Salut salut ! Merci à nos revieweurs, on ne s'attendait pas à autant dès le premier chapitre !
Merci à nos anonymes : Matsu, ma sœur (et mon autre sœur), et Tinette à qui on dédie ce chapitre ! Et en plus de dédier ce chapitre à Tinette, nous le dédions à Ignie qui a l'air d'être à l'affût de nos moindres mouvements ahah !
Bon on va pas vous faire attendre, bonne lecture !
Octobre
#Quelque part, dans un couloir#
- Miss Adams cessez de me suivre.
Oh mais comment qu'il est trop doué !
Il n'a même pas regardé en arrière pour vérifier si c'était bien moi !
Il a du me reconnaître grâce à ma démarche. Ou peut-être à mon odeur.
C'est comme ça chez certains animaux, le mâle sait toujours comment retrouver sa femelle. Si j'ai bon souvenir il lui pisse dessus pour marquer son territoire. Après y'a plus qu'à renifler.
...
Cela dit j'espère que Rogue ne me pissera pas dessus, je veux dire, il y a quand même certaines limites à mon amour.
N'empêche que je suis flattée par tant d'attention. Je sens qu'il y a du progrès dans notre relation, ça ne peut être qu'encourageant !
- Vous pouvez m'appeler Ruth vous savez, je lui dis toute guillerette. On est entre nous.
Vivement l'été qu'il fasse trop chaud pour mettre des capes.
Comme ça je pourrais mater de nouveau ses fesses.
J'aime voir le muscle de sa fesse droite se contracter lorsqu'il marche ! Et lorsqu'il se relâche, c'est la gauche qui devient ferme. J'entendrais presque la chair claquer !
Ça me fait penser, j'ai entendu parler de la transpiration entre les fesses.
D'après Elias ce phénomène toucherait 47 % de la population.
Le vrai du faux ? Bonne question. J'ai demandé à Marcus Flint, un jeune Serpentard pour savoir s'il était concerné, il s'est contenté de me snober. Je me demande si mon Rogue fait partie de ces personnes qui malheureusement ne peuvent se permettre d'être à l'aise lorsqu'elles restent des heures assises sur une chaise...
Mais au pire il doit bien exister des cours d'aquagym dans ce château.
On m'a dit que c'était très bon pour les personnes qui transpirent beaucoup, ça ne pourrait que lui faire du bien ! Je devrais aller l'y inscrire ! Comme ça les gens verront enfin ses muscles en action, ils vont le trouver tellement bien gaulé qu'ils arrêteront de dire que j'ai des goûts de merde, héhé !
...
Quoique. Ça risque de m'attirer des concurrentes ça. Après tout personne ne peut résister au charme du professeur Rogue une fois ses atouts révélés au grand jour.
Je ferais mieux de les garder pour moi toute seule au cas où on essayerait de me le piquer.
Pas que je craigne d'éventuelles concurrentes non non non !
Il ne peut déjà plus se passer de ma compagnie et il sait déjà reconnaître mon odeur je ne vois pas qui pourrait m'éclipser.
- Ne m'obligez pas à retirer des points à votre maison, m'avertit mon professeur sans cesser de marcher.
Mes yeux se lèvent vers sa tête.
...
Pas qu'ils étaient rivés sur son cul non non non !
Je me suis égarée dans mes pensées c'est tout.
- Oh non je vous en supplie ne faites pas ça ! Je m'exclame donc d'une voix geignarde.
- Bien je vois que vous avez le sens des responsabilités.
- Mettez moi une retenue plutôt !
- ...
Je lui fais mon fameux regard de biche effarouchée, il me fixe.
- ...
Je lui refais mon fameux regard de biche effarouchée au cas où il n'aurait pas compris, il me fixe.
- ...
Quand j'y pense c'est vrai qu'Elias m'a dit que ça ressemblait plutôt au regard d'un cochonnet qui tête sa truie de mère...
Je devrais me faire moins insistante il va finir par avoir des soupçons.
