Titre : Destinées entrelacées

Rated : M (pour être sure)

Disclaimer : Hakuouki et ses personnages appartiennent à Idea Factory, les OC m'appartiennent.

Pika-78 : Excuse-moi de ne pas t'avoir répondu en MP, j'ai été débordée ces derniers temps, du coup je profite de ce chapitre pour le faire. Je suis contente que mon histoire te plaise et que mes chapitres te semblent bien construits.

Malheureusement, je retombe dans mes déboires et écris des chapitres de plus en plus longs ! Je dois les raccourcir si je ne veux pas abandonner ma fic par faute de temps pour terminer un chapitre.

Sur le principe, je voulais écrire en anglais pour m'attirer un public plus nombreux, mais au final j'écris davantage pour moi donc ce n'est pas nécessaire. Au pire, si je termine ma fic, je la traduirai en anglais à la fin. Quoi qu'il en soit, merci encore pour ton soutien :)

Poupe : Encore un chapitre « parenthèse » pour mettre en place les relations avant de lancer la vraie histoire. J'ai voulu rattraper un peu le côté sadique de Okita et le côté neutre de Saito pour mettre en évidence la complexité de leurs personnalités.

Promis, les choses bougent pour le prochain chapitre.

Sinon, je ne ferai jamais un OC de style Chizuru (encore que, je trouve que pour son rôle, elle est quand même assez courageuse). Pour moi, de part mon éducation, une femme doit savoir tenir tête à ceux qui la malmènent, donc Shiori est clairement plus le type de personnage auquel je m'identifie. Et je n'ai jamais compris ces perso féminins qui crient et s'évanouissent à tous bouts de champ, ça m'horripile. Keiko est là davantage pour le côté amusant, mais j'ai du mal à garder son caractère parce que ce n'est pas du tout le mien :)

Sinon, je garde volontairement le côté énigmatique de Saito alors que je commence à expliquer les pensées de Okita. Au final, dans l'animé, on sait très peu de ce que pense Saito, on le ressent par ses actes, ses regards ou ses rares sourires, et c'est ça qui entretient son côté mystérieux. J'essaie de le conserver.

En tout cas, merci pour ta review, elle est très agréable et m'aide dans mon écriture :)

Voici donc un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira ! ;)

OoOoO

Chapitre 5 :

Lorsque Shiori se réveilla le lendemain matin, le plateau avait été retiré, et un yukata blanc avait pris sa place. Elle se demanda un instant si ce vêtement lui était bien destiné, étonnée d'être si bien traitée, puis se décida à l'enfiler. Son pauvre kimono sentait vraiment mauvais, et la soie avait souffert de tous les mauvais traitements subis. En serrant sa ceinture, elle se demanda quand même qui avait pris la peine de lui amener le baume et le kimono et, malgré la situation, elle se mit en tête de remercier cette personne si elle en avait l'occasion. Étant donné le peu de choses réconfortantes qu'elle avait actuellement en sa possession, elle était vraiment reconnaissante d'avoir au moins des habits propres pour se vêtir et une crème pour se soigner. De toute évidence, il faudrait qu'elle apprenne à se satisfaire de peu tant qu'elle serait prisonnière de cet endroit. Elle soupira en pensant à sa petite sœur, elle savait que cette situation devait lui être encore plus insupportable qu'à elle-même. Elle qui avait l'habitude d'être cajolée et protégée, elle qui dévorait la vie à pleines dents sans aucune restriction, elle ne tolérerait pas longtemps d'être enfermée dans une chambre. Shiori espérait juste que le Shinsengumi décide rapidement de leur sort pour que leur situation avance d'une façon ou d'une autre.

De son côté, Keiko fut réveillée par Saito. Celui-ci ne s'étonnait plus du peu d'élégance dont faisait preuve la jeune fille, mais la surprendre avec un filet de salive au coin des lèvres le contrariait malgré tout. Comme à son habitude, il lui amena son repas et la soigna, constatant au passage que la plaie se refermait rapidement. En débarrassant son plateau, il lui laissa un kimono blanc et attendit dehors qu'elle ait fini de se changer afin de récupérer le vêtement sale.

Il ne dit pas un mot et partit comme il était venu, aussi elle ne su pas pour quelle raison il avait pris ses affaires. Elle espérait juste qu'il ne les jette pas, parce que c'était la seule chose qui la rattachait encore à son époque. Mais s'il ne les jetait pas, qu'en ferait-il ?

Ses méninges se mirent à travailler malgré elle, et les pires scénarios commencèrent à fleurir dans son esprit. Il ne ressemblait pas à un pervers, mais...et s'il faisait quelque chose de sale avec ?

Keiko secoua vivement la tête pour chasser cette idée grotesque de son esprit et retourna s'allonger. De toute façon, elle n'avait rien de mieux à faire. Cette pièce lui donnait le cafard : quatre murs et un futon au milieu. Il n'y avait rien de plus, et la pièce n'était pas suffisamment grande pour qu'elle puisse faire un peu d'exercice pour se détendre. S'ajoutait que les fines parois de papier ne la protégeaient pas tellement du froid, et elle doutait que la chambre avoisine les 21°C nécessaires à son bien-être. Elle se pelotonna donc sous la couette pour conserver la chaleur de son corps en attendant que le Soleil matinal monte plus haut dans le ciel d'hiver, et réchauffe sa chambre de ses rayons.

