Yo les keufs, ça bouse ?
...
Bref, on est désolée pour le retard - comme d'habitude, mais inutile de trouver des excuses, vous savez déjà qu'on est des flemmardes (Surtout moi)... Quoi qu'on est vraiment mais vraiment navrées pour toute l'attente, ça nous a fait extrêmement plaisir de lire vos reviews et de voir toutes vos mises en alertes et en favoris ! Merci beaucoup les amis ! :D
Pour les anonymes, merci à Ayla, Essa (Alors ce bac, bien passé ?), Como (L'histoire se passe en 1990, c'est vrai qu'on a tendance à oublier de préciser les détails ! Severus a donc trente ans, il est dans la fleur de l'âge XD), Laeticia (Oui les goûts de Ruth sont absolument désastreux), Tinette, Ladys J et Nonyma. On est contente de vous faire rigoler !
Et pour ceux qui suivent nos autres fics, attendez-vous à d'autres mises à jour dans la semaine.
Soul ce, bonne lectoule !
Janvier
- Hé, face de pou... euh, poulain !
Et qu'il n'aille pas se plaindre, hein, ça a belle allure un poulain. N'avez-vous jamais eu envie de tâter de la croupe bien pleine d'un petit poney népalais, vous ?
...
Enfin bon, c'est vrai qu'en ce qui concerne Charlie Weasley, c'est plutôt le terme babouin qui revient le plus souvent.
Et forcément, aussi, quand on voit sa gueule !
Il se déplace toujours le dos courbé, les sourcils froncés et les épaules tombantes. Mais nom d'une pipe, faites quelque chose, que j'ai envie de dire ! Foutez-le au zoo !
Bon sang, quand je regarde la tête de certains dans ce château, j'ai l'impression d'être dans une vraie animalerie.
Heureusement que Severus est là pour relever le niveau.
Je devrais songer à apprivoiser Weasley pour voir si cette chose me rapporterait du fric. Un petit peu d'argent par-ci par-là et je pourrais enfin m'acheter une petite caravane, prendre Severus avec moi, et nous partirions découvrir le monde ! Je nous vois déjà courir amoureusement main dans la main, sur une plage de sable blanc, au bord des Caraïbes, un chapeau de pailles sur la tête...
...
Bon, évidemment, si l'autre babouin me rapporte beaucoup de fric, je veux bien l'emmener avec nous dans une charrette, histoire de pouvoir arrondir les fins de mois. Y a peut-être moyen d'en faire un bon investissement quand on y pense !
Je le regarde de la tête aux pieds avant de me dire que non, définitivement non, même un bonobo qui s'astique le manche est plus intéressant. Ce gars est irrécupérable, y a rien à faire pour lui.
Parfois il m'arrive d'être triste pour lui vous savez. Il a cet air misérable qui vous donne envie de lui offrir vos chaussettes, de lui compter fleurette, de lui porter compagnie.
Une tête de vieux, quoi.
Et d'autres fois, je me demande pourquoi sa mère ne l'a pas noyé dès la naissance... Mais va savoir, peut-être qu'elle aussi sur le coup elle s'est dit qu'elle pouvait en tirer quelque chose.
- Weasley, j'appelle finalement en feignant de ne pas avoir hésité sur son nom.
Oui parce que. C'est pas pour dire mais il y a des susceptibles dans cette école. Tenez, par exemple, l'autre jour j'ai croisé une petite fille dans le couloir, alors tout naturellement je lui ai demandé : "Tu pleures parce que t'es moche ?". Et bien vous savez ce qu'elle a fait ?
Elle m'a craché à la gueule, l'ingrate !
Mais bon, je m'égare. On ne va pas parler maintenant du manque de savoir vivre évident dont font preuve certains ici.
J'entends distinctement un long soupire et le roux finit par se tourner vers moi, exaspéré d'avance par ce que je vais lui dire.
Alors que voilà.
Mes conversations sont toujours très bien construites, j'apporte à l'interlocuteur de quoi débattre, je l'amène à développer des arguments permettant d'interagir au mieux avec le monde... Alors avouons tout de même : sans moi, cette école manquerait cruellement d'élèves cultivés et prêts à se lancer sur des débats traitant de la société.
