Me revoilà avec la suite, je voulais encore vous faire patientez mais je me suis dit que ce serait pas sympa lol, je suis contente que vous ayez aimé le premier, en espérant que vous allez apprécier ce second ^^ Bonne lecture !

Oliver

Je sors mon portable et je dois appeler John, cette fois ça va trop loin, il a osé effrayer ma femme au point qu'elle en ai venue à se blesser, je ne supporte plus de la voir souffrir à ce point. J'attends un moment avant qu'il ne décroche.

- Oliver ?

Je ne lui réponds pas, je lui raconte toute l'histoire que Félicity m'a dite, je répète tout sans aucune hésitation. Ce type doit se cacher à Starling. John semble furieux au téléphone, il s'est attaché à Félicity, comme chaque hommes travaillant pour moi. Félicity a apporté un peu de lumière dans ce manoir rempli de ténèbres et de violence.

- Je vais le trouver, avec tout ce que tu viens de me dire, ça va être facile.

- Débarrasse-toi de lui John... Je ne veux pas que ma femme soit en danger.

- Pas de soucis.

- Je ne supporterais pas de la perdre...

J'ai dis cette dernière phrase dans un souffle mais je sais qu'il l'a entendu, je raccroche et me dirige vers ma chambre, j'aimerais être près d'elle mais ce n'est pas le bon moment. Quand tout sera réglé, je lui parlerais, je lui dirais ce que je ressens, en espérant qu'elle veuille bien que je reste près d'elle...

Félicity

Quand je me réveille, je sens que mes muscles me font souffrir, j'ai mal partout, je me souviens aussitôt de ce qu'il s'est passé... Oliver et moi on a fait l'amour, au début, c'était brutal, très brutal, mais j'ai adoré ça... J'en avais besoin, j'avais besoin de réconfort et il a su m'en donner. Il a eut l'air de s'en vouloir de ce qu'il faisait... Je ne m'y attendais vraiment pas, ma tête me disait de le repousser mais je ne pouvais pas, et puis j'ai vu qu'il se sentait coupable de me prendre comme ça, alors je l'ai rassuré, serré contre moi et il a continué, bien plus tendrement, c'était merveilleux, vraiment... Enfin sur le coup. Je ne sais pas si ça va changer quoi que ce soit, si ça veut dire quelque chose pour lui mais je m'en fiche, j'ai vécu un moment magnifique, c'était parfait. Alors même si ça ne veut rien dire pour lui, je m'en contenterais.

Ça fait près de trois semaines que notre nuit à eut lieu, trois longues semaines et ça me brise le cœur de voir que rien a changé entre nous, enfin il y a des sourires qu'il n'y avait pas avant... Il me prend dans ses bras parfois, quand il me prends dans mes bras, je me sens tellement heureuse, tellement bien, je l'aime, plus que tout, je le sais, j'aimerais lui dire... J'ai voulut lui dire après notre nuit mais on a pas parlé de cette soirée là... Du coup tout est comme avant.

Ce soir là Oliver a organisé une soirée avec des gens importants de la ville, j'ai appris qu'il faisait ça une ou deux fois par an, afin de montrer son bon côté aux gens de cette ville, ce qui est idiot car c'est un homme bien quand on le connaît. Un homme qui prend soin de sa famille et qui tient ses promesses de veiller sur les gens. Je l'aime tellement, ça me brise le cœur de l'aimer à ce point car je sais que cette fois ne voulait rien dire à ses yeux...

Il y a de plus en plus de monde, je n'aime pas trop ce genre de soirée, pas vraiment même... Mais c'est le seul moment où la famille Queen se mélange aux autres familles puissante de la ville. Alors je dois faire un effort, et puis ça n'arrive pas souvent, je dois bien ça à Oliver. J'ai mis une robe rouge que j'ai été acheter cet après midi avec Théa, c'était sympa et Oliver nous a dit d'acheter ce qu'on voulait.

Je me sens quand même perdue au milieu de tout ces gens... Ils semblent si hautains, si vulgaires... Je sens qu'on s'approche de moi, je me retourne et vois un homme, d'une trentaine d'année environ qui me fait un petit sourire, il semble charmant.

- Je peux vous inviter à danser madame Queen ?

Je souris et lui prends la main qu'il me tends. On va ensemble sur le milieu de la pièce ou on commence à danser, c'est un slow, ça va, ça me rassure, je ne sais pas trop danser, mais les slows ça je le sais. Il pose son autre main dans mon dos et on commence à danser tout en discutant.

