AUTEUR : Adrry Potter
GENRE : Yaoi
COUPLE : HP/DM
DISCLAMER : Rien n'est à moi, tout est à elle (notre mentor à tous, J.KROWLING)
CHAPITRE 4 : Ma couleur…
La nuit apporte un peu de paix dans sa tête. Les idées encore un peu embrumées, Drago se lève et va dans la salle de bain familiale. Plus aucune trace de ce qui c'est passé la veille. L'elfe de maison fait décidément bien son travail. Et comme d'habitude, aucune trace de sa présence. Pourtant ils n'étaient jamais plus que deux dans ce manoir, ça devra pouvoir se remarquer quand même ?
Tout en prenant sa douche, des flashes de la veille lui revenaient en tête. Il regardait de robinet en se projetant dans la pose qu'il avait il y a quelques heures, en train de se massacrer le front. C'est fou comme la déprime peu faire faire des choses curieuses. Il se surprit à amoindrir l'acte en lui-même. Comme si ça n'avait été qu'un égarement provisoire dont il ne fallait pas faire attention plus que de mesure.
En sortant de la baignoire, il se regarda dans le miroir. Il avait un front déplorable et pas grand chose à faire contre çà. Il regarda dans l'armoire à pharmacie de son père et vit quelques potions de reconstitution de la peau. Très certainement lui avaient-elles été utiles après des soirées très animées à tuer des innocents et échapper aux hommes de Fudge. Il prit le flacon et le bu. Un sortilège vivifiant et volumique sur ces cheveux (c'est l'un des rares luxes qu'il s'offrait avec sa magie) et quelques vêtements prit soigneusement dans sa penderie, il se mit à arpenter les longs couloirs du manoir vers la sortie.
Ces couloirs qu'il ne connaît que trop bien ont l'air de ne jamais vouloir finir. Le plafond est haut et laisse une grande place pour les grands portraits des anciens Malfoy qui sont succédés en ces murs. Pour là plupart, il ne les connaissait pas et pour dire vrai, il n'en avait aucune. Il ne saurait dire si c'était à cause de ce que son père en avait dit ou s'il en éprouvait un désintérêt grandissant.
Sur le pallier de la porte, la gazette du sorcier venait d'arriver. Qu'y avait-il en première pages ? Le sourire explicite de ce dernier nous décharge de ce questionnement évident. D'un coup de baguette, il envoya le journal sur la table ou se trouvait tout le tas en absence de traitement.
Que pouvait-il bien vouloir faire ? Pas grand-chose mais au moins sortir prendre l'air, se serait déjà pas mal. Il ferma les yeux, se concentra sur l'endroit où il voulait se trouver. Cette sensation de froid et de dégoût le reprit. Quand il ouvrit les yeux, il se trouvait sur le chemin de traverse. Il venait de transplaner. Le chemin de traverse n'était pas on lieu préféré mais il y avait du monde et au moins il pourrait se promener un peu. Tout en déambulant dans les rues sans réelle envie de quoique se soit, il regarda la neige tomber sur les toits des maisons, sur les gens et sur le sol. Déjà tant de temps s'était écoulé depuis ce jour là ? Comment pouvait-il bien aller. Le sourire qu'il affiche des fois en première page est-il vraiment le sien ? Cela voulait-il dire qu'il est heureux et qu'il n'a certainement pas envi de le revoir apparaître dans sa vie ? Il ne savait pas. Dans cette ambiance de fête, il se sentait mis l'écart des autres. Il n'éprouvait pas la même gaieté qu'eux. Ces yeux clairs dévisagèrent le paysage environnant jusqu'à se poser sur la devanture d'un magasin de musique: chez « Whistlingwood ». A l'intérieur, il vit un piano. Ses parents lui avaient fait prendre quelques cours quand il était plus petit. Plusieurs personnes lui avaient dit qu'il jouait plutôt pas mal, mais il ne cessait de répondre qu'il ne jouait pas si bien que ça.
Il entra dans le magasin et demanda à voir l'instrument de plus près. Le bois de cèdre prit pour le faire avait été sculpté avec des mains expertes et beaucoup de douceur. Il posa une main dans un coin du piano pour ressentir cette finesse au bout de ses doigts. Ce qui l'avait attiré en premier lieu sur cet objet, c'est sa couleur. Un vert émeraude dont la subtile nuance lui fit remonter tout un ensemble de souvenirs très disparates.
« Vous désirez l'essayer Mr.Malfoy ? » lui dit le propriétaire des lieux avec douceur. Drago le regarda, l'air surpris. Quelqu'un l'avait reconnu (ce qui ne soit n'était pas réellement un scoop), mais plus encore, lui parlait avec gentillesse. Lui dont le nom avait été écrit dans tous les sens et de façon peu glorieuse.
