Bordel... J'ai écrit 8000 mots de fluff xD Bon, bah voilà, suite et fin (définitive cette fois) de la Promesse ! Allez, je vous laisse avec Newtie, Tommy et leurs parties de jambes en l'air !


Les mains de Newt griffaient son torse, et il cambra un peu plus les hanches, gémissant sous les assauts de son petit ami.

_ Newt… gémit Thomas.

_ Tommy…

Thomas se redressa, et le renversa de l'autre côté du canapé, son petit ami toujours enfoncé en lui.

_ Newt…

Il le chevauchait avec un sourire vainqueur, que le blond fit disparaître d'un léger coup de rein. Thomas abandonna la lutte, se penchant pour embrasser son petit ami, et rapidement, tout le reste de l'univers disparut au profit du flot de sensations qui enflammaient tout son corps. Il gémit le prénom de son petit ami, encore et encore, comme une litanie, et il entendait son surnom répété de la même manière, comme une agréable musique résonnant dans ses oreilles, quand…

_ BORDEL DE MERDE THOMAS QUI EST-CE QUE TU BAISES SUR MON CANAPÉ ?!

Immédiatement, Thomas et Newt sortirent de leur bulle de luxure, et le brun releva les yeux vers sa meilleure amie qui le dévisageait, ses yeux noisette emplis d'incompréhension. Puis elle baissa les yeux vers celui que Thomas avait entre ses cuisses (et qui avait sa queue dans le cul de son meilleur ami, en passant).

_ Bordel de merde… NEWT ?!

_ Sonya, je peux tout t'expliquer, affirma Thomas, en s'écartant, cherchant ses vêtements des yeux.

Merde, ils étaient derrière Sonya, près de la porte. Là où Newt l'avait pris la première fois contre le mur.

_ Ouais, carrément, acquiesça Newt, qui semblait être parvenu à la même conclusion, car il lança un plaid à Thomas. Rhabille-toi, arrête de t'exhiber devant ma sœur.

_ Bah clairement, il est pas intéressé par moi, commenta Sonya en suivant des yeux le dos et les fesses nus de Thomas alors qu'il ignorait le plaid de Newt pour aller chercher ses habits. Il préfère les queues aux seins, apparemment.

_ Sonya ! s'exclamèrent Thomas et Newt en chœur.

_ Arrête de me mater, Sonya, reprit Thomas en s'habillant rapidement. T'es absolument pas discrète.

_ T'es plutôt beau garçon, tu m'avais jamais montré tes fesses, s'amusa la rousse.

Elle lui tapa les-dites fesses quand il passa à côté d'elle, le faisant sourire, et soupirer Newt :

_ Pas touche, Sonya. Je t'aime mais j'ai mes limites, commenta-t-il calmement, enroulé dans le plaid, et se blottissant contre Thomas quand il revint s'asseoir à côté de lui.

_ T'inquiète, les mecs inaccessibles, c'est pas mon genre, de toute façon.

Thomas ne put s'empêcher d'ébaucher un sourire moqueur :

_ Ah ouais ? Même pas les grands, bruns, asiatiques, et meilleurs amis de ton…

_ La ferme ! s'exclama-t-elle en rougissant. Juste… la ferme. Si tu te la fermes, peut-être que je raconterais pas à Rachel que vous vous envoyez en l'air chez moi quand je suis censé être en cours de littérature.

Newt et Thomas se dévisagèrent longuement :

_ Ok, très bien, accepta Thomas. Je ne parlerais plus de Minho.

_ Parce que tu parlais de Minho ?! s'étouffa Newt.


_ Arrête de stresser, soupira Thomas. Minho doit forcément être un minimum sympa si Sonya est amoureuse de lui.

_ Arrête de m'utiliser comme prétexte comme quoi Minho sera sympa, rétorqua Sonya. J'ai décidé de l'ignorer, maintenant. J'en ai marre qu'il se comporte comme un connard avec moi.

Newt quitta les bras de Thomas pour se précipiter en haut.

_ Qu'est-ce que tu fais ? cria le brun, sans bouger, passant un bras autour des épaules de Sonya.

_ Je met du déo !

_ Tu vas pas à un rencard, mon cœur ! Minho n'en a rien à foutre que tu pues alors que vous vous connaissez depuis que vous portez des couches !

_ Je transpire tellement qu'on a l'impression que j'ai fait du sport pendant deux heures ! rétorqua Newt.

_ Je peux t'en faire faire, moi, du sport, namour ! Et pendant plus que deux heures !

_ Hé ! protesta Sonya. On a dit que vous arrêtiez ça devant moi !

_ Tu dis ça mais à partir du moment où on a viré nos fringues, t'attend juste de te faire sauter ! rétorqua le blond.

_ NEWT ! hurla Sonya. Je ne veux pas savoir ça !

Le silence se fit, alors que la sonnette retentit.

_ Tu veux que j'aille ouvrir ? murmura Thomas à l'oreille de Sonya, sachant qu'elle ne supportait plus le comportement qu'avait l'asiatique à son égard.

_ Certainement pas, répondit-elle. Newt va y aller.

Elle se blottit contre lui, et afficha un sourire aux tendances légèrement sadiques :

_ J'aime le voir paniquer.

_ Moi aussi, chuchota Thomas à l'oreille de sa meilleure amie. Il est encore plus sexy dans ces moments-là.

_ Obsédé, sourit la rousse.

Minho, à l'entrée, se remit à sonner.

_ Bon, Sonya, tu vas ouvrir ? hurla Newt avec des accents de panique dans la voix.

_ C'est ton pote, pas le mien !

Thomas étouffa son rire contre l'épaule de son amie, leva le pouce pour encourager son petit ami alors qu'il dévalait les escaliers, et alluma rapidement la télévision, faisant mine d'être très occupé avec Sonya, alors qu'en vérité, ils étaient juste en train de rire du stress manifeste du blond.

_ Désolé pour Sonya, bafouilla lamentablement Newt en entrant. Je suis content de te voir. Tu viens ? On a l'exposé d'anglais à finir.

Thomas et Sonya firent immédiatement mine de se concentrer sur la télévision, riant trop fort, alors que c'était un documentaire sur Auschwitz qui passait. Restait à espérer que l'asiatique ne s'approcherait pas trop.

Thomas fit tout de même l'effort de tourner la tête vers Minho, et de lui faire un rapide geste de la main :

_ Salut ! lança-t-il avec un sourire.

C'était le meilleur ami de son petit ami, il fallait qu'il fasse un minimum d'efforts. Newt était tellement stressé qu'il avait l'air sur le point de se liquéfier sur place.

