Et voici un nouveau chapitre, comme promis ! Je remercie toutes celles qui sont encore là, ainsi que celles qui auront prit le temps de commenter, cela m'a fait extremment plaisir. J'espère que cette suite vous plaira toujours, avec un point de vue de Bella où j'ai essayé au mieux de faire ressentir ses émotions.
Bonne lecture.
Chapitre 6
Edward
Lorsque j'arrivais à la brigade, le lendemain après-midi, les officiers de mon étage me regardèrent, discrètement ou non. Je n'aimais pas la manière qu'ils avaient de me fixer tout en étant probablement en train de me juger ou de ressentir une quelconque pitié pour moi. Mais je ne voulais pas de leur pitié, je n'en n'avais pas besoin, ce dont j'avais besoin, c'était que l'on retrouve Bella, saine et sauve. Jasper et Wendy n'étaient pas là, ce qui m'éviterait de m'expliquer auprès de mon frère. En effet, la dernière fois que nous nous étions parlé était lorsque je lui avais raccroché au nez lorsqu'il m'avait apprit qu'il n'avait rien pu tirer d'Antoine.
J'arrivais finalement au bureau de mon père, la porte étant ouverte, je ne prenais pas la peine de frapper avant d'entrer, mais je me raclais la gorge pour signifier ma présence. Il releva la tête tout en posant la feuille qu'il était en train de lire.
_ Je t'apporte mon arme et ma plaque, comme convenu.
Je retirais complètement ma ceinture auquelle mon arme et ma plaque était attachées et la déposait sur le bureau de mon père.
_ Je te promet que lorsque tout ça sera terminé, je te rendrais tes affaires. Mais en attendant, ne fait aucune chose stupide, Edward.
Je hochais la tête, tandis qu'il poursuivait.
_ Tu devrais également arrêter l'alcool, ce n'est pas bon et tu risques de ne plus pouvoir t'en défaire ensuite.
La conversation commençait doucement à tourner dans un sens que je n'aimais pas vraiment. Je n'avais jamais aimé que l'on me dicte ce qui était bien ou non pour moi. Je me passais une main sur le visage pour contenir ma colère.
_ Je dois y aller.
Carlisle s'apprêtait à me répondre, mais je sortais de son bureau en fermant la porte. Je n'avais aucunement besoin de ses sermons. En passant près de mon bureau, je regardais celui de Bella, entièrement vide, mais pourtant, ses affaires étaient encore présentes et mon coeur se comprima dans ma poitrine. Je croyais bien que c'était ça qui me faisait le plus souffrir : de voir ses affaires, comme-ci elle était encore là, comme-ci rien ne s'était passé, alors qu'en vérité...
_ Edward ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je tournais la tête en direction de mon frère qui se tenait face à moi, un verre en plastique à la main, dont de la fumée s'en échappait.
_ Je suis venu apporter ma plaque et mon arme.
Il paru surpris, je me demandais pourquoi papa ne lui en avait pas parlé.
_ Tu démissiones ?
_ Non, répondais-je aussitôt. Je ne peux pas continuer sur cette affaire, n'y sur une autre d'ailleurs, au vu de "l'état dans lequel je suis". Tu parles, tu trouves que j'ai changé toi ?
Une grimace apparu sur son visage.
_ Je ne veux pas te mentir mais... oui, tu as changé, Edward, tu n'es plus vraiment le même qu'avant et je dois dire, que tu sens encore l'alcool et la cigarette. L'ancien Edward ne buvait qu'occasionellement et ne fumait pas autant.
_ Alors les gens n'ont pas le droit de changer ? Ils doivent toujours garder la même étiquette collé sur le visage ?
_ Je n'ai pas dit cela, soupira-t-il en posant son verre sur son bureau, juste que... le faite de ne pas savoir comment se porte Bella, ne te fait aucun bien et c'est normal.
_ Alice serait à la place de Bella, tu réagirais de la même manière, j'en suis certain.
Il haussa les épaules.
_ C'est possible, je ne peux pas te dire et je ne préfère jamais savoir je... peut-être que pour me sentir mieux je ferais comme toi, je jouerais avec l'alcool, mais je penserais en priorité à Alice et je sais qu'elle n'aime pas vraiment l'alcool, malgré qu'elle ne soit pas contre quelques verres de temps en temps... je... enfin, tu vois où je veux en venir.
Je hochais la tête en fourrant mes mains dans les poches de mon manteau, triturant d'une main mon paquet de cigarette.
_ Préviens-moi s'il y a du nouveau, d'accord ?
Il fallait que je sorte, j'avais l'impression d'étouffer ici.
_ Pas de problème, tu peux compter sur moi, mais demain soir, je passe te prendre, OK ? On se fera une soirée rien que toi et moi, entre frère. Ne soit pas bourré, d'accord ?
J'acceptai plus pour lui faire plaisir que par réel envie. Je savais que Jasper s'inquiétait pour moi, j'étais parvenu à le lire sur son visage.
_ Oh et, Edward !
Je me retournais alors que je m'apprêtais à pénéter dans l'ascenseur. Jasper s'approcha rapidement de moi et me chuchota pour que personne n'entende :
_ Pense également à te raser, ça commence un peu à faire SDF, si tu vois ce que je veux dire.