Oliver

Je déteste ce genre de soirée, vraiment. Je m'ennuie et je ne peux pas être moi même, mais je dois faire bonne figure, alors je prends sur moi. Je m'avance un peu tout en saluant deux ou trois personnes et je me fige en voyant ma femme danser avec un homme. Merde mais c'est qui ce type ? Elle sourit, elle semble à l'aise... Ils dansent doucement et je peux voir la main de cet enfoiré dans le dos de ma femme, un peu trop bas à mon goût, c'est ma femme, il n'a pas le droit de la toucher ! Et puis Félicity pourquoi tu fais ça ? Pourquoi après tout ce qu'on a vécu... Après notre nuit... Tu laisses un autre homme que moi te toucher ? Tu ne peux pas me faire ça... Nous faire ça ! Je sais que je ne t'ai pas parlé de ce qu'il s'est passé, mais je le ferais bientôt, je te le promets... Mon ange pourquoi tu me fait ça ? Je sens mon cœur se briser à chaque fois qu'il bat... Je n'ai jamais ressenti ça pour personne et je ne veux pas qu'elle le ressente pour un autre que moi. C'est ma femme !

Dig s'approche de moi et se mets devant moi mais je n'arrive pas à ne pas la regarder, je veux savoir ce que ce type lui fait ! Dig se tourne vers elle et fait un léger sourire.

- Tu veux qu'on s'en occupe ?

Je pense qu'il n'a pas besoin que je lui réponde, je m'éloigne et vais dans mon bureau, ce type n'a aucun droit de toucher ma femme ! Je me suis suffisamment éloigné, je vois Dig qui lui parle et qui lui dit que je dois le voir, Félicity lui fait un léger sourire et regarde dans ma direction, je pense qu'elle a comprit que je ne supporte pas ce qu'il vient de se passer.

L'homme arrive avec Dig, une fois dans le bureau Dig ferme la porte, à clé et je fonce sur l'homme, je passe une main autour de son cou et le plaque contre le mur.

- D'où est-ce que vous pensez avoir le droit de toucher ma femme ?!

- Monsieur Queen...

Je vois qu'il a du mal à parler, j'aimerais le tuer, ici, sans aucun regrets mais j'ai quand même envie d'écouter ce qu'il a à me dire. Je relâche un tout petit peu mon étreinte pour qu'il puisse parler.

- Je vous écoute, qui vous a permis de poser vos mains sur ma femme !?

- J'ai seulement danser avec elle monsieur Queen... Elle semblait perdue... Et puis tout le monde sait que ce mariage est faux !

Je l'empoigne encore plus et sa tête cogne contre le mur, comment peut-il oser dire ça ? Ce mariage est la plus belle chose qu'il me soit arrivée, je ne laisserais personne dire que ce n'est pas le cas.

- Félicity est ma femme, et je tuerais quiconque osera dire le contraire, tu entends ? Alors tu vas sortir d'ici et quitter le manoir, et demain quand tu croiseras des gens tu leur diras que nous sommes heureux, que c'est ma femme et que personne n'a le droit de toucher à la femme d'Oliver Queen.

Le type hoche doucement la tête, je le lâche et Dig l'empoigne par le bras, je lui fais un petit signe et il va le reconduire à l'extérieur.

J'ouvre la porte du bureau et je vois Félicity qui fais les cents pas devant, quand j'ouvre la porte, je lui souris mais elle semble furieuse, et merde, ce n'est pas ce que je voulais. Pas du tout. Mais elle l'a cherché... Pourquoi a-t-elle laissé ce type la toucher ?

Félicity

Je suis furieuse contre Oliver, vraiment furieuse, il ne veut pas de moi, il fait tout ce qu'il peut pour m'éloigner malgré le fait que je l'aime plus que tout et pourtant dès que j'essaye de passer un peu de bon temps il m'en empêche, je ne demande pas grand chose, juste quelques instants où je serais bien... Où je me sentirais normale... Car cette vie est loin d'être normale.

Je le vois ressortir de son bureau, qu'est-ce qu'il a dit à ce type, le pauvre, lui et moi n'avons fait que danser, pourquoi réagit-il comme ça ? S'il me parlait il comprendrait que je l'aime, que c'est lui que je veux et personne d'autre, mais non, il ne parle pas, ne dit rien, ne fait rien, il se contente de me faire souffrir... Et moi je suis vraiment stupide d'aimer un homme qui me brise le cœur.

Je le suis dans son bureau quand il me guide à l'intérieur, je suis furieuse et je pense qu'il le sait.

- Pourquoi tu as fais ça ? Je ne faisais que danser, je passais un agréable moment et toi tu oses t'en mêler ? Qui es-tu pour te permettre de faire ça ?!

