment les maitriser.
Je préviens que je n'ai absolument pas d'idée pour la suite donc j'ignore quand elle arrivera !