Lorsque vint l'heure de déjeuner, quelqu'un frappa à la porte de Shiori. Celle-ci se leva pour ouvrir le panneau coulissant et fut surprise de trouver Okita devant elle, un plateau de nourriture dans les mains. Elle resta figée quelques instants, se demandant si elle voyait mal, mais dû s'écarter lorsqu'il entra dans la chambre. Il s'assit négligemment et déposa le plateau au sol.

- Dépêche-toi de manger, je suis obligé d'attendre que tu aies fini pour pouvoir déjeuner.

La jeune femme ferma la porte et s'asseya en face de lui, mais ne toucha pas à la nourriture, l'observant avec un mélange de consternation et de surprise. Elle ne comprenait vraiment rien à cet homme.

C'était lui qui lui avait amené son plateau ? De toute les personnes possibles, elle n'aurait jamais imaginé que ce soit lui, même Kondo aurait été une possibilité plus acceptable. Il la détestait, non ? Et c'était de toute évidence réciproque, donc que faisait-il ici à attendre qu'elle mange ?

Elle reporta son attention sur le contenu du plateau et observa que, qui plus est, il l'avait rempli de façon tout à fait correcte voire excessive. A vrai dire, il ressemblait beaucoup au plateau de la veille.

Mais si c'était bien lui qui le lui avait amené alors...cela voulait aussi dire qu'il était celui qui lui avait amené l'onguent. Et s'il en était à s'occuper de ses repas, elle pouvait supposer sans trop de doute qu'il était également celui qui lui avait amené le kimono.

Elle releva les yeux vers lui, et le vit afficher un sourire moqueur, comme à son habitude.

- Tu sais, ce n'est pas empoisonné. Plaisanta t-il en la voyant hésiter à manger.

Elle hocha doucement la tête et porta machinalement le bol de soupe à ses lèvres sans le quitter des yeux.

S'il avait vraiment fait tout cela, alors ça voulait aussi dire qu'elle devrait lui être reconnaissante...enfin elle le supposait. Après tout, elle s'était juré de remercier son bienfaiteur, mais elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse s'agir de cet homme et elle se retrouvait à présent bien embêtée. Il fallait qu'elle le remercie, lui ?

Elle lui lança un regard de travers, comme si elle observait la plus belle ordure que la Terre ait portée.

Le sourire du guerrier s'étira, et elle baissa les yeux, sentant qu'il s'apprêtait à la tourmenter si elle n'arrêtait pas de lui lancer un regard aussi mauvais.

Elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce serait un comble d'avoir à le remercier après l'enfer qu'il lui avait fait vivre, et qu'il lui ferait sûrement encore vivre. Cela étant...il lui avait aussi permis de se retrouver seule avec sa sœur la veille alors qu'il n'y était à priori pas vraiment autorisé.

Ce garçon était une vraie énigme pour elle, aussi dangereux et cruel qu'étonnamment attentif à ses besoins. Elle ne savait vraiment pas quoi penser de lui, si ce n'est qu'elle devait se méfier de ses faux airs aimables. Peut-être que ce semblant de gentillesse cachait quelque chose.

Malgré tout...

- C'est toi qui m'as amené le plateau d'hier soir ?

- Tu as un problème avec ça ? Demanda t-il en haussant un sourcil, quelque peu irrité de la voir l'épier de façon aussi insistante.

Shiori réfléchit un instant de plus et se résigna, elle était bien élevée et savait se montrer reconnaissante lorsqu'une action le méritait.

- Merci...pour l'onguent...je suppose. Baragouina t-elle.

Mais elle fut surprise de le voir chasser ses remerciement d'un haussement d'épaules et afficher le même sourire qu'à chaque fois qu'il la menaçait.

- Et bien, ce n'est pas l'envie qui me manque, mais si tu mourrais avant de voir le conseil je serais bien embêté.

Étonnamment, la demoiselle cligna des yeux quelques instants et dû se mordre la lèvre pour ne pas pouffer de rire. Elle ne savait pas pourquoi, mais ce regard et ce sourire qui jusqu'à lors la saisissaient sur place ne lui semblaient plus aussi intimidants. Il n'avait rien dit qui puisse justifier son amusement soudain, mais elle sentait que quelque chose dans ses propos n'était pas sérieux. Elle se décida alors à manger, tout en gardant un œil sur le guerrier.

Elle se rendit soudain compte que, sans se sentir pour autant à l'aise en sa présence, elle avait l'impression que la tension s'était légèrement estompée entre eux. Elle s'en méfiait mais le craignait moins, et elle trouvait ça vraiment étrange et dangereux. Elle devait se méfier de lui, il était perfide et mesquin, et cruel, et complètement taré, et plein de d'autres choses encore qui ne lui faisaient pas honneur. Alors où avait-elle perdu son cerveau pour trouver un instant ses menaces amusantes ?

