Prélude : Sous surveillance :
A la lumière du jour, sur une route en pleine forêt, une équipe était en train de se disputer quant au chemin à prendre. Théo de Silverberg, paladin de la lumière, proposait d'emprunter un chemin utilisé par les siens. Rapidement, Shinddha Kory, demi-élémentaire et rôdeur, refusa, n'appréciant pas les églises. Il montra un chemin vers les forêts et les arbustes où il saurait se repérer et être plus discret. Le mage intervenait également. Certes Shin n'aimait pas les églises, et B.O.B avait prit l'habitude de les éviter également ; et pour cause, sa nature démoniaque étant la cible préférée de ce genre d'individu. Mais étant également un citadin, il ne voulait pas bivouaquer dans la nature. Aussitôt notre ami pyromancien proposa de suivre le chemin des marchands. Ces derniers seraient sans nul doute sous la protection de quelques mercenaires qui auront dégager le chemin.
Presque tous avaient donné leur opinion. Seul Grunlek, le Nain mécanicien resta neutre dans ce choix. Il caressait Eden, sa louve. Notre ami réfléchissait à la meilleure proposition, la solution qui pourrait convaincre tout le monde. Ou peut être à une autre proposition qui pourrait tâcher de les satisfaire tous.
Soudain, Eden leva le museau. Elle humait l'air, avec un regard vif tourné vers des buissons.
"Qu'y a-t-il Eden ? Il y a quelque chose dans les buissons ?" demanda Grunlek. Le nain se dirigea vers l'arbuste pour tirer le feuillage et ne remarqua rien de particulier. Haussant les épaules, le nain, cuisto à ses heures perdues, se disait qu'il s'agissait sans nul doute d'un lapin.
Grunlek n'avait pas les mêmes aptitudes que Shinddha pour repérer les traces de passage et n'avait pas remarqué que quelqu'un était passé par là et qu'il s'était sûrement posé quelques temps pour les observer.
Un peu plus loin de ce groupe, caché derrière un arbre, un homme tenait dans sa main une sorte de gemme. Le bijou avait la taille d'une cœur humain, transparent, vide mais enchaîné avec un cadenas magique. Soulevant une clé de glace, l'homme souriait d'un sourire qui n'engageait rien de bon pour nos aventuriers. Alors qu'il transpirait à grosses gouttes d'avoir échappé à la vigilance du nain et de sa louve, l'homme souffla :
"Je l'ai trouvé. Cet appât qui va servir à mes fins. Je t'ai retrouvé, toi, le fils de ce diable. Le fils d'Enoch. Je vais enfin pouvoir y arriver. Ce soir... Oui, ce soir je t'attraperais et je tiendrais la puissance au creux de mes mains."
A suivre...