C'est bien simple, plus personne ne s'intéresse à l'actualité de nos jours. La disparition des chameaux au Qatar, les attentats suicides chez les Poufsouffle, plus de mimolette aux repas, non bien sûr, tout le monde s'en fout !
Alors que moi, j'adore tellement me faire des tartines de mimolette !
... Mais je réfléchis, je réfléchis, en attendant les choses n'avancent pas et l'autre macaque commence à s'impatienter.
- Je sais que nous n'avons pas toujours été en très bons termes, et c'est peu dire, mais depuis qu'Elias ne me parle plus, tu as dû remarquer que je m'installe un peu plus souvent à côté de toi en cours malgré tes odeurs de bouses, ta sale gueule et ton caractère irritable. Et pourtant, nous sommes là, ce soir. Face à face, à converser comme deux vieux amis sur l'atmosphère académique et sur les conditions de vie des centaures eunuques. Vois comme les choses ont évoluées entre nous deux. Je dirais presque que nous sommes amis. Presque là est le mot. Mais ça veut tout de même dire que malgré tous les défauts que tu as, et je me répète mais c'est peu dire, je suis prête à entamer ce qu'on pourrait appeler une pré-amitié avec toi. Oui tu as parfaitement compris. Et bon. Tu n'as pas beaucoup d'amis mais tu sais comment ça se passe. Au début ça se prête une plume, une trousse, un livre, parfois même jusqu'au slip !
Et Merlin sait à quel point il aurait bien besoin qu'on le dépanne - bien que je doute que mes culottes Lily Cerise le satisfasse. Et d'ailleurs, je ne les prêterai pour rien au monde.
- ... C'est pourquoi j'aimerais aujourd'hui pouvoir - et seulement si tu le veux bien, tu me connais je ne suis pas du genre à insister trop quand je vois qu'une personne n'est pas forcém-
- Viens en au fait, me coupe t-il finalement en levant les yeux au ciel. T'es obligée de me sortir tes longs discours ? Et dire que j'ai tenu jusque là... Qu'est-ce que tu me veux ? il m'attaque l'air passablement agacé.
Que tu crèves enfin, sale Troll trisomique !
Non mais je vous jure, faut-il toujours se braquer dès qu'une personne civilisée tente de converser avec vous ? C'est le fait de savoir que sa conversation est bien en dessous de ce que la norme anglaise exige qui le turlupine ? Qu'il cesse donc de s'inquiéter, je ne vais pas lui en tenir rigueur.
Bien sûr que non, je suis ouverte d'esprit et je sais très bien que la culture générale n'est pas à la portée de tout le monde, surtout à sa portée à lui : tout le monde dit qu'il vit dans un terrier ! Je n'ose même pas imaginer à quoi il ressemble pendant les vacances, éloignée de toute civilisation avancée et en présence de ses congénères mangeur de banane.
M'étonnerait même pas qu'il ne sache pas se servir du papier toilette, ce barbare, vu la façon dont il schlingue !
Enfin, heureusement pour nous, je sais adapter ma conversation au public.
Et puis il n'a pas dû avoir une enfance paisible avec la face qu'il se trimbale, c'est normal s'il éprouve des difficultés à interagir avec la société.
... Quoiqu'un petit bonjour de temps en temps, ça ne lui ferait pas de mal, à ce bon à rien, et ça je me dois de le préciser.
- Est-ce que tu pourrais, éventuellement, me donner un de tes cheveux ? Je lui demande avec un sourire qui se veut doux et amical.
La politesse, c'est la base des relations humaines. Un petit sourire par-ci, un petit sourire par-là... On peut tout faire passer, avec les lèvres recourbés !
Cependant, il se contente de grogner, et ça m'énerve encore plus.
Il a été élevé avec quoi ? Un gorille ?
Mon sourire est magnifique, il n'y a pas une personne sur Terre qui pourrait me l'égaler !
Bon. A part Severus, évidemment.
Ces sourires sont tellement rares que l'on se doit d'en déguster chaque apparition.
- Ou un de tes poils, tu sais bien comme je ne suis pas très tatillonne sur les détails, je tente de plaisanter mais il se contente de me regarder avec une tête de hareng frit avant de tourner les talons en marmonnant des insultes.