Ce monde commençait sérieusement à jouer sur sa santé mentale, elle en était certaine. Il fallait qu'elle trouve rapidement un moyen de rentrer à la maison, ou bientôt elle en serait à lui taper dans le dos. Mais comment est-ce qu'on rentrait à la maison en étant perdu dans le temps ?

Elle sursauta lorsque le jeune homme reprit la parole.

- Au fait, as-tu remarqué la couleur de ton kimono ? Demanda t-il d'un ton laissant entendre qu'elle devrait en être inquiétée.

Shiori leva un sourcil et baissa les yeux sur son habit pour constater qu'il était tout ce qu'il y avait de plus banal.

- Il est blanc, de toute évidence.

Elle se retint de rajouter un « et donc ? » pour terminer sa phrase, mais tout dans son expression le laissait entendre. Qu'est-ce que ça changeait qu'il soit blanc ou à fleurs ? Elle avait un habit propre, c'est tout ce qu'elle considérait actuellement.

Devant l'incompréhension flagrante de la jeune fille, Okita perdit son sourire et la considéra sérieusement pendant un moment, se demandant comment elle pouvait ignorer la signification d'une telle chose. Était-elle aussi ingénue ? Non, de toute évidence une femme sachant manier l'épée ne pouvait pas être la dernière des sottes.

Shiori n'insista pas pour savoir où il voulait en venir et termina son repas en silence, espérant ne pas avoir à subir une autre de ses sautes d'humeur.

Lorsqu'elle eut terminé, Okita prit le plateau et se releva.

- Au fait, votre convocation au conseil a été repoussée. Je t'informerai de la date lorsqu'elle sera fixée. Annonça t-il en ouvrant le panneau coulissant.

Shiori cru s'étouffer. Il faudrait encore qu'elles attendent pour savoir si elles vivraient ou si elles mourraient ? Ça les amusait tant que ça de les garder prisonnières ?

- C'est si compliqué de décider de notre sort ? Demanda t-elle en laissant transparaître sa contrariété.

Le guerrier se retourna vers elle, affichant une mine sérieuse.

- Le Shinsengumi a plus urgent à traiter pour le moment.

Petit à petit, elle sentait sa patience s'effriter. Ils avaient plus important à faire ? Elles n'étaient pas leur priorité ? Et bien connaître leur sort était leur priorité à elles ! Elle avait été sage et docile, n'avait pas fait de vagues et avait suivi leurs instructions. Mais si c'était pour rester enfermées éternellement dans cette chambre comme un oiseau en cage, ils allaient comprendre leur douleur en faisant face à une femme de Kyoto en colère, dusse t-elle en mourir ! Pour qui se prenaient-ils pour les traiter ainsi et ne même pas prendre la peine de faire vite pour décider de leur sort ?

La voix d'Okita l'interrompue dans sa colère intérieure.

- Cependant...ce kimono blanc devrait déjà te donner un indice quant à ta sentence.

- C'est quoi le problème avec le fait qu'il soit blanc ?! S'agaça t-elle.

Il commençait vraiment à lui faire perdre patience à lui parler de la couleur de ce kimono, elle avait vraiment autre chose à penser.

- C'est la couleur réservée aux exécutions. Annonça t-il d'une voix neutre avec un léger sourire.

Shiori se figea instantanément, comprenant finalement que la couleur de ce kimono aurait dû attirer toute son attention. Elle se rappela alors que, dans ses livres d'histoire, toutes les représentations de seppuku se faisaient avec la victime vêtue d'un kimono blanc.

- Si j'étais toi, je ne serais pas trop pressée d'entendre l'avis du conseil. Ajouta t-il avant de sortir et de refermer la porte.

Une fois sorti, il fit quelques pas pour s'éloigner de la chambre et ne pu s'empêcher de rire de bon cœur. La tête qu'avait fait cette fille lorsqu'il lui avait annoncé ça était mémorable. En réalité, les kimonos blancs étaient les seuls qu'ils avaient en plusieurs exemplaires et dans des tailles assez variées pour convenir à la morphologie d'une femme, mais l'occasion de la tourmenter était trop belle pour la laisser passer.

Décidément, lui qui ne souhaitait que la mort de cette femme, peut-être qu'il voterait en faveur de sa survie tous comptes faits.

De son côté, Saito avait lui aussi amené son plateau à Keiko et regrettait déjà de ne pas avoir laissé cette tâche à quelqu'un d'autre. En effet, la jeune fille n'avait jamais eu pour habitude de faire bonne figure pendant aussi longtemps, et elle commençait à perdre le peu de tenue qu'elle s'était attachée à garder. Pour quelqu'un d'aussi actif qu'elle, rester enfermée était quelque chose d'insupportable.

- Saito-san... Répéta t-elle pour au moins la troisième fois.