Je suis vraiment en rogne, totalement. Je ne veux pas qu'il interfère avec ma vie plus qu'il ne l'a déjà fait, pour moi c'est absolument hors de question !

- Je suis ton mari, voilà qui je suis ! Comment crois-tu que je me sois senti quand j'ai vu ma femme en train de danser et de se faire tripoter par un autre !?

Alors là ça suffit, j'en ai assez... Mon mari ? Et depuis quand il se comporte comme un mari avec moi ? Il ne l'a jamais fais ou presque alors pourquoi commencerait-il maintenant ? Alors même si ça me fait mal de lui dire ça, je dois le faire, parce que certes j'ai mal de l'aimer, je souffre de l'aimer à ce point là, mais je souffre encore plus qu'il ne me considère pas plus que ça.

- Et depuis quand tu te comportes comme mon mari hein ? On a juste signé un bout de papier qui ne veut rien dire, quand tout sera fini on redeviendra des étrangers alors arrête avec ça ! Et puis d'abord...

Je n'ai pas le temps de continuer qu'il a posé ses lèvres sur les miennes, merde ce que ça m'a manqué. Toute ma colère d'il y a quelques secondes s'envole d'un coup, je l'aime, je l'aime tellement, il me fait reculer doucement contre le mur tout en m'embrassant, une fois que mon corps se trouve coincé entre lui et le mur notre baiser devient de plus en plus sauvage, nos bouchent se dévorent sans hésitation, je sens sa langue contre mes lèvres et je n'hésite pas avant de les ouvrir. Nos langues se caressent sans tendresse mais j'aime ça, oh oui j'aime tellement ça. Je sens les mains de mon mari qui descendent le long de ma taille et qui soulève doucement ma robe, je sais ce qu'il veut faire et je dois dire que j'en meure d'envie moi aussi, trois semaines depuis notre première fois et ça m'a manqué, tellement manqué ! Mes mains qui étaient autour de son cou descendent le long de son torse et arrivent jusqu'à son pantalon, je défait la ceinture rapidement quand Oliver me soulève dans ses bras, mes jambes entourent sa taille et il déchire mon sous vêtements d'une seule main. Son pantalon a atterrit à ses pieds de même que son caleçon... Merde il me veut au moins autant que je le veux. Il entre en moi sans ménagement et ma tête bascule en arrière, je l'aime, c'est fou ce que je l'aime. Il commence à se déplacer de plus en plus vite, ma tête et mon dos cognant contre le mur, ça fait mal mais le plaisir que je ressens est encore plus intense.

- Oliver...

Il s'arrête un moment et m'embrasse tendrement, tellement tendrement, il doit se rendre compte que cette position n'est pas l'idéal puisqu'il me déplace doucement et vient me poser délicatement sur le tapis qu'il y a au pied de son bureau, je passe ma main dans ses cheveux et il commence de nouveau à bouger en moi de plus en plus vite, je n'en peux plus, des larmes coulent du coin de mes yeux et mon mari les essuie doucement en les embrassant, merde je vais venir je le sens, et tout les invités qui sont a quelques pas de nous, il y a de la musique mais vu ce que je ressens en ce moment, elle ne couvrira pas mes cris... Oliver pose ses lèvres sur les miennes au moment ou j'explose, ça masque mes gémissements et mes cris, il va de plus en plus vite, il va venir lui aussi, je le sais il est de plus en plus rapide et d'un coup il se fige et je le sens se libérer à l'intérieur de moi.

On reste ainsi un moment en silence avant que je ne le repousse doucement, je sais très bien que je n'ai aucune volonté quand il s'agit de lui mais je dois arrêter ça, ça me fait mal, je sais très bien que encore une fois ça ne doit rien vouloir dire pour lui, alors je me relève, je remets ma robe et mes cheveux dans un état acceptable puis je quitte la pièce sans un mot... Je n'entends qu'Oliver m'appeler, mais je ne me retourne pas, je ne peux pas, je ne veux pas qu'il sache que mon cœur est brisé.

Oliver

Merde qu'est-ce que j'ai encore fait ? Pourquoi je cède à chaque fois ? Je dois vraiment lui parler, ça ne devais pas se reproduire tant que je ne lui avais pas parlé; mais j'ai échoué, et maintenant elle doit m'en vouloir, j'ai l'impression d'abuser de sa faiblesse.

Je me rhabille et m'installe à mon bureau, la tête entre les mains, je dois cesser tout ça, je ne peux pas continuer à agir comme si pour moi ce mariage n'était rien. Félicity est tout pour moi, absolument tout et je dois le lui faire savoir.