Après réflexion le fait de savoir serait peut-être bénéfique pour notre relation. C'est peut-être le fait de ne pas être sûr de mes sentiments qui l'empêche de faire le premier pas vers moi ?
XXXX
- Ruth, je peux savoir pourquoi t'as tordu le cou du chat de Nelson ? Me demande Elias en s'installant à mes côtés, l'œil inquisiteur.
- C'est pas moi !
Ou en tout cas ce n'était pas volontaire.
Mais je me garderai bien de le préciser.
- Ah. Et donc, le fait que Nelson ait insulté Rogue de poulpe gluant juste avant n'est qu'une coïncidence ?
- Ah il a dit ça ? Je m'écrie avec un étonnement non feint.
Le salaud ! Je savais bien qu'il avait rajouté quelque chose après avoir dit que j'étais moche comme le cul d'un dindon !
J'aurais mieux fait de lui brûler son chat tant que j'y étais. Ou de le dépecer, l'hiver va être rude à ce qu'on dit.
...
Mais je rappelle que ce n'était pas volontaire. Il n'avait pas à être sur mon fauteuil c'est tout.
Dois-je rappeler que les fauteuils sont là pour nous ? Pas pour les chats ! Le fait que ce soit moi qui me sois assise sur lui n'était que pur hasard. Bon je savais qu'il était là. Je voulais juste le faire dégager, après tout on m'a toujours dit que les chats étaient rapides et avaient de bons réflexes. Mais je n'avais pas prévu qu'il déciderait de rester et que son cou se briserait.
Navré de vous l'apprendre mes amis, les chats sont cons !
Sur le coup ça m'a même brisé le cœur.
De l'avoir tué je veux dire, pas que les chats soient cons en général. Ça je m'en fous.
Mais c'est qu'un chat aussi. C'est pas comme si j'avais tué sa mamie ou son elfe !
Et puis ils croient quoi ? Qu'avec leur petit minou attendrissant ils ont le droit de s'approprier nos fauteuils ? Non ! On devrait leur arracher les oreilles et les donner aux elfes pour en faire des steaks !
Et je ne dis pas ça parce qu'une fois l'un d'eux a vomi sur mon devoir de potions et qu'à cause de ça j'ai eu un T et que j'ai sûrement baissé dans l'estime du professeur Rogue.
Non non non.
Bref.
Je l'ai caché sous un coussin donc personne n'a de preuve que c'était moi.
A part Elias, quand il s'y met ça peut être une vrai commère mais il connaît mes excès de violence et je sais qu'il tiendra sa langue.
Et quand je parle de l'avoir caché je parle du chat de Nelson hein, pas de Rogue.
Si je devais cacher Rogue ce serait dans mon lit vous pensez bien.
...
N'empêche, dommage que c'était pas McGo dessus, j'y aurais plus gagné.
Sur le fauteuil je veux dire, pas sur mon lit.
Je m'emmêle.
Quoique.
XXXX
- Miss Adams, soupire le professeur McGonagall en m'apercevant.
J'ai bien fait de la guetter comme ça elle ne peut pas faire semblant de ne pas m'avoir vue. Vous n'avez pas idée du nombre de stratégies que McGo est capable de mettre au point quand il s'agit de semer un élève ! Et je parle en connaisseuse.
- Oui ? Je lui fais avec un air innocent.
- Pourquoi vous me suivez jusqu'aux toilettes ? Me demande-t-elle tout en tapant du pied.
...
Guette, suivre, ne jouons pas sur les mots.
N'empêche que je suis admirative, elle arrive à taper du pied tout en marchant ! Ce n'est pas quelque chose de facile vous savez. C'est pourquoi je pense qu'on pourrait la mettre dans un cirque, avec ses talents et sa gueule de babouin il y aurait moyen de se faire du fric.
Je la regarde, elle me retourne le regard et son visage reste impassible.
- S'il vous plaît professeur ! je l'implore alors en m'accrochant à sa robe.
- Ah non pas encore ! S'exaspère-t-elle.
- Mais vous ne comprenez pas... je sanglote.
Elle tente de se dégager de moi mais je résiste.