Alors que quand même, j'avais apporté ma pince à épiler, au cas où.
Un peu de respect pour la régit qui m'a fournie le matos, non ?
- Je perds mon temps, non mais vraiment. Pourquoi je l'écoute ? Je l'entends râler en montant dans les dortoirs.
...
- Voilà le problème avec les têtes de cul de poule comme toi ! Je m'énerve donc. Jamais moyen de coopérer !
- Mais va donc te masturber avec une serpillière, t'auras l'impression de te faire Rogue ! hurle Elias de son fauteuil.
...
De quoi je me mêle ?
La seconde d'après, il détale comme un lapin, moi sur ses talons, ma pantoufle à la main.
Enfin ma pantoufle...
C'est une façon de parler, je l'ai piqué à Nelson, qui dormait sur le canapé.
Ce Nelson, on a beau dire mais entre son chat et ses pantoufles il a tendance à trop laisser traîner ses affaires.
Faut pas s'étonner après que tout le monde les salope.
Toc, toc, toc.
Aucune réponse. Je réitère, tendant l'oreille vers la porte.
...
Dès fois que la personne se soit mise à s'astiquer le balais, j'estime avoir le droit de savoir sur quel taré je vais encore tomber !
Mais il n'y a que du silence.
J'ai raté l'heure du rendez-vous ou quoi ?
- Adams, c'est par ici abrutie, chuchote une voix que je reconnais vite.
Oh.
Je sautille vers l'élève, tout sourire, et entre à sa suite dans la cabine tandis qu'il roule des yeux.
- T'as ce que je voulais ? je lui demande au bout de quelques secondes de silence.
Il regarde autour de lui, sourit, sort une potion de sa poche, me la met dans la main et dans un mouvement à peine perceptible il m'arrache ma bourse de l'autre, tout en bondissant en arrière.
...
Ahaha, quel parano.
Comme si j'allais me casser sans payer.
...
Bon je n'irais pas jusqu'à dire que ce n'était pas dans mon attention mais. Hein. Bon.
De nos jours les gens ne vous laissent même plus le temps de les arnaquer, c'est un comble ! A une époque on pouvait piquer du fric aux mamies, chourer les granolas des petits. Mais maintenant ils sont devenue si méfiants qu'on ne peux même plus manger à l'œil sans risquer de se faire couper un bras.
Les valeurs du partage ne sont plus ce qu'elles étaient !
Je regarde Kirke compter et, tandis qu'il hoche la tête, la porte s'ouvre sur - et non des moindres - mon promis.
...
Ses yeux passent de moi à Kirke, de Kirke à moi, et ses lèvres s'étirent dans un sourire cruel.
Oh non il va croire des choses !
- C'est pas ce que vous croyez ! je crie alors que Kirke se tend.
- Oh... Et qu'est-ce que je crois ? Susurre mon aimé, les yeux fixés sur nous deux.
Ça y est il va me quitter.
On va devoir se partager la garde de notre chat, le divorce va créer un énorme mur entre nous deux - déjà que ce mur est assez conséquent, je n'aurais plus que mes nuits pour pleurer et discuter avec une plante que j'aurais appeler Severus...
Si je deviens phytophile, comment je vais m'en sortir ?!
- Je... Je suis vierge ! En fait Kirke est un des plus grands revendeurs de potions de Poudlard, c'est assez illégal et il vend aussi d-
- Mais ta gueule ! S'écrie l'autre, horrifié, mais je l'ignore.
- Bref, je n'ai pas couché avec lui ! J'achetais une potion !
- Mais putain mais t'es conne ! Baragouine Kirke de nouveau en tentant de me grimper dessus et de me faire taire avec sa main sur ma bouche.
Au lieu de ça il se pète tout seul la gueule sur la lunette des toilettes et s'empresse de déguerpir en courant, le tout non sans avoir poussé Rogui de son passage.
'Va en prendre pour son grade c'est moi qui vous le dit.
Mon amant n'est pas homme à se laisser ainsi marcher sur les pieds !
- J'ai rien fait ! J'ai rien fait ! Qu'il s'écrit en agitant les bras dans tous les sens avant de disparaître derrière un couloir.
