AUTEUR : Adrry Potter

GENRE : Yaoi

COUPLE : HP/DM

DISCLAMER : Rien n'est à moi, tout est à elle (notre mentor à tous, J.KROWLING)

CHAPITRE 5 : La formule la plus difficile à prononcer (version2).

Harry se réveilla ce matin là avec une drôle de sensation au creux de son estomac. Que c'était-il passé depuis la veille ? Il tendit le bras à tâtons pour retrouver ou il avait pu bien mettre ses lunettes. Lorsqu'il les sentis au bout de ses doigts engourdis, il les prit pour les mettre sur son nez. Il se trouvait chez lui, dans son lit…. Et il n'était pas seul.
Ses pensées allèrent à une allure folle. Que c'était-il passé depuis la veille ?

Regardant le plafond, son regard se perdit sur l'unique fissure qui longeait la pièce d'un bout à l'autre. Il n'avait pas besoin de voir le visage de la personne qui se trouvait en sa présence. Mais essayait de regrouper suffisamment toutes ses pensées pour savoir comment il en était arrivé là.

Il reconstituait le souvenir depuis son commencement.

Il serrait Drago dans ses mains et il l'embrassait.

« Enfin, je commençais à m'impatienter » Dit Drago avec un large sourire qui était comprimé par les lèvres que Harry pressaient contre les siennes.

« Et maintenant, que faisons-nous ? » Lui souffla le blondinet dans un murmure qu'il lui susurra dans le creux du cou.

« J'en sais fichtre rien », lui répondit Harry avec un petit sourire. « Peut être que l'on pourrait aller dans un endroit plus au sec et moins froid ? ». Le serpentard acquiesça et sans prévenir Harry, toujours assis en face de lui et plus près l'un de l'autre qu'ils ne l'avaient jamais été, mis son bras autour de sa nuque. Drago ressentit à nouveau cette désagréable sensation qui lui prenait au fond la gorge et cette sensation glaciale qui lui montait le long des vertèbres. Harry venait de transplaner à lui, encore.

Drago le regarda avec des yeux plus sombres, « Tu peux vraiment pas prévenir quand tu le fais ?! C'est vraiment désagréable ! Et puis on est ou ici? ». Il savait qu'il regretterait cette réaction quelque peu excessive de sa part mais il détestait être pris par surprise.

Harry le regarda avec des yeux de cocker battu. Grand dieu, comme il détestait le voir avec ces yeux là.

« Je m'excuse Drago, c'est juste que j'ai agit sur une impulsion. J'ai voulu t'emmener chez moi et… c'est ici, quoi. ». Le jeune homme à la cicatrice se trouvait assis en face de lui, la tête baissée, les joues en feu.

« C'est moi qui m'excuse. Je n'avais pas à réagir de cette manière là. » Puis avec un air plus timide, le blonde reprit : « Tu as bien fais, c'est une bonne idée ». Il vira lui aussi au rouge pivoine. « Et maintenant ? C'est quoi le programme ? »

Harry eu un petit sourire, qui ne lui ressemblant pas, se dessiner sur son visage. On aurait dit un adolescent avec des pensées qui ne devraient pas être là ou elles étaient et dont le sourire trahissait la nature.

« Ne ma regarde pas comme ça Potter ! » Lui dit Drago d'un air amusé.

« Ah ? Car maintenant c'est Potter, pour toi ? Et je te regarde comment ? » Son sourire se faisait de plus en plus espiègle. On ne saurait dire s'il avait quelque chose de précis derrière la tête.