Je vois John qui entre dans le bureau il a du se débarrasser de ce salaud qui a osé toucher ma femme.

- Le type est rentré chez lui, les invités commencent à partir. Si je suis venu ce soir c'était pour te dire que j'en ai fini avec l'homme qui poursuit ta femme... Enfin poursuivait.

Je le regarde, du soulagement dans les yeux, vraiment, ça y est ma femme est en sécurité maintenant, ce type ne l'approchera plus, elle ne risque plus rien. Je dois lui parler du coup maintenant, je dois lui dire. J'entends quelqu'un frapper. Je dis d'entrer, c'est ma petite sœur, elle à l'air de s'être ennuyée à cette soirée, je pense que Théa est comme moi à ce niveau là. Elle s'approche et serre John dans ses bras, elle le connaît depuis toujours en même temps, il fait pratiquement parti de la famille.

- Alors John, tu as retrouvé le type qui en voulait à Félicity ?

John me regarde et je hoche la tête, je ne cache rien à ma petite sœur, elle sait tout des affaires de la famille, je ne voulais pas qu'elle l'apprenne par les rumeurs qui circulent partout. Elle devait savoir la vérité. John la regarde de nouveau.

- En effet Théa, et il ne l'approchera plus.

Elle sourit et le serre de nouveau dans ses bras, elle semble rassurée, vraiment rassurée. Puis elle vient vers moi, je sais ce qu'elle va me dire.

- Tu dois lui parler Ollie... Je ne veux pas qu'elle parte, je ne veux pas qu'elle nous quitte.

John nous laisse, il comprends que ma sœur et moi on doit parler de la situation, de tout ce qui va en découler.

- Je vais lui parler Théa, je ne veux pas qu'elle parte, je ne veux pas divorcer.

Théa semble surprise de ce que je dis mais je suis sincère, je ne veux pas la perdre.

- Je l'aime Théa... Plus que je ne pensais pouvoir aimer quelqu'un. Je n'ai pas réussi à le lui faire comprendre, j'espère qu'elle ne va pas m'en vouloir... Et surtout qu'elle m'aime aussi et qu'elle va vouloir rester ma femme.

Théa me sourit et vient m'enlacer, j'aime ma femme, plus que tout, je veux la rendre heureuse, je veux que nous soyons heureux tout les deux, je ne veux plus que les gens croient que ce mariage n'est pas sérieux, il est plus que sérieux, je ne pensais pas tomber amoureux d'elle, vraiment pas, mais je l'aime, plus que tout, et j'espère que c'est son cas aussi.

- Va te coucher Théa, il est tard. Et ne t'en fais pas, je vais lui parler du divorce, ce sera vite réglé.

Ma petite sœur se détache de moi et pose un baiser sur ma joue. Mine de rien, notre relation a bien changé grâce à Félicity... Au début après la mort de ma mère, Théa et moi étions très éloignés l'un de l'autre, elle était triste, et avait besoin de montrer sa colère, je pensais qu'elle serait furieuse après ma femme quand elle a su les circonstances de la mort de notre mère mais non, elle a comprit que ce n'était pas de sa faute, je suis fière de ma petite sœur.

Félicity

Lorsque j'ai quitté le bureau j'ai été directement dans ma chambre, une fois la porte refermée je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer, les larmes ont coulées toutes seule, je suis tellement heureuse quand je suis dans ses bras et pourtant lui ne ressent rien pour moi... Ça me tue, et j'ai hâte que tout soit terminé, loin de lui, j'arriverais peut-être à l'oublier. Je ferme les yeux épuisée par cet interlude plus qu'agréable avec mon mari... Et surtout épuisée par mes larmes.

Quand je les ouvre je suis surprise, je n'ai somnolé que vingt minutes ? C'est étrange... Enfin bref, je me lève et vais voir mon mari, je dois vraiment lui parler, cette fois je ne ferais pas marche arrière, il faut qu'on mette les choses au clair, que je sache si un jour il pourra y avoir plus que ce stupide contrat entre nous.