Comme à son habitude, le samuraï ne répondit rien et se contenta de la regarder fixement en attendant de savoir ce qu'elle voulait. Il était assis en seiza parfait et posait sur elle son regard bleu impassible, ne laissant rien paraître de ses émotions et ne se départissant jamais de son calme absolu. En somme, il avait des manières bien meilleures que celles de la jeune femme alors qu'il était un homme, et ça l'agaçait au plus haut point. Elle dandina légèrement avant de continuer de parler.

- Je m'ennuie, il n'y a rien à faire dans cette chambre.

Elle essayait de contenir son agacement mais le mutisme persistant du guerrier ne l'aidait pas à maîtriser son côté capricieux.

- Vous n'avez pas quelque chose d'amusant à faire ?

Elle le vit baisser un instant les yeux avant qu'il ne les relève vers elle pour lui répondre.

- Veux-tu que je t'apporte un nécessaire de calligraphie ?

Keiko se mordit la langue pour ne pas répondre trop rapidement, mais pensait-il sérieusement que faire de la calligraphie était amusant ? Elle savait que c'était un art très prisé des nobles à l'époque d'Edo, et sans doute lui faisait-il un honneur en lui proposant une telle occupation, mais, elle qui n'avait aucune patience, elle savait d'avance qu'elle ne pourrait endurer le fait de devoir se concentrer pendant des heures devant une feuille.

- Hum... Je n'ai jamais été très douée dans cet art. Répondit-elle avec une fausse modestie qui ne trompait personne.

Et le silence retomba lourdement pendant que Keiko avalait le contenu de son bol de soupe. Elle ne savait pas comment lui faire comprendre à quel point elle avait besoin de sortir de cette chambre, si tant est qu'on puisse appeler ça une chambre. Elle relevait régulièrement les yeux vers lui, mais les rebaissait dès qu'elle croisait son regard.

Elle allait péter les plombs, elle sentait la tension monter et tout en elle lui criait de lâcher prise. Pourtant, même si cet homme semblait très conciliant, elle n'en oubliait pas qu'il était un samuraï, et surtout l'un de ceux qui devaient décider de son sort.

Elle aurait aimé lui dire que son silence la gavait, et qu'il pourrait avoir la politesse de répondre quand elle l'appelait, ou encore qu'il pouvait crever la gueule ouverte dans ses toilettes de campagne, mais elle ne le faisait pas. Pourtant, elle en mourrait d'envie. Vraiment.

Elle riva ses yeux dans ceux du guerrier, estimant qu'il valait mieux jouer franc jeu au cas où elle dérape.

- Saito-san, vous semblez être quelqu'un d'intelligent, alors vous avez certainement déjà compris que normalement je ne tiens pas en place plus de deux minutes. Je suis au bord de la crise d'angoisse enfermée dans cette pièce, alors vraiment, vraiment, il faudrait que vous me trouviez quelque chose pour m'occuper.

Le jeune homme haussa un sourcil avant de soupirer discrètement, montrant par ces seuls signes à quel point cette fille le désespérait. Une jeune fille de son âge devait savoir occuper son temps seule sans avoir à en faire toute une scène.

- Médite. Proposa t-il finalement.

Mais l'effet ne fut pas celui auquel il s'attendait car il la vit se tendre significativement avant de se lever d'un bond.

- Mais vous ne comprenez rien ou quoi ?! Vous êtes complètement- !

Elle se mordit la lèvre avant de dire quelque chose qu'elle regretterait certainement, et serra les poings pour se contenir. Elle laissa échapper un long filet d'air de ses lèvres pour se calmer avant de reprendre la parole.

- Je...m'excuse. Merci pour le repas.

Et elle se détourna de lui, sachant à quel point c'était malpoli de sa part, mais elle ne voulait pas lui montrer les larmes de rage qui coulaient sur ses joues. Elle ne savait pas à quoi elle avait pensé, après tout ce type était son geôlier et il n'avait aucune raison de prendre soin d'elle. Il faisait déjà bien assez en la soignant chaque jour.

Pourtant, en petite fille bichonnée qu'elle était, elle tolérait mal qu'on ne cède pas à tous ses caprices et le fait de devoir s'adapter aux autres était pour elle une contrainte révoltante.

- Viens.

Keiko se retourna légèrement, des larmes plein les joues et les lèvres tremblotantes. Saito s'était levé et fit coulisser la porte, lui lançant un regard par dessus son épaule pour l'inviter à le suivre.

Elle ne se fit pas prier et essuya rapidement les larmes qui mouillaient ses joues, avant de rejoindre le jeune homme d'un pas rapide, les yeux emplis d'espoir.

Cette fille avait vraiment tout d'une enfant.