Minho ne réagit pas, l'ignorant totalement, son regard sombre rivé sur Sonya.

La jeune fille, d'une voix crispée, lui murmura à l'oreille :

_ T'as vu ? Il me déteste. Il ne me salue même pas, alors que je suis la petite sœur de son ami d'enfance.

_ Peu importe, répondit Thomas en se forçant à rire, tentant de faire s'afficher un véritable sourire sur le visage de l'adolescente. Moi je t'aime, ma jolie rousse.

Il la serra dans ses bras, en profitant pour passer ses mains dans ses cheveux. Il adorait les cheveux des Isaac, toujours décoiffés et tout doux. Mais il ne fallait pas qu'il s'emballe, même si chaque fois qu'il couchait avec Newt, il se retrouvait avec les mains dans ses cheveux blonds. Hum, bref.

Il sourit à Newt en croisant son regard derrière l'épaule de Sonya, toujours blottie contre lui, et afficha un air encourageant, même si avec ses pensées actuelles, ça devait être plus proche de sensuel que d'encourageant.

Pas la peine de montrer à son petit ami qu'il était aussi inquiet que lui quant à la réaction de Minho. Même s'il n'aimait pas particulièrement l'asiatique à cause de ce qu'il faisait subir à sa meilleure amie, l'avis de ce dernier était important pour Newt, donc important pour Thomas.

Sonya et lui attendirent quelques instants, espérant entendre Newt appeler son petit ami pour le présenter officiellement, mais… Rien. Jusqu'à ce qu'enfin, dix minutes plus tard, le brun ne reçoive un texto.

« Changement de plan. Rachel avait raison, apparemment Minho est effectivement amoureux de Sonya. Il pense que tu es son petit ami et est super jaloux. Je ne l'ai jamais vu faire aussi attention à ma sœur. Fais semblant de sortir avec elle pour que Minho se bouge les fesses. Je te revaudrais ça, je te le jure. »

Thomas retint un éclat de rire. De une, Rachel avait toujours raison, de deux… Faire semblant de sortir avec Sonya, et avoir droit à une faveur de Newt ? Les deux pouvaient être très intéressant !

Il communiqua l'information à sa meilleure amie, qui fronça les sourcils, surprise, et demanda d'une voix inquiète :

_ Mais entre Newt et toi, ça ira ?

_ Chérie, ne le prends pas mal, mais tu pourrais user de tous tes charmes, que je ne nie pas d'ailleurs, que je ne banderais pas, avoua Thomas avec franchise.

Sonya ne put retenir un petit rire, et acquiesça. Le jeu avait démarré, et Thomas avait bien l'intention de gagner sur tous les plans.

Le premier, faire sortir Sonya et Minho ensemble.

Le deuxième… Frustrer Newt comme il ne l'avait jamais été.

Ça allait être très drôle.


Thomas toqua à la porte, et attendit que Newt lui dise d'entrer pour ouvrir, affichant un léger sourire qu'il savait que Newt trouvait craquant.

_ Hey… lâcha-t-il doucement comme s'il était timide. Désolé de vous déranger.

_ Tu ne nous déranges pas. Pourquoi est-ce que tu es là ?

Ce n'était pas prévu dans le plan de Newt, et ce dernier n'appréciait pas que Thomas joue en free-lance.

_ Hum… répondit Thomas, son sourire s'agrandissant. Juste pour te prévenir que je m'en allais.

Allez, bouge-toi, raccompagne-moi, pria le brun, sans rien laisser paraître.

_ Ok, commenta Newt. Tu permets que je te raccompagne ?

Oh que oui, putain !

_ Bah, je connais le chemin, mais si tu veux… dit nonchalamment Thomas en haussant les épaules.

À peine Newt eut-il fermé la porte derrière lui qu'il murmura à l'oreille de Thomas :

_ N'essaie même pas d'en profiter, Tommy. Ne joue pas à ça…

Il n'eut pas le temps de finir qu'ils entendirent tous deux clairement la porte de la chambre de Newt se rouvrir. Apparemment, Minho était curieux.

_ Je te préviens, reprit Newt à l'intention de son ami. Profites-en pour tripoter ma sœur et je te tue. Contente-toi de la voir en sous-vêtements…

« Déjà fait » articula clairement Thomas, avec le sourire d'un gamin dans un parc d'attraction.

_ … et je te tue. C'est clair ?

Et parce que Thomas était Thomas, il ne pouvait pas rester là-dessus, alors avec un sourire provoquant, profitant du champ de vision restreint que Minho avait de l'escalier, il posa sa main sur la cuisse de son petit ami tout en répondant :

_ Parfaitement clair, Newton.

Il appuya sur le vrai prénom du blond et pas juste son diminutif, son sourire ne cessant de s'élargir alors que sa main remontait lentement.

_ À mon tour de te dire un truc… Essaie juste de m'en empêcher.

Et ils savaient tous deux que Thomas ne parlait pas du tout des sous-vêtements de Sonya, dont il n'avait rien à faire. Le brun laissa ses doigts effleurer l'entrejambe de Newt, avant de sortir rapidement, sans pouvoir s'empêcher d'éclater de rire. Les semaines à venir allaient être intéressantes.


_ Minho doit venir, aujourd'hui ? demanda Thomas en posant sa tête sur l'épaule de Newt, ses jambes à moitié sur les cuisses de Sonya, qui regardait la télévision.

_ Ouais. D'ici un petit quart d'heure.

_ Et il reste dormir.

_ Ouais.

_ Donc je dois le rendre jaloux.

_ Lui, et pas moi, répondit Newt d'une voix glaciale.

_ Promis, chéri.

Sa main négligemment posée sur la cuisse de Newt, Thomas ne put s'empêcher de sourire :

_ Dis-moi, mon cœur… Tu crois qu'un quart d'heure suffirait à…

Explicitant sa pensée, il remonta sa cuisse jusqu'à atteindre la ceinture de Newt, et glisser deux doigts entre le jean et le caleçon.

_ Si on n'as pas le temps, ça gâchera tout. Minho a passé la semaine à pester contre toi. Il t'appelle le connard, répondit calmement Newt en posant sa main sur celle de Thomas, l'empêchant d'aller plus loin… mais également de l'enlever.

S'asseyant sur les genoux de Newt, Thomas l'embrassa farouchement, ignorant les marmonnements agacés de Sonya, qui disait que si elle voulait voir des gens baiser, elle regarderait Game of Thrones ou un porno et pas son frère et son meilleur ami.