J'attends quelques secondes, puis.
- ... Vous allez me mettre une retenue ? Je questionne, pleine d'espoir, comme à mon habitude.
- Non. Je cherchais Weasley, m'explique Sev avant de sortir à son tour dans un tournoiement de cape.
...
Et ah !
Encore l'autre babouin !
Il va même jusqu'à se déplacer pour lui maintenant alors que moi je passe mon temps à lui courir après !
Décidément, il est bien temps que je change d'identité.
- Alleeeeeeez, je lui supplie en lui sautant dessus.
Il s'écroule dans le canapé, tente de se dégager mais je m'accroche à lui tel un gorille procréant avec sa femelle.
Je ne vous dirais pas lequel des deux se complaît dans le rôle dominant, ça tombe sous le sens.
... Mais tiens, d'ailleurs, qu'est-ce que j'ai avec les gorilles ces derniers temps ?
Un fantasme caché ?
...
Impossible, dès que je vois un gorille je pense à l'autre pignouf.
Bon, pas que j'ai vu un gorille dernièrement - un vrai je veux dire -, mais au cas où vous ne le sauriez pas, on trouve de tout à Poudlard.
L'autre jour encore, un élève a fait trempette dans le lac et il en est ressorti tout émoustillé en hurlant à tout va qu'il y avait des cadavres de vaches dans les zones plus profondes.
Dingue, non ?
D'ici là à ce qu'on se lance dans le commerce laitier de vache morte il n'y a qu'un pas.
- Mais qu'est-ce que t'irais faire avec mes cheveux bordel ?! Me crache Weasley avec hargne.
M'est avis qu'il en a marre que je tente de lui arracher une mèche ou deux à chaque fois que je le croise.
- Une poupée vaudou ? Lâche-moi !
...
Pas con ça.
Pourquoi je n'y ai jamais pensé ? Sept ans que je prémédite son meurtre et ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit !
Il se débat et les élèves nous regardent faire sans même réagir.
Alors que bon.
Moi quand deux élèves se battent je suis déjà en train de courir dans tous les sens et de crier "BASTON ! BASTON ! TAPEZ-VOUS SUR LA GUEULE OUAAAIS !" tout en balançant des cacahuètes à tort et à travers.
Me fais déjà assez chier comme ça pour ne pas profiter d'un spectacle quand il y en a un.
Oui bon, encore faudrait-il avoir des cacahuètes sous la main pour ça. Tiens j'y pense. Les babouins aiment les cacahuètes, non ?
- Si je te donne des cacahuètes, tu acceptes de te laisser faire ?
Il me lance un regard noir.
Comme quoi, les babouins ont leur exigence.
- Écoute écoute, je tente de l'apaiser alors qu'il réussit à m'éjecter par terre. Tu veux éviter les heures de retenues avec Rogue ? Et tu sais comme je serais prête à t'aider dans ce cas-là.
Il hausse les sourcils, tout à coup intéressé.
Je regarde autour de nous et il comprend le message puisqu'il me traîne hors de la salle commune.
- Ahaha ! Regardez les amoureux ! Chantonne une première année en nous voyant la dépasser.
- Toi tu fermes ta gueule où je te pisse à l'arrêt ! Je lui hurle presque en jetant des regards parano autour de moi.
Elle pousse un cri hystérique et s'en va en courant sous le regard halluciné de Weasley Face-de-Pet.
Mais quoi ?
Bon.
Je n'aime pas qu'on colporte de fausses rumeurs sur moi. Vous imaginez l'horreur si mon aimé commence à croire toutes les conneries qui sortent ? Déjà avec Kirke, tout à l'heure, j'ai eu chaud au fesse, mais alors là si tout le monde s'y met... Je vais finir par porter plainte pour diffamation !
- Et donc euh, pour en revenir à cette histoire de cheveux, t'as une idée derrière la tête c'est ça ? Chuchote Weasley en se penchant vers moi.
Qu'il se penche pas trop non plus, avec son haleine qui pue.
J'ai les sinus sensible.
