Salut salut tout le monde, ici Zod'a.

A cause de moi la publication a été pas mal retardée, donc je suis vraiment désolée pour tous ces mois d'attente. J'ai été pas mal occupée. Enfin bon, voilà enfin le chapitre 5, tout chaud tout prêt ! On espère qu'il vous plaira !

A part ça, merci beaucoup à tous ceux qui ont pris la peine de nous laisser une review, ou qui nous ont ajoutées en A&F. Pour les anonymes, merci à Latina, Paquerrette, Sara, Nouméa et Sadiic ! Pour les autres revieweurs, on était trop pressé de poster pour vous répondre mais croyez bien qu'on finira par le faire ! En attendant, ça nous fait vraiment plaisir d'avoir autant de lecteur ! Surtout qu'on pensait pas que les OC/SR avaient autant de succès. u_u

Voili voilou, bonne lecture !


Janvier


- Vous passez de bonnes vacances ? Je papillote joyeusement en me plantant prés de mon aimé.

Il sursaute, lâche son panier et blêmit en m'apercevant.

Et encore, il ne m'a pas encore vu à poils ! Croyez-moi bien que si c'était arrivé, il en aurait perdu ses mots tellement je suis attirante.

Oui bon attirante... J'ai mes petits défauts comme tout le monde. Par exemple deux de mes doigts de pieds qui sont presque collés l'un à l'autre, mais qu'on se le dise. Est-ce que ce détail pourrait empêcher deux êtres qui s'aiment de copuler et jouir du corps de l'autre ?

Non bien sûr que non. Quoique peut-être qu'il est fétichiste des pieds et qu'il aime lécher des orteils.

Je le regarde, septique.

Oui bon, pour lui je suis prête à me faire couper les pieds s'il le faut. J'en achèterais d'autres.

Ça s'achète un pied au fait ?

Bonne question, faudra que j'en parle à Elias. Chaque fois qu'il achète un truc c'est sur le marché noir et il m'a dit qu'on trouvait toujours de tout là-bas !

Une fois d'ailleurs il m'a raconté qu'on lui avait proposé d'acheter un slip en peau humaine. En peau humaine vous vous rendez compte ! Et solidifié dans de la bave d'acromantule ! Quelle idée ! Comme si quelqu'un allait avoir envie de s'enrouler les fesses dans la peau de quelqu'un d'autre.

...

Euh, mis à part Elias qui à défaut de l'acheter s'est senti obligé de l'essayer.

Un jour sa curiosité aura raison de lui je peux vous le dire tout de suite !

Enfin bon.

Au pire des cas quand on fera l'amour je garderai mes chaussettes. Y a plus qu'à espérer qu'il ne remarquera rien.

- Que faites-vous ici Miss Adams ? Il me grince de sa voix gutturale au bout d'un instant de réflexion.

Je n'en attends pas moins pour lui foutre mon cadis sous le nez.

- Mes courses, je suis une jeune femme très organisée et j'aime qu'il y ait de quoi se nourrir à la maison. Un bon repas copieux permet une atmosphère détendue et apaisante, vous savez ? Ah et j'ai aussi pris de quoi nettoyer mon sol, je rajoute en tentant de lui faire comprendre d'un regard significatif que je pourrais être femme au foyer s'il le veut.

C'est que je ne vais quand même pas non plus lui dire que je le suis à la trace et que j'en profite pour m'acheter des tampons.

...

Ah merde !

Je lance un regard paniqué à mon cadis pour voir s'ils sont repérables et m'empresse de les dissimuler l'air de rien sous mes légumes.

Pas bête la bête, je sais bien que s'il voit que les anglais arrivent, il va s'éloigner de moi. C'est toujours ça chez les hommes. Dès qu'ils sentent que c'est une période à risque et bah comme par hasard il n'y a plus de volontaire pour vous faire l'amour ! Pourquoi ? Je ne saurais dire. Peut-être que savoir que leur femme perd du sang les inquiète ?

...

Mine de rien un homme c'est sensible.

Enfin bref, ne nous égarons pas.

Tout ce qu'il y a retenir aujourd'hui c'est que le contenu d'un cadi en révèle toujours beaucoup sur les goûts et les besoins de chacun et qu'en cela on doit toujours faire attention à ce qu'on met dedans ! Parole d'honneur ! Et attention, je ne parle pas forcément de mes tampons, hein. J'estime juste que chacun a droit à son petit jardin secret.