_ Je t'aime, articula Thomas en appuyant son bassin contre celui de Newt, ondulant légèrement, sans pouvoir s'empêcher de gémir quand son petit ami lui griffa la nuque.

_ Bordel, tenez-vous un peu ! jura Sonya.

_ Je t'aime aussi, répondit Newt en déboutonnant son pantalon, sans prêter attention à sa sœur. Et je te jure que si tu m'allumes cette fois-ci comme tu l'as fait la semaine dernière, je te le ferais payer au point que tu ne pourras plus t'asseoir pendant une semaine, chaton.

_ Comment est-ce que vous pouvez faire suivre des trucs aussi cochons par un « chaton » ? intervint Sonya, le regard rivé vers la télévision.

Thomas passa ses doigts dans les mèches blondes désordonnées de Newt, l'embrassant à nouveau, avant de quitter sa bouche pour plonger ses lèvres dans le cou offert de son petit ami.

Newt inversa les rôles, plaquant Thomas contre le canapé, avant de se laisser glisser par terre, à genoux entre les cuisses du brun, qui ne put s'empêcher de sourire en comprenant ce qui l'attendait.

Les joues de Sonya virèrent à l'écarlate, et elle baissa les yeux, leur tournant le dos pour se concentrer sur son portable.

Newt fit glisser le pantalon de Thomas sur ses hanches, suivi de son caleçon, tout deux ignorant Sonya qui s'en allait à grands pas.

_ T'as l'air excité, Tommy, ronronna Newt en lui embrassant la cuisse.

Thomas glissa ses mains dans les cheveux de Newt en gémissant.

_ Tu te rappelles ? grogna-t-il, en enfonçant ses ongles dans le crâne de Newt. On n'a pas toute la…

Pour toute réponse, Newt posa ses lèvres sur son membre. Thomas trouva que c'était le meilleur moyen de le faire taire de tout l'univers, et il se remit à gémir.

_ Newt… Newt, s'il te plaît…

Le bruit de la sonnette les interrompit. Les deux adolescents ramenés de force à la réalité échangèrent un regard épouvanté.

_ Non, commença Thomas en voyant son petit ami se relever d'un mouvement souple. Ne fais pas ça… T'as pas le droit de me faire un coup pareil.

_ C'était juste un avertissement, sourit Newt en l'embrassant farouchement, sa langue plongeant directement dans la bouche de Thomas, sans même lui laisser le choix. T'es à moi, Tommy, ne l'oublie pas. Et ne t'avise pas de recommencer ce que tu as fait la dernière fois. Parce que je pourrais être bien plus méchant.

Et sur ces mots, il laissa Thomas affalé cul nu sur le canapé, haletant, et frustré.

Sonya entra, grimaça à l'image, et tous deux paniquèrent en entendant Newt parler dans l'entrée. Sans réfléchir, Thomas remonta son pantalon et sans prendre le temps de le reboutonner ou de fermer sa braguette, il attira Sonya sur ses genoux, et pour dissimuler le tout et attirer l'attention sur autre chose que sa tenue débraillée, l'embrassa à pleine bouche. L'exact reflet du baiser qu'il venait d'échanger avec Newt et qu'il n'avait pas eu l'occasion de terminer.

_ Bordel, faites pas ça ici ! grogna Newt, l'air furieux.

Bien fait, songea Thomas avec un sourire satisfait, gardant ses mains sur les hanches de Sonya pour éviter qu'elle n'ait la mauvaise idée de s'écarter, dévoilant son futal ouvert et son érection au monde. Quoi que ça puisse être une bonne idée pour faire chier Minho, au fond.

_ Oh, c'est bon, frangin, c'était qu'un bisou, commence pas, soupira Sonya en levant les yeux au ciel, restant blottie contre Thomas.

Merde, c'était quand même son premier baiser, s'aperçut Thomas avec honte. Enfin, avec un garçon, vu ce qui s'était passé avec Teresa quelques semaines plus tôt.

Enfin, il aimait bien Sonya, mais il se devait de lui avouer quelque chose, alors que son bassin quittait un peu trop les genoux de Thomas pour s'avancer vers le haut de ses cuisses.

_ Sonya, je tiens à te préciser que ton frère a failli me tailler une pipe et que je bande encore, murmura-t-il à l'oreille de sa meilleure amie. Alors évite de te rapprocher trop près.

Sonya devint écarlate, et s'écarta précipitamment, restant heureusement, tout de même sur ses genoux.

_ Bordel, Thomas, arrête ça, c'est dégueulasse !

_ Fais pas chier ma sœur, Murphy, lâcha Newt d'une voix rauque, ses yeux noisette montrant clairement qu'il se retenait de sauter sur Thomas pour faire un tas de choses pas très catholiques.

Murphy, hein ? Newt l'appelant par son nom de famille avec un air menaçant n'aurait pas du le faire bander encore plus, si ?

Bordel, ce type avait trop d'effet sur lui.


Sonya appela une nouvelle fois les deux adolescents à table, et Thomas, qui savait parfaitement comment les faire réagir, promit qu'ils se feraient du pied sous la table s'ils ne se dépêchaient pas.

Le lycéen était à peu près certain que son petit ami n'avait jamais couru aussi vite.

Il les attendit, un air innocent plaqué sur le visage, et se fit sèchement virer par Newt. Parfait. Il était pile en face du blond. Ce n'était pas à Sonya qu'il allait faire du pied ce soir.

Quand Minho étendit les pieds sous la table, l'empêchant d'atteindre son but, il s'énerva. D'abord parce qu'il brisait le cœur de Sonya, ensuite parce que pour une fois que Thomas avait réussi à convaincre Ava qu'il pouvait rester dormir chez son petit ami, il ne pouvait même pas en profiter correctement – soit, baiser dans toutes les pièces et sur tous les surfaces à peu près planes.

_ Minho, dégage tes pieds, tu tripotes tout le monde sous la table, là… soupira Newt.

_ Et c'est pas agréable, ajouta Thomas d'un ton froid.

_ Alors ne la touche pas.

Sérieusement ? Il voulait juste avoir un accès vers les jambes de Newt ! Pourtant, sentant bien que c'était l'heure de faire un long discours sur combien il aimait Newt – euh, Sonya – il regarda Minho dans les yeux d'un air glacial :

_ Sinon quoi ? Tu comptes faire quoi quand on se retrouvera dans le même lit…

Ne dis pas « lui », se rappela-t-il.

_ … elle et moi, cette nuit ? Quand je l'embrasserais, la caresserais, toutes ces choses que tu ne peux pas faire, parce qu'elle n'est pas ta copine.