Avec un faible sourire, il inclina faiblement la tête en le remerciant et prenant place devant le piano. Ses mains se posèrent sur les touches. Ses yeux fermés, il revoyait sa mère assise dans le grand salon, écoutant cette musique qui encore aujourd'hui est restée sa préférée. Il commença à jouer une douce mélodie. Depuis le temps il ne se souvenait plus du nom du groupe et les années passant il les avait appelé les « bizarre sisters », ne sachant pas vraiment si s'était exacte. Tout en jouant les paroles résonnaient dans sa tête.
C'était des paroles d'une grande banalité et pas très joyeuses. Elles racontaient l'histoire d'une personne qui avait prit du recul mais qui souffrait. Se disant que même s'il était avec l'être aimé, il ne se sentirait pas mieux que seul. Un couplet lui restait particulièrement en tête, il disait : « Mes mains sont liées, mon corps couvert de bleus, tu m'as trouvé sans rien gagner et plus rien à perdre ». Un vague à l'âme le submerge à présent, sa solitude remonte. Et pourtant sa voix lui vint aux oreilles. Il ne chantait pas et il était tout seul dans cette boutique et comme par magie, il le sentait derrière lui, il l'entendait chanter, lui dont il ne savait quel son pouvait faire la voix dans ce genre de cas. Il chantait derrière lui cette chanson d'amour qui se faisait vibrer jusqu'au plus profond de lui-même ? Ses lèvres bougeaient imperceptiblement comme pour l'accompagner dans cette déclaration, mais restaient muettes pour n'entendre que la voix de cet être cher à son cœur.
A la fin du morceau, il rabattit le couvercle soigneusement, alla remercier le vendeur en lui promettant de venir le chercher un autre jour et se dirigea vers la porte de sortie. Il la referma derrière lui et à peine avait il fait un pas en avant qu'une violente douleur lui monta à la tête. Il perdit l'équilibre, tomba en arrière et eut une absence qui lui sembla être une éternité.
Il ouvrit les yeux. L'esprit encore embrumé par les pensées de la veille. Sans dire mot, il sortit doucement de son lit et alla dans la salle de bain. Pendant sa douche, son regard se perdit dans le vague. Certes, son attitude ne rimait pas à grand-chose mais comment pouvait-il faire autrement ? Il n'en avait pas le courage. En sortant de sa baignoire, il se dirigea devant le miroir et se regarda : « t'as vraiment une mine épouvantable mon vieux». Il sortit de la salle de bain et alla s'asseoir à nouveau au bord de son lit. Il regarda la personne qui se trouvait à coté de lui et sourit. Elle était restée. Il glissa sa main dans ses cheveux, se rapprocha d'elle et dit : « Hermione, il est l'heure de se réveiller ma grande. Papa Ronron ne va pas être content. ».
« Je suis réveillé, c'est juste que je ne voulais pas te déranger dans tes habitudes matinales. Et d'ailleurs, depuis quand tu peux te dire que tu as une mine épouvantable alors que tu n'as pas mis tes lunettes ? ». Lui demanda t'elle la voix encore ensommeillée et le visage couvert par ses cheveux qui s'étaient emmêlés dans tous les sens.
« Bé justement, imagine si je les avais mise ? ». Il eu un léger sourire, elle en eu un énorme sur le sien. Il avait l'air d'aller mieux et sa lui faisait plaisir.
« J'ai envoyé Hedwige à Ron pour l'informer que je restais avec toi ce soir. Il doit être dans tous ces états, tel que je le connais. Autant pour toi que pour moi d'ailleurs». Elle prit son manteau, déposa ses lèvres sur la joue d'Harry et franchit la porte. Avant le fermer la prote derrière elle, elle lui dit : « profites-en pour sortir faire un tour sur le chemin de traverse, ça t'aérera l'esprit ».
« Je vais y penser, merci beaucoup Hermione. Et dis à Ron de ne pas trop s'inquiéter, hein ? »
Elle lui sourit une dernière fois avant de refermer la porte et disparu.
Quelques heures passèrent et Harry restait assis sur son lit à regarder par la fenêtre. Prit d'une envi frénétique de sortir de chez lui, il bondit hors de son présentoir, prit son manteau et franchit sa porte pour faire un tour.
