Je sais, j'étais censée publier ce WE... Mais voilà, j'ai des excuses ! Pour commencer, une lectrice adorable(ment chiante) qui veut absolument lire la suite ! Or, il se trouve que j'ai fini d'écrire la fic ce soir ! Donc, comme je n'aime pas garder les textes trop longtemps pour moi, je vais vous poster un chapitre par jour jusqu'à dimanche ! (Lundi y a les bacs blancs, faut arrêter de déconner xD) Donc voilà. Cinq chapitres, cinq jours (en comptant aujourd'hui !)
Sur ce, je vous laisse avec Minho !
Mercredi après-midi, à treize heures. Minho soupira, et inspira un grand coup avant de sonner chez Newt. C'était toujours le même schéma, la même scène qui lui donnait mal au ventre et envie de pleurer comme une vulgaire fillette.
En entendant la sonnette, la plus belle jeune fille du monde, alias Sonya, la petite sœur de Newt, sauta de la chaise sur laquelle elle était assise en train de faire ses devoirs dans la cuisine, et se précipita vers la porte.
C'était toujours la même chose. Toujours.
Elle souriait, il se montrait glacial, voire même un gros connard, tout ça pour tenir cette promesse faite à Newt en espérant qu'un jour, Sonya laisserait tomber. Ça faisait un an qu'il espérait.
Il savait que ce n'était pas bien, c'était même n'importe quoi de tomber amoureux d'une fille de quatorze ans quand on avait seize, et c'était encore pire de continuer à être fou d'elle à dix-sept ans, quand elle en avait quinze.
C'était une gamine, et la petite sœur de son meilleur ami de surcroît.
_ Salut, Minho… marmonna-t-elle en lui ouvrant la porte.
Il se contenta d'un grognement, comme il le faisait toujours depuis qu'il avait réalisé.
Le jour où il était entré dans la salle de bain pour se brosser les dents, sans toquer, bien sûr, s'attendant à simplement trouver Newt en train de se mettre en pyjama. Au lieu de ça, il l'avait vue à moitié nue, en train de dégrafer son soutien-gorge pour enfiler sa chemise de nuit.
Et il avait rougi. Il avait senti le sang lui monter au joue à la vue du corps en sous-vêtements qui lui tournait le dos. Et un autre sentiment avait envahi son esprit : la jalousie. Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre puisse la voir ainsi.
Il était définitivement fou amoureux de Sonya, de son sourire et de ses cheveux roux.
C'était à partir de ce moment-là qu'il avait changé de comportement du tout au tout avec elle. Il avait arrêté de l'embrasser sur la joue en arrivant, pour se contenter d'un très vague salut qui était vite devenu un simple grognement. Il avait arrêté de lui sourire, montait immédiatement dans la chambre de Newt pour travailler au lieu de passer un peu de temps avec elle, pour l'aider à bosser comme il l'avait fait pendant un temps. Il avait travaillé dur… à briser tout contact avec elle.
Et avait lamentablement échoué étant donné qu'elle était la petite sœur de son meilleur ami.
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Cependant, jour après jour, il avait vu que sa technique portait ses fruits, un peu, du moins. Petit à petit, le sourire pétillant de Sonya avait fait place à un sourire forcé qui n'atteignait pas ses yeux. Et ça lui avait brisé le cœur. Pourtant, il la laissait faire.
Elle venait lui ouvrir, et le saluait de moins en moins joyeusement, et lui ne répondait toujours pas. Elle mettait plus de temps à atteindre la porte pour lui ouvrir.
Jusqu'au jour où, quand elle ouvrit, aucun sourire, même factice, n'éclaira son visage. Elle se contenta de lui ouvrir la porte, le visage neutre, et quand il fut entré, s'en alla sans un mot.
Minho eut envie de l'attraper par le bras, de la supplier de lui pardonner, de lui avouer qu'il était fou amoureux d'elle.
Il ne fit rien, se contentant de rejoindre Newt dans sa chambre, pour oublier ce qu'il venait de voir en se lançant dans le travail avec tellement d'ardeur que son meilleur ami le dévisagea longuement, étonné.
Minho ressassa le comportement de Sonya toute la semaine, devenant tellement distrait au lycée que Newt en était réduit à lui enfoncer la mine de son critérium dans le bras assez fort pour lui laisser une trace chaque fois qu'il voulait lui parler, et à le bourrer de coups de pieds sous la table quand un prof s'adressait à lui. Autant dire que le pauvre Minho fut rapidement couvert de bleus.
Il était résolu à lui adresser des excuses quand il arriva la semaine suivante. Sincères, mais distantes. Comme ça, elle lui pardonnerait, et ils pourraient recommencer comme avant.
Il sonna.
Pas de bruit de chaise sur le carrelage, pas de Sonya venant ouvrir.
Il attendit, un mauvais pressentiment gonflant dans sa poitrine.
Il re-sonna.
Cette fois-ci, il entendit clairement Newt hurler depuis sa chambre :
_ Bon, Sonya, tu vas ouvrir ?!
Et à Sonya de répondre :
_ C'est ton pote, pas le mien !
Minho eut envie de se mettre à pleurer. Parce que malgré sa distance, malgré le mal qu'il faisait intentionnellement à la jeune fille, ça faisait tout de même mal.
Newt dévala les escaliers, dit quelque chose que Minho ne comprit pas, et ouvrit.
_ Désolé pour Sonya, marmonna-t-il. Je suis content de te voir. Tu viens ? On a l'exposé d'anglais à finir.
Minho acquiesça et entra. Il tourna la tête sur la gauche, espérant voir Sonya assise dans la cuisine. Elle n'y était pas. Il regarda du côté du salon, et faillit se mettre à pleurer.
Sonya était installée sur le canapé, regardant la télé… Avec un type à ses côtés. Des cheveux noirs, des yeux chocolat, et un sourire que Minho trouva immédiatement arrogant et détestable.
Il avait un bras négligemment posé sur les épaules blanches de Sonya, et elle avait la tête sur son épaule.
_ Bonjour ! salua le type avec un sourire.
Minho l'ignora. Sonya ne réagit pas plus que lui, se contenta de murmurer quelque chose au type, qui le fit rire :
_ Peu importe, moi je t'aime, ma jolie rousse…
Et riant toujours, il la serra contre lui en lui ébouriffant les cheveux. Sonya détestait qu'on fasse ça, elle passait presque une demi-heure tous les matins à essayer de dompter son abondante chevelure. C'était le genre de détails que Minho savait, et qu'il avait envie de hurler à ce connard. Il connaissait Sonya mieux que cet abruti !
Newt leva clairement les yeux au ciel en montant les escaliers. Minho le suivit dans sa chambre, préférant ne pas avoir à endurer le calvaire que serait le spectacle des mamours de Sonya et ce type.
_ J'ai un truc à te dire… commença Newt en s'asseyant sur le lit, regardant Minho d'un air grave.
Minho se doutait déjà de ce qui allait se passer. Newt avait toujours été très protecteur envers sa sœur, et dans ce cas-là, ça ne lui posait pas le moindre problème :
_ Quand est-ce qu'on va casser la gueule de son bellâtre ?
Son ami parut déconcerté :
_ Pardon ?
_ Le salopard brun qui couchait à moitié avec Sonya dans le salon. On va lui faire sa fête ?
Bon, peut-être que Minho exagérait un peu en parlant de coucher à moitié, mais au moins Newt comprit :
_ Ah ! Non, euh… C'était juste pour te prévenir qu'elle sortait avec lui. Je l'ai rencontré, et il est très sympa. J'ai pas l'intention de lui casser la gueule.
Quoi ?! Mais, et moi, j'ai pas l'air très sympa ?! eut envie de s'écrier Minho. Pourquoi lui il a le droit de sortir avec ta sœur et pas moi ?!
_ En plus, ils sont dans la même classe, donc je peux difficilement les empêcher de se voir, ajouta Newt. Mais ne t'inquiète pas pour Sonya, Thomas est gentil.
_ T'en est sûr ? Aucun risque qu'il la tabasse, la viole, ou la force à faire quoi que ce soit, genre une sextape, ou ce genre de trucs ?
Newt partit dans un fou rire nerveux, et ne parvint à se reprendre que quelques minutes plus tard :
_ S'il te plaît, n'associe plus jamais ma sœur et sextape dans la même phrase. Sérieusement, je crois que je ne pourrais pas m'en remettre.
Minho ne dit rien, vexé. C'était pas juste. Ok, peut-être que ce type – Thomas – avait le même âge que Sonya, mais lui-même n'avait que deux ans de plus !
Ce qui était tout de même beaucoup quand on était un adolescent.
Il grogna, et sortit ses affaires pour se mettre au travail.
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Newt fut distrait pendant toute la séance de travail. Il jetait des coups d'œil à son portable, chose qu'il ne faisait pas habituellement, et griffonna des petits bonhommes dans la marge.
Minho voyait bien que c'était cet abruti de petit copain de Sonya qui le dérangeait, d'ailleurs c'était aussi le cas pour lui.
Tous deux sursautèrent quand on toqua à la porte de la chambre.
_ Entrez…
Il n'y avait qu'une seule personne qui toquerait pour entrer dans la chambre. Thomas. Le connard. Celui-ci ébaucha un sourire en ouvrant la porte.
_ Hey, euh… Désolé de vous déranger.
_ Tu ne nous déranges pas, répondit lentement Newt en fronçant les sourcils. Pourquoi est-ce que tu es là ?
_ Hum… Juste pour te prévenir que je m'en allais.
_ Ok. Tu permets que je te raccompagne ?
L'enfoiré – Thomas – hocha les épaules, l'air décontenancé :
_ Bah, je connais le chemin, mais si tu veux…
Minho sauta sur ses pieds dès que les deux adolescents eurent quitté la chambre. Il voulait entendre ce que Newt allait dire au connard – euh, à Thomas.
_ Je te préviens, murmurait Newt d'une voix rauque qui portait dans les escaliers. Profites-en pour tripoter ma sœur et je te tue. Contente-toi de la voir en sous-vêtements et je te tue. C'est clair ?
_ Parfaitement clair, Newton. À mon tour de dire un truc…
Le couillon à la tête de balai à chiottes – Thomas – ébaucha un éblouissant sourire et reprit :
_ Essaie juste de m'en empêcher.
Et sur ces mots, il sortit calmement, et Minho, fou de rage, l'entendit éclater de rire tout seul dans la rue. Newt remonta dans sa chambre, l'air furieux.
_ Quel connard, grognèrent-ils en chœur.
Tiens. Marrant. Ils étaient loin les discours comme moi le connard – Thomas – était un gentil garçon. Au moins, Minho avait repéré dès le début que c'était un sale con.
Cela dit, même s'il en doutait, c'était peut-être juste le fait que l'immonde fils de pute – Thomas – l'ait appelé « Newton » qui saoulait Newt.
Cependant, le regard sombre de son ami voulait tout dire. Gardant son sourire pour lui, Minho songea que le connard – Thomas – ne ferait pas long feu.
Comme j'avais prévenu, ce sont des chapitres très courts ! J'ai essayé de me mettre dans la peau de Minho, mais parfois, après un chapitre de You're my dream, c'est dur... En tout cas, j'espère que ça vous a plu...
Bisous, et... Laissez une review !