...

Ce qui entre parenthèse ne va pas m'empêcher d'aller fouiner dans celui de mon aimé. Je jette un coup d'œil évaluateur dans le fond de son panier, y aperçoit un petit cageot de moules et me redresse en affichant un petit sourire entendu.

- Si vous n'êtes pas satisfait de celles-ci, je lui sors en désignant son cageot, surtout n'hésitez pas à venir chez moi. La marchandise y est toujours fraîche.

J'entends ses dents grincer.

...

Vous ai-je déjà parlé de ses dents ? On sent qu'elles sont faites pour mordre. Et plus si affinité.

... Hmm, J'espère que son côté fétichiste des pieds ne le pousse pas à mordre les doigts de pieds.

...

C'est décidé, je garderai mes chaussettes. Question de sécurité.

- Et depuis quand faites-vous vos courses près de chez moi ? Il me demande, l'air de vouloir éluder ma remarque.

- Ah, vous habitez près d'ici ? Je feins d'être surprise.

C'est qu'il m'a fallu beaucoup de temps et de patience avant que McGo ne daigne me lâcher son adresse.

Croyez-moi, elle se fait passer pour intègre mais une fois qu'on a les bons arguments elle devient aussi sauvage et scrupuleuse qu'une poule aquatique.

- En effet. Maintenant passez une bonne journée Miss Adams, il me dit en reprenant son cadis et en me passant devant.

- Hop hop hop ! On pourrait continuer ensemble !

Il commence à faire de grandes enjambées pour me distancer, et je me doute qu'à toujours triturer ses potions il en finit par avoir les oreilles sensibles alors il a du mal à entendre. C'est un métier à risque maître des potions vous savez ? On travaille dans un milieu hostile et on est jamais à l'abri des attaques terroristes du premier sauvage qui vient. Heureusement, mon Rogue est un homme d'action qui n'a pas froid aux yeux et il sait s'adapter à toutes sortes de situation.

Une femme se jette sur le côté en me voyant débouler avec mon cadis et je ne tarde pas à rejoindre mon Roguigou qui fronce des sourcils et carre la mâchoire en me voyant revenir à la charge.

- Dites-moi, vous qui êtes un habitué vous ne sauriez pas où se trouve le rayon des préservatifs ?

On ne sait jamais, s'il décide finalement de venir chez moi manger des moules...

Il faut toujours avoir de quoi recevoir correctement ses invités.

- ... Et des chaussettes solides ? je continue face à son silence.

Ou plutôt des chaussures en fait. C'est plus sûr.


- Je ne vous conseille pas ces pommes de terres, elles ne sont pas très bonnes, je lui dis avec un regard réprobateur en les lui arrachant des mains.

Je m'empresse de les remplacer par des plus savoureuses et il soupire en me voyant trifouiller dans son panier.

Ah, quand j'y pense, on pourrais nous croire marié !

- Occupez-vous de vos affaires, Miss Adams. J'ai mes habitudes.

- Des habitudes pas très saines.

Je lève les yeux au ciel.

Ahlala quel homme capricieux !

Le cholestérol, le taux de matière grasse, je ne veux pas dire mais il arrive un moment où on ne peut plus se permettre les petites fringales d'antan !

- Et sinon, je demande l'air de rien, vous mangez seul ?

Il ne répond pas.

- Non parce que voyez-vous, je me disais que comme techniquement nous ne sommes plus à Poudlard, je pouvais vous inviter à prendre un verre et peut-être-

- Je suis gay !

- Ahaha, ah mais vous faites bien de le dire parce que moi aussi je suis ravie de vous avoir avec moi !

- Non, non. Je crois que nous nous sommes mal compris mademoiselle Adams, il me grince d'une voix doucereuse. Je suis gay. Gay.

Son aveux lui vaut un déluge de murmures dans tout le rayon des légumes et avant même que je ne puisse engranger l'information il me lâche son panier sur le pied et s'empresse de me planter.

...

Je le regarde partir la bouche en cul de poule.

Puis.

- Professeur, attendez ! Je suis prête à devenir transsexuelle si c'est ce que vous souhaitez !

Heureusement qu'il n'est pas scatophile, je ne sais pas comment j'aurais fait sinon pour supporter ça.

Il y a toujours des limites à l'amour vous savez, et la mienne c'est celle-là.

...