Le chemin de traverse était animé en ce milieu de matinée. Une foule innombrable paraissait dans les diverses allées et les boutiques étaient pleines à craquer. Difficile de savoir ou aller. Il fit une rapide halte devant la boutique ou il avait acheté sa baguette. Cette sensation au bout de ses doigts qui montait tout le long de son corps. Cette sensation que rien ne pouvait plus lui arriver du moment qu'il avait enfin découvert qui il était. Maintenant, il regardait la vitre de cette boutique en se disant que ce temps là était bien loin, que même en sachant ce qu'il était, d'autres problèmes avaient fait leur apparition. Et c'est ainsi qu'il le vit dans le reflet de la vitre dans laquelle il regardait.
Il se retourna et le vit nettement en face de lui. Il s'approcha de la devanture de la boutique se trouvant en face. C'était une boutique de musique et il était installé à l'intérieur en train de jouer du piano. Il avait l'air d'aller bien et un doux sourire lui donnait l'impression d'être heureux.
Ses sentiments s'emballaient dans sa tête. Le fait de le voir, ici, et heureux. Il ne savait même pas qu'il savait faire du piano. En fait, que connaissait-il de lui ? Peut-être qu'il était heureux sans lui ? Qu'il avait oublié ce jour là ? Tous ces petits détails qui faisaient tant de différences. Il rageait intérieurement. Sa colère fulminait en lui. Il se trouvait stupide d'éprouver ça. D'avoir passer tant de temps a le chercher alors que lui semblait bien vivre sa vie. D'ailleurs, pourquoi aurait-il besoin de lui ? Que pouvait-il représenter pour se serpentard arrogant et fier de lui ? Qu'est ce que ses maigres sentiments peuvent représenter pour lui ? Qu'ai-je vraiment à lui offrir qu'il ne puisse se procurer par quelqu'un d'autre ? Une larme était sur le point de s'échapper de son œil. Mais à cet instant il le vit se lever pour partit. Son sang ne fit qu'un tour dans sa tête. Il se précipita vers l'entrée de la boutique. Et à peine avait-il fermé la prote derrière lui, qu'il lui donna un grand coup de point dans le visage. Ce dernier perdit l'équilibre, tomba en arrière et eut une absence. Quelques personnes se retournèrent vers eux en entendant le cri de Harry qui avait dit : « ORDURE ! » avant de l'étaler par terre. Prit de panique, Harry l'agrippa par le col de son pull et transplana avec lui.
Lorsque Drago ouvrit les yeux, il se trouvait allongé dans la neige. En regardant autour de lui, il reconnu de suite ce lieu familier. Lors de sa troisième année, il était venu dans cet endroit avec deux larbins de sa maison pour enquiquiner Granger et Weasley. Il se trouvait devant le sentier qui menait à la cabane hurlante. Ce lieu où il se prit une envolée inexplicable par quelque chose qu'il ne pouvait pas voir. Soudain, sa voix lui parvint à nouveau aux oreilles. Mais elle ne chantait pas. Elle était agressive.
« Relève-toi, ordure ! »
Il leva les yeux et le vit. Toujours aussi beau que dans ces souvenirs. Ces yeux d'une intense expressivité qui le faisait pâlir plus qu'il ne l'était déjà. Mais il n'avait pas l'air aussi épanoui que sur les photos des magasines. Que lui arrivait-il ? Il ne comprenait pas sa réaction.
« Je te dis de te relever ! Et de suite ! »
« Harry, qu'est ce qui t'arrive ? »
« Ne m'appelle pas comme ça ! ». Drago commençait à se relever en face de lui. « Nous ne sommes pas intime. Nous ne l'avons jamais été. Je ne connais rien sur toi ! ». Quand il fut debout, Harry le frappa encore d'un violent coup de poing dans le ventre et s'effondra contre un tronc d'arbre. « Pourquoi n'as-tu jamais voulu me connaître ? T'intéresser à ce que j'aimais ? ME CONNAITRE TOUT SIMPLEMENT !!??!! ». Les yeux de Harry étaient pleins de larmes et Drago le regardait, adossé contre son arbre.
« Tu ne me connais pas plus que je ne te connais », dit-il avec son petit sourire en coin qui était devenu avec les années sa marque de fabrique.
Harry s'approcha de lui et continua de le frapper. « Pourquoi ! Pourquoi tu as disparu ? ENCORE !! Pourquoi tant de temps sans avoir de tes nouvelles ? POURQUOI CE JOUR NE REPRESENTE RIEN POUR TOI !!!??!! ». Ces coups se faisaient de moins en moins violents. Drago sentit le griffondor à bout. Par manque de détermination, par manque de volonté, par manque d'envi tout simplement. « Pourquoi tu n'es pas venu me chercher…. (Sa voix se faisait plus basse qu'un murmure), pourquoi je ne savais pas que tu jouais du piano … pourquoi tu avais l'air heureux… ». Harry s'écroula contre son pire ennemi, sentimentalement parlant. La tête posée contre le torse de ce dernier.
