AUTEUR : Adrry Potter

GENRE : Yaoi

COUPLE : HP/DM

DISCLAMER : Rien n'est à moi, tout est à elle (notre mentor à tous, J.KROWLING)

CHAPITRE 2 : Mais où es-tu ?

Harry, assis sur le rebord de sa fenêtre, regardait au dehors. La fortune dont il disposait à la banque de Gringotts et les diverses donations qu'il reçu de riches familles bien heureuses d'être restées en vie, lui permirent de se prendre un appartement sur le chemin de traverse. Il aimait cet endroit depuis qu'il y avait séjourné, un mois durant, avant de rentrer en 3ème année à Poudlard. Depuis ce temps, il avait toujours gardé en mémoire le bonheur que cela serait d'habiter ici même. Pourtant, il n'était pas aussi heureux que ce qu'il aurait pensé. Il lui manquait quelque chose. Son cœur lourd, si lourd, pesant, le plongeait dans une mélancolie languissante quotidienne.

Dans les rues alentours, il lui arrivait de se promener. Il errait ainsi plusieurs heures sans but apparent. Il semblait rechercher quelqu'un du regard. Quelque chose manquait au décor… et à son cœur. Il marchait dans le quartier, le cœur lourd, croyant voir son ombre, sa silhouette, sa présence dans quelque endroit que se soit. Pourquoi n'était-il pas là ? Pourquoi s'être éclipsé après ce qui s'était passé ? Pourquoi s'enfuir, encore ? Tant de questions et aucunes réponses, juste un visage, le sien.

Il tourne au coin d'une rue et tombe né à né face à cette personne qu'il connait bien. Cette personne dont le regard empli de compassion et de compréhension le réconforte toujours au moment ou il en a le plus besoin. Cette personne qui prenait le temps de sortir faire un tour avec lui devant le château quand les autres le délaissaient. Hermione Granger se tenait face à lui. Son teint était pale. Se devait être à cause de la neige qui accentuait la blancheur de sa peau. La neige ? Harry regarde autour de lui et se rendit compte du temps. Le chemin de traverse était tout de blanc vêtu. Il s'était donc écoulé tant de temps. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas vu que la vie avait continué son cours normal, sans lui.

« On est déjà en hivers ? » Se dit-il à haute voie.

« Viens Harry, si on rentrait chez toi se réchauffer un peu. Tu va attraper froid dans la tenue ou tu es. » Hermione le saisi par le bras et l'accompagna jusqu'à chez lui, avec les même gestes si délicats qui le réconfortaient, il n'y a pas si longtemps.

Ils entrèrent dans l'appartement de Harry. Celui-ci était assez spacieux mais très spartiate en ce qui concernait l'ameublement.

« Tu devrais un peu plus décorer cet endroit, Harry. Ça le rendrait plus convivial, ça manque quand même de meuble. »

« Quand on a plus rien, on n'a pas besoin de grand-chose. » Dit Harry dans un souffle à peine perceptible.

« Qu'est-ce que tu raconte !?! Tu es célèbre, bientôt aurore et enfin remis de tes blessures. Que demander de plus mis a part de mordre enfin la vie à pleine dent. Ça faisait longtemps que tu en rêvais, non ? »

Harry hoche les épaules. « Peut-être bien … » Il prit une profonde respiration dont les mots qui sortirent après ressemblaient à un soupir. « J'ai l'impression qu'il me manque quelque chose. Quelque chose qui m'a été pris de force et qui ne reviendra jamais. »

« Tu parle de Voldemort ou de Malfoy ? » Dit Hermione la mine grave, le regardant en coin.

Harry se retourne comme foudroyé par ce qu'il vient d'entendre. Qu'est-ce qui le choquait le plus. Qu'Hermione puisse appeler Voldemort par son nom ? Ou de l'entendre parler de Malfoy aussi librement ? « Pourquoi tu dis ça ? » Lui demande-t-il.

« Je l'ai deviné quand il t'a porté contre lui pour t'amener à l'infirmerie pour recevoir les premiers soins. Nous étions avec Ron sur les marches du château quand nous l'avons vu arriver avec toi contre lui. Ron a voulu prendre la relève en disant qu'il était hors de question qu'un traître s'occupe de toi. Malfoy est devenu rouge de colère et a vociféré contre lui en lui disant de le laissé faire, que c'était à lui et à personne d'autre de s'occupe de t'amener à l'infirmerie. » Hermione prit une pose. Elle voulait donner le temps à Harry d'emmagasiner les informations et de les digérer au mieux. « Après, il est repartit comme il est venu. En titubant, se tenant le bras, et refusant de recevoir les premiers soins. Depuis, plus de nouvelles. »

Harry pousse un soupir. Hermione le regarde de ses yeux pleins de tendresse que Harry ne remarque même pas, trop concentré sur ces pensées pour s'en rendre compte. Ce soir là, Harry ne la laissa pas partir. Alors qu'elle se levait, il la reteint par la manche de son pull. « Reste, je t'en pris. Je ne veux pas encore rester seul. Je t'en pris. » Balbutia le jeune homme.

« Mais Harry, ou vais-je dormir ? Tu n'as qu'un lit . »

« Reste… s'il te plais. Reste… » Lui dit-il dans un souffle.

Ce soir là, la jeune demoiselle envoya un hibou à son tendre bien aimé pour le prévenir qu'elle ne rentrerait pas ce soir là, qu'elle ne rentrerait que le lendemain et qu'elle lui expliquerait plus en détail pourquoi. Au préalable, elle avait mis son vieil ami dans son lit, lui avait retiré ses lunettes et les avait posé sur la commode non loin du lit, avait passé la main sur son front pour voir s'il n'avait pas de fièvre et l'avait bordé avec patience. Après avoir éteint d'un coup de baguette la chandelle à l'autre extrémité du lit, posé sur la commode, elle avança une chaise près du lit, pris la main de son tendre protégé et le veilla toute la nuit.

Des images lui venaient en tête. Ce visage qu'il voulait encore caresser, ce corps qu'il voulait encore serrer, ce nom qu'il n'osait prononcer de peur de rendre le vide qu'il a laissé tangible. De sa main droite il serrait cet oreiller comme si c'était lui, comme s'il l'avait enfin près de lui, comme s'ils étaient ensemble, enfin. Des larmes coulèrent sur les joues du griffondor, les mains de la surdouée le serrèrent encore plus.

Au réveil, Harry sent des lourdeurs dans sa main gauche. Avec sa main droite, il tente d'attraper ses lunettes sur la commode. Une fois enfilées, il vit Hermione dont les bras et la tête reposaient sur son lit. Ces mains serrant toujours celle de Harry.

Il eut un sourire. Des larmes lui vinrent aux yeux. Le survivant s'effondre sur son amie, la tête cachée dans ces longs cheveux épais.

Hermione se réveille sous les gémissements de son ami. « Mais Harry, qu'est-ce qui t'arrive ? »

Harry pleura encore et encore, comme pour déverser enfin le flot du vide qui pesait en lui. Pour enfin exprimer cette peine infinie qu'il n'arrivait à définir, dans des gémissements plus sonores, plus désespérés, plus libérateurs.

Hermione, serre à son tour son fragile ami qu'un rien semble pouvoir faire fléchir, comme s'il s'agissait du plus précieux des trésors. « Je suis là. Lui dit-elle. Je suis là ».