Le pied de Newt heurta son mollet, il fit un effort pour ne pas grimacer, attrapant la cheville et la bloquant entre ces jambes, se retenant pour ne pas adresser un sourire provocateur à Newt, avant de lui rouler une pelle et de le renverser sur la table.

_ Elle et moi, reprit-il en se re-concentrant, on fait tellement de choses que même dans tes rêves tu ne peux pas imaginer.

Ouais, genre une fois, je me suis déguisé en fille, et j'ai dansé en imitant Brenda une nana de l'école, songea-t-il, en gardant pour lui son sourire à ce souvenir, tout en caressant le pied et le mollet de Newt, dont il gardait toujours la jambe.

_ Tu ne sais pas à quel point sa peau est douce, continua Thomas, parcourant la-dite peau douce à laquelle il pensait du bout des doigts, tu ne sais pas comment ses cheveux sont ébouriffés quand elle ressort d'une nuit de sexe.

Dans sa tête, il se représenta le visage de Newt après une nuit de jambes en l'air avec lui.

_ Tu ignores à quel point elle est belle nue. Tu ne te bouges que maintenant que je suis là, alors qu'elle est amoureuse de toi depuis des années ! s'exclama-t-il, tentant de penser à Sonya plutôt qu'à son frère aîné.

_ Thomas !

Le pied coincé entre ses cuisses remua, alors que Newt lui lançait un regard sombre. Mais Thomas avait bien l'intention de continuer sur sa lancée, tant pour que Minho se bouge rapidement que parce que ça le faisait réellement chier que l'asiatique traite sa meilleure amie ainsi.

_ Sauf que maintenant c'est moi qui suis là, Minho, et je n'ai pas l'intention de bouger. Sonya est MA petite amie, et si tu la veux, il va falloir que tu te battes un peu plus que ça. Sur ce… Bon appétit.

Le silence régna à table, et Thomas finit par libérer le pied de Newt avec un charmant sourire :

_ Ah, oui, et Newton, quand tu veux que je me taise, c'est mieux de le demander poliment plutôt que de me donner des coups de pieds dans les mollets. Ça fait mal.

Il vit le regard de Newt s'assombrir, et comprit qu'il allait payer cette remarque plus tard.

Très bien, il n'attendait que ça.


Thomas était entraîné par Newt au fond du jardin, là où ils savaient que Minho ne les verrait pas. Le brun eut à peine le temps d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose que Newt le plaqua contre un arbre et l'embrassa violemment :

_ Plus jamais, gronda-t-il tout contre ses lèvres. Tu n'as plus jamais intérêt à te décrire en train de baiser ma petite sœur, Tommy. Compris ?

_ Je…

_ Compris, Tommy ? répéta Newt en lui mordant la lèvre inférieure, lui écartant les jambes de force en glissant sa cuisse entre.

Cuisse qui frottait dorénavant contre son érection. Thomas laissa échapper un gémissement :

_ C'était à toi que je pensais quand je disais ça… Newt…

Newt glissa sa main dans le caleçon de son amant, qui se liquéfia contre lui.

_ Je pourrais te baiser contre cet arbre que tu ne dirais rien, hein, chaton ? Te retourner et te prendre violemment, exactement comme je veux…

Thomas acquiesça, fiévreux. Comme s'il s'attendait à autre chose quand Newt l'avait entraîné ici. La main glacée de Newt agrippa son membre, lui faisant pousser un cri qui se répercuta dans le jardin.

_ Au lieu de ça, murmura le blond à son oreille. Je vais te laisser maintenant, et je vais rejoindre mon meilleur ami.

Un léger sourire éclaira le visage de Newt alors qu'il s'écartait, laissant un Thomas stupéfait dont le sens des paroles de son petit ami mirent du temps à atteindre le cerveau embrumé par le plaisir :

_ Q-quoi ?!

_ Bonne soirée, chaton, conclut le plus âgé en l'embrassant chastement sur la joue avant de tourner les talons.


_ Tout ça pour te dire que ton frère est un connard ! reprit Thomas en faisant les cent pas dans la chambre de sa meilleure amie. Bordel, j'ai bandé les trois quarts de la journée à cause de ses conneries !

_ Mouais, répondit Sonya en levant les yeux au ciel. Merci de me décrire en dix-huit points à quel point tu trouves mon frère sexy, mignon et bandant, Thomas. Vraiment. Déjà qu'il a failli te tailler une pipe devant moi…

_ Oui bah le problème, c'est que même quand t'es partie, il l'a toujours pas fait… marmonna le brun d'un air malheureux. On est resté sur le « failli ».

_ Stop les détails, Thomas. Si tu sortais avec n'importe qui d'autre, j'accepterais de tout entendre avec plaisir, et je te demanderais sans doute même des détails anatomiques, mais là c'est de mon frère aîné qu'on parle, donc… Stop.

_ Il a posé sa bouche sur ma queue et ton putain de connard de petit ami a débarqué ! s'écria Thomas.

_ J'ai dit stop les détails, Thomas ! s'exclama Sonya d'une voix suraiguë. Arrête ! Je veux pas savoir !

_ Il avait sa main sur ma foutue queue quand il a décidé de se casser ! poursuivit Thomas, en donnant un coup de poing contre le mur.

_ Thomas !

À bout, Sonya attrapa son portable et lui ordonna :

_ Envoie-lui des messages au lieu de me parler. J'en peux plus d'entendre des trucs comme ça.

Thomas s'assit dans le lit de Sonya, réfléchit quelques instants, avant d'envoyer un texto, se remémorant de tête le numéro de Newt :

« J'ai envie de te coincer entre mes cuisses et te baiser tellement fort que t'en auras des courbatures pendant toute la semaine. »

Dans la chambre à côté, il entendit le rire de Newt, qui répondit immédiatement :

« Arrête de me harceler espèce de sale pervers. Tu as une copine, maintenant. »

Thomas soupira pour lui-même, alors que Sonya éteignait la lumière dans l'intention manifeste de dormir.

« Ça veut pas dire que j'ai pas le droit de t'allumer, mon cœur ! »

Bordel, Newt allait forcément répondre. Il devait répondre. Et par l'affirmative.

« Par contre, ça veut dire que j'ai le droit de t'envoyer te faire foutre. Bonne nuit, beau brun… »

Le brun décida d'employer les grands moyens. Newt se comportait comme un connard ? Pas grave, il pouvait faire de même. Il le supplia une dernière fois, tentant le tout pour le tout :

« T'as pas le droit de me laisser alors que je bande en pensant à toi ! »

Comment allait réagir son petit ami ? Thomas espérait clairement quelques sextos avant d'aller dormir.