« Je joue du piano depuis que j'ai 5ans. Pour faire plaisir à ma mère qui pleure toujours quand elle m'écoute. Personne ne le sait pour la bonne raison qu'il n'y a rien d'exceptionnel à savoir en jouer et que personne ne s'y intéresse. Je suis partit car comme tout le monde le sais, je suis un lâche. Et je ne t'ai pas venu te chercher car comparé à toi, je ne connais pas ton adresse. »
« Comment veux-tu que je crois quelqu'un qui était, il y a encore 10 minutes en train de prendre son pied devant dans une boutique de musique ?!? »
« Je suis sortit parce que ça faisait des semaines que je sombrais seul chez moi. »
« Menteur. Le grand Malfoy qui a tout ce qu'il veut ? Qui n'a besoin de personne ? qui… »
« Harry, regarde-moi. » Harry leva la tête et le regarda dans les yeux. « Tu vois cette marque sur mon front ? » Harry acquiesça d'un mouvement du visage. « Hier soir, exténué de ne pas avoir de tes nouvelles, de ne pas savoir ce que tu devenais, de ne pas savoir si tu voulais me revoir… Je me suis frapper la tête du plus que j'ai pu, rien que pour pouvoir t'oublier ne serais-ce qu'une seconde. Par ce que ton absence me rendait dingue… Et pour ton information, non, je n'ai pas tout ce que je veux. En tout cas, pas en ce moment. »
« Mais ça doit faire mal ? » Lui dit Harry en touchant la marque sur son front.
« Tu as bien pire. De plus la mienne sera partit dans un jour ou deux. Toujours fâché ? »
« Que représente ce jour pour toi ? » Le regard de Harry était devenu à nouveau plus grave. Il attendait une réponse et Drago le savait. Il déglutit légèrement, s'appuyant sur une jambe, puis l'autre. Il fini par le regarder droit dans les yeux. Comment pouvait-il résister à ce regard.
« Jamais un imbécile ne m'a fait cette effet là. Jamais un griffondor ne m'a fait aussi peur. Jamais Potter n'a eu autant d'importance pour moi en cet instant là.»
« Et maintenant ? »
« Tu es ce qui me manque pour avoir tout ce que je veux. »
« Drago… »
Drago prit l'air de quelqu'un dont la situation l'ennuyait profondément. Malgré tout, un petit sourire amusé se dessinait sur son visage. Il prit la parole alors que Harry allait continuer sa phrase. « Ca va être constamment à moi de le faire ! T'es impossible ! » Il mit sa main derrière la nuque de l'imbécile et l'avança contre ses lèvres.
L'air était frais, le vent soufflant amplifiait cette sensation. Mais à cet instant très précis, Drago aurait juré qu'il avait cessé de neiger.
Ils s'affalèrent dans la neige, dans cet endroit qu'ils venaient de baptiser d'un nouveau merveilleux souvenir qui semblait avoir effacé tous ces mois de désespoir et de détresse.
Assis l'un en face de l'autre, à quelques centimètres de l'autres, Harry se risqua à briser se silence harmonieux.
« Pourquoi tu es rentré dans cette boutique, tu dois pourtant avoir un piano chez toi, non ? »
« Pour sa couleur. Ma couleur préférée, c'est le vert. »
« Tu es un serpentard, c'est normal que tu aime le vert. C'est pas un scoop »
« C'est pas obligé qu'une personne n'aime que les couleur de sa maison ! » Dit-il avec un air amusé. « Et toi, c'est quoi ta couleur préférée ? »
« Le rouge évidemment… » Harry eu un petit sourire gêné.
« Evidemment, tu es un griffondor ».
Les deux jeunes hommes se regardèrent et se mirent à rire. Un rire expressif, enjoué, mais surtout, apaisé de tous leurs maux. D'ailleurs, des larmes coulaient sur leurs joues, comme pour évacuer toutes celles qu'ils n'avaient pas versées jusque là.
Harry posa son regard sur la personne au doux sourire qu'il voyait en face de lui et dont les larmes lui remplissaient le cœur d'une vive émotion.
« Tu sais qu'elle était mon rêve quand je t'ai serré dans mes bras ce jour là ? »
« Non, dis-moi ? »
« Je rêvais que je tenais une fouine en peluche dans mes bras et… »
« Et… ? »
« Et ça.. » Harry s'approcha son visage de sa peluche et l'embrassa.
Drago, les lèvres compressées essaya de dire quelque chose : « Enfin, je commençais à m'impatienter ».