- Allons ! Arrêtez vos sottises vous me mettez en fâcheuse position.
Et ma position à moi alors ?
Je suis quand même en train de tenir fermement le bas de sa robe, à genoux et je pleure. Je ne vois pas de quoi elle se plaint, elle.
Si ce n'est pas s'asseoir sur sa dignité ça, je veux bien téter les nichons d'un babouin femelle ! Et qui sait de quoi je suis capable quand je dis quelque chose !
- Non je ne vous placerai pas chez les Serpentard ! S'énerve McGo en essayant de me repousser. Voyez ça avec le Directeur !
- Mais vous êtes Directrice Adjointe, vous devriez en avoir le pouvoir !
Ou alors ce job est une grosse arnaque.
Elle s'apprête à dire quelque chose mais la porte des toilettes s'ouvre sur le professeur de Sortilèges qui écarquille les yeux en nous voyant.
...
Voilà, ça c'est ce que j'appelle une fâcheuse position !
Et je ne dis pas ça parce que j'ai l'air d'être en train de tailler une pipe à McGo hein.
- ...
- ...
- Petite ou grosse commission ? Je demande à haute voix histoire de savoir si ça peut attendre ou si je dois dégager.
McGo se contente de me donner un coup de pied et je m'empresse de déguerpir.
XXXXXXXXXXX
- ... Et donc j'ai pensé qu'il vous fallait des élèves, sûrs d'eux, avec les compétences requises et au meilleur de leur forme. Qui mieux que moi Monsieur ? Après toutes ces soirées passées ensemble, tous ces bons moments. Je connais vos attentes. Et vous avez besoin de quelqu'un pour vous épauler. Je trierai les ingrédients ! Je corrigerai les copies ! Vous devez être surchargé, vous avez besoin d'aide. Je jure que je ne vous embêterai pas.
Ou peu.
- Il vous faut une assistante. Reconnaissez le.
Rogue me regarde, ses longues mains fines et blanches caressant son menton.
J'aimerais bien qu'elles caressent autre chose un de ces jours mais je saurai être patiente.
- Vous me rappelez deux élèves que j'ai côtoyé lorsque j'étais élève, confie-t-il de sa voix dure et grave.
Je dirais même plus, une voix qui éveille vos sens et titille votre désir.
...
Mais passons.
- Ah ? Je fais d'une voix intéressée.
J'espère qu'il les a sautées. Ça voudrait dire que j'ai mes chances.
Quoique.
Il ne devrait toucher que moi. Moi et moi seule. Si j'apprends qu'une femme est passée avant moi, je découpe son vagin à coup de hache. Rusard en a une dans son placard, c'est Elias qui me l'a dit. Vous avez besoin d'une commère ? Allez le voir, à force de forniquer dans les quatre coins du château il en connaît la moindre poussière. C'est comme ça que Philomène Rander avait des avantages avec le professorat, parce qu'elle passe son temps dans le bureau du Directeur.
Me demandez pas qui est cette Philomène, j'en sais rien. Mais les informations que me donne Elias sur elle sont croustillantes.
- Oui, elles étaient comme vous, il poursuit doucement. Dynamiques...
Ah c'est tout moi ça !
- ... sûres d'elles...
Là c'est sûr j'ai mes chances !
-... illuminées et sans cerveau. L'une d'elle était dans ma maison. J'ai passé ma scolarité à prier Merlin pour que je n'aie pas à en croiser une autre alors je ne vais certainement pas vous prendre comme assistante.
- Mais-
- Sortez d'ici ou je vous colle avec le professeur de métamorphose.
Voilà un homme qui sait se faire entendre.
XXXXXXXXXX
-S'il te plaît ! M'implore Elias en m'empêchant de sortir de la salle commune.
Et quand je parle d'empêchement je parle bien d'empêchement.
Il me tire par le bout de ma cape de sorcier, je lui donne des coups de pied. Alors il change de stratégie et à la place il s'agrippe à mes pieds comme un chaton au bord du ruisseau dans lequel il va pas tarder à se noyer.