« J'ai dit bonne nuit »

Pff. Puisque c'était comme ça.

« Je pourrais reporter mes envies sur ma copine, tu sais ? »

Newt répondit immédiatement, et Thomas avec un léger sourire, sentit la colère et la jalousie dans ce texto d'à peine une phrase.

« Fais donc ça. »

Et à peine une minute plus tard, il ajoutait :

« Connard. »

Thomas, n'y tenant plus, se leva, et quitta la chambre de Sonya. Il avait à peine fait quelques pas dans le couloir plongé dans le noir quand une ombre le plaqua contre le mur.

_ Alors comme ça, tu es infidèle, chaton ?

_ Ça dépend, murmura Thomas, faisant un croche-patte à Newt pour le renverser par terre.

Les deux adolescents tombèrent sur le sol dans un grand bruit qui les fit grimacer et restèrent silencieux quelques instants, avant d'être certain que Minho n'était pas réveillé. Enfin, le brun put reprendre :

_ Par rapport à qui ? À ma petite amie officielle ou à mon amant d'une nuit qui s'amuse à me torturer depuis le début de l'après-midi ?

Le visage de Newt se déforma sous la colère, et à son tour, il renversa Thomas sur le sol, se fichant du bruit qu'il faisait :

_ Tu n'as pas de petite amie officielle, Tommy. Tu m'as juste moi, et tu vas devoir t'en contenter.

Et pour contrer toute réplique, Newt l'embrassa, le chevauchant fiévreusement, remuant le bassin et caressant son torse sous son t-shirt.

_ On va enfin faire ça dans le couloir, ou tu vas encore me laisser en plan ? gémit Thomas, s'accrochant aux épaules de Newt dans l'intention manifeste de ne pas le laisser partir une fois de plus.

_ Ni l'un ni l'autre, chaton, promit Newt, en l'embrassant dans le cou. T'as le choix entre la chambre de mes parents, la chambre d'amis, ou la salle de bain…

_ C'est quoi le plus proche ? murmura le brun en remuant sensuellement le bassin.

_ Salle de bain… répondit son petit ami se relevant souplement, et en l'aidant à faire de même.

Ils s'engouffrèrent dans la-dite pièce, et cette fois, ce fut Thomas qui plaqua Newt contre le mur, le déshabillant rapidement, sans décoller une seule seconde ses lèvres de celles de son amant.

_ Du calme, Tommy, murmura Newt en le repoussant un peu.

_ Ras-le-bol d'être calme, rétorqua Thomas. Cette fois je te laisse pas partir avant qu'on ait joui tous les deux.

_ Je ne te laisserais pas tomber cette fois, chaton, mais il n'est pas question que je me retrouve à poil alors que t'es encore tout habillé alors si tu ne veux pas que je t'attache, tu te calmes, répondit le blond à voix basse. Et parle moins fort, ma chambre est juste en face de la salle de bain.

Thomas hésita quelques instants, puis décréta que le risque hypothétique d'être attaché n'était pas une grande menace comparé au pouvoir qu'il aurait sur Newt si ce dernier était nu et pas lui, aussi sans faire attention aux paroles de son petit ami, il glissa ses doigts entre les hanches du blond et son caleçon, pour le faire lentement descendre.

Newt ne parut pas apprécier qu'il ne l'écoute pas, car il l'attrapa par le col, lui roulant au passage la pelle de sa vie, avant de le pousser en avant contre le lavabo pour plaquer son torse contre le dos de Thomas, qui gémit.

_ Newt…

_ Chut, Tommy… Maintenant, tu te tais, et tu assumes tes conneries, ordonna le blond d'une voix rauque en lui mordillant le lobe de l'oreille, alors que l'une de ses mains se baladait sur le ventre de Thomas descendant de plus en plus bas. Et si tu réveilles Minho, tu lui expliqueras pourquoi tu trompes ta copine avec son frère…

_ Parce que je jouis plus facilement avec une queue dans le cul qu'avec la mienne dans une chatte ? bafouilla Thomas en essayant de garder un minimum de sang-froid et de ne pas se mettre à gémir aussi fort qu'il le faisait d'habitude, justement pour ne pas réveiller l'asiatique.

_ Politesse, chaton, politesse, le reprit Newt en caressant la courbe de ses fesses.

Deux doigts se présentèrent devant sa bouche, et le plus jeune comprit le message, les léchant lentement, tentant de ne pas gémir quand il sentit le bassin de Newt frotter tout doucement contre ses reins.

_ N-Newt, balbutia-t-il, d'une voix un peu trop forte.

_ Silence, chaton, ordonna le blond en lui mordillant la nuque. Tu vas réveiller Minho, et ce ne serait amusant ni pour toi ni pour moi d'être interrompu.

Comme pour appuyer ses dires, la porte de la salle de bain s'ouvrit, et Sonya, l'air endormi, fit à peine attention à eux, marmonnant un vague « salut les gars ». Stupéfaits, Newt et Thomas restèrent immobiles, alors que Sonya s'asseyait sur les toilettes, faisait ses besoins, et repartait comme elle était venue, sans aucun commentaire.

_ Ok, il faut vraiment qu'on fasse ça dans un endroit plus privé, la prochaine fois, grommela Newt dans l'oreille de Thomas.

_ Tu m'é…

La fin du mot se perdit dans un gémissement alors que, le prenant par surprise, Newt griffa son ventre avant que sa main ne plonge plus bas.

_ Newt…

_ Chose promise, chose due, Tommy. On va baiser ici rapidement, et après on ira se recoucher. Mais arrange-toi pour ne pas faire de bruit, parce que n'importe qui pourrait débarquer que je continuerais à te baiser… Comment déjà ? Ah, oui, tellement fort que tu auras des courbatures pendant une semaine.

Thomas mit un instant à reconnaître le texto qu'il avait envoyé à Newt, alors que la main du blond s'activait lentement sur son érection le faisant gémir et vaciller sur ses jambes. Obligé de se retenir au lavabo pour ne pas tomber, perdu dans un brouillard de plaisir, il sentit à peine l'index de son petit ami pénétrer son intimité. Le deuxième se fit clairement plus sentir, et le léger cri de douleur qu'il laissa échapper motiva Newt pour passer à la vitesse supérieure.

Tout en l'embrassant dans le cou et sur les épaules, il activa le rythme au niveau du membre de Thomas, qui gémissait franchement, et remua lentement ses doigts.

_ Newt !