« Oui, parfaitement ! Je connais ce sourire et je sais ce qu'il signifie. »

« Non, je ne pense pas… A ton avis, qu'est ce que j'ai dans la tête ? »

« Je ne sais pas mais en tout cas, ce n'est pas catholique ! »

Les deux jeunes hommes étaient toujours assis en tailleur, les jambes emboîtées les unes sur les autres, en plein milieu de l'appartement de Harry. Ce dernier approcha sa tête de celle du blondinet : « Tu pourrais te retrouver nu, ici même ? Se serait une jolie vue ? »

Drago eu un mouvement de recul de son bassin. « Une jolie vue ?!? Tu te fiche de moi ?! »

« Non, non, du tout » Lui répondit ce dernier avec les joues de plus en plus rouges et à cet instant même, un air de plus en plus gêné. « Je me suis dit que ça pouvait être rigolo ».

Drago eu un grand sourire amusé. « Arrête de dire de bêtises. Il est pas croyable ce griffondor. »

« Et si c'est moi qui t'enlève tes vêtements ? » Harry le regardait avec un sourire en coin et un regard de défit amusé.

« Arrête un peu de te payer ma tête. S'il y a bien quelque chose que je ne te vois pas faire, c'est bien ça. »

« On pari ? »

« Comme tu veux. De toute façon, je sais que tu t'arrêteras avant la fin. » Le sourire de Drago lui renvoyait cet impression de défi amusé.

Les deux jeunes gens se regardèrent droit dans les yeux. L'atmosphère se faisait de plus en plus lourde et pesante. Mais en même temps, un brin excitante et autant l'un que l'autre, ils voulaient savoir ou est-ce que tout ça allait les amener.

Harry se rapprocha à nouveau du beau blond qui se trouvait en face de lui. Sa main se posa sur le haut de son torse et commença une exploration plus approfondit des volumes se trouvant sous ce pull noir. Drago était très fin, mais ça il le savait déjà. Des milliers de fois dans sa tête il avait dessiné ces formes et ces contours et aujourd'hui enfin, sa main pouvait lui certifier et créditer les images qu'il avait en tête. Ces muscles peux développés mais ferme s'enfonçaient dans un creux légèrement en dessous de ces pectoraux. Son ventre ferme ondulait au grès des abdominaux naissant qui s'y trouvaient ça et là. Le tissu glissait sur sa peau, lui faisant se douter de la douceur de ce dernier. Il avait une peau comme l'on les bébés, fraîche et douce, une peau que l'on a envi de caresser et d'embrasser sans s'arrêter. Arrivé au niveau de son bassin, il lui empoigna les deux épaisseurs de vêtements et les fit remonter délicatement, le plus lentement possible. Les tissus remontaient le long de son ventre, puis de son torse. Quand ils dépassèrent les tétons qu'ils mirent à l'air libre, Harry aurait juré entendre un léger gémissement de la part de Drago. Ce souffle imperceptible l'engaillardit et le motiva à continuer son approche. Le serpentard se trouvait torse nu en face de lui. Sa peau laiteuse et lisse ressemblait exactement à ce qu'il avait en tête, mais en mieux… celui qu'il avait devant lui était réel.

« Alors, gêné ? » Demanda Harry d'un sourire triomphal.

« Pas le moins du monde. » Lui rétorqua Drago, d'un même sourire de satisfaction. « De toute façon tu n'ira pas plus loin. Il en va de ton image de bon petit gars, bien sous tout rapport. Ça ne t'apportera rien de continuer. »

Le sourire de Harry s'effaça légèrement. Sa tête tomba sur le creux se trouvant entre l'épaule et le cou de Drago. « Qui te dit que je tiens à cette putain d'image ? » Sa voix était plate, sans réel timbre particulier. « N'ai-je pas le droit d'avoir des envies comme tout le monde ? Des fantasmes à vivre ? Ne suis-je juste que Harry ? Le Harry intouchable ? »

Drago rapprocha sa bouche de son oreille. « Mais non, bien entendu. Tu as le droit d'être comme tout le monde et de continuer ce que tu as commencé… de toute façon, je sais que tu n'iras pas jusqu'au bout. » Son sourire affichait encore cette touche de défi malgré l'échange verbale qu'ils venaient d'échanger.