Ils sortirent de la chambre et elle pouvait déjà apprécier les rayons chauds du Soleil sur sa peau et le froid mordant de l'air. Elle le suivait docilement, ne cherchant pas à le dépasser ou à marcher à ses côtés, profitant de l'air frais et des bruits clairs des oiseaux. C'est d'ailleurs l'un d'eux qui attira son attention et la fit s'arrêter. Le nez en l'air, elle le regardait tournoyer et le suivit machinalement sans faire attention à la direction empruntée. C'était un joli oiseau d'un bleu vif qui ne suivait pas les autres et se plaisait à effectuer des figures de voltige. Elle se déplaçait dès qu'il quittait son champ de vision et se retrouva devant un petit jardin fermé où il se posa. Elle le regarda picorer le sol et s'émerveilla du décor qui s'offrait à elle. Un courant d'eau coulait doucement et faisait se mouvoir des balanciers de bambou au son relaxant. Elle ferma les yeux et se laissa porter par le ruissellement de l'eau et par le bruit creux des bambous qui se remplissaient et se vidaient d'eau.

Le vent se mêla à ses cheveux pour lui chatouiller le visage et ce n'est qu'en chassant une mèche dérangeante qu'elle rouvrit les yeux et tourna la tête pour voir Saito qui l'observait silencieusement.

- Saito-san ! Sursauta t-elle.

L'exclamation fit s'envoler le volatile qui disparut définitivement de sa vue. Elle sentit son cœur rater un battement en se souvenant qu'elle lui avait faussé compagnie, et sans même y penser en plus ! Quelle sotte !

Attendant d'être rabrouée, elle rentra la tête dans les épaules et attendit la sentence.

- C'est un gobemouche. Se contenta t-il de dire en observant le ciel.

Keiko cligna des yeux, se demandant de quoi il parlait.

- Cet oiseau aurait mérité un nom plus attrayant. Poursuivit-il.

Elle avait passé les minutes précédentes à suivre un oiseau sans regarder où elle mettait les pieds ni si elle était suivie, mais il était fort probable que le samuraï n'ait jamais perdu sa trace et n'ait fait que la suivre. A dire vrai, elle n'avait pas fait tant de chemin que ça, mais il n'empêchait qu'elle s'était écarté de lui sans sa permission.

- Vous m'avez laissée me promener ? Demanda t-elle, stupéfaite.

Elle plongea son regard dans celui du guerrier en espérant y lire une quelconque émotion, mais comme toujours c'était peine perdue. Il se contenta de s'approcher d'elle et de s'asseoir sur le sol de la coursive pour observer le courant d'eau.

- J'ai pensé qu'une personne aussi énergique que toi aurait besoin de prendre l'air.

Sans prendre le temps de tourner sept fois sa langue dans sa bouche, elle fit un pas vif vers lui en posant les mains sur ses hanches.

- Vous avez quelque chose contre les filles énergiques ? Se vexa t-elle avant d'afficher une moue boudeuse

Le jeune homme laissa paraître quelques secondes une expression sidérée avant de reprendre son masque d'impassibilité. En se rendant compte qu'elle l'agressait alors qu'il lui faisait une faveur, elle se reprit et s'assit doucement à distance raisonnable du guerrier. Après tout, il n'avait pas vraiment tort, mais avec tout le mal qu'elle se donnait pour le cacher, c'était un peu rageant qu'il la voit ainsi.

- Merci. Dit-elle plus doucement.

Elle lui devait bien ça, elle avait conscience que son comportement tenait du caprice, mais il avait malgré tout cédé pour qu'elle se sente mieux. Il fallait dire qu'elle avait des circonstances atténuantes en étant enfermée loin de sa sœur. Elle lui manquait vraiment.

La jeune femme joignit nerveusement ses mains et passa distraitement ses doigts sur ses ongles vernis. Shiori lui avait dessiné des branches de cerisier en fleurs sur un fond rose, c'était tout ce qui pouvait la réconforter présentement.

Saito remarqua ces dessins et les observa attentivement du coin de l'œil. Il ne posa pas de questions, mais il était certain de ne jamais avoir rien vu de semblable.

Ils restèrent un moment à observer le jardin en silence.

Pendant ce temps, Shiori commençait également à tourner en rond dans sa chambre. Elle était plus calme que sa sœur, mais ce n'est pas pour autant qu'elle pouvait rester éternellement enfermée, surtout après ce que lui avait dit Okita avant de partir. Est-ce qu'il était sérieux ? Est-ce qu'il lui avait donné ce kimono parce qu'elle allait être tuée ? Malgré ce qu'il lui avait laissé comprendre, elle avait du mal à y croire. Après tout, elles n'avaient rien fait de mal, et ce n'était pas comme si elles avaient quelqu'un à qui répéter ce qu'elles avaient vu. Et puis, qui croirait des femmes à l'ère d'Edo ?

Comme d'habitude, ses pensées tournaient en boucle dans sa tête et étaient sur le point de la rendre folle. Alors, sans chercher à se cacher, elle prit son kimono sale sous le bras, ouvrit la porte coulissante et sortit sur le coursive. Comme elle s'y attendait, le guerrier aux yeux verts était là, assis dos contre le mur et les bras croisés. Il avait les yeux fermés et la tête penchée en avant, dormait-il ? Non, elle était certaine qu'il ne dormait pas. Alors elle s'avança vers lui et se planta à ses pieds.

