AUTEUR : Adrry Potter

GENRE : Yaoi

COUPLE : HP/DM

DISCLAMER : Rien n'est à moi, tout est à elle (notre mentor à tous, J.KROWLING)

Ps : Suite de l'histoire qu'à partir de la 5ème reviews. Prendre deux minutes pour dire ce que vous en avez pensé, c'est pas très long et ça motive toujours… surtout quand on est pas très sur que ce que l'on raconte puisse intéresser ou plaire. D'avance, merci infiniment.

CHAPITRE 6 : L'union des cœurs.

Tout était calme en ce matin de Mars sur le chemin de Traverse. De son lit, Harry pouvait entendre Olivander s'écrier sur un Garçon à qui il avait confié une mauvaise baguette. D'ailleurs, pourquoi acheter une nouvelle baguette en cette saison de l'année ? Les cours sont bientôt finis. Ce dernier a dû casser la sienne comme l'avait fait Ron quelques années auparavant. Comme le disait le vieil homme, une baguette choisi son maître… Combien de baguettes peuvent choisir le même propriétaire ? Harry doutait que ce nombre puisse être très élevé et pensait bien que cette farandole d'explosions diverses allait bien durer encore quelques heures avant que le spécialiste en baguettes magiques n'abandonne pour lui en refourguer une standard en bois de platane contenant un crin de poney, tout a fait inoffensif et qui ne risquerait pas d'exploser à tout va.

Tout autour, les cris des chouettes se mêlaient à ceux des enfants et des mères qui leurs couraient après. Certains voulaient un balai comme leur grand frère et grande sœur. D'autres voulaient la même chouette que leur papa. Et toujours la réponse se faisait la même : « Tu devras attendre de recevoir ta lettre d'admission pour l'école de magie de Poudlard mon petit ».

Seulement voilà, l'école n'était plus qu'un grand tas de ruines après la dure bataille de Juin dernier et, actuellement, il n'était donné que quelques cours par les professeurs qui avaient survécu et qui se sont installés dans un coin du grand jardin entourant le château, faisant une pierre deux coups en transmettant leur maigre savoir et racontant le périple dont tous les sorciers parleront jusqu'à la fin des temps. « Maigre savoir » était le mot. De cette bataille n'ont survécu que les poltrons, les froussard et les déserteurs. Les braves, ceux qui avaient un don, un vrai, se sont donnés dans cette bataille jusqu'à la finet sont encore pour la plus grande partie à l'hôpital Sainte Mangouste pour les plus chanceux… les autres sont morts, tout simplement.

Néanmoins, malgré tout ce remue-ménage, dans une chambre peu meublée donnant sur l'allée principale, un jeune garçon était assis sur son lit, regardant l'unique fissure de son plafond, cette unique fissure qui lui rappelait celle qu'il a en lui. Il ne bouge pas. En fait, il ne sait plus combien d'heure il a passé dans cette position. La seule chose qui donne la sensation du temps qui passe, c'est le bruit du dehors. Ses rideaux sont tirés, mais il ne s'en plaint pas. Il s'y est habitué depuis le matin ou après le départ de Drago il les a tiré pour ne plus les rouvrir. C'était il y a dix-huit jours.

« C'est impossible… Bien fait pour toi…». Ces mots ne cessaient de sortir de sa bouche depuis. Comme un vieux souvenir qu'il avait oublié et qui lui revient. Il se revoit étendu sur le sol de la forêt interdite, ses forces l'abandonnant. « Pourquoi n'y suis-je pas resté ? ». « Je suis débile, stupide et profondément atteint. Mais quand je ferme les yeux, c'est toi que je vois. C'est toi que je regarde… » Certainement, il fallait au moins que je sois atteint pour dire une connerie pareille, devant lui en plus ! Et qu'est ce ça m'a apporté ? Rien !

Dehors, dans ce tumulte résonnant, tout était en mouvement, excepté une personne : Drago.