Une fois devant la porte je m'arrête net, couvrant ma bouche avec une de mes mains, retenant mes larmes. Je l'entends parler avec sa sœur, je pose ma main sur ma bouche pour retenir mes larmes, il parle encore du divorce... L'homme qui me poursuis est sans doute mort, je suis débarrassée de lui, mais Oliver parle encore de divorce malgré ce qu'il vient de se passer... Je ne compte donc pas pour lui ? Sans doute pas... Je remonte dans ma chambre en faisant attention de ne pas faire de bruit, une fois là haut je ne prends pas la peine de préparer un sac je sors une enveloppe de mon tiroir de table de chevet, ce sont les papiers du divorce... Il me les a remis quand j'ai signé les papiers du mariage en me disant qu'on aura juste à les signer le moment venu... Ça me brise le cœur de devoir faire ça, je ne veux pas... Mais je veux encore moins voir Oliver débarquer pour me dire que tout est fini, je dois le faire moi même. Je signe les papiers et je lui écris une lettre rapide, je retire mon alliance, mon cœur bat la chamade, je ne veux pas, c'est ce qui m'unit à lui... A l'homme que j'aime... Mais je n'ai pas le choix. Je regarde une dernière fois mon alliance puis je sors de ma chambre. Je quitte le manoir, je fais bien attention cette fois, qu'il n'y ai pas de témoins.

Une fois dehors je me tourne vers le manoir et me mets à pleurer doucement.

- Je t'aime tellement... Adieu Oliver...

Oliver

Après ma discussion avec Théa, je suis directement monté me coucher, j'étais totalement épuisé par la soirée, en tout cas je suis sur d'une chose, je dois parler à ma femme... Et aujourd'hui.

Il est huit heures du matin, j'ai à peine dormi, je veux la voir, je dois la voir, lui parler, lui dire tout ce que je ressens et ensuite lui dire que ce salaud est mort et qu'elle est en sécurité, et par dessus tout que je l'aime et que je veux qu'elle reste à mes côtés. Je rentre dans sa chambre doucement, elle dort peut-être encore, j'ouvre en souriant, j'ai envie de la voir. Une fois dans sa chambre, je vois qu'elle n'est pas là. Elle n'est pas dans la salle de bain sinon je l'entendrais. Elle est peut-être déjà dans la cuisine. Je m'apprête à partir quand je me rends compte que son lit n'est pas refait, c'est une manie chez elle, elle le fait toujours avant de descendre manger. Je m'approche et je vois une enveloppe... La panique m'envahis, je sais très bien ce qu'il y a dedans... Non, pitié non pas ça... Je la prends et je l'ouvre, mes mains tremblent et quand je vois sa signature sur les papiers de divorce que je lui ai donné, accompagné de son alliance... J'ai la sensation que mon cœur cesse de battre un moment. Je les fais tomber et je remarque une lettre manuscrite, je la prends et la lis.

"Oliver,

J'ai entendu que celui qui me suivait était mort, je t'en remercie, mille fois... Comme convenu, tu es libre maintenant, j'ai signé les papiers, fais-en autant et nous ne seront plus mariés, tu pourras vivre la vie que tu veux.

Adieu."

Merde Félicity, pourquoi es-tu déjà partie ? Pourquoi n'as-tu pas attendu que je vienne te voir avant ? Et moi pourquoi ai-je attendu pour lui dire ? Pourquoi ne lui ai-je pas dis ce que je ressentais dès que je m'en suis rendu compte ? Elle est partie... Je dois la retrouver, je dois lui dire tout ce que je ressens, j'ai besoin d'elle près de moi. Je sais qu'elle tient à moi, elle ne m'aime peut-être pas autant que je l'aime, mais je sais qu'elle m'aime un peu je l'ai vu dans son regard quand je lui faisais l'amour... Félicity, je te le jure mon ange, je vais te retrouver.

Je l'ai cherché partout, j'ai demandé à mes hommes de retourner la ville mais ils ne l'ont pas trouvé... Elle ne veut sans doute pas que je la retrouve mais merde ça me fait mal... Elle me manque tellement... Ça fait plus de six mois que je la cherche, plus de six mois que je suis sans nouvelle d'elle. Je suis un homme puissant qui a toute la ville à sa merci, un homme que toute la ville craint... Et pourtant depuis six mois je ne vis plus... J'accepte des contrats dont je ne m'occupe plus, ce sont mes hommes qui gèrent, je me fous royalement de tout, je veux juste retrouver ma femme et la prendre dans mes bras, lui dire que je l'aime et qu'elle est toute ma vie...

Ma sœur a très mal vécu le départ de Félicity également, elle m'en a voulu, m'a accusé de ne pas avoir su lui parler plus tôt, et elle a raison, si je lui avais dit que je l'aimais dès le début, dès que je me suis rendu compte de mes sentiments pour elle peut-être qu'elle ne serait pas parti... Théa m'a vu pleurer... Jamais je n'ai pleuré devant ma petite sœur, pas une seule fois, elle a donc compris que j'étais totalement brisé sans elle, Théa m'a serré dans ses bras et on est restés comme ça, à pleurer l'un contre l'autre pendant un moment. J'ai fait le serment à Théa, que quoi qu'il arrive je ferais tout pour retrouver ma femme, pour la ramener à la maison, pour qu'on soit de nouveau heureux.