Faut que je me fasse implanter un pénis.


Ah !

Poudlard !

Le parc, le château, la forêt, les vestiaires, les chiottes, et même les salles de classe... qu'est-ce que ça m'a manqué !

- Ruth, m'appelle Elias, tandis que nous descendons les escaliers.

Ah ça, on peut dire que mon Roguigou m'a redonné goût aux études. Que dis-je, il m'a rendu la vie !

C'est bien simple, deux semaines sans aller à l'école et c'est tout mon monde qui s'effondre. Je n'ai même plus de raison d'être ! Et je peux vous le dire, rien que de penser à mon aimé se pencher vers moi pour me donner la bienvenue ça me rend toute chose !

Je n'en suis que plus impatiente de reprendre les cours !

- Ruth ? Répète Elias.

- QUOI ? Je lui demande avec force et il semble tellement surpris qu'il en loupe sa marche.

Heureusement pour lui c'était l'avant dernière et il se contente de s'aplatir en avant en faisant un bruit dégueulasse.

- ÇA VA ? Je m'assure quand même en me penchant vers lui et en lui écrasant la main par la même occasion.

Ruth toujours au secours de ses amis comme vous pouvez le constater.

Il crie et aussitôt je retire mon pied et bredouille des excuses. Lui se contente de se relever avec difficulté en me beuglant des insultes.

- Nan mais t'es pas bien, il me fait, le visage rouge de colère. Pourquoi tu me gueules dessus ? Tu peux pas faire attention ? On dirait un homme des cavernes ! Nan mais qu'est-ce que t'as depuis hier ? Tu parles pas, tu manges pas, t'as même arrêté de t'épiler ! Tu crois quoi, que j'avais pas remarqué ? Mais regardes moi ça !

Il me lève les bras et je louche sur mes aisselles.

- Une vraie forêt noire ! Il s'exclame alors avant de me les lâcher. Par Morgane Ruth, mais qu'est-ce qui t'arrives ?

- J'essaie d'être viril, je le coupe avant qu'il ne se remette à baragouiner dans tous les sens.

Il se fige, fronce les sourcils, pas sûr d'avoir bien entendu.

- T'essaies quoi ?

- D'être viril ! D'avoir du peps, de la carrure ! D'être un vrai mec quoi !

C'est que je ne suis pas très calée en matière de sortilège, et changer de sexe ça coûte cher alors autant s'y prendre petit à petit en commençant par les détails.

Elias me regarde avec des yeux exorbités.

- Mais c'est dur hein, je crois donc bon de préciser en développant ma réponse. Notamment au niveau de la voix. C'est pas facile d'avoir la voix grave alors forcément j'essaye de gueuler un peu histoire de me donner de l'allure.

- Et je supposes que t'as arrêter de te raser pour les mêmes raisons ?

- Tout juste auguste ! Je fais en relevant ma robe et en lui montrant mes jambes.

Il a l'air prêt à tourner de l'œil en voyant le travail mais je l'achève en crachant un gros mollard par terre.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? Il piaille en bondissant en arrière.

- Bah je prends exemple sur toi.

- Mais je fais pas ça moi !

- Si tu le fais, je fais en plissant les yeux et en carrant la mâchoire.

- Mais non.

- Ça t'arrive.

- Je te dis que non !

- Les mecs normaux le font en tout cas !

- MAIS LA N'EST PAS LES QUESTIONS ! Il s'écrit en laissant sa voix partir dans les aigus.

Comme quoi, l'homme n'est pas toujours là où on croit le trouver.

On dit que les gays sont des tapettes et des sensibles mais vous avez vu mon Sev ? Lui il en a dans le froc et ça se voit toute suite. Fût un moment où j'ai été anéanti par sa révélation mais maintenant je vois le monde sous un autre angle et je ne suis que plus motivée encore à conquérir mon promis !

Ah, et dire que j'avais fini par me convaincre que je n'avais tout simplement pas le charme nécessaire pour le séduire ! Que ma personnalité lui déplaisait !

Pensez donc, je n'avais juste pas le sexe adéquat.

Ca va changer, ah ça je peux vous le garantir !

- Qu'est-ce que t'as à cracher par terre ? J'entends babiller Elias. Être viril passe encore mais viens pas nous faire passer pour des vieux porcs dégueulasses !

- Mais alors pourquoi vous crachez si c'est pas pour avoir l'air viril ?