_ Chut ! souffla Newt d'un air inquiet. Sérieux, Tommy, c'est vraiment pas le moment pour réveiller Minho !

Il attendit quelques instants avant de remplacer ses doigts par son érection, faisant revenir Thomas sur terre, la douleur prenant le pas sur le plaisir.

_ Newt…

À croire qu'il ne savait répéter que ça, parvint à penser Thomas avec cynisme, alors que petit à petit, les légers mouvements de bassin de Newt renvoyaient le brun dans sa bulle de plaisir.

_ Tommy, chaton… gémit Newt dans son oreille. Tommy…

Thomas tourna la tête, pour embrasser son petit ami, alors que la dernière vague de plaisir le submergeait, et que ses jambes s'effondraient sous lui, il ne put se retenir que grâce au fameux lavabo. Newt vint en lui quelques instants plus tard, et les deux adolescents se dévisagèrent longuement, prenant le temps pour revenir sur terre.

Le plus jeune ne se sentait absolument pas fatigué, c'est pour ça que d'une voix douce il proposa :

_ Tu me parlais de la chambre de tes parents, non ?


Thomas fut tiré d'un sommeil dont il avait grand besoin par une sonnerie de réveil. Et un obstacle entre le-dit réveil et lui l'empêchait de défoncer cette foutue machine.

Newt écrasa sa main contre le réveil, et se redressa, le visage bouffi de sommeil.

_ Pourquoi tu l'a foutu à cinq heures et demi ?! S'insurgea le brun.

_ Parce que je dois retourner dans la chambre de Minho, chaton, marmonna Newt en se levant, presque en mode pilote automatique.

_ Quoi ?! Non, non, non… Reste-là, ordonna le plus jeune en le tirant par le bras pour l'entraîner à nouveau dans le lit.

Newt mettait toujours beaucoup de temps à se réveiller le matin, même après une longue et bonne nuit, alors après trois heures trente de sommeil, il était encore totalement dans les vapes, et se laissa tomber contre Thomas.

_ C'est pas cool, ça, Tommy, maugréa-t-il, et pour l'interrompre, le brun l'embrassa.

Newt ne devait tout de même pas avoir beaucoup de volonté, car il se laissa emporter par le baiser, s'asseyant à califourchon sur les genoux de Thomas.

_ Une seule, haleta-t-il, alors que son amant le renversait sur le lit. Une seule fois, chaton, et tu me laisses monter…

_ J'ai le bassin en compote à cause de toi, chéri… répondit le brun en laissant ses mains parcourir le corps du plus âgé. Et j'ai sport dans un peu moins de trois heures… Alors je ne te laisse pas partir avant de t'avoir fait payer ça…

_ J'ai sport aussi, rappela Newt en se cambrant. Tommy…

Ils furent interrompus par une nouvelle sonnerie de réveil, suivi de quelqu'un qui toquait à la porte.

_ Bordel, jura Thomas. Dis-moi que ce n'est pas…

_ C'est moi, les rassura Sonya derrière la porte. Sérieusement, les gars, dans la chambre de papa et maman ? Vous êtes dégueus. Enfin bref. Frangin, j'ai bien eu ton texto, et je viens récupérer mon petit copain, comme prévu.

À regret, Thomas se sépara de Newt, fronçant les sourcils :

_ Tu lui as envoyé un SMS ? Quand ?

_ Quand j'ai compris qu'on allait passer la nuit ensemble et que tu ne me laisserais probablement pas partir à l'heure, sourit le blond.

_ Du coup, j'ai pensé que ce serait bien de vous ramener vos pyjamas, aussi, ironisa Sonya toujours derrière la porte. Vu qu'ils traînaient dans la salle de bain.

Thomas se leva, et alla ouvrir à Sonya, nu comme un ver, l'adolescente le toisa de haut en bas d'un œil critique.

_ Morsures sur les cuisses, suçons sur le torse, griffures sur les épaules et les hanches… Et bah, t'es un violent, Newt.

_ Sonya ! s'exclama son frère aîné. Thomas, sérieux, reviens ici !

_ Bah quoi, je m'habitue, frangin ! Il faut bien, avec vous. Et puis Thomas et moi, on parlait de cul avant que tu ne sortes avec lui, tu sais.

Il tapa dans la main de Sonya avec un sourire, acceptant les pyjamas qu'elle lui tendait, et lança son pyjama à Newt.

_ Il en a aussi quelques unes, commenta-t-il avec un large sourire. Je crois que le plus voyant, c'est les traces de mes ongles dans son dos, et la morsure dans le cou.

_ Oh bordel, grimaça Sonya. S'il te plaît, Thomas, connaître tes dégâts ça me suffit. Je ne veux pas savoir ce que tu lui as fait.

_ Tu m'as mordu ?! s'alarma Newt en se tâtant frénétiquement le cou. Putain, Thomas, on avait dit discret, merde !

Thomas s'esclaffa, alors que Sonya, adossée contre le mur, juste devant l'entrée de la chambre, levait les yeux au ciel :

_ Parce que le collier de suçons que tu lui as fait dans le cou, c'est discret, peut-être ?

_ Je marque ma propriété, grommela Newt en fusillant sa sœur du regard. Histoire que si un jour, une certaine jeune fille se retrouvait trop proche de mon petit ami, elle se rappelle que c'est le mien et rien que le mien.

_ Tu sais, Sonya… lâcha lentement Thomas, retenant un sourire, faisant exprès de provoquer son petit ami. Je pense que ça passerait si tu étais de dos et que tu me laissais t'enc…

_ Thomas ! s'exclama Newt en sautant du lit, furieux, alors que Sonya explosait de rire et montait dans la salle de bain.

Thomas se laissa faire alors que Newt lui attrapait les poignets, le plaquant contre le mur.

_ Plus jamais, articula le plus âgé, sa bouche à quelques centimètres de celle de son amant. Plus jamais, Thomas. Ne t'avise plus jamais de parler comme ça à ma sœur.

Si le blondinet s'était rhabillé, ce n'était pas le cas de Thomas, qui se pencha pour embrasser son petit ami. Tenta d'embrasser son petit ami, plutôt, qui s'écarta rapidement, avec un long bâillement, comme si avoir le corps nu du brun serré contre lui ne l'avait pas excité. C'était presque vexant, songea le plus jeune en faisant la moue d'un air boudeur.

_ Je vais me coucher, reprit Newt. Me recoucher. Bref. Bonne fin de nuit, chaton.

Il lui accorda un léger bisou sur la joue avant de remonter pesamment, sans cesser de bailler.


_ La ferme.

Thomas ne cessait de bailler, et vacilla sous la douche :

_ J'ai même pas dormi quatre heures cette nuit, marmonna-t-il.

_ Personne ne t'as demandé de t'envoyer en l'air avec mon frère toute la nuit, Thomas.

_ J'adore quand il est jaloux comme ça, soupira le brun avec un sourire rêveur. Si tu savais ce que…

_ Malheureusement pour moi, je le sais déjà, coupa la rousse. Oui, je sais à quel point il est violent et délicieusement bandant quand il est jaloux, étant donné que tu me l'as déjà dit trois fois !

Sur ces mots, Sonya s'apprêtait à sortir, quand Thomas bondit hors de la douche :

_ Attends ! Minho ! rappela-t-il, et elle soupira.

_ Ah ouais. Encore un foutu tocard.

_ Un tocard dont tu es amoureuse, ricana Thomas s'habillant rapidement. C'est à cause de toi qu'on fait tout ça, tu te rappelles ?


_ On prend les paris, lança Thomas.

_ Si c'est Minho qui arrive, t'auras pas l'air con, se moqua Sonya. Cela dit, ce sera équitable. Tu auras embrassé tout le monde, comme ça.

Le brun ne put s'empêcher de rire, alors que la rousse commençait le décompte :

_ Trois… Deux…

Elle n'eut pas le temps de finir que Newt, furieux, déboulait dans les vestiaires. Thomas ne lui laissa pas le temps de placer un mot et le plaquant contre la porte, l'embrassa farouchement.

_ Tu m'as manqué, murmura-t-il.

_ Toi aussi, chaton, répondit Newt en l'embrassant à son tour. Marre de te voir jouer au petit ami parfait avec ma sœur…

_ Pas besoin de beaucoup jouer pour être le petit ami parfait, se vanta Thomas à voix basse entre deux baisers.

_ Tu es le petit ami parfait…

Newt glissa ses mains sur la nuque du brun pour le rapprocher encore plus de lui, écartant de lui-même les jambes alors que Thomas glissait une cuisse entre elles pour se frotter contre son érection.

_ … tant que tu es le mien…

Les mains de Thomas trouvèrent les cheveux de Newt, tirèrent légèrement dessus, les décoiffant comme il le faisait toujours.

_ Vous savez ce qui serait le plus drôle ? C'est que Minho finisse par croire qu'on s'envoie en l'air tous les trois, soupira Sonya en se rongeant patiemment les ongles, attendant qu'ils aient fini de se déshabiller contre la porte.

_ Toilettes après le cours, ordonna Newt en mordillant le tracé de la mâchoire de Thomas, qui acquiesça.

Sonya grommela, et rappela à son frère que ce serait très gênant pour lui de devoir expliquer son érection à son meilleur ami.

Thomas et Newt fusillèrent l'adolescente du regard, et se séparèrent à regret.

_ Si par miracle il te faisait sa déclaration, est-ce qu'on pourrait imaginer que je récupère mon petit ami ? grommela le blond.

_ Ah bah carrément, ouais, acquiesça Sonya. De toute façon, il est assez insupportable en tant que petit ami. En plus de me tromper, quoi.

_ Je suis parfait en petit ami ! s'offensa le plus jeune.

Et comme pour prouver ses dires, alors qu'ils s'étaient enfin séparés, il embrassa à nouveau Newt, qui le plaqua à son tour contre le mur, pour l'embrasser plus que passionnément.

_ Bordel, les mecs ! s'énerva Sonya. S'il vous plaît !

Newt en grognant, mordit la lèvre inférieur de Thomas, qui gémit.

_ Dans une heure, promit-il, avant de sortir rapidement, laissant sa sœur seule avec le brun.

Sonya et Thomas échangèrent un long regard. La rousse leva les yeux au ciel devant l'air béat de son meilleur ami :

_ T'as la braguette ouverte.


_ Donc, tu vas tout lui avouer, répéta Thomas, sans pouvoir contenir un petit sourire.

_ Ouais… Tu… Enfin, j'allais lui dire quand tu es arrivé.

_ T'as encore perdu une occasion de te taire, quoi, fit remarquer Newt. Tocard.

_ M'en fous, maintenant rien de ce que tu pourras me dire ne me toucheras, triompha le brun. J'ai rempli ma mission, Minho était jaloux, et tu as une dette envers moi !

_ Rien ne te touchera ? ironisa le blond. Chaton, j'ai très envie de te baiser violemment sur la table de la cuisine.

_ C'est là où je mange putain ! s'insurgea Sonya.

_ Ok, admit Thomas. Ça, ça me touche carrément. Et c'est quand tu veux.

Sonya abattit son poing sur la-dite table :

_ Faites ça dans une chambre !

Thomas hésita quelques instants, et effleura la lèvre fendue de Sonya du bout des doigts :

_ Je suis désolé pour ça, tu sais ?

_ T'inquiètes, répondit-elle lentement. Je suis sûre que même si mon frère reste étonnement silencieux, il a bien l'intention de te le faire payer.

_ Oh, t'inquiètes, j'en suis sûr aussi, ricana Thomas en se tournant vers Newt qui lui adressa un sourire innocent.

Sonya leva les yeux au ciel :

_ C'est un truc de mecs ou de gays de tout ramener au sexe ?

_ Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire, sourit le brun en l'embrassant sur la joue. Allez, Newtie et moi on va te laisser, on a des trucs à faire.

Thomas sourit en sentant la main possessive de son petit ami se poser sur ses fesses alors qu'ils rejoignaient la chambre de ce dernier. À peine étaient-ils en haut que Newt le poussa sur le lit pour l'obliger à s'asseoir.

_ Allez, chaton, déshabille-toi.

Le brun se mordit la lèvre inférieure, et enleva son t-shirt, alors que Newt faisait de même.

_ Alors comme ça, Tommy, tu considères que j'ai une dette envers toi ? Et pourquoi ça ? demanda le blond, restant debout devant lui, à tout juste cinquante centimètres.

_ Tu m'avais dit que tu me revaudrais ça, lança Thomas, même s'il savait qu'il allait vite regretter de lui avoir dit ça. Si je sortais avec Sonya.

_ T'es sorti avec elle, c'est vrai, admit Newt. Et je t'en dois une… Mais…

Il enleva sa ceinture, déboutonna son pantalon :

_ T'as blessé ma sœur, tu te rappelles ? Et ça, je vais te le faire payer…

_ Tu n'as pas l'air très menaçant, ne put s'empêcher de constater Thomas.

Newt se glissa sur les genoux de son petit ami, et le renversa sur le lit, enfonçant ses ongles dans le torse de Thomas, qui gémit.

_ Rends-nous service à tous les deux, tu veux, Tommy ? Ferme ta gueule.

Et pour appuyer son ordre, Newt l'embrassa à pleine bouche. Thomas allait glisser ses mains dans le dos de son petit ami quand une voix les interrompit :

_ C'est quoi ce bordel ?!

Les deux adolescents se regardèrent, étonnés : Sonya avait été rapide. Peut-être pas très crédible, apparemment, vu que Minho les regardait d'un air hébété. Le brun se redressa, alors que Newt remuait sur ses genoux pour se retourner vers son meilleur ami.

_ Quoi, t'as pas cru Sonya ? Et arrête de mater Tommy comme ça, j'en ai marre que tout le monde reluque mon petit ami !

Thomas faillit dire quelque chose, mais comme s'il l'avait senti, Newt lui adressa un rapide regard, et posa une main sur son torse, l'autre se glissant discrètement dans son pantalon. Ok, c'était définitivement le meilleur moyen de le faire taire, songea le plus jeune en refermant la bouche, s'attirant un sourire satisfait de son petit ami.

_ Mais… balbutia Minho. Il a blessé Sonya ! Et… Attends, ton petit ami ?!

Newt tourna à nouveau la tête vers lui, croisant les yeux chocolat de Thomas, et ils parvinrent à la même conclusion : Sonya était une chieuse.

_ SONYAAAAAAAAAAAA !

Sonya apparut dans l'encadrement de la porte, et ses joues devinrent écarlates alors qu'elle se détournait vivement :

_ Mais bordel, vous êtes des obsédés ou quoi ?! Vous pouvez pas passer deux heures sans vous foutre à moitié à poil !

La main de Newt remua dans le pantalon de Thomas alors qu'il s'apprêtait à répondre, et il du se contenter de réprimer un gémissement, alors que le blond répondait à sa place :

_ T'étais censée le prévenir ! Et moi, j'ai du me passer de…

Les doigts fins du plus âgé se refermèrent fermement sur l'érection de Thomas, qui ne put s'empêcher de remuer légèrement le bassin, insistant sur les mots qu'il prononçait :

_ … MON petit ami pour qu'il devienne le tien à chaque fois que Minho venait, et c'était chiant !

_ C'était MON meilleur ami avant de devenir ton petit ami !

Ok, là ça suffisait, pensa l'intéressé, alors que Newt continuait à le provoquer, tout en le défiant de dire quoi que ce soit.

_ Bon, je vais être clair, lâcha-t-il d'une voix rauque. Je bande, j'aimerais pouvoir baiser avec Newt, et que vous vous barriez tous les deux. Et pas dans cet ordre !

_ Pas question que je sorte tant que je ne saurais pas ce qui se passe, rétorqua l'asiatique en croisant les bras sur sa poitrine.

Quel chieur. S'il voulait jouer à ça, Thomas pouvait le faire aussi.

_ Très bien.

Il haussa les épaules, tentant de ne pas montrer qu'il était en train de se liquéfier à cause des douces caresses du blond, qui gardait son air impénétrable comme s'il n'était pas en train de le branler. Il embrassa son petit ami dans le cou, avant d'appuyer sur ses épaules pour qu'il se tourne vers lui.

Newt fit enfin disparaître son visage calme, affichant un sourire de prédateur. De la main qui traînait toujours sur le torse de Thomas, il le plaqua contre le lit, tandis que lentement il retirait son autre main du pantalon de son petit ami pour glisser son index dans sa bouche d'un geste évocateur. Thomas sentit ses reins s'embraser encore plus si c'était possible, alors que Newt remuait lentement le bassin contre son entrejambe.

Ils entendirent tous deux Sonya entraîner Minho hors de la chambre, et hurlèrent en chœur :

_ La porte !

Cette dernière claqua, et Newt se tourna vers son petit ami.

_ Et si je m'occupais de toi, Tommy ?

Il se lécha lentement les lèvres en souriant d'un air provocant, et Thomas se demanda s'il allait sortir vivant de cette partie de jambes en l'air.


D'accord, songea Thomas en se serrant contre Newt. Ce n'était peut-être ni très intelligent ni très discret de leur part de faire ça dans le bureau du principal, qui n'était pas censé revenir avant plusieurs jours.

Ils pensaient vraiment qu'ils auraient le bureau de libre pendant quelques heures, juste le temps de se détendre, et voilà ce que ce dernier débarquait de nulle part. Les adolescents dissimulés dans un coin entre l'armoire et le mur osaient à peine respirer.

Le principal passa quelque coups de téléphone, signa une demi-douzaine de papiers urgents, et s'apprêtait à sortir quand le téléphone de Newt sonna.

Grillés.

Le principal haussa un sourcil en les voyant serrés l'un contre l'autre, et Thomas se sentit rougir en se rappelant qu'il n'avait pas pris le temps de remettre son t-shirt et que sa braguette était encore ouverte. Newt n'était définitivement pas dans un meilleur état, avec sa chemise ouverte, ses cheveux décoiffés et son pantalon qu'il serrait contre lui parce qu'il n'avait pas eu la place ni le temps de le remettre.

_ On peut tout vous expliquer… commença le blond d'un air piteux.

_ Je n'en doute pas, répondit l'adulte en retenant un sourire moqueur, ordonnant d'un geste aux deux adolescents de sortir de leur coin et de se rhabiller.

Ils s'exécutèrent, sans oser se regarder. Newt en profita pour regarder rapidement le texto qui les avait trahi, et en le voyant devenir livide, puis écarlate, Thomas lui prit le portable des mains, inquiet.

Il se doutait que ce devait être Sonya ou Minho, les deux correspondants les plus fréquents de son petit ami, et sentit la colère et la honte l'envahir en lisant le message.

Comment pouvait-elle savoir ça ? fut sa première pensée.

Je vais la tuer ! fut la seconde.

« Heureusement que Thomas n'est pas une fille, sinon il serait déjà tombé enceinte une demi-douzaine de fois. Enfin, on ne t'a jamais appris à te protéger, Newt ? »

Rachel allait payer pour ça.


Et voilà... C'est définitivement la fin de cette fiction... J'en serais presque triste ! Breeeef... Ayant déjà écrit la fin de You're My Dream, je vais passer à d'autres fictions, l'une humoristique, l'autre plus sérieuse... Je vous tiens au courant dans le prochain chapitre de My Dream, qui arrive demain, de l'avancé de mes projets ! Sur ce...

Bisous, et... Pour la dernière fois...

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