Mon téléphone sonne, je vois que c'est Diggle, j'espère qu'il a une piste, il en a eu plusieurs mais aucune de bonne, j'ai cru que j'allais le virer à chaque fois... Mais ce n'est pas de sa faute, ma femme est douée pour se cacher, grâce à ma mère elle a réussi pendant plus de dix ans... Elle a du garder des restes...

- J'espère que ce sont de bonnes nouvelles...

- Je l'ai retrouvée Oliver... Je sais où elle est.

Je me lève de mon bureau, il l'a retrouvée ? Elle va bien ? J'ai tant de question dans mon esprit.

- Elle va bien ?

- Oliver...

Oh Dig, tu es comme mon frère, vraiment, mais si tu ne me réponds pas de suite, ça ne va pas le faire, j'ai besoin de savoir où elle est, je dois le savoir, je dois la retrouver.

- Dig, dis-moi tout de suite où elle est !

- A l'hôpital. Elle a été admise il y a deux jours.

A l'hôpital ? Qu'est-ce qu'elle fou là bas ? Je pose des questions à Dig mais il ne semble pas savoir quoi que ce soit d'autre, au moins il la retrouvé. J'espère que ce n'est pas trop grave, qu'elle va bien, qu'elle n'est pas trop malade, merde mon ange qu'est-ce que tu as ? Je raccroche et file vers l'hôpital, je n'attends pas une seconde, ça fait plus de six mois que j'attends de revoir mon ange, je dois y aller, sans attendre. Je préviendrais Théa plus tard, là je veux la voir, j'espère que ce n'est rien de grave. Je me demande quand même ce que je vais pouvoir lui dire après tout ce temps... Tant pis, je dois y aller, j'ai trop besoin d'elle.

Une fois sur place je demande à voir ma femme au plus vite, car non, je n'ai pas signé ces papiers, du coup nous sommes toujours mariés. La secrétaire m'indique le quatrième étage, je suis surpris de voir qu'elle a gardé mon nom de famille, je ne le pensais pas, quand je l'ai dit, je ne m'attendais pas à ce que la secrétaire me réponde. Je monte les marches et j'arrive à cet étage, je redemande à une femme de me dire où se trouve ma femme.

- Votre femme ?

- Oui, ma femme, Félicity Queen, où est-elle ?

- Oh... Madame Queen, elle a été ramené dans sa chambre après ses examens à l'instant. Mais elle ne nous a pas dit que vous deviez venir...

- Elle va bien ? Ma femme va bien ?

La jeune femme semble surprise, je ne sais pas si c'est ma présence qui l'a surprends ou autre chose, mais elle va devoir se faire une raison, je suis là et je ne compte pas partir sans avoir vu ma femme.

- Vous ne savez pas ? Elle n'a pas menti ?

- De quoi parlez-vous ? Je veux voir ma femme !

Je vois qu'elle sursaute, j'ai parlé un peu fort mais je m'en fou, ça fait plus de six mois que je cherche ma femme, je ne compte pas rester à attendre, je dois la voir, j'en ai besoin. La jeune femme me demande de la suivre, je le sais sans hésiter, sachant que je vais probablement bientôt la voir. On arrive dans un couloir et je ne comprends pas ce que je fais ici, absolument pas. Une nurserie, qu'est-ce que je fous ici ? La femme s'arrête devant une porte et me demande d'enfiler une blouse et un masque... Je fais ce qu'elle me demande sans rien comprendre du tout. Je finis par rentrer dans une pièce ou je vois des grosses boites vide, sauf deux. La femme dont je viens de voir le nom. J. Keenan, se poste devant une boîte qui n'est pas vide. A l'intérieur se trouve un bébé, sans doute un nouveau né vu comment il est tout petit. Il porte juste une couche et un petit bonnet blanc.

- Monsieur Queen, voici votre fille.

Quoi ? Ma fille ? Je la regarde, ce bébé a l'air si fragile. Mais ça ne peut pas être ma fille, c'est impossible, il faut neuf mois avant la naissance d'un enfant et Félicity et moi n'avons pas été ensemble depuis plus de six mois... Oh je pense à la première fois... Ça remonte à plus de sept mois déjà... Mais pareil, ça ne suffit pas pour qu'un enfant se développe.

- Comment...

- Votre femme a du subir une césarienne d'urgence, votre femme est toujours inconsciente, ça n'a pas été facile, elle aurait pu mourir, mais rassurez-vous, elle devrait se réveiller bientôt.

