Titre : La vie est un long fleuve tranquille (ou pas.)
Pairing : ShuuEi (Rating selon le chapitre : K+ la plupart du temps)
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiendront jamais, je le sais bien mais Maki Murakami me laisse jouer avec de temps à autre :D
Résumé : Tranches de vie sur le couple Shuichi / Eiri (avec apparition d'autres personnages de la série)
Le réveil sonna huit heures pétante. Un grognement se fit entendre dans la pièce, et un corps se retourna dans le lit, la tête dans l'oreiller. Yuki n'était décidément pas du matin. Levant la tête vers l'appareil sonore, il se maudit d'avoir oublié de l'éteindre la veille ; il était beaucoup trop tôt ! Tendant l'oreille à la recherche d'un revolver qui se charge ou d'une grenade qu'on dégoupille, il ne rencontra que le silence le plus total. De même son lit habituellement chaud était ce matin cruellement froid. Il s'était endormi seul la veille au soir, et voir ainsi ses habitudes chamboulées le perturbaient. Il tenta de se rendormir, mais en vain, et décida donc de se lever à contre cœur, n'ayant envie de rien aujourd'hui.
Passant par la salle de bain, il fit couler l'eau chaude qui réchauffa son corps, mais laissa son cœur de glace. Sortant de la pièce, il traîna les pieds jusqu'au salon, sentant de loin la délicieuse odeur d'une tasse de café chaud qui attendait sagement sur la table que son propriétaire daigne pointer le bout de son nez. Mais à mesure qu'il se rapprochait de la cuisine, la perspective de cette douceur matinale diminuait, pour finalement complètement disparaître une fois arrivé. La pièce était aussi vide que tout le reste de l'appartement. Il mit la machine à café en marche tout pendant qu'il allumait la première cigarette de la journée, la première d'une longue série à n'en pas douter.
Faisant couler le précieux nectar dans un mug, et cigarette à la bouche, il se redirigea ensuite vers le salon, où il finit par s'échouer sur le canapé. Devant la télévision, il fixa les images sans vraiment les regarder, et écoutait les informations sans vraiment les entendre. Son esprit semblait être à mille lieues de là. Il passa quelques minutes à consommer ses deux drogues matinales, alternant gorgée de café et fumée de cigarette quand lui vient une idée. Finissant sa tasse d'une traite, et écrasant vivement le reste de sa cigarette dans le cendrier traînant sur la table basse, il se leva vivement et se dirigea vers son bureau. De là, il saisit son téléphone portable et écrivit un rapide sms qu'il se dépêcha d'envoyer à son destinataire. Il referma ensuite son téléphone et eut l'impression d'avoir couru un marathon. Regardant sa montre, il fit un rapide calcul dans sa tête et constata qu'il lui restait approximativement trois heures (1), et se demanda que faire durant ce laps de temps.
Décidant avec raison qu'il était inutile de s'installer devant son ordinateur puisqu'il n'était de toute façon pas en état d'écrire quoi que ce soit, il décida de se réinstaller dans le salon. Il s'arrêta cependant devant la chaîne stéréo, et enclencha la musique et le chant d'une voix qu'il pourrait reconnaître entre mille.
Appréciant et détestant en même temps ce moment de calme, il somnola jusqu'à entendre la sonnette de la porte d'entrée résonner. Déjà? Il avait fait vite. Il se leva doucement, grimaçant face à ses muscles endoloris et ouvrit la porte d'entrée. En face de lui se trouvait sa copie conforme, à ceci près que son jeune frère abordait un sourire en coin qu'il lui aurait normalement valu une frappe derrière la tête s'il n'était pas en vérité content de le voir. Tatsuha remarqua la tête d'enterrement que faisait son frère mais ne fit aucun commentaire. Passant la porte d'entrée, il demanda :
« Alors, il va être absent combien de temps cette fois-ci? »
Refermant la porte, Yuki répondit, blasé
« Trois semaines. En Europe. »
« Je vois. Difficilement joignable quoi. »
Yuki acquiesça lentement et servit une canette de bière à son frère qui s'assit sur le canapé du salon
« Je te préviens » dit Tatsuha « Je peux rester deux jours mais la semaine prochaine j'ai des examens, donc j'appellerai Mika »
« J'espère qu'elle pensera à m'apporter des gâteaux, elle, au moins. » fit Yuki, sur un ton de reproche à peine déguisé
Tatsuha soupira. Si seulement Shuichi savait dans quel état se retrouvait Yuki à chaque fois qu'il partait en tournée en dehors du Japon, pour sûr que ses petites fesses ne quitteraient jamais le pays !
(1) Il faut deux heures et demi en Shinkansen (TGV Japonais) pour relier Kyoto à Tokyo. Au départ, j'avais penser faire venir Tatsu sur sa moto, mais je suis certaine qu'il aurait refuser de laisser son frère seul pendant plus de six heures ! Donc il à pris le train ~