Les mains du griffondor tremblaient et le serpentard le sentait bien. Qu'elle signification cela pouvait bien avoir ? Qu'il avait peur ? Qu'il n'assumait pas ce qu'il était en train de faire ? Que ce dialogue l'avait un eu plus perturbé qu'il ne le pensait ?

Harry tremblait. Il savait que Drago le sentait en face de lui. Pouvait-il imaginer pourquoi ? Pouvait-il comprendre ce que ça pouvait lui faire d'enfin réaliser ces gestes que tant de fois il avait imaginé, en ayant honte par la suite ? Pouvait-il ressentir l'excitation qui émanait de ses tremblements ?

La tête toujours posé dans le creux de son cou, ses mains descendirent encore plus bas. Elles s'attaquaient maintenant à la boucle de sa ceinture. Un léger mouvement pour sortir le bout de la ceinture, un étirement pour amener la ceinture à sortir de son encoche et le tour était joué. Jamais Drago n'aurait pensé Harry Potter capable de tant de dextérité à mesure que ce dernier lui défaisait les boutons de son pantalon. Lorsqu'il arriva au dernier, Drago se redressa dans un automatisme qui le surprit lui-même. Harry agrippa le pantalon par les coins et commença à le baisser jusqu'aux genoux. Tandis que le blond s'asseyait sur les fesses, le griffondor le regardait faire avec un petit sourire à la fois ému et gêné d'assister à cette scène qu'il avait lui-même crée de ses gestes.

« Alors quoi ? Pourquoi tu me regarde comme ça ? Tu te dégonfle ? » Le sourire de Drago se faisait de plus en plus joueur.

« Ça ne fait que commencer Malfoy »

Et alors même que Drago s'apprêtait à répliquer pour l'avoir entendu l'appeler par son nom, Harry prit les deux bouts du pantalon au niveau des pieds de Drago et les tira vers lui. Drago Malfoy se trouvait face à lui, en sous-vêtement, juste à un doigt de la nudité absolu dont leur pari faisait référence.

« On y est presque Potter. Alors ? Qu'est ce que tu fais maintenant ? » Drago était assis face à lui, les jambes encore écartées après le passage du pantalon, s'appuyant sur les bras placés légèrement derrière lui. Harry se dressa sur ses genoux et balança son corps en avant pour pouvoir marcher vers lui à quatre pattes, comme un félin. Ses genoux restèrent à niveau des chevilles de Drago, tandis que ses mains passaient à gauche et à droite des hanches de ce dernier. Et tandis qu'il approchait de plus en plus sa bouche de la sienne, il la détourna pour lui susurrer à l'oreille : « N'espère pas trop t'en tirer si près du but mon grand. J'ai gagné la première manche. » Dans un geste ample, il saisit le seul vêtement qu'il restait à son prisonnier et le tira vers lui, bien plus rapidement que le reste des autres affaires.

Drago se trouvait nu à cet instant en face de lui et Harry pu remarquer à quel point l'envi de ce dernier était visible et palpable.

Harry enroula son bras gauche autour de la taille de Drago et l'amena tout contre lui pour l'embrasser. Ces jambes toujours écartées passèrent de chaque coté des hanche de Harry et pendant que ce dernier l'embrassait passionnément, il glissa sa main dans ces longs cheveux d'un noir de jais et les empoigna pour plaquer encore plus fort et plus passionnément son visage contre le sien. Ce baiser sembla durer une éternité et l'excitation de Drago conte la cuisse de Harry se faisait de plus en plus présente.

Il n'en pouvait plus et dans un geste d'une rare puissance, il prit Drago dans ces bras pour l'amener dans son lit. Il se posa à coté de lui et tout en l'embrassant avec une fougue déferlante, il put enfin parcourir tout son corps de sa main libre. L'autre lui servant à le presser toujours plus fort contre lui. Sa main se baladait au grès de ses envies. Elle passa sur son torse, continua sur son bras pour y revenir, descendit le long des volumes de son ventre, toujours plus bas. Il la passa sur une cuisse, en caressa l'intérieur, remonta légèrement et prit un temps d'arrêt.