- Es-tu si pressée de mourir ? Lui demanda t-il sans prendre la peine d'ouvrir les yeux ou de bouger.

- Justement, si je dois mourir je refuse de porter ce truc. Dit-elle en tirant sur le col du kimono qu'elle portait.

A vrai dire, si elle devait en venir à mourir, elle se moquait bien de sa tenue, mais elle voulait surtout trouver un prétexte pour prendre l'air et ne pas angoisser seule dans sa chambre. Même la compagnie de ce taré lui semblait une meilleure option.

- Je veux laver mon kimono. Affirma t-elle d'une voix décidée.

Okita ouvrit les yeux pour les poser sur elle. Elle avait un regard déterminé, et se tenait bien droite, en somme elle n'en démordrait pas quoi qu'il lui dise. Cette fille avait vraiment du culot, elle lui donnait presque un ordre. Toutefois, il n'avait pas vraiment envie de la taquiner plus qu'il ne l'avait fait le matin-même. Il devait bien reconnaître que, pour quelqu'un qui considérait sûrement qu'elle allait vraiment mourir, elle avait un comportement particulièrement noble et respectable. Même parmi les rônin qui peuplaient Kyoto, la plupart chercheraient à fuir ou supplieraient pour leur survie.

- Rentre dans ta chambre. Répondit-il enfin.

- Non.

Il lui lança un regard on ne peut plus sérieux et se leva pour se placer juste devant elle.

- Rentre. Ordonna t-il d'un voix plus grave.

Shiori déglutit malgré elle en ne voyant pas son petit sourire habituel et en n'entendant pas son ton moqueur. Elle le sentait, il était vraiment sérieux, et le calme dont il faisait preuve la mettait mal à l'aise. C'était tellement inhabituel de sa part que, sans chercher à comprendre, elle recula jusqu'à sa chambre. Elle ne savait pas pourquoi, mais pour une fois qu'il ne faisait pas toute une scène, elle se sentait encore plus en danger devant lui.

En faisant le dernier pas pour entrer dans sa chambre, elle trébucha et tomba en arrière. Le guerrier ne fit pas mine de la rattraper et se contenta de la regarder droit dans les yeux lorsqu'elle se redressa.

- Ne sors pas d'ici, ou je te tue.

Il referma lentement la porte et, lorsqu'il disparut de sa vue, elle ne pu s'empêcher de laisser une larme rouler sur sa joue.

- Comme si j'avais quelque part où aller... Murmura t-elle en croyant le guerrier parti.

Cependant, celui-ci était resté quelques temps derrière la porte pour voir si elle essaierait de sortir, et l'entendit murmurer et renifler légèrement.

De longues minutes passèrent et Shiori était toujours au sol. Elle ne voulait pas se relever, après tout qu'elle soit à un endroit ou à un autre de la chambre, ça ne changeait rien. Allait-elle vraiment mourir comme ça ? Dans un monde dont elle ne savait presque rien, loin des gens qu'elle aimait, au milieu de samuraïs ?

L'image de Masao apparut dans son esprit, et elle pensa soudain à quel point il devait être inquiet de les voir disparues. Le pauvre ne s'en remettrait sûrement pas si elles ne revenaient pas saines et sauves. Et dire qu'il leur avait toujours vanté la bravoure et le code d'honneur des samuraïs...

S'il savait dans quelle situation elles se trouvaient, il serait bien déçu. Malgré son âge avancé, cet homme restait un grand enfant, fan de toujours des histoires épiques de samuraïs et rêvant encore d'en devenir un dans une époque où l'honneur et le respect se perdaient petit à petit. Finalement, mieux valait qu'il ne sache pas la vérité si elles venaient à mourir ici. Elle ne voulait pas qu'il en vienne à détester les hommes qu'il adulait tant.

Mais elle ne pouvait s'empêcher de soupirer en se disant qu'elle ne le reverrait probablement jamais. Elle aurait voulu lui dire tant de choses, et le remercier pour tous ses bons soins et tous les sacrifices qu'il avait faits pour elles...

Shiori sursauta quand quelqu'un frappa à sa porte. Elle s'avança pour l'ouvrir et y trouva encore Okita. Elle le questionna du regard et fut étonnée de le voir retourner s'asseoir près du mur. Non loin de lui se trouvait une grande bassine remplie d'eau. D'un pas hésitant, elle s'avança vers le récipient pour s'assurer qu'il s'agisse bien d'eau, puis reporta son regard sur lui pour savoir si elle comprenait bien ce qu'il venait de faire.

Pour toute réponse, il laissa sa tête reposer en arrière et ferma les yeux, profitant du Soleil qui venait réchauffer ses joues.

La jeune femme sentit une boule de former dans sa gorge, comme s'il venait de lui offrir le plus beau cadeau de sa vie alors qu'il ne s'agissait que d'une bassine d'eau. Qui plus est, offerte par celui qui la martyrisait avec bonheur.