Le moindre choc et je saigne du nez ! Une véritable calamité. Vous pensez bien que dès que je suis trop près de lui, j'ai les veines qui éclatent d'horreur. Heureusement que je fais attention à ma santé et que je prends des potions pour me solidifier le corps. Avec lui dans les parages, j'aurais claqué dès la première année !
Ce gars me fout des angoisses la nuit. J'ai toujours peur qu'il s'incruste dans mes cauchemars et que je crève d'une crise cardiaque !
- Polynectar, j'opine du chef tout en souriant. Je vais me déguiser en toi, je lui explique.
...
Peut-être que je devrais aussi recycler l'idée pour Halloween, tant qu'à faire.
- Et toi, tu vas... euh, glander dans ton coin et garder ça pour toi, je termine en agitant vaguement la main.
- Mais comment...
- Le reste est réglé, je le coupe en balayant sa question. J'ai juste besoin d'un cheveux.
Il hésite.
- Quoi ? Je lui demande alors, menaçante. T'as quelque chose à cacher ?
- Bah... C'est à dire que Rogue m'a dit qu'il diminuerait mes heures de retenues si je trouvais un moyen de t'ôter de sa vue...
MENTEUR !
Mon Sevy ne pourrait jamais me faire ça !
Il a beau dire, mais je sais que quelque part il se complaît dans mon attachement.
- Et alors ! Tu préfères être en retenue un peu ou pas en avoir du tout ? Je grince.
Il s'écarte à pas prudent de moi et acquiesce finalement avant de me donner mon dû tandis que j'ajoute :
- Et... Un deuxième aussi, au cas où, tu sais.
Pour la poupée vaudou.
- Pousse pas non plus, il me grogne d'un air blasé. J'me casse.
- Attends ! Je panique en le voyant s'éloigner. Je voulais te poser une petite question.
- Quoi, quoi, quoi , QUOI ENCORE ?! Hurle t-il, faisant profiter mon visages de ses postillons.
... Bah merci bien.
Je vais devoir me désinfecter la peau maintenant. J'ai une peau fragile alors vous pensez bien que la salive de cet animal est nocive à mon bien-être corporel !
J'espère qu'il n'a pas la rage.
- Je voulais juste savoir, par simple curiosité hein. Si une fille prend du Polynectar et se transforme en jeune homme. Et s'il lui arrivait malheur et qu'une personne lui coupait les parties de son corps d'emprunt, comme ça 'zquik'. Quelles conséquences cela aurait-il sur son corps à elle quand elle redeviendrait normale ? Et sur le véritable jeune homme ? Serait-il touché ?
C'est que faut bien trouver des solutions pour l'empêcher de procréer. C'est bien simple, si je n'étais pas là pour préserver le monde sorcier d'un deuxième être comme lui, vous pensez bien qu'une catastrophe sévirait !
Heureusement que je suis là, donc.
- Rends-moi mon cheveux, grince t-il soudainement en tendant la main, suspicieux.
- Mais non voyons !
Donner, c'est donner, reprendre, c'est voler, comme dit le dicton !
- RENDS-MOI MON CHEVEUX ! Hurle t-il en me courant après.
... Quelle idée d'avoir suivi mes propres conseils.
Ça me servira de leçon, tiens.
C'est horrible d'avoir son corps. Déjà, se trémousser avec des bidules sous l'entrejambe, c'est pas génial, mais alors là j'ai l'impression de tester une expérience d'accouplement avec un animal !
Enfin on se comprend.
Sans parler du petit Dubois qui me suis à tort et à travers avec des étoiles dans les yeux comme si j'étais la plus grande merveille du monde...
Non mais il a bien regardé ma gueule, sac à crotte ?
Je ressemble à rien - enfin, il ressemble à rien !
Et c'est bien simple, depuis tout à l'heure, dès que je croise mon reflet, je ferme les yeux histoire d'éviter de chopper une conjonctivite chronique.
- ... Et c'est là qu'Olympe lui a dit "Non, t'es sûre que tu veux faire ça ?" et Harold était genre "Oui oui oui", l'air de s'en fiche royal alors que tout ce qu'il voulait c'était l'embrasser... Dis tu m'écoutes ?
- Oui oui oui, je marmonne le regard vague.