- C'est pour...

Il se tait et me jette un regard noir.

- Voilà ! Il termine donc en faisant de grands moulinets de bras.

Et avant que je ne puisse répliquer il saisit son sac et me passe devant sans un regard arrière.

- AH ÇA ! BRAVO ! QUELLE ÉLOQUENCE ! ON PEUT DIRE QU'IL EN JETTE TON ARGUMENT ! Je crois donc bon de lui crier avant qu'il ne disparaisse derrière un pan du couloir.

Il revient sur ses pas et m'adresse un bras d'honneur.

- CAUSE TOUJOURS ! JE PARLE PAS AUX MACAQUES MOI !

- T'ES JALOUX PARCE QUE JE SUIS PLUS VIRILE QUE TU NE LE SERAS JAMAIS HEIN ?

- QUE TU CROIS !

- J'AURAIS DU PRENDRE EXEMPLE SUR SEV TIENS ! LUI AU MOINS C'EST UN HOMME ! UN VRAI !

- ET BAH FAIS DONC ALORS ! ARRÊTE DE TE LAVER LES CHEVEUX ! GRAND BIEN T'EN FASSE SI TU VEUX RESSEMBLER A UN PAILLASSON ! JE NE SERAIS PAS RESPONSABLE !

Il évite de justesse ma chaussure et détale en courant.


- ... permet alors d'avoir une meilleure perception de chaque sort. Celui-ci devra s'exécuter avec la plus grande concentration. Je vais donc vous laisser durant une petite heure vous entraînez avec les grenouilles sur vos bureaux. Tachez de ne pas faire n'importe quoi, nous prévient McGo en jetant un regard particulièrement noir sur Weasley.

Il sifflote l'air de rien.

- Abruti, je lui fais.

Il me regarde, l'air de ne pas comprendre pourquoi je l'agresse tout à coup alors que je suis carrément venue m'asseoir d'autorité à ses côtés - ce qui était de circonstance sachant que je suis en froid avec Elias, et qu'il n'y avait pas d'autres places disponibles.

Tout le monde aime Weasley mais comme je passe mes cours à lui balancer des projectiles sur la tête, forcément, les gens ne se sentent plus en sécurité et évitent donc de venir bidouiller dans les zones à risque.

Surtout quand on connait mes pauvres capacités à viser.

- Qu'est-ce que j'ai fait ? Il me demande donc.

- Tout, rien, qu'est-ce que j'en sais moi ! Je lui fais, agacée. Ça sert à rien de faire comme si de rien n'était. Quand on est con, c'est qu'on l'est voilà tout.

Y a rien à cacher.

...

Enfin, comme on dit dans la vie, c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui.

Alors il va quoi, se branler avec sa grenouille ?

Bon après il deviendra le type qui se branle avec des grenouilles.

Mais que voulez-vous ? Entre avoir une mauvaise réputation et ne pas en avoir du tout il faut choisir.

- Calme toi, me fait finalement Weasmoche sans se départir de son air tranquille.

C'est à dire que se faire traiter de con est une base dans les relations humaines en ce qui le concerne.

Il fronce tout à coup du nez et me jette un regard perplexe.

- Quoi ? Je fais donc.

- Tu t'es mise de l'after shave ? Il me demande presque avec méfiance.

- Oui.

Ça m'a arraché la gueule d'ailleurs, mais il paraît que c'est un truc que les mecs font régulièrement.

Tête de poulpe marmonne quelque chose mais déjà je ne l'écoute plus trop occupée à regarder Elias qui lève la main et lance des madames à tout va pour attirer l'attention de McGo.

Il est dans ses jours où il joue au lèche-botte - enfin je dis ça, je suis sûre que dans son esprit il aimerait bien lécher autre chose que ses bottes.

Peut-être les rognons qu'elle a entre les orteils ?

Il arrive un âge où on a plus forcément de s'entretenir et on se laisse facilement aller.

Je ricane en voyant celle-ci passer entre les rangs et faire comme si de rien et m'empresse à mon tour de lever la main. La vieille saute sur l'occasion et Elias pousse un grondement dépité en la voyant s'éloigner de sa table.

C'est que comme un désespéré il allait finir par se l'approprier de force.

- Que se passe t-il miss Adams ? Ne me dites pas que vous avez déjà tuer votre grenouille ?

Qu'est-ce qu'on s'en fout de sa grenouille ! Une de plus ou une de moins...

