Bonjour, bonsoir à vous !

Et oui, un mercredi encore avec un épisode de l'appât !

Mais ne vous inquiétez pas, prochainement vous aurez une autre histoire. ^^

Le deuxième chapitre de 808 est en cours de correction, y avait beaucoup de travail à faire. Donc soyez un tout petit peu patient. Ça arrive bientôt !

Merci à vous tous qui suivez cette histoire qui sera légèrement en pause pendant un petit moment.

Le temps d'une belle correction pour les chapitres à venir. ^^

Merci pour les reviews à : Shueino (trop choupi !), dry1410 (le suspens continuera peut être un peu.), Mikeyran (oui, j'avais vu ta première review, je l'ai supprimé comme ça, pas de doublon et aucune trace du fail ! Tu vois, c'est magique !) et NigthmareDragon FB (pas encore de repos pour les braves ^^)

Et merci à toute la masse invisible qui me soutiennent.

Ce chapitre a été corrigé par Kiwicorp alias Sappy.

N'hésitez pas à laisser une petite review, un petit commentaire !

Bonne lecture à vous, Bacciolino et cookie sur vous.


Chapitre 2 : Un réveil douloureux.


"Th...Théo? Théo ?"

Le paladin ouvrit difficilement ses yeux. Sa tête était lourde, pesante, comme si quelque chose tapait contre ses tempes. L'inquisiteur se frottait ses yeux tout en regardant en l'air. Il était allongé à terre sur le dos. Devant lui, Grunlek et Shinddha l'observaient et continuaient de l'appeler, tout en s'assurant que ce dernier allait bien.

"Grun… Shin… "

Le paladin pouvait constater que le jour était levé. Que le soleil brillait de mille rayons. Ses pupilles se rétractèrent face à la lumière. Il mit sa main devant les rayons pour essayer d'ouvrir complètement ses yeux, avant de comprendre les mots prononcés par ses collègues :

"Théo, est-ce que ça va ? Tu t'es endormi ? Tu as oublié de nous réveiller ? Où est B.O.B ?" demandaient-ils.

L'homme de foi reprit ses réflexes et se releva, tel un diable sortant de sa boîte. Sa tête lui tournait, des nausées lui prenaient à la gorge. Une main posée sur le sol, Théo reprit son souffle avant de prononcer faiblement :

"B.O.B. Il a été enlevé. Par un homme. B.O.B a été envoûté par une sorte d'odeur. Florale et de souffre. Je n'ai rien pu faire. Il m'a envoyé quelque chose, à travers mon armure, un dard, qui m'a endormi."

"Commence par te reposer. Nous partirons dès que les effets de cette drogue seront passés." informa Grunlek en tendant un bol d'eau à son ami. "Il faut que tu me donne le maximum d'informations pour nous aider à le retrouver."

Pendant que Théo essayait de transmettre tout ce qu'il savait, Shinddha pistait à l'extérieur du campement. Le rôdeur cherchait des signes sur le sol. Il voyait quelques branches écrasées. Des traces continuaient vers un chemin de terre. Des signes de passages étaient visibles, comme si un véhicule, un carrosse ou une carriole sur lequel B.O.B aurait pu être transporté durant la nuit y était passé. En guettant dans tous les sens, Shinddha ne semblait pas voir les traces de plusieurs marchands, mais seulement une ligne de pas, ce qui indiquait un possible chemin où leur ami mage aurait pu être emporté. Une fois les éléments rassemblés, le demi-élémentaire retourna auprès de ses amis le paladin et le nain. Ces derniers avaient abordé une question qui trottait dans leur tête :

"Pourquoi avoir enlevé B.O.B ? Si c'était un paladin de la lumière, il aurait cherché à te convaincre plutôt que t'assommer." réfléchissait Grunlek.

"Je suis d'accord." acquiesça Théo avant de se rappeler des mots de l'homme. "Je crois qu'il ne veut pas l'éliminer pour le moment. Il a besoin de lui pour un objectif précis."