Aussi, elle ne laissa pas ses nerfs lâcher et se retint de pleurer. Elle ne faiblirait pas devant lui, elle ne le pouvait pas. Pourtant, dans le silence qu'il lui offrait, et dispensée de son regard scrutateur, elle pouvait se détendre un peu. Elle frissonna légèrement en plongeant les mains dans l'eau froide, mais sentir sa peau de rebeller lui faisait du bien. L'eau se colora au fur et à mesure que Shiori frottait son habit pour en extraire le sang séché, si bien que la liquide devint trouble et qu'elle n'y voyait presque plus ses mains.

Elle sortit son vêtement et l'essora du mieux qu'elle le pu, et oublia l'idée de demander une bassine d'eau propre pour pouvoir le rincer. Durant tout le temps où elle avait lavé son linge, Okita ne l'avait pas troublée de quelque façon que ce soit, et elle lui en était reconnaissante.

Elle étendit l'habit sur la rambarde de bois qui longeait toute la coursive et soupira de bien-être. Le vent était faible et le Soleil brillait très haut dans le ciel, donnant à l'environnement une ambiance printanière. Elle resta là, à apprécier le moment, et elle se surprit à le vouloir éternel. Il lui semblait évident que la situation était horrible, pourtant elle pensa malgré elle que tout était parfait en l'instant. Elle n'était plus angoissée, elle ne faisait plus attention qu'aux courants d'air qui faisaient danser ses cheveux, et au Soleil qui la mettait à l'abri du froid. Elle était vraiment bien.

Elle sortit de sa bulle en se sentant observée et, en baissant les yeux vers le samuraï, elle vit qu'il la regardait avec intérêt. Elle ne savait pas expliquer pourquoi, mais elle le ressentait, il trouvait quelque chose d'intéressant en elle.

Elle plongea alors son regard dans le sien et n'y trouva aucune malice ni aucun défi. Ils s'observaient avec curiosité sans qu'il n'y ait ni but ni conflit.

Shiori pu à loisir voir combien ses yeux étaient verts, et toute la nuance de teintes plus ou moins sombres qui les caractérisaient. Ses yeux lui correspondaient bien, ils avaient une complexité difficile à discerner, et encore plus à comprendre.

Elle l'avait pris pour le pire des enfoirés de prime abord, et elle n'avait toujours pas une haute estime de lui suite à tout ce qu'il lui avait fait, mais elle commençait à entrevoir d'autres aspects de sa personnalité. Cela n'effaçait pas toute la cruauté dont il avait fait preuve, mais ça l'estompait un peu.

Okita fut le premier à rompre le contact visuel et referma les yeux pour reprendre son repos. En le voyant faire, la demoiselle se demanda ce qu'elle était censée comprendre. Elle avait terminé sa lessive, et maintenant devait-elle rentrer dans la chambre ou pouvait-elle rester ?

Elle opta pour cette option en espérant ne pas avoir mal interprété le comportement du guerrier, et s'assit à son tour dos au mur qui faisait face à cet homme, et qui se trouvait être aussi le mur de sa chambre. A vrai dire, elle était juste à côté de sa porte, n'osant pas pousser le culot trop loin.

Elle attendit de l'entendre lui faire une réflexion, mais il ne dit rien et ne bougea pas plus. Alors, cajolée par les doux rayons du Soleil, elle remonta ses genoux contre sa poitrine et les encercla de ses bras. Elle garda un œil attentif sur le samuraï pendant un long moment avant de décider de fermer les yeux pour ne plus se faire éblouir par la lumière aveuglante qui la réchauffait.

Lentement, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, sa tête s'abaissa jusqu'à ce qu'elle se serve de ses bras comme d'un oreiller, et elle s'endormit dans cette position.

Elle était bien, elle avait chaud et elle n'étouffait plus. Elle rêvait d'une grande prairie dans laquelle elle était allongée avec sa sœur et ses parents, profitant d'une agréable journée de printemps. Elle ne se réveilla qu'en entendant une voix étrangère parler tout près d'elle. Encore prise dans les brumes de son sommeil, elle ne comprit tout d'abord pas les mots prononcés. Puis, en ouvrant les yeux, elle reprit conscience du monde qui l'entourait et comprit enfin les paroles prononcés à voix basse.

- La commandant demande à ce que tous les capitaines se préparent d'urgence.

- Entendu. Répondit une voix qu'elle reconnut comme étant celle d'Okita.

Elle releva la tête pour comprendre ce qui se passait et croisa le regard d'un homme tout de noir vêtu, et dont le visage était couvert d'un linge tout aussi noir. Elle ne voyait que ses yeux gris sombres, et la fine queue de cheval qui descendait le long de sa nuque. Elle n'osa pas bouger ou poser de question, ne voulant pas se mettre davantage dans l'embarras en ayant vu quelque chose qu'elle n'aurait pas dû.

Elle fut surprise de voir l'homme aux apparences de ninja incliner légèrement la tête pour la saluer, et elle se hâta de lui rendre la pareille, plus timidement. Qui était cet homme ?

En posant le regard sur Okita elle se dit que, finalement, elle ne voulait pas le savoir. Celui-ci s'était avancé vers elle et se tenait à deux pas, un sourire aux lèvres mais le regard sérieux.