Le corps de Drago était dans tous ces états. Il frémissait nerveusement, basculant légèrement pour amener cette main baladeuse là ou il voulait. Elle y était presque et l'arrêt qu'elle marquait était tout bonnement inconcevable. Il en voulait plus, encore plus.

Harry empoigna son amant, obéissant ainsi aux appels de ce corps en extase. Sa main montait et descendait en cadence avec le roulement de la langue qui dansait avec celle de Drago, ce qui rendait ce baiser en plus passionné, fougueux et exaltant.

Drago se redressa nerveusement, amenant avec lui la bouche de son amant. Quand tous deux furent en position assise, il déboutonna frénétiquement la chemise du balafré. Il voulait sentir le contact de sa peau, il voulait rétablir l'équilibre. Les vêtements du griffondor volèrent rapidement au-delà des limites du lit et comparé à lui, Drago ne prenait pas le temps de faire durer cette cérémonie, jugeant qu'il avait assez attendu pour ne pas s'embarrasser des préliminaires de déshabillage. Les deux jeunes hommes se retrouvaient assis, l'un à coté de l'autre, les jambes allongées, se tenant tous deux sur l'un de leur bras, leur torse tourné l'un vers l'autre. Leur visage étaient à quelques centimètres, leurs bouches se frôlaient presque et chacun pouvait sentir la respiration de l'autre se déposer sur la limite de leurs lèvres, comme un appel inaudible les appelant à continuer encore et plus ce qu'ils étaient en train de faire. Des gouttes de sueurs perlaient sur leur front, coulaient le long de leur ventre à la respiration saccadée, humidifiaient leurs lèvres et les rendant encore plus désirables. Tous deux plongés dans cette contemplation commune, chacun voulant faire le geste qui relancera leur étreinte, mais ne voulant ce résoudre à briser cet instant de pure magie physique.

Ils se regardaient intensément, la pression qui régnait entre eux était étouffante, leurs bouches enflammées par cet échange, et brûlantes à l'idée de vouloir recommencer, semblaient vouloir bouger.

« Je t', je…, je… » Tous deux s'échangèrent ces quelques mots quasi inaudibles, mais aucun ne pouvait les terminer. Pourquoi ? Ils étaient si faciles à dire. De toutes les phrases créées en ce monde, celle là était la plus adaptée, la plus naturelle… mais pourquoi ces mots ne sortaient pas de la bouche de l'un comme de l'autre ? Le balbutiement de cette phrase qu'ils avaient tous deux envi de dire se perdait dans le souffle de leur respiration haletante.

Et c'est le serpentard qui brisa le temps de cet instant suspendu. Il empoigna Harry et le pressa contre lui pour l'embrasser avec une fougue nouvelle, plus féroce, plus hargneuse, plus frustré. Il plaqua le griffondor sur le dos et se pressa contre lui. Et tout en l'embrassant, il fit balancer son corps de haut en bas, de gauche à droite, pressant son bassin contre le sien, leur deux membres l'un contre l'autre. Il voulait oublier cette imperfection de court instant dans ces bras et l'effacer avec des gestes plus marquant, pour donner de la consistance à cet échange. Son esprit s'égarait un moment et les questions affluaient.

« Dans qu'elle monde crois-tu que notre histoire est possible ? Dans celui là ? Planqué entre quatre murs ? Tu ne veux pas pouvoir regarder tes amis en face sans avoir besoin de leur mentir ? Tu crois que tu pourras oublier tout ce que je t'ai fais subir durant 7ans comme ça, sans rien dire ? Tu ne te rend pas compte que notre monde n'est pas fait pour qu'on y vive ensemble, comme ça ? »

Il voulait l'entendre gémir, le sentir s'abandonner dans ses bras, il voulait qu'il lui appartienne tout entier, qu'il hurle son nom.