Depuis tout à l'heure en plus de me traîner le surexcité de service je me tape la cruche de Weasmoche. Quelle horreur !
Je ne savais même pas que ce laideron pouvait avoir une copine. Après mon Severus, voilà qu'il court se diversifier ailleurs... Ce type est un tombeur, va falloir l'arrêter avant qu'il ne commence à se fonder un véritable harem !
En plus, je ne vous parle même pas de sa gueule, à celle-là - à croire que les gens moches préfèrent rester entre eux plutôt que se mêler au reste de la société.
Ce dont je ne vais pas me plaindre, soit dit en passant.
Manquerait plus que ça arrive pour de vrai - on se retrouverait avec des moches partout !
Ces saletés, ils ont le gène dominant.
- Ah, toi je sens que tu as envie de m'embrasser !
Oui oui, cause toujours sale conne, je ne t'écoute pas.
Et je m'apprête à lui fausser compagnie pour rejoindre le bureau de mon aimé mais une main me harponne soudainement et je me retrouve bientôt à faire de l'apnée tandis que bidule me fourre sa langue dans la bouche.
Je la regarde faire les yeux grands ouvert - incapable de réagir, tétanisée par la peur. Quand je reprends mes moyens et que je la repousse enfin, il est déjà trop tard.
Ma bouche a un goût de vomi et j'ai l'impression que l'heure de ma mort est arrivée.
- Bah qu'est-ce qu'il y a Cha ? T'es pas bien ?
Cha ?
Cha !
Mais qu'est-ce que c'est que ce nom à la con ?
- C'est Babouin, pour toi, face de cul desséchée ! Je lui crie hors de moi en la repoussant avec force.
Et je m'enfuie en courant.
Je toque à la porte de Sev après m'être raclée la gorge et essuyée les lèvres.
Histoire de bien désinfecter les lieux, vous comprenez ?
- Entrez, sonne la voix le mon promis comme une douce cloche, me caressant les tympans de ce doux son aux doux timbres sensuels.
Comment ça le mot "doux" est de trop ici ?
Après ce que je viens de subir, j'estime avoir le droit à un peu de réconfort.
- B'soir, je fais en prenant l'accent du gros pécore de service.
Je m'assois comme un malpropre, imitant avec perfection l'autre abruti.
Il faut dire que je l'ai beaucoup observé, au cours des derniers mois - pour écrire ma thèse, vous comprenez. Un jour, on me payera cher pour savoir comme ce babouin fonctionne.
Severus me fixe de ses doux yeux...
Oui bon ça va. Il me fixe sans tiquer attendant la suite.
...
Peut-être que l'autre moche profite de mon absence pour le draguer et qu'ils en sont arrivés à un stade de leur relation où ils se font des bisous ?
...
Noooooooon !
...
Siiiiiiiiiii !
Je vais pouvoir en profiter aujourd'hui et lui rouler une pelle !
Je lui lance un sourire coquin en commençant à me lever mais Severus me devance.
- Pas un pas de plus Miss Adams, grince t-il.
- Ah nan ! Je crie aussitôt en tapant du pied. J'avais tout prévue ! Qui m'a vendue, qui ?!
Je suis prête à décapiter des têtes pour avoir ma réponse !
Oui, des têtes.
Vous m'avez bien comprise !
- Sûrement le fait que vous croisiez les jambes, me dit-il d'une voix traînante.
Ah merde, je me suis vendue toute seule. Me disais bien aussi que quelque chose clochait, d'habitude quand je m'assois comme ça j'ai pas aussi mal.
Mais.
...
Il a regardé mes jambes ! Il a regardé mes jambes ! Ah bonheur !
Enfin.
Celle de Weasley...
...
Aaaah ! Pourquoi ? Pourquoi ?!
Je les ai vu, elles sont moches, toutes poilues et pâles comme un cul ! Y'a rien à y voir ! Même ses brunes sont toutes violettes !
...
Oui, bon, on ne résiste pas longtemps à la curiosité, hein, c'est normal ! Je vous y verrais moi, avec ces machins dans le cale-but ! Y'a bien fallu que je les touches en partant faire mes besoins.
Résultat : la pause pipi la plus flippante de toute ma vie. J'en ai encore des frissons.