Je vais vous le dire moi, un jour quelqu'un va avoir la mauvaise idée d'appeler la SPA et alors on sera pas dans la merde.

Vous savez combien d'animaux meurent chaque année dans d'atroce souffrance à Poudlard ? Oui ? Non ?

Moi je ne sais pas mais c'est bien pour vous dire qu'il y en a beaucoup.

- Non, non, rien de ça, je me demandais juste s'il y avait moyen d'étudier cette année la métamorphose sexuelle.

- Madame ? insiste Elias.

- Pourquoi donc ? Elle me demande, curieuse.

- Pour voir à quoi ressemble une bite de prés ? Croit bon de babiller Weasley. C'est vrai que t'auras pas l'occasion d'en voir souvent...

Il s'apprête à développer sa remarque mais McGo lui jette un regard sévère et lui abat son manuel sur le crâne.

Bien fait, que j'ai envie de dire.

- Maaaaa-daaaaaaame ?

- Pour savoir, c'est tout.

- Pour savoir, me reprend cette fois-ci la vieille en plissant les yeux avec méfiance. Vous préparez un mauvais coup vous. Je le sens.

- Madame !

- Mais non !

- C'est cela oui.

- Madaaaaaaaaaameuh

- Puisque je vous dis que non.

- Professeur ?

- MONSIEUR FERGUSSON VOUS ALLEZ VOUS TAIRE ?! Explose la vieille.

Tout le monde s'arrête de parler le temps que McGo se calme et cesse de se pincer l'arrête du nez.

- Oui Monsieur Fergusson ? Elle finit par soupirer d'une voix lasse, sentant le danger à des kilomètres.

Et elle a raison, avec celui-là il vaut mieux qu'elle veille à garder sa moule propre !

- On m'a dit que les femmes connaissaient deux sortes d'orgasme dans leur vie, et j'aimerais savoir quelles en sont les différences et pourquoi.

- ...

- C'est qu'il y a un moment dans la vie où les questions d'ordre sexuelles finissent par se poser, et je me disais qu'en tant que responsable de notre maison vous seriez sans doute la plus à même de me répondre, il rajoute avec la tête de celui qui s'intéresse véritablement au sujet.

Ce qui doit être le cas le connaissant.

Il profite du silence de la vieille pour sortir son bloc note de sa poche, redresse la tête...

... mais c'est sans compter la grenouille qui éclate entre les doigts de Weasley et ne tarde pas à recouvrir le visage de McGo d'une épaisse mixture verdâtre.

C'est ce qu'on appelle de la giclette. Ahah.

...


- Miss Adams que faites-vous ici ?

- Je viens pour la retenue quelle question ! Je babille toute joyeuse en carrant les épaules et en prenant une voix plus grave.

Je m'apprête à lui montrer l'étendu de ma virilité en rassemblant ma salive mais me fige en le voyant me regarder d'un drôle d'air.

Un bruit de déglutition se fait entendre dans le silence et Weasley à coté de moi me fixe l'air dégoûté.

C'est que j'ai tenu à l'accompagner lorsque j'ai appris qu'il était collé avec mon Roguigou.

Croyez tout de même pas que j'allais les laisser seuls tous les deux !

On ne sait pas de quoi peut être capable l'autre puceau quand j'ai le dos tourné, surtout avec la moyenne qu'il se trimbale en potion. Certains sont prêts à tout pour la remonter vous savez ? Même à passer sous le bureau ! Et je dis ça en toute connaissance de cause.

Enfin, il n'y a qu'à voir son air louche, ses yeux qui scintillent et ses grosses mains que certaines diraient viriles - preuve en est qu'elles n'ont pas dû bien regarder celles de Rogue, celles-là sont la définition même de la virilité mélangée à de la douceur - qui triturent sa baguette.

Il prépare quelque chose, et il est de mon devoir de protéger mon professeur.

Surtout qu'avec les penchants qu'il a...

Voilà.

Je ne saurais rester tranquille en le sachant entouré d'hommes plus jeunes.

La jeunesse a de bon qu'elle éclipse parfois la beauté et en cela on ne sait donc pas ce qu'il pourrait se passer si je laisse ces deux-là sans surveillance dans la même pièce.

- N'est-ce pas aux côtés de votre directrice de maison que vous étiez censée la faire ? Remarque mon promis en me regardant, soupçonneux.