Bella
Je devais avouer que plus le temps s'écoulait, plus l'espoir de sortir un jour d'ici diminuait lentement. J'avais cru et espéré que les garçons où que n'importe qui d'autre aurait été en mesure de me retrouver, mais je n'y croyais plus vraiment aujourd'hui. Mon Edward, mon très cher Edward, j'aimerai tant pouvoir te toucher encore, embrasser tes douces lèvres, te dire et te montrer à quel point je t'aime, à quel point tu as su me rendre heureuse dans ce monde que je pensais sombre à tout jamais. Et toi, Emmett, toi mon grand-frère, j'aimerai tant te serrer dans mes bras et te remercier d'avoir été celui que tu es, que je t'aime malgré le faite que tu m'es abandonné alors que j'avais encore besoin de toi et que cela sera toujours ancré dans ma mémoire, mais que je te pardonne parce que c'est en faisant des erreurs qu'on apprend à ne plus en faire. Il y avait tant de chose que je souhaitais dire, tant de chose que je ne pouvais malheureusement pas prononcer.
Je sentais que mes forces me quittaient doucement, lentement, tel un souffle lent d'une voix sur la peau, comme-ci je mourrais à petit feu. Oui, il me paraissait que j'étais en train de mourir, de me consummer peu à peu et hélas, personne n'était présent pour m'aider... j'étais seule. Ce n'était pas comme ça que je m'imaginais mourir. J'aurai tant aimé pouvoir pleurer, mais j'étais trop épuisée pour cela et mon visage trop douloureux par les coups engendrés ses derniers jours pour pouvoir supportés quelques larmes salées. Tous mes membres étaient en alertes, semblant me hurler leurs présences, à quel point ils souffraient eux aussi. Et mon coeur brisé, détruit, fracassé par les nombreux coups reçus, par les paroles blessantes jetées à la figure, mais pourtant tellement véridiques selon-moi, ainsi que ses insultes, me traîtant telle une moins que rien. Après tout, peut-être était-ce ce que j'étais.
Mes pensées devenaient sombres aux fils des jours qui s'effaçaient. Je me demandais quand est-ce que la mort me rendrait libre ? Quand est-ce que les chaînes qui me retenaient prissonières, me libèreraient pour que mes ailes puissent se déployer et prendre leur envole dans un petit coin du Paradis ?
J'entendais la porte s'ouvrir, me faisant sursauter. Le bruit des pas s'approchant de moi m'était perspectible et mon coeur s'accèléra face à la peur. Puis, son visage apparu au-dessus de moi, ses cheveux blonds vénitiens étaient plaqués sur sa tête, impeccables, ainsi que son sourire malsain au visage. J'avais été témoin plusieurs fois de ses jeux stupides, mais en réalité, j'étais certaine que je ne pouvais à peine imaginer un quart de ce qu'il était capable de faire. Cet homme était un grand malade.
_ Vas-y, tue-moi, chuchotais-je. C'est ce que tu comptes faire de toute manière.
Je ne savais plus depuis combien de temps je me trouvais avec lui, au fond de ce vieux vestiaire abandonné, des jours, des semaines, des mois peut-être, je l'ignorais. Depuis mon arrivée ici, j'étais sur un brancard, qui je devais l'avouer, avec connu des jours meilleurs et mon sang qui s'était rajouter dessus ne l'avait pas arrangé. Mes bras et mes pieds étaient maintenus par des ceintures de cuirs, me brûlant la peau à chacun de mes mouvements. L'homme ricanna à ma phrase qui m'avait demandé un effort surhumain pour la sortir. En effet, ma gorge me faisait souffrir à force d'avoir trop crié en espérant que quelqu'un m'entendrait et préviendrait la police. Et cette sphère qui m'empêchait d'avaler ma salive convenablement, cette sphère de chagrin, de douleur... d'espoir enfoui.
_ Je t'avais bien dit, gentille petite Bella, que tu finirais par me supplier de te tuer, sourit-il. Mais ce ne serait pas marrant, tu comprends, le jeu ne fait que commencer.
Je fermai les yeux. Je croyais bien que je préférai lorsque j'étais captive par Antoine, bien que cinglé, il l'était moins et je le connaissait un peu, je pouvais anticiper parfois de quoi j'allais être victime. Mais avec lui, j'ignorais ce qu'il me ferait endurer. D'ailleurs, j'ignorais ce que cet enfoiré d'Antoine était devenu. Peut-être avait-il été tué ?
_ Je t'en prie, suppliais-je d'une voix basse.
Il se mit à rire.
_ Antoine avait raison, tu es bien une petite comique... mais aussi une grande rêveuse, je rajouterais.
_ Je ne comprends pas, je n'ai rien fait ! Déclarais-je en osant la voix.
Mais je regrettais rapidement face à la douleur que cela me procura dans le fond de ma gorge, de même que je n'avais pas prévu le coup de poing que je recevais en plein dans le ventre, me faisant cambrer comme je le pouvais.
_ Tu lui ressembles tellement, petite Bella, chuchota-t-il ensuite en caressant mon visage. Plus que les autres, tu sais. Il faudrait seulement que tu sois blonde et...
Il laissa sa phrase en suspense puis se mit à sourire avant de s'en aller. Je n'osais à peine imaginer ce que j'allais devoir endurer encore, tandis qu'une larme solitaire coulait le long de ma joue, me faisant grimacer de douleur lorsqu'elle glissa sur mes cicatrices encores ressentes que le couteau de cet homme m'avait fait la veille.
Le prochain chapitra arrivera donc dimanche. Je dois vous avouez que je suis pressée de vous le faire lire au vu des révélations qui seront présentes, et je me demande quelles en seront vos réactions !
Merci de m'avoir lue.