- Dites-moi, il me questionne de sa voix doucereuse, vous savez que la préparation et la consommation de Polynectar est prohibée au sein de cet établissement, n'est-ce pas ?
...
- Bien. Parce que c'est vous, je me contenterai de retirer cent cinquante points à Gryffondor. Vous pouvez déguerpir.
- Quoi, déjà ?
ENCORE RATÉ C'EST PAS POSSIBLE !
Mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour qu'il m'aime telle que je suis ?
Que je lui verse un philtre d'amour dans son thé ?
- N'y pensez même pas, je l'entends renifler.
- Espèce d'unijambiste putride ! Je crie alors que l'autre con devient rouge.
- Tête de Scrout ! réplique t-il en se levant.
Je fais de même en agitant mon poing sous son nez.
Voilà une heure qu'il me prend les bistouquettes tout ça parce que sa copine l'a largué - C'est ma faute, peut-être, s'il sait pas tenir sa vie de couple ?
Il devrait me remercier pourtant, je lui ai fait une fleur !
Elle embrassait très mal.
- Veuillez vous asseoir ! nous ordonne McGo, mais ses menace tombent déjà dans le vide.
- Tu veux savoir ce qu'elle te fait la tête de Scrout, manche à couille ?! Je m'énerve en agitant ma baguette.
- Miss Adams !
- Vous savez, tente Elias, je pense que nous devrions les laisser seuls, tous les deux. Et nous pourrions en profiter pour...
Weasley ricane et me croche par le col.
- J'aimerais bien savoir ce qu'une verrue pustuleuse pourrait bien pouvoir me faire, grince t-il.
- Reprenez vos places !
Je lui fous un coup de pied dans la jambe, il grimace de douleur et essaie de faire comme s'il n'avait pas eu mal.
- Écoute moi bien espèce trou à chiotte, je pourrais très bien te castrer et t'enfoncer ta tête dans le cul d'un hippogriffe alors tu ferais mieux de fermer ta gueule ! Je lui crie triomphante en m'apprêtant à lui asséner un dernier coup dans l'entrejambe.
- Arrêtez de suite !
- Si je vous disais qu'il y a une cour dans le château, très tranquille et...
L'autre roux s'approche encore plus moi et me secoue.
- Et moi tu sais ce que je vais te faire ?! Je vais te pendre dans la grande salle et donner à manger tes tripes à l'autre chauve souris ! s'égosille t-il.
Je lui fous un coup de tête, et tente d'oublier la douleur que ça me cause. Un râle de douleur sort de sa bouche, il me lâche sous les cris de l'autre vieille et il plaque ses mains à son menton.
- Connasse, siffle t-il.
- Bouseux, je rétorque le regard noir. Retourne donc dans ton trou baiser des lapins !
- VOUS ÊTES COLLES PENDANT UN MOIS ! hurle la vieille, la baguette pointée vers nous.
- Avec Rogue ? Je me stoppe, tout à coup attentive.
- Non, avec moi, grince t-elle.
Ah.
Dans ce cas, pas intéressée.
Je m'apprête à m'en retourner vers l'autre face de cul de poule, toujours énervé, mais la voix d'Elias ne tarde pas à retentir à ma suite, pleine d'espoir.
- Oh, moi aussi ?
- NON ! Gémit la vieille, hors d'elle.
Elias aborde une mine vexée.
Il prend son sac, relève la tête avec fierté et sort en claquant la porte.
- Je vais te buter. Je vais tellement te buter, j'entends Weasmoche me marmonner de son côté tandis qu'il reprend sa place.
Je fais mine de l'ignorer en regardant au plafond.
Ce soir, c'est soirée Andalou et poupée vaudou au programme.
N'oubliez pas vos pyjamas.
Voili voiloùùù ! On espère que vous avez apprécié ce chapitre.
Sinon, avec Eve on se disait : ça vous dirait de participer un peu pour le prochain chapitre ?
Rien de bien compliqué, il suffit juste de nous proposer un mot (Et un seul), et on s'efforcera de le caser dans le prochain chapitre. Inutile de vous dire que les mots les plus farfelues seront les plus appréciés.
Là-dessus, bonne fin de vacances les bonhommes !