- J'ai dit non !
- Mais j'ai rien à faire ce soir, toutes celles que je connais ont des choses à faire ! Et j'en soupçonne deux d'avoir leur règles, il crache ensuite comme si c'était de leur faute.
- Ah c'est marrant moi aussi ! Je lui fais en saisissant la perche qu'il me tend.
- Me prends pas pour une courge, tu ne les auras pas avant deux semaines !
...
Me dites pas qu'il tient un calendrier sur mes menstruations !
- Il faut bien que je sache à quel moment t'éviter, il m'explique devant mon regard éberlué. Mais ça n'empêche pas que. T'as plus d'excuse !
- Mais j'ai pas envie ! Trouve-toi une autre occupation.
- Ce sera une occasion pour toi de goûter à l'orgasme, le vrai !
- Non. Je. Me. Préserve. Pour. Severus.
Qui sait comment il le prendrait s'il venait à apprendre que je me suis faite déflorer par un autre que lui. Il en serait anéanti.
- Dégueulasse, grogne une élève derrière mon dos.
Je me retourne et ils font tous semblant de regarder ailleurs.
- Je pendrai toutes vos mamies et je garnirai mes crêpes avec leurs doigts de pied ! J'affirme alors avant de pousser Elias et de partir.
XXXXXXXXX
Je ne savais pas qu'il y avait ce genre de livre ici.
C'est enrichissant, pour une fois qu'on a le droit à quelque chose d'intéressant.
Ils me conseillent de mettre en valeur mes qualités physiques si je veux séduire. Et en plus ils disent aussi que l'on peut aussi se servir de son potentiel magique pour titiller les sens de notre partenaire ! Je ne serais pas tombée sur ce livre que je ne l'aurais jamais su, voilà.
- Miss Adams ! Que faites-vous dans mon bureau ! s'époumone McGo, rouge de colère, en surgissant dans le dit endroit.
- Je lis, je lui réponds comme si c'était une abrutie.
Elle regarde le titre du bouquin que j'ai trouvé dans l'un de ses tiroirs, "Mille et une façon de faire jouir un sorcier." et son visage passe par toutes les couleurs possibles.
C'est joli ça fait un arc-en-ciel je n'ai pas souvent l'occasion d'en voir.
-Vous savez, c'est normal de s'interroger à votre âge, je lui fais. Il n'est jamais trop tard. L'important n'est pas forcément d'agir si on ne prépare pas le terrain.
Je me lève de sa chaise et tapote l'épaule de McGo avec l'air de celle qui est fière de son professeur.
- C'était à une élève extravagante ! Elle se défend en tentant de m'arracher le livre des mains.
- Non ! Je réplique en le tirant vers moi. Prêtez-le moi, en tant qu'inexpérimentées nous devrions nous soutenir !
- Sortez de mon bureau et tout de suite !
- Vous avez tort, on pourrait partager nos connaissances afin d'optimiser nos premières fois. C'est important. Si Elias n'était pas là pour m'expliquer certaines choses je serais toujours là à croire que l'organe masculin est un membre maléfique de l'homme qui nous dévore de l'intérieur et nous arrache la chair du vagin tout en aspirant tout organe féminin propageant du sang partout sur les murs !
Oui vous pouvez constater que mon père sait être persuasif en ce qui concerne le fait de s'abstenir de tout acte sexuel.
McGonagall me fixe, les yeux éberlués.
C'est bien la première fois qu'elle utilise cette expression.
- Sortez. De. Mon. Bureau.
J'accepte et lorsque j'atteins la porte à pas lent je me retourne pour lui demander de me mettre une retenue.
- Ah ! je m'exclame en la pointant du doigt alors qu'elle s'empresse de refermer le livre dans la panique. Je vous ai vu ! On ne me la fait pas à moi.
Je plisse les yeux pour lui montrer que je l'ai à l'œil et je ressors à reculons tandis qu'elle lève les yeux au ciel.
Voilà !
Alors alors ? Comment c'était ?
Edit de Eve : Encore merci à Warrior pour l'orthographe !