- La pause est finie. Dit-il simplement.

Le Soleil se couchait déjà, recouvrant les murs de la chambre de Keiko d'un voile carmin. Elle le savait, elle ne devait pas céder à ses envies de tout envoyer valser, mais les secondes lui semblaient être des heures. La promenade qu'elle avait faite l'après-midi lui avait fait du bien, mais elle commençait à devenir allergique à cette pièce. Rien que l'idée de devoir rester encore de longues heures ici la faisait presque suffoquer d'avance.

En milieu d'après-midi, Keiko avait été ramenée à sa chambre par Saito, et elle avait eu beau demander à rester dehors, rien n'y avait fait. La jeune fille n'était pas habituée à se voir refuser les choses et, depuis, elle bougonnait et pestait intérieurement.

Pourtant, elle avait réussi à garder son calme jusque là, comprenant qu'il avait sûrement d'autres occupations plus urgentes qui l'attendaient, et qu'il reviendrait sûrement la faire sortir dès qu'il aurait terminé.

Cependant, le début de soirée arrivait, et elle doutait à présent d'avoir le droit de sortir à nouveau. Aussi, elle eut une idée qui, elle en était sûre, lui permettrait de se détendre un peu sans enfreindre l'interdiction de sortir de cette chambre.

Elle se leva donc et se dirigea vers la porte, puis colla son oreille aux pans de papier. N'entendant rien, elle fit doucement coulisser la porte pour l'ouvrir et faire rentrer un peu d'air nouveau. Cependant, plus que de l'air, c'est une lame qui vint se présenter à sa gorge. Kaoru bondit en arrière en croisant le regard de glace de son assaillant.

- Saito-san ! S'écria t-elle.

Plus que la lame, c'était son apparition inattendue qui l'avait fait sursauter, et elle ne comprenait pas vraiment ce qui lui valait d'être ainsi menacée.

- Je pensais avoir été clair, il t'est interdit de sortir.

Keiko cligna des yeux un instant avant de reculer de quelques pas et de se laisser emporter par la colère. Elle était déçue, et choquée. Il avait toujours été un vrai gentleman avec elle, et tout d'un coup il la menaçait parce qu'elle voulait un peu aérer sa chambre ? Perdant tout de sa retenue, elle se mit à lui crier dessus.

- Ça va pas, non ?! C'est une manie chez vous de menacer de mort tous les gens qui passent ?

Saito ne baissa pas sa lame et entra à son tour dans la chambre.

- Seulement ceux qui bravent les interdits. Précisa t-il en avançant encore, la faisant reculer davantage.

- Je ne suis pas sortie que je sache ! Je voulais juste profiter du coucher de Soleil et faire entrer un peu d'air frais ! Râla t-elle.

L'homme planta son regard dans celui de la jeune femme, évaluant sa bonne foi, avant de rengainer son arme.

- Il semblerait que j'ai manqué de jugement en te laissant sortir tout à l'heure. Tu n'es pas en position de prendre de telles initiatives, tu es notre prisonnière. Tu resteras dans cette chambre jusqu'à nouvel ordre ou je t'ôterai la vie. Prévint-il en portant un regard dur sur elle.

Il ne l'avait jamais regardée aussi sévèrement, et elle ne tolérait pas d'être sanctionnée pour si peu. Elle faisait des efforts pour se tenir convenablement alors qu'elle ne trouvait déjà pas de raison valable pour qu'on la séquestre, alors si elle ne pouvait même pas se mettre un peu à l'aise dans cette chambre miteuse, qu'ils aillent tous au diable. Si elle n'était qu'une prisonnière, alors...

- Vous n'êtes qu'une bande de brutes ! S'écria t-elle.

Saito plissa les yeux, appréciant peu d'être réduit à cette image, et la fusilla du regard. Keiko se tut, se rappelant à qui elle s'adressait, toutefois elle ne calma pas la rage qui vibrait dans ses prunelles.

- Pense ce que tu veux de nous, si tu nous cause le moindre problème je te tuerai sans hésiter. Conclut-il.

Et à ces mots il sortit de la chambre et ramassa quelque chose près de la porte pour quasiment le lui jeter au sol. Sans un mot ni un regard, il referma vivement la porte, la laissant seule face à un plateau de nourriture.

OoOoO

Et voilà !

Ça finit sur une ambiance un peu électrique entre Saito et Keiko, mais j'ai bien aimé approfondir les deux relations.

Je m'excuse pour les fautes qui doivent encore être présentes, je suis épuisée et les corrigerai au fur et à mesure lorsque j'irai mieux.

Pour le prochain chapitre, on rentre dans le vif du sujet avec la présence des autres personnages du Shinsengumi (bah oui, les pauvres !).

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser une review, comme vous le voyez j'y répond (même en anglais et en espagnol !) x)

J'espère que ce chapitre vous aura plu, et je pense que le prochain devra attendre les vacances de Noël.

A bientôt ! :)