Quoi comment ça ma femme est inconsciente ? Elle ne va pas bien ? Que s'est-il passé ? Je demande à la jeune femme et elle m'explique que Félicity a fait une hémorragie importante et qu'elle a perdu beaucoup de sang, qu'ils ont réussi à la stopper mais qu'elle doit se reposer un moment. Merde, j'aurais du la retrouver avant, j'aurais du être là, j'aurais du être à ses côtés, j'aurais du être près de ma femme... Près de mon ange... Je regarde l'incubateur, ma fille dort à poings fermés, elle est belle, vraiment belle... J'ai une fille... Ma femme a eu un enfant, notre enfant sans que je le sache, je m'en veux, j'aurais du être plus déterminé à la retrouver, si je l'avais été, j'aurais pu être là pendant sa grossesse, lui tenir la main, la serrer contre moi, être là quand elle a du subir cette intervention, être là quand ma fille est née... Si je lui avais dit que je l'aimais plus tôt, j'aurais été là aussi... Et en plus mon ange aurait pu mourir en donnant naissance à notre enfant... Bon cette femme me dit que ma femme ira vite mieux c'est déjà ça, je suis rassuré. Je regarde de nouveau vers le bébé qui repose dans l'incubateur... Merde c'est ma fille. Mais pourquoi elle est là dedans ?

- Ma fille va bien ?

- Oui elle va bien, pour une prématurée elle va même très bien. Votre femme a accouché à sept mois et 13 jours de grossesse mais votre fille respire seule, elle n'a pas besoin d'assistance respiratoire, elle arrive à boire du lait mais son poids n'est pas idéale, il faut qu'elle en prenne un peu pour être vraiment bien. Elle ne sait pas non plus réguler sa température du coup on doit la réguler pour elle.

- Mais elle va aller bien ?

Je suis fou d'inquiétude, cette enfant est ma fille, notre fille à ma femme et moi, je ne sais pas trop quoi faire, ni comment réagir, mais c'est mon bébé... Et je l'aime déjà, je ferais tout pour protéger ma fille.

- Oui on fera tout pour ne vous en faites pas.

Je reste un moment à regarder ma fille, je vois sur l'étiquette qu'elle n'a pas de prénom encore, je suis heureux, je vais pouvoir aider ma femme à le choisir. Keenan me montre une petite ouverture où je peux passer ma main, je le fais sans hésiter et je tiens la petite main minuscule de ma fille. Je la vois qui ouvre les yeux, je ne vois pas bien la couleur mais je suis sur qu'ils seront magnifiques. Elle serre mon doigt de sa petite main, elle a de la force quand même... Ma petite fille.

- Votre femme a été courageuse... Quand je l'ai rencontré pour un examen de routine le mois dernier, elle m'a raconté que le médecin lui avait conseillé d'avorter... Cette grossesse pouvait être dangereuse... Mais votre femme a refusé... Elle a dit que cet enfant était de l'homme qu'elle aimait plus que tout... Et qu'elle ne voulait pas le perdre aussi...

Quoi ? Elle m'aime ? Elle m'aime vraiment ? Elle a cru qu'elle m'avait perdu ? C'est pour ça qu'elle m'a quitté ? Je lâche à regret la petite main de ma fille. Je dois voir ma femme, il faut que je la vois, que je me rassure, que je lui prenne la main, qu'elle sente que je suis là... J'espère qu'elle va vite se réveiller, je ne veux pas vivre un seul autre jour sans elle à mes côtés...

- Veillez bien sur notre fille. Je dois aller voir ma femme.

- Bien sur, elle est chambre 426.

Je la remercie, je sors et enlève la blouse. Je souris comme un idiot, j'ai une fille, j'ai une petite fille. Je vais voir ma femme, quand je vois le numéro de sa chambre je souris encore, je l'ai enfin retrouvé, enfin.

Quand je rentre, elle est comme on me l'a dit, endormie, inconsciente... Ça me fend le cœur de la voir ainsi, mais je dois tenir bon, je dois être fort. Je m'approche d'elle et je me pose doucement sur le lit et lui prends la main, elle est froide, mon ange...

- Mon ange... Je suis là, je t'ai retrouvé... Si tu savais comme tu m'as manqué... J'ai passé ces six mois à te chercher et sache que je n'ai jamais abandonné, même si tu m'as donné du fil à retordre, tu n'as pas été facile à retrouver.

Je dis ça avec un sourire sur les lèvres, je suis fière d'elle, même si j'ai eu du mal à la retrouver, je suis fière qu'elle soit capable de faire ça... Disparaître.

- Mais mon ange... S'il te plaît réveille-toi... Je ne veux pas te perdre, je ne le supporterais pas... Je ne veux pas passer le reste de ma vie à élever notre fille sans toi... Notre fille... On a une petite fille... J'aurais aimé être près de toi, mais je ne t'en veux pas, j'aurais juste besoin de savoir pourquoi tu es partie... Je t'aime tellement mon ange, je te veux tellement près de moi, pour toujours. Alors s'il te plaît, réveille-toi, reviens à mes côtés, il faut qu'on parle, il faut que je te dise que je t'aime, plus que tout. Quand tu es partie, j'ai cru mourir de douleur... Je ne veux plus revivre ça... Je t'aime Félicity, s'il te plaît mon ange, reviens-moi...

Je tiens toujours sa main dans la mienne, je me sens si faible devant elle, je ne suis plus moi, je suis juste un mari inquiet pour sa femme qui a toujours les yeux fermés... Quelqu'un frappe, j'essuie rapidement une larme qui a coulé sur ma joue, je ne pleure jamais, jamais, mais savoir ma femme dans ce lit d'hôpital... Ça me fend le cœur... J'aurais pu la perdre. La porte s'ouvre sur l'infirmière de toute à l'heure.

- Je veux être seul, je veux rester avec ma femme.

- Je suis juste venue vous donner ceci... Elle va m'en vouloir de vous l'avoir donné mais je pense que vous devez la lire...

Elle me tends une lettre, je le prends de ma main libre, je ne veux pas lâcher celle de mon ange. L'infirmière regarde ma femme et sourit.

- Elle va vite se réveiller, ne vous en faite pas. Cette lettre, je devais la glisser dans les affaires de votre fille... S'il arrivait quelque chose à votre femme, afin que vous sachiez la vérité... Je ne comprenais pas... Mais maintenant oui. J'espère juste que ça va s'arranger entre vous...

- Je ne la quitte plus, jamais.

Elle quitte la chambre après vérifié les constantes de mon ange, elle me rassure en me disant qu'elle montre des signe de réveil depuis quelques heures, que ça ne saurait tarder. Je lis la lettre qu'elle m'a remise.

« Oliver,

Je suis désolée de t'annoncer ça ainsi, mais cette petite fille est ta fille... La notre. Je suis désolée de ne pas t'en avoir parlé plus tôt, mais je ne pouvais pas revenir te voir en sachant que tu ne m'aimais pas... Ça fait trop mal. Notre fille n'a pas de prénom, sincèrement, je ne pensais pas devoir lui en trouver un... Les médecins ont dit que je pourrais mourir... Et même si elle grandi sans moi, je me dis que c'est tant mieux, je ne peux pas continuer de vivre comme ça... Je n'ai même pas été fichue de prendre soin de moi durant ma grossesse et notre fille aurait pu mourir... Tu dois m'en vouloir... Je te demande pardon, prends soin d'elle s'il te plaît, elle n'a pas demandé à être là...

Adieu. »

Je froisse la lettre et reprends la main de mon ange.

- Je ne suis pas en colère contre toi mon ange... Jamais je ne le serais... Je t'aime et j'aime déjà notre fille. Quand tu seras réveillée, on lui trouvera un prénom, tout les deux. Et il faut que tu comprennes une chose mon ange...

Je pose un baiser sur sa main, cette fois je n'arrête pas les larmes qui coulent sur mes joues, je suis tellement con, si je lui avais juste parlé, juste dis ce que je ressentais pour elle, on en serait pas là...

- Je t'aime, et jamais je ne vais te quitter, jamais.

Je reste ainsi, à tenir la main de ma femme et à pleurer en silence, personne ne doit me voir ainsi, je ne suis pas vraiment moi, mais quand il s'agit de la personne que j'aime le plus au monde... Je suis si faible... Je regarde ma femme endormie dans ce lit en espérant de tout cœur qu'elle se réveille bientôt, que je puisse de nouveau plonger mon regard dans le sien et que je lui dise en la regardant dans les yeux, que je l'aime et que je ne peux pas vivre sans elle.

Et voilà ! J'espère vraiment que vous l'avez aimé, la suite dans quelques jours ^^

Sachez que j'ai commencé une nouvelle fic, elle ne sera pas longues, ce sera peut-être même un OS mais cette idée me trote dans la tête du coup je l'écris ^^, par contre je ne sais pas quand elle sortira parce que je ne sais pas trop comment m'en sortir avec cette idée ^^

Voilà, comme toujours si vous voulez votre chapitre 3, moi je veux des reviews, à vos clavier !