Chapitre dédicassé à Vero, ma plus fidèle lectrice. Merci à toi de me suivre encore après tout ce temps. J'espère que ce petit chapitre te plaira.

CHAPITRE 5 : PDV EDWARD

Je savais que tourner en rond comme je le faisais depuis un certain temps déjà, ne me servirais à rien, que ça ne me rendrait pas ma bien-aimée et que ma peur de ne pas la retrouver ne diminuerait pas. Cependant, arpenter mon salon ainsi, m'aidait à mieux réfléchir à la situation désastreuse dans laquelle j'étais depuis quelques temps.

Je fermai les yeux. Le visage de ma douce Bella apparu derrière mes paupières closes. Son visage en forme d'une tendre goutte d'eau, ses yeux chocolats si epressifs, joyeux quelques fois, douloureux la plupart du temps lorsqu'elle pensait à ses parents. Sa chaleur et son odeur qui lui était propre, ainsi que la douceur de ses lèvres. Je ne pouvais toutefois pas nier le faite que dans les derniers jours où nous avions été ensemble, elle était plus qu'heureuse qu'avant, soit depuis qu'Emmett était réapparu dans sa vie. Sa voix également me manquais, laissant en moi un immense vide dans mon coeur. Et toutes ces questions qui ne cessaient de tournoyer dans ma tête, de me demander pourquoi on lui avait fait ça à elle, elle qui ne ferait de mal à personne, qui n'avait jamais rien demander. Mais celle qui revenait le plus souvent, celle qui s'imposait à moi chaque jour était pourquoi avec la brigade nous ne parvenions pas à coincer Antoine ?

Je serrai les poings, tentent de contrôler la colère qui montait progressivement dans mon être. Il ne fallait pas que je recommence une seconde fois à fracasser le mur de mon poing, comme je l'avais fait lorsque Jasper m'avait appelé sur mon cellulaire, m'annonçant qu'il n'avait rien pu tirer d'Antoine et que, par conséquent, il avait été obligé d'être relâché pour manque de preuves. Mon frère n'avait pas eu le temps de m'annoncer cela, mais je le savais, c'était la procédure.

Mon portable se mit soudain à vibrer, posé sur ma table basse de salon. Dans un premier temps, je ne prenais pas la peine de répondre, pas même de regarder qui était le correspondant qui tentait de me joindre. Mais dans un second temps, je prenais conscience que la raison de cet appel pourrait être des nouvelles de Bella et mon coeur se mit à pulser douloureusement dans ma cage thoracique, tandis que mes mains devenaient rapidement moites. Je me saissisais de mon portable d'une main tremblante et répondais.

_ Edward ? C'est Carlisle.

_ Papa, dis-moi que tu as des nouvelles de Bella, je t'en prie.

Mais face à son silence, je comprenais qu'il n'en n'avait pas. Je soupirais en me retenant de raccrocher, mais c'était une façon irrespéctueuse et je ne pouvais pas me permettre de faire ça à mon père qui faisait tout pour moi, pour m'aider et aider à trouver Bella.

_ Il faut que l'on ce voit aujourd'hui, j'ai besoin de te parler de vive voix.

Son ton grave m'alerta.

_ Que ce passe-t-il ?

_ Ce n'est pas grave, tenta-t-il de me rassurer, seulement important. Ce midi, on peut déjeuner ensemble ? On ira à la boulangerie s'acheter un sandwich qu'on mangrait à Central Park, proposa-t-il ensuite.

Je ne pu m'empêcher de sourire. Voilà bien des années que mon père et moi n'avions pas eu de déjeuner comme celui-ci, le dernier en date remontait à l'époque de quand j'étais encore au lycée, soit il y a bien longtemps. J'ignorais cependant pourquoi nous n'avions pas fait cela plus tôt.

_ Très bien, à plus tard dans ce cas, terminais-je avant de raccrocher.

Quelques minutes déjà s'étaient écoulées depuis que nous nous étions installés sur un banc dans Central Park, non loin d'un étang. Ce n'était pas le banc que nous avions eu l'habitude de prendre, cependant, l'endroit était calme et seuls quelques passants étaient présent. Je voulais demander à mon père ce qu'il avait d'important à m'apprendre. Je ne pu m'empêcher de penser que s'il avait voulu me voir aussi rapidement, c'était qu'il avait quelque chose d'urgent à me dire.

Je voulais demander à mon père ce qu'il avait à me dire, mais étrangement, j'avais peur de ce qu'il allait me dire, de ce que ses paroles allaient engendrer par la suite. Et son silence ne m'aidait en rien. Au fond de moi, quelque chose me criait que ma vie en serait d'avantage boulversée. Je prenais une bouchée de mon sandwich à la viande pour me donner une certaine contenance.

_ Fiston, j'ai prit une décision. Sache qu'elle ne fut pas facile à prendre, mais je n'ai hélas pas d'autre choix que celui-ci. J'agis en tant que père, mais également en tant que ton chef, tu comprends ?

Je le fixai en avalant ma nourriture. Il me semblait voir où il désirait en venir et j'espérai vraiment que je me trompais.

_ Demain au plus tard, il faut que tu ramènes au bureau ton arme et ta plaque.

_ Pourquoi ? Répondais-je aussitôt. Tu ne peux pas me faire ça !

Le regard de mon père se faisait soudainement douloureux.

_ Je sais que ce travail est toute ta vie, Edward, mais je ne peux pas me permettre de te laisser sur cette affaire, n'y même sur une autre tant que tu seras dans cet état.

Je ne voyais pas de quoi il parlait quant-il disait "cet état". J'étais toujours le même, je n'avais nullement changé.

_ Comment ça ? Je suis le même !

_ Edward, regarde-toi, tu ne dors presque plus, tu empestes l'alcool et la cigarette ! Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser être sur une affaire ?

Je fermai les yeux et me pinçais le nez à l'aide de mon index et de mon pouce. Que pouvais-je répondre à cela ? Il était loin d'avoir tord. Et l'alcool que j'avais ingurgité avant de venir ne m'aidait en rien à réfléchir convenablement. Mais l'alcool était ces derniers temps mon meilleur ami, il m'aidait à ne pas penser au pire, à ne pas imaginer ce que ma Bella était en train d'endurer, tout simplement, l'alcool m'aidait à rester debout.

_ Je crois que je l'aime, papa, gémissais-je. Il me semble que je suis réellement amoureux de Bella.

Il tapota mon dos et je levais la tête vers lui.

_ Et si elle ne s'en sort pas ? Si on ne la retrouve jamais ? Pire, qu'on la retrouve mais... pour la première fois de ma vie, j'ai peur, papa et je n'aime pas ça.

J'étais si vulnérable à présent. J'étais certain de faire pitié, mais je m'en moquais, dire à mon père ce que j'avais sur le coeur me faisait du bien.

_ On la retrouvera Edward, je te le promais. Et elle ira bien.

Et même si je lui lançais un faible sourire pour le remercier de son soutien, au fond de moi-même, je savais parfaitement que lui-même ignorait si Bella serait de nouveau parmi-nous un jour. A cette seule pensée, une larme traîtresse glissa le long de ma joue.

La suite est déjà écrite et arrivera vendredi. J'ai décidé de rédiger de court chapitre mais de publier fréquemment. Merci à celles qui me suivront toujours et qui commenterons.