Et c'est qu'il fait bien de le dire !

La vieille a pété un câble avec cette histoire de grenouille et elle a mis toute la classe en retenue. Résultat on est tous éparpillé un peu partout dans le château à faire des tâches ingrates et comme d'habitude quand j'ai voulu me dévouer pour celle que personne ne veut faire - c'est à dire récurer les chaudrons en compagnie de Sevy - on me l'a refusé et c'est l'autre clodo du slip qui profite ! J'en ai marre, mais marre !

Un jour ma jalousie va me mener au meurtre et alors là il ne faudra pas venir se plaindre !

Je balaye ce qu'il dit d'un geste de la main et face de poulpe à côté de moi soupire.

- Puisqu'elle a l'air plus disposée que moi à vous tenir compagnie, je propose un échange, il tente d'une voix mal-assurée. Elle reste ici, et je m'en vais avec le professeur McGonagall !

- Je double votre retenue Mr We-

- Comment ?! Je le coupe dans un cri horrifié avant d'écraser mon poing sur le bureau de Sev. Ah ça non ! Il en est hors de question ! Je refuse une telle injustice !

Les deux se tournent vers moi et un silence plane entre nous.

Rogue me regarde croiser les bras de mécontentement sans sourciller, tranquillement adossé sur sa chaise.

Ce qui est habituel en soi, en fait.

J'aime sa maîtrise qu'il a de lui-même, son regard lorsqu'un élève lève la main pour aller faire pipi, son air sadique lorsqu'un premier année tombe dans les escaliers.

Et rien que pour pouvoir admirer son sourire il m'arrive de pendre des premiers années de Gryffondor par les pieds. Il est d'autant plus joyeux quand ils perdent leur pantalon je ne sais pas pourquoi.

Elias a un jour insinué qu'il était pédophile mais je continue à penser qu'il aime juste qu'un Gryffondor se ridiculise.

Vous allez me dire, je pourrais être plus gentille avec ceux de ma maison. Mais je suis sûre qu'ils sont fiers d'être sacrifiés pour mon bonheur.

Mais en attendant hein, il y a des limites !

Pourquoi l'autre véreux a t-il plus d'avantages que moi franchement ? Je fais tout pour Rogue, tout ! Une fois je lui ai même proposé de lui frotter le dos si jamais il prenait son bain !

... soit dit en passant, il s'est juste contenté de faire comme s'il entendait des voix.

Si, je vous assure que c'est vrai.

Et l'autre il a juste à proposer de me laisser sa place, et il est doublement collé.

Qu'est-ce que c'est que ce monde ?!

...

- Si je propose de ne pas rester, y'a moyen de réduire sa retenue ? Je demande en tentant le tout pour le tout.

- Peut-être que oui, peut-être que non. Mais c'est une bonne idée Miss Adams, approuve l'ingrat.

Il se lève, me prend pas les épaules et me conduis doucement vers la porte. Je le laisse faire avec un regard éperdu d'adoration tandis que Weasley nous suit, le visage plein d'espoir.

Ses mains sont sur mon corps ! Ses mains sont sur mon corps !

Aucun doute, il se retient de me peloter parce qu'il y a l'autre dans la même pièce. J'ai tout compris maintenant.

C'est un hétéro refoulé et il fait semblant de ne pas me supporter pour son image !

- Ça veut dire oui ? Demande Weasley avec insistance tandis que Sev me pousse dans le couloir.

- Bien sûr que non monsieur Weasley, il lui rétorque sèchement. Dans quel monde vivez-vous ?

Et il me claque la porte au nez.

- AH ! NON ! VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT ! Je m'écrie aussitôt en me jetant sur la porte.

Mais Sev n'en a cure et de derrière la porte j'entends l'autre babouin à poils orange qui commence à prendre ses aises avec mon amant.

- Mais ! Mais ! Vous aviez dit que-

- Je n'ai rien dit du tout monsieur Weasley. En revanche si vous me trouvez le moyen de me débarrassez de votre camarade je peux vous garantir que vos heures de retenues se retrouveront nettement moins harassantes.

...

Je le savais !

Je le savais !

L'autre tarte va devenir son gigolo et moi ils vont me laisser sur le bord de la route !

...

Et bien qu'ils essayent donc, oui, qu'ils essayent !

Ils vont voir qu'on ne se débarrasse pas d'une Adams comme ça.