Ca fait effectivement dix-huit jours qu'il vient constamment sonner à sa porte et qu'il attend qu'il veuille bien tirer ces rideaux pour le voir. Il aurait voulu transplaner jusque dans son unique pièce mais quelque chose l'en empêchait. Comme quoi, sept ans à Poudlard ne lui avaient pas été complètement inutiles. « Très certainement un sors de barrage » Se disait-il debout contre la façade de la maison d'en face, les yeux rivés sur la fenêtre aux rideaux tirés. Que pouvait-il bien y faire ? Rien et il le savait bien. Il savait dans quel état se trouvait Harry. Où en tout cas il pouvait au moins l'imaginer.

Il sonne à nouveau, mais il sait déjà que sa démarche est vaine. Mais il tente, parce qu'il ne peut rien faire d'autre. Parce qu'il ne sait pas quoi faire d'autre. Elle était si facile l'époque où ils n'avaient qu'à se détester. Au moins tout été simple et dans le bon ordre des choses. Mais non, il a fallu que cette nuit se fasse. Le réveil reste net dans sa tête, ainsi que leur conversation. En fait, c'est surtout lui qui avait parlé, peut être parce que c'était lui qui avait les idées les plus claires, parce qu'il savait déjà où tout ça ne pouvait que aller. Mais il lui avait fait du mal et même s'il ne s'en était pas rendu compte ce matin là parce que le Griffondor lui avait demander de revenir le voir, la porte close du soir lui avait bien fait comprendre que la journée avait dû être très dure pour lui émotionnellement. Satanés Griffondors et satané Potter !!! Mais il le comprenait et il s'en voulait de ne pouvoir rien faire d'autre que de rester là et de ne passe savoir comment l'en faire sortir.

Il sortit un morceau de parchemin de sa poche et écrivit un rapide, « est-ce que tout va bien au moins ? », qu'il plia avant de le poser par terre. Il saisit sa baguette magique et dit « animaré vitalé ». Le parchemin plié se mit à bouger, des bouts pouvant être assimiler à des membres se décollèrent pour se mettre à marcher et passer en dessous de la porte d'entrée. Curieusement, ça avait marché, mais se n'est pas pour autant qu'il y eu une réponse. Mais il attendrait encore et il espérait que celui qui n'ouvrait plus ses rideaux le savait.

Il entendit un bruit sourd à coté de lui. Le bruit de quelqu'un qui venait de transplaner pour atterrir près de lui. Il tourna la tête et se figea net.

Devant lui se tenait celui contre qui il avait expulsé toute sa rage la dernière fois qu'il l'avait vu, alors qu'il voulait juste aider son ami. Ron Weasley regardait la même fenêtre que lui, l'air nonchalant, les mains dans les poches, la mine grave. Les derniers évènements avaient marqués son visage. Des traits durs parcouraient se visage qui autrefois ne respirait que la niaiserie à ses yeux. Drago en était si surpris qu'il n'osa poser aucune question et attendit qu'il fasse le premier pas, laissant s'installer un silence pesant.

« Alors Malfoy… Tu compte venir ici jusqu'à quand comme ça ? ».

Drago se renferma, avouer quoique soit devant ce personnage ne lui était pas familier, faisant resurgir ces cotés Serpentard de base. « Et toi, que fais-tu ici Weasley ? » réussit-il malgré tout à dire froidement.

« Je viens voir comment tu t'en sors depuis ces dix-huit derniers jours et j'ai de la peine pour mon meilleur ami. ». Drago esquissa un mouvement mais Ron continua de parler. « Pas le peine de prendre la mouche et ta baguette, on est plus à l'heure des règlements de compte ».

« Mais bon sang ! Où avait-il trouvé autant de répartit et d'assurance ? ». Se demanda le Serpentard. «Il a mis du tonus plus dans son jus de citrouille du matin ? ».

Mais au lieu de continuer, Ron laissa s'installer à nouveau le silence, accoudé contre le mur au coté de Malfoy, regardant tous deux cette fenêtre. Le temps défila, plusieurs heures sans qu'aucun des deux ne bougent ou disent quoique se soit.

Harry tenait encore le morceau de parchemin qui avait marché jusqu'à lui. Ça faisait bien quatre ou cinq heures mais il n'arrivait pas à le lâcher. Comme s'il le reliait directement avec celui qui était dehors, ne sachant pas qu'il n'attendait plus seul…

Ron lui tendit la main. Malfoy la regarda. Elle était fermée. Quel intérêt se disait-il ? Aucun très certainement, encore une bizarrerie tout droit sortit des chambres des Griffondors.