"Cela n'annonce rien de bon." souffla Shinddha en s'approchant d'eux. "J'ai peut être une piste. Nous allons la suivre et voir où cela nous mène."

Chacun attrapa son matériel. Le campement fut laissé à l'abandon. Théo se sentait coupable de ne pas avoir pu protéger davantage son ami. Il n'aimait vraiment pas la tournure des événements. Le coeur empli d'inquiétude, l'équipe se mit en quête de leur compagnon.

L'obscurité ne remplissait pas que le cœur des compagnons de notre mage. Le demi-diable entrouvrit doucement les yeux. Il se sentait faible, fragile, incapable de bouger. Il n'arrivait pas à savoir où il était. Depuis combien de temps était-il inconscient ? Ses compagnons étaient-ils également présents ? Il ne comprenait rien à ce qui s'était passé. La nausée le submergea et le demi-diable vomit le dernier repas qu'il avait partagé avec ses compagnons.

Une fois l'estomac vidé de toute sa substance, et l'esprit un peu moins embrumé par cette douloureuse expérience, le mage prit conscience avec horreur de sa position.

Il était allongé au sol au milieu d'un cercle magique puissant. Ses poignets et chevilles étaient entravés par des chaînes aux extrémités du cercle, l'obligeant à rester soit allongé, soit assis. Une sueur froide se mit à ruisseler le long de son dos. Il essaya de se débattre pour tenter d'enlever les crochets aux extrémités, mais il n'arriva qu'à se fatiguer inutilement. La sueur qui perlait inutilement sur son front le dissuada de continuer les efforts.

Il se torturait l'esprit pour comprendre la raison de sa situation. Essayant de surmonter sa panique, il s'obligeait à retrouver sa logique pour faire le point sur la situation.

A première vue, on l'avait enlevé. C'était le premier constat. Cependant, cela provoquait d'autres questions : Qui ? Il n'arrivait pas à se rappeler de cette silhouette qui l'avait emporté. Cela pouvait être un paladin de la lumière, un fanatique des démons ou peut être un scientifique, voire un chercheur. Dans le premier cas, Théo aurait su le persuader, voire le convaincre qu'il n'était pas dangereux. D'autant plus que depuis le temps qu'ils s'étaient rencontrés, B.O.B n'avait pas commis d'acte démoniaque. Donc, il n'avait pas pu être repéré par les paladins de la lumière, sauf par Théo. Dans les trois autres cas, il était possible que ces individus possédaient un objet pour le reconnaître parmi les gens normaux.

Deuxième question : Comment avait-il atterri là, dans cette sorte de caverne bleutée, couverte de symboles ésotériques, magiques et démoniaques? Il sentait qu'il n'allait pas tenir longtemps sans aide extérieure. A force de concentration, il se rappela de cette odeur douceâtre et à senteur de souffre, une herbe que son père lui avait signalé comme étant embarrassante pour les créatures comme lui. Comme eux. On l'appelait l'herbe du diable. Une herbe rouge possédant les vertus d'assommer n'importe quel démon. Le végétal était extrêmement rare et surtout très précieux pour les Eglises, afin qu'ils puissent continuer leur combat contre le "mal". Quand l'odeur avait titillé ses narines, tout dansait une sarabande effrénée autour de lui. Il avait vu, comme dans un brouillard, les mains de cet individu se tendre vers lui. Il avait senti sur sa joue un tissu rugueux qui l'avait entouré, puis le balancement dans une charrette et le voyage. Puis plus rien.

Voilà pour le comment. Il s'adressait des reproches amères. Au lieu de préparer son attaque, il aurait dû, comme l'avait demandé Théo, réveiller les autres. Le paladin allait être furieux contre lui! En pensant à l'inquisiteur, son cœur se serra soudain. Etait-il également dans le même état que lui ? Avait-il été kidnappé ? Enfermé ? Bloqué et fatigué ? Tel qu'il le connaissait, le paladin n'allait pas se laisser faire. Il allait se débattre comme un malade, hurlant et rageant contre l'individu qui l'aurait capturé.