« Mais je suis sûr qu'il y a quelque chose de fort entre nous. Quelque chose de tout aussi fort que la magie qui nous est propre. Mais qui ne pourra jamais fleurir comme on le souhaite. Car même nous, nous n'y croyons pas vraiment. »

Il le caressa et l'empoigna à son tour. Ses gestes se faisaient nerveux mais appliqués. Il sentit la main de Harry passer dans ses cheveux et dire « encore, encore… ». Drago sentit son amant enrouler ses bras autour de son dos et ses jambes autour des siennes.

« Je ne pourrais jamais oublier cette nuit en ta présence, elle compte beaucoup trop pour moi. Et je ne pourrais jamais partir loin de toi, car j'en mourrais. Tu as toujours fait partit de moi, tu as toujours été dans ma tête… et maintenant d'une manière encore plus précieuse, encore plus ineffaçable. Tu es en moi, à tout jamais. »

Plaqué tout contre lui, il commença un mouvement de va et vient, son corps pressé contre le sien, sa virilité posée contre la sienne. Tous deux partirent dans ce mouvement masculin, gémissant à quelques centimètres de l'oreille de l'autre. Ils avaient chaud et l'excitation se faisait de plus en plus intense.

« Oh oui Harry, se verra… souvent. On ira marcher dehors, on se racontera nos souvenirs, nos semaines, nos projets. On se présentera nos femmes, celles que l'on aimera mais pas comme on s'aime tous les deux. On se retrouvera pour faire de longs vols en balais. On essaiera de se construire une amitié qui sera certainement plus solide que l'histoire bancale qu'on se refuse tous les deux à officialiser de cette simple formule : aimer.

On deviendra important l'un pour l'autre, mais pas comme ça. On deviendra indispensable l'un pour l'autre. Je serais ton soutient et toi le mien. Cette nuit marque le nouveau départ de notre relation… mais e, cet instant, on sait tous les deux que ça ne pourra pas se faire comme ça. Qu'on ne deviendra jamais un couple. Et c'est pour ça qu'on s'en est veut, qu'on enrage, que l'on est frustré dans ce silence pesant. C'est pour ça que je vis ce moment comme s'il était le dernier. De toute façon il y a trop à faire, trop à reconstruire, trop à effacer. Toi qui ne me connais pas et moi qui te connais si peu. Si seulement un signe de toi pouvait me faire penser le contraire ? Mais c'est vain, et je le sais bien. Car jamais on ne pourra se dire cette formule quoi pourrait tout changer entre nous. »

Harry gémissait. Ce moment inimaginable, il y a encore quelques mois, était en train de ce produire. Le fantôme qui hantait ses nuits, cette personne qu'il a cherché pendant des mois comme un dément se frottait contre lui, prenait du plaisir avec lui et lui en procurait. Il lui appartenait et cet instant inavouable à leur entourage, ils le partageaient tous les deux, seulement tous les deux. Il voulait que cet instant reste unique, pour lui prouver oh combien il pouvait tenir a lui. Il saisi sa baguette sans que son amant ne s'en rende compte et la dirigea sur le poste radio qui se trouvait près de la fenêtre. Il se concentra de toutes ses forces sans que Drago ne remarque le changement de son attitude… bien qu'il avait remarqué que le serpentard avait l'esprit ailleurs, tourmenté par des questions sur le devenir de ce qui était en train de se passer entre eux. Il se focalisa sur le sortilège et le murmura dans sa tête, très fort. Un léger fil de lumière rouge pal alla heurter la façade du poste qui s'alluma. Une musique commença.

Il resserra son étreinte et tressaillit quand son amant fit de même. Il était persuadé que Drago avait entendu et connu ce qu'il venait de déclencher. Cette chanson dont il savait qu'elle allait faire mouche. Lui et son pire ennemi, partageaient en cet instant un moment de rare affection. Ils partageaient le plus grand moment d'intimité possible entre deux êtres, un moment de pure affection. Il y avait bien un mot plus fort à exprimer que tout cela mais qui restait bloqué au fond sa gorge et de ses pensées. Il ne pouvait se résoudre à le lui dire sans être certain qu'il lui dirait la même chose après. Car s'il ne lui disait pas et qu'il partait par la suite, il ne s'en remettrait pas.

La musique arriva à ses oreilles. Le jeune blondinet ne pu s'empêcher de frissonner et resserra son étreinte à l'instant même ou Harry resserrait la sienne. Comment cette chanson pouvait elle arriver à ses oreilles ? Il détourna son regard et vit la baguette dans la main du griffondor. « Il aurait fait ça lui-même ? » se dit-il intérieurement. « Mais comment peut-il connaître cette chanson dont même moi je ne connais pas le nom ? Il ne l'a pas choisit par hasard, j'en suis sûr. » Il se laissait bercer par cette balade et profitait des caresses de son héros.

La musique enveloppait l'espace et arriva par fragments à ses oreilles.

« A travers la tempete nous atteignons le rivage
Tu donnes tout mais tu veux davantage »

Mais ce n'était pas le cas, il se donnait à lui, entièrement et ils partageaient cet instant ensemble.

« Avec ou sans toi
Je ne peux pas vivre...avec ou sans toi »

Etait-ce vrai ? Pouvait-il vivre avec lui ? Pouvait-il s'en séparer et vivre autrement ? Dans les deux cas, pourrait-il vivre, tout simplement ? Tout était compliqué, tellement compliqué, tout se mélangeait dans sa tête et tout impliquait tellement de changement pour la suite.

« Et tu te trahis
Et tu te trahis
Et tu te trahis »

C'était peu être vrai. Mais dans ce cas, que pouvait-il faire ? Que devait-il faire pour ne rien regretter ?

« Tu m'as trouvé sans rien à gagner
Et plus rien à perdre »

« Non, ce n'est pas vrai. » Se disait-il dans sa tête. « J'ai quelque chose à gagner. Certes, il y aura des pertes. Mais qu'elle sera leur poids face à ce que j'aurais en échange ? Je pourrais m'en mordre les doigts ? Mais si je ne tente rien, à quoi ça me sert d'être ici, près de lui ? »

Drago s'arrêta un court instant. Harry le regardait droit dans les yeux. Il avait sentit que quelque chose le perturbait, qu'il réfléchissait tout en se donnant à lui.

Harry le regarda, haletant, avec un sourire qui se voulait rassurant. Il savait ce qui trottait dans la tête du jeune homme.

« Alors ? Qu'est ce qu'on fait maintenant? »

Drago fut toucher par ce sourire et rassuré par cette phrase qui lui était si familière, puisqu'il l'avait employé quelques heures auparavant. Cette phrase qui, employé en cet instant précis et avec cette musique, lui fit comprendre que finalement, Harry le comprenait beaucoup mieux que ce qu'il pensait.

Harry ouvrit la bouche à nouveau : « Drago, j… je t… t'ai… ». Mais avant qu'il ait pu finir cette phrase qui lui venait si mal, avec toute la peur qu'elle portait en elle, Drago le pressa contre lui pour l'embrasser encore plus intensément que jusqu'alors. Il espérait que Harry comprenne sa réponse tout en se refusant qu'il puisse le lui dire avant qu'il ne le fasse. Il était hors de question que Potter le dise en premier.

La chaleur se faisait de plus en plus intense, insupportable. De la vapeur émanait d'eux deux. Drago n'en pouvait plus, il sentait tout son corps en feu, qui appelait cet être unique qui se tenait en face de lui. Il voulait le lui dire, il voulait qu'il le sache, enfin. Sa voix était saccadée et tremblante mais suffisamment audible pour que le griffondor puisse entendre ces mots qu'il avait attendu si longtemps : « Harry… Je t'aime. » Cette formule tant chargée en sens se fit entendre une seconde fois. Mais pas de la même personne et pas avec le même nom. Harry venait de lui dire la même chose. Et deux jeunes gens se laissèrent aller et au bout d'un moment, un son roque qu'ils poussèrent à l'unisson mis fin au mouvement de leurs corps, les laissant las, l'un sur l'autre, tentant de reprendre leur respiration et leurs esprits en même temps.

« Ouaw… » C'est le seul mot qu'ils avaient pu dire.

Drago glissa sur le flan de Harry. Les deux magiciens se retrouvaient en face l'un de l'autre, les yeux de l'un plongé dans ceux de l'autre. Drago avança sa tête près de lui et déposa un léger baiser sur ces lèvres. Harry, surpris par ce geste affectif, regarda son pire ennemi lui sourire et plonger la tête dans les coussins avant de s'endormir profondément, les bras toujours entourés contre lui. Harry le fixa quelques secondes avant d'en faire autant.

Toute cette pression accumulée pendant des mois et l'effort de cet échange plus qu'improbable les enfonça dans un profond sommeil, qui ne réveilla Harry que le lendemain.

Voilà ou il en était. Son regard se perdit sur la silhouette du jeune Malfoy qui dormait tout près de lui, la tête emplis des moments qu'ils avaient partagés quelques heures auparavant.

Drago tourna la tête vers Harry.

« Bonjours toi. Bien dormi ? »

« Très bien et toi mon grand ? »

« A merveille. Jamais je n'aurais pensé la compagnie d'un griffondor si agréable. »

« Si c'est un compliment, la formulation m'a l'air douteuse. » Harry lui sourit tendrement. Drago le lui rendit.

« Bon, qu'est ce qu'on fait maintenant ? » Lui dit le serpentard avec un air amusé.

« Tu ne vas pas me le dire tous les jours quand même !!!??!!! »

« Si » Son sourire se fit plus large « Jusqu'à que tu me redise la formule magique ».

« Mais qu'elle formule ? »

« Celle que tu m'as dite hier soir ».

Harry sourit. Il prit sa baguette et ralluma la radio qui entama la même musique.

« Comment savais-tu que j'aimais cette chanson ? »

« Quand je t'ai vu hier dans cette boutique, j'ai reconnu les paroles sur tes lèvres. Mrs Weasley l'aime beaucoup aussi. Elle l'a chanté tout un été. »

« Grand dieu !!!!! Je dois quelque chose à un Weasley !?! »

« Y a de grande chance mon chéri. Et quand tu m'as dis que tu étais sortit parce que ça faisait des semaines que tu sombrais seul chez toi, je me suis dit que se n'était effectivement pas le piano qui te faisait cet effet là, mais la chanson que tu chantais. C'est peu être la seule chose que je sache réellement sur toi. » Il eu un sourire timide, ému et à la fois un peu triste. Comme si cette seule phrase agrandissait le fossé qu'il y a entre eux deux.

« Peut être Potter… Mais c'est la seule chose que personne ne sait, sauf toi maintenant. » Il lui sourit tendrement, avec un brin d'amusement en attendant sa réaction.

« Mais quand vas-tu arrêter de m'appeler Potter !!?!! C'est agaçant à la fin !!! »

« Quand tu me l'auras dit mon Pote-Potter-d'Amour ».

« Drago, je t'aime. »

Ils s'embrassèrent, enroulés dans les draps. Drago saisi la baguette d'Harry et d'un mouvement du poignet, il ferma les volets de la fenêtre.

« Dit moi Harry ? »

« Oui mon chéri.»

« Y aura moyen d'amener quelques meuble dans ce trou à rat pour le rendre plus vivable ? »

« Ta gueule Malfoy et n'arrête pas ce que tu es en train de faire. »

FIN.