La main de Ron s'ouvrit pour remettre dans la sienne un miroir. « Un miroir ? Tu me prends pour qui Weasley ? Granger ? ».
« Grand dieu non ! » Lui répondit le rouquin. « Si tu y regarde dedans tu y verra celui que tu veux y voir. Tu sais pourquoi ? Parce que celui que tu veux voir a exactement le même que celui que tu tiens et que tous deux sont reliés. Ce miroir est le dernier cadeau que Harry a reçu de mon parrain, le dernier rempart qui aurait pu l'empêcher de se flageller comme il l'a fait après que ce dernier ne soit partit derrière un voile de silence. Si tu regardes ce miroir, c'est lui que tu verras… Parce que lui, il n'a jamais plus quitté le sien. »

Drago avait le regard fixé sur le petit miroir qu'il tenait à présent, un léger vague a l'âme en pensant à tout ce qu'il représentait.

Un claquement se fit entendre et il leva la tête. Weasley n'était plus là, il avait transplané. Pourquoi avait-il fait tout ce chemin pour le lui amener et pourquoi lui confier un tel présent ?

Toujours adossé contre le mur de la maison se trouvant en fasse de celle de Harry, il se laissa tomber à terre, glissant contre la parois rappeuse et qui avait très certainement abîmer le dos des vêtements qu'il portait. Il regarda le miroir un bon moment, un rideau de cheveux blond et soyeux lui tombant sur le visage, la bouche entrouverte comme pour murmurer un sort quelconque, une parole, une prière, ses yeux embrumés par ce qui était bon ou non de faire en cet instant précis, la tête pleine des sourires de cette personne qui lui manquait.

Ce qu'il voulait ? Il ne le savait pas vraiment lui-même, mais il voulait voir ce qu'il ne pouvait voir de là où il était.

Il tourna le miroir dans tous les sens, impossible de savoir comment le faire marcher.

« Harry… » Sortit de sa bouche comme dans un souffle désespéré. Il prononça son nom car c'était la seule chose qui traversait son esprit de part en part et qui ne partait pas.

Le miroir se mis à briller, une cassure apparut sur le verre laissant voir l'intérieur d'une chambre, peu éclairée, avec peu de meuble et un lit. Un lit ou était couché un jeune homme qui pleurait à grosse larme tout en serrant près de lui un bout de papier. Ce même bout de papier qu'il lui avait envoyé quelques heures plus tôt.

Son cœur se serra et sa main se crispa sur le petit miroir carré à l'aspect ancien. L'image se troublait et s'était normal car le l'eau tombait dessus. C'était des larmes, celles du jeunes Serpentard, mais il ne pouvait pas s'en rendre compte car celles qui coulaient de ses yeux couleur acier l'empêchaient de s'en rendre compte.

De ses sanglots, sa voie monta en lamentation et en tristesse. Le jeune homme était blessé là ou il ne savait pas quel sort employer pour que ça fasse moins mal.

A l'intérieur de la maison, un autre jeune homme avait craqué lui aussi. Il serrait ce bout de parchemin contre lui. Ce parchemin qui affichait il n'y a pas si longtemps « est-ce que tout va bien ? » et qui au bout de quelques heures avait vu réapparaître les mots « Tu me manques » à sa surface, effaçant les inscriptions précédentes.

Le jeune homme qui pensait avoir grandit le matin même se rendait compte qu'il n'en était rien et que malgré tous ses effort, ça ne passerait pas si facilement. En plein cœur de ses pleurs, il entendit s'y mêler ceux de celui qui les avait provoqué, ce qui n'eu comme effet que d'amplifier sa peine. Il était brisé, tout comme le reflet qu'il laissait dans le miroir de son compagnon de solitude. Brisé comme ce miroir au moment ou il le jeta comme il s'est senti jeté a son tour. Mais il ne le voyait pas. Cette cassure, seul Drago l'a vu, ne faisant que renvoyé à celle qu'il avait actuellement en lui.

Cette nuit là, deux cœurs de sorciers pleurèrent à l'unisson de leurs erreurs, de leurs rêves et de leurs désillusions.