Comme ramené à la réalité par cette dernière pensée, il observa sa position actuelle pour tenter de comprendre les motivations de son ravisseur.

Bon, les symboles ésotériques signifiaient que l'individu avait des connaissances poussées dans le domaine de la magie, et plus, même, dans les démons. Sinon, il n'aurait pas pu le capturer et l'affaiblir autant. En tournant la tête sur le côté, B.O.B put voir quelques draps, des huiles et une sorte de baignoire vide sur sa droite. Sur sa gauche, des fioles entreposées dans une armoire.

Soudain, il sentit un certain frisson parcourir tout son corps. Les dernières brumes se dissipant, il réalisa qu'on l'avait pratiquement dévêtu. Il paniqua quand il remarqua qu'il n'avait qu'une sorte de pagne au niveau du bas du corps pour cacher ses parties intimes. Comment n'avait-il pas senti tout de suite le froid du sol sur sa peau ?

Le premier sentiment qui s'implanta en lui, avant même l'effroi, fut la gêne d'être ainsi exposé aux regards. Certes, B.O.B n'était pas pudique, mais il n'avait guère envie de laisser paraître son corps si frêle et si fragile, de montrer cette apparence qui lui avait valu des problèmes durant son enfance, d'exposer la maltraitance qu'il avait subi quand certaines personnes avaient découvert son secret et l'avaient marqué. Il se rappelait des instants pénibles, où, par curiosité, des hommes l'avaient dévêtu pour l'analyser. Son corps de démon. Il se rappelait d'avoir perdu toute conscience pendant quelques instant et d'avoir tout éliminé. Puis, il se souvenait du sang sur ses mains. Il avait pu agir car il connaissait ses ravisseurs. Alors, qu'un inconnu ait pu ainsi le dévêtir sans même qu'il en soit conscient l'emplissait de confusion.

Mais qui ? Et surtout, pourquoi ? Soudain, il entraperçut des mots dessinés sur les murs. Des paroles démoniaques. Il en reconnut quelques uns, dont un nom qu'il connaissait.

"Enoch ?" prononça-t-il faiblement, en se rappelant le visage de son père démoniaque.

Soudain, avant même de lire les autres mots, il su. La sueur glacée qui courait le long de son dos redoubla.

Il se rappelait d'une lettre que son père lui avait envoyé avant d'être banni par les autres mages. Il lui avait donné le nom d'une personne dont il fallait se méfier, un individu qui les recherchait, lui, et les siens. C'était cet homme qui pourchassait les créatures comme lui, depuis plusieurs années. B.O.B n'avait jamais cherché à comprendre qui était cet homme, car il refusait sa partie démoniaque. Et son père, par un soit-disant "instinct protecteur", le poussait à éviter de se mêler à cette affaire. Alors là, pour le coup, c'était raté ! Mêlé, il y était !

"Non. Il ne faut pas paniquer. Ils vont me retrouver." pensa B.O.B en essayant de ne pas céder à ses peurs.

Cependant, il se rappelait des mots de son père dans la lettre, des horreurs commises par l'individu sur des enfants de démons. Il avait lu et imaginé les douleurs endurées par ses rares cousins et frères de races. Mais jamais il n'avait imaginé que ça allait lui arriver. Pas à lui! C'était impossible !

A ce moment là, des bruits de pas se firent entendre. Une silhouette approchait de lui avec un sourire mesquin sur le visage. Il portait une tenue reconnaissable d'alchimiste, une toge brune qui tombait jusqu'à ses pieds, un gilet violet possédant de grandes poches afin de lui permettre de prendre beaucoup d'objets avec lui, et avec une sacoche en bandoulière. D'une voix sombre, l'homme prononça les mots suivants :

"J'ai enfin trouvé, un enfant du prince des enfers. J'ai besoin de vous pour appeler votre père, Enoch. J'ai quelques projets pour vous. Vous ne mourrez pas tout de suite. J'ai besoin de vos cris de douleur. Après tout, vous êtes là pour entraver nos vies, à nous, les humains. Mais je vais régler cette injustice."